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Le prix Ludivic Trarieux 2014 à Me Mahinour el-Masry

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Le Jury du Prix, composé de 24 avocats européens, réuni à la maison du Barreau de Paris , le 25 juin 2014, a attribué le XIXème prix Ludovic Trarieux ("L'hommage des avocats à un avocat") à …

Le Jury du Prix, composé de 24 avocats européens, réuni à la maison du Barreau de Paris , le 25 juin 2014, a attribué le XIXème prix Ludovic Trarieux ("L'hommage des avocats à un avocat") à l’avocate égyptienne d’Alexandrie Mahinour el-Masry

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  • 1. Le XIXème Prix International des droits de l'homme Ludovic-Trarieux 2014 Le Jury du Prix, composé de 24 avocats européens, réuni à la maison du Barreau de Paris , le 25 juin 2014, a attribué le XIXème prix Ludovic Trarieux ("L'hommage des avocats à un avocat") à l’avocate égyptienne d’Alexandrie Mahinour el-Masry ÉGYPTE Prix Ludovic-Trarieux 2014
  • 2. "successivement emprisonnée par Moubarak, Morsi et al-Sissi" Militante de droits de l’homme l’avocate a été plusieurs fois emprisonnée sous le régime du président Moubarak. Figure de proue du soulèvement qui a renversé Hosni Moubarak, a continué la lutte après le « printemps arabe » et a été une des figures de la révolution égyptienne de 2011 et a été a nouveau condamnée sous les régimes Morsi et al-Sissi. Elle est actuellement emprisonnée depuis le 22 mai 2014 pour purger une peine de deux ans de prison pour « participation à une manifestation non autorisée » en décembre 2013. Le Prix sera remis à Florence (Italie) le 31 octobre 2014.  Mahinour el-Masry qui fut, en 2011, à Alexandrie une figure de proue du soulèvement qui a renversé Hosni Moubarak, a été accusé de "manifestation sans autorisation" pour avoir participé à une manifestation pacifique visant à dénoncer la répression policière en Egypte, ainsi que la répression d’une manifestation pacifique pour demander sa libération. La manifestation avait été organisée avec seulement 19 manifestants. Malgré cela, les forces de sécurité les ont attaqués avec des gaz lacrymogènes et arrêté certains d'entre eux. Le 2 Janvier 2014, elle a été condamnée par contumace à deux ans d'emprisonnement pour avoir « protesté sans autorisation ». Dans une interview au Al-Wadi journal, Mahinour el-Masry a déclaré que le verdict rendu contre elle était politiquement motivé, et que ses avocats ont présenté des preuves de son innocence. Elle a ajouté que le verdict a été délivré très rapidement, malgré le fait que les poursuites liées à la mort des manifestants sont encore ouvertes jusqu'à présent, et certains ont été innocentée. Le 20 mai, un tribunal d'Alexandrie a confirmé une peine d'emprisonnement de deux ans contre Mahinour el-Masry et une amende de son 50 000 LE pour protester en Décembre, en solidarité avec Khaled Said, dont la mort brutale en 2010 pendant sa garde à état contribué à stimuler de la Janvier 2011 25 Révolution. Masry a été reconnu coupable de violation de la loi de protestation. Mahinour el-Masry a été soutenue par beaucoup de ses collègues, qui se ciblaient récemment pour montrer ce soutien. Le 22 mai 2014, les forces de sécurité égyptiennes ont violemment réprimé une réunion de soliodarié avec Mahinour el- Masry, organisée dans les bureaux du Centre pour les droits économiques et sociaux (ECESR) à Alexandrie. Des avocats du Réseau arabe d'information sur les droits de l'Homme (ANHRI) à Alexandrie, étaient parmi ceux qui ont été battus et arrêtés par la police. L’affaire devrait être réexaminée le 26 juin. Mahinour el-Masry est en même temps menacée par une autre procédure. Le 29 mars 2013, avec quatre autres avocats, Mahinour el-Masry s’était rendue au poste de police d’El-Raml à Alexandrie dans la nuit pour assurer la défense de manifestants arrêtés à la suite de heurts entre opposants et sympathisants du président islamiste Morsi,. Après qu'une trentaine de locaux des Frères Musulmans aient été dévastés, dix personnes ont été blessées et hospitalisées à la suite d'affrontements. Des manifestants ont été arrêtés et détenus au poste de police d'al-Raml à Alexandrie. A leur tour, les cinq avocats ont été arrêtés et ont été agressés par les policiers alors qu’ils tentaient de faire leur travail en assurant la défense de personnes arrêtées. Ils dénoncent le fait d’avoir été battus puis enfermés dans des cellules par les forces de police d’El-Ralm. Deux des avocates se plaignent également d’avoir été victimes d’agressions sexuelles.
  • 3. Dès que la nouvelle de l'arrestation des avocats a été connue, 200 personnes se sont rassemblées devant le poste de police. De nombreux avocats, par solidarité avec les détenus ont décidé de faire un sit-in de protestation à al-Raml. Les manifestants arrêtés ont comparu devant le procureur, au tribunal d’al-Raml. Pendant l'interrogatoire, certains avocats, notamment Mahinour el-Masry, ont refusé de répondre aux questions des procureurs. Leur silence était l’expression de leur refus de reconnaître la légitimité du procureur général, dont la Cour d'appel du Caire avait infirmé la récente nomination en décembre par le président Morsi. Les avocats et les autres détenus ont été finalement relâchés le lendemain dans la matinée. Ils ont été libérés sans caution, mais font l’objet d’une enquête pour « insulte envers des employés du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions », « insulte envers des représentants des autorités », et « tentative d'effraction dans un poste de police ». Les policiers d’al-Raml ont tenu une manifestation devant le poste de police le dimanche suivant, pour protester contre la libération des détenus. L'affaire a été renvoyée devant le tribunal que, le 8 mai 2014, mais le juge désigné a démissionné de la magistrature, et la prochaine audience devant une autre juridiction est prévue pour le 26 Juin 2014. Entre temps, Mahinour el-Masry a été arrêtée le 22mai 2014 pour purger une peine de 2 ans de prison pour avoir manifesté sans autorisation. Elle a été condamnée à deux ans de prison et à une amende de 50000 L.E., pour avoir manifesté en décembre dernier dans le cadre d’un sit-in organisé par des avocats devant un commissariat de police à Alexandrie lors du procès des assassins de Khaled Saïd, ce jeune homme décédé suite à son arrestation fin 2010 et qui est devenu l’un des symboles de la révolution du 25 janvier. Dans un communiqué publié à Bruxelles, l’Union européenne demande la libération immédiate de Mahinour, qui manifestait pacifiquement avec d’autres militantes. Pour l’UE, comme pour l’Onu, la loi égyptienne interdisant les manifestations pacifiques en faveur des droits de l’homme « n’est pas conforme aux normes internationales ». Mahinour el-Masry a été soutenue par beaucoup de ses confrères, qui se ciblaient récemment pour montrer ce soutien. Le 22 mai 2014, les forces de sécurité égyptiennes ont violemment réprimé les participants à une marche de solidarité organisée en dehors du siège du Centre égyptien des droits économiques et sociaux (ECESR) à Alexandrie, à la suite d'une conférence de presse organisée pour soutenir Mahinour El- Massry. MM Mohamed Ramadan et Mohamed Hafez, les avocats du Réseau arabe d'information sur les droits de l'Homme (ANHRI) à Alexandrie, étaient parmi ceux battus et arrêtés par la police. Connue de la plupart des militants politiques, Mahinour el-Masry est un des membres du mouvement Socialistes révolutionnaires, qui défend notamment les droits des détenus et des prisonniers politiques, et est une militante active qui défend le droit du travail et des réfugiés syriens et palestiniens en Egypte. Mahinour el-Masry a été arrêtés au cours de Moubarak et les époques de Morsi, et fait maintenant face à l'emprisonnement une fois de plus dans l'ère Mansour-Sisi, comme elle préfère le nommer. Au cours d’un entretien avec Al-Wadi, elle a déclaré que le régime n'est pas différent de Moubarak, et que ses actions ont une forme plus violente, que les institutions de l'Etat ont
  • 4. convenu à l'unanimité la suppression, déclarant que le gouvernement veut supprimer opinions sous le couvert de lutte contre le terrorisme. Elle a ajouté que Moubarak a imposé l'état d'urgence pendant trente ans à l'aide de contre-terrorisme comme un argument, mais cette loi a été appliquée sur tous les jeunes qui réclamaient la liberté et de la justice, et que les procès militaires inclus également les travailleurs. The XIXth Internayional Human Rigts Ludovic Trarieux Prize awarded to Mahinour el-Masry EGYPT Mahinour el-Masry, an Egyptian lawyer and activist who has been detained during the eras of both former presidents Hosni Mubarak and Mohamed Morsi, as well as during the current era of Interim President, now faces threat of imprisonment once again in the Mansour-Sisi era, as she preferred to name it. Masry and six others were detained on Dec. 2, 2013 in Alexandria for protesting without permission in front of the Alexandria Courthouse. They were protesting in solidarity with Khaled Said, whose brutal 2010 death while in state custody helped sparked the 2011 January 25 Revolution.
  • 5. In January 2014, El-Masry was sentenced in absentia to two years in jail and to a fine of 50,000 EGP, for protesting in December in solidarity with Khaled Said, whose brutal death in 2010 while he was in custody lead to the 2011 January 25 Revolution. (It was reported that he was brutally beaten to death by plain clothes policemen and subsequently became a symbol of police repression during the 2011 Egyptian Revolution.) Simply by organizing this protest, Mahinour el-Masry broke Egypt’s repressive protests law. Masry was convicted of violation of the protest law. In an interview with Al-Wadi Newspaper, Masry stated that the verdict issued against her is politically motivated, and that her lawyers submitted evidence of her innocence. She has filed an appeal against her sentence to prison, allowing her to avoid detention for the time being. The court is set to review her appeal on 20 May. On May 20, on May 20, 2014, the Sidi Gaber Misdemeanour Court in Alexandria upheld a two-year jail sentence against activist Mahinour el-Masry and fined her 50,000 EGP for organising an unauthorised protest. Mahinour El-Masry was arrested later on Friday 11 April and investigated for her having letters from activists in prison, but the charges were dropped and she was released on 12 Apr 2014. Prosecutors decided to open investigations relating to letters she had with her at the time of her arrest, from a journalist and activist Rasha Azab told Ahram Online. However, the prosecution has since terminated the investigations after El- Masry's lawyers protested that having such letters is not illegal On May 22, 2014, the Egyptian security forces violently repressed participants to a solidarity march organised outside the headquarters of the Egyptian Center for Economic & Social Rights (ECESR) in Alexandria, following a press conference organized to show support for Ms. Mahinour El-Massry, Moreover, Mahinour El-Masry is also facing trial on separate charges for an incident that occurred in March 2013, qualified as “assaulting security forces”, after she and other lawyers went to Raml police station to provide legal assistance to three activists who were arrested and sent to the police by supporters of the Muslim Brotherhood. The lawyers were attacked by the police in the police station, and Ms. El-Massry was detained briefly before the Prosecution decided to release her and the others. Lawyers in solidarity with the detainees have decided to carry-out a sit in at Al-Raml Prosecution to protest, then all protesters were beaten during the protest and 13 were arrested. The case was referred to court only on May 8, 2014, but the appointed judge resigned from the bench, and the next hearing before a different circuit is scheduled for June 16, 2014.
  • 6. Known by most political activists, Masry is a member of the Revolutionary Socialists movement, and has always been outspoken as to the rights of detainees and political prisoners, with a history of activism in many labor movements, and on behalf of Syrian and Palestinian refugees in Egypt. During an interview with Al-Wadi, she declared that the regime is not different from Mubarak’s one, and that its actions took a more violent form, as state institutions have unanimously agreed upon suppression of human rights, namely that the government wants to suppress opinions under the cover of fighting terrorism. She continued that Mubarak imposed the state of emergency for thirty years using counter-terrorism as an argument, but this law was applied on all young people who demanded freedom and justice, and that military trials also included workers. She further noted that since the revolution, the Egyptian state did not undertake any laws to facilitate the restoration of companies that were privatized, or important companies, such as Ezz Steel, which still achieves profits, and its profits still go to Ahmed Ezz’s bank accounts. She further stated that in the case in which she was charged with violation of the protest law, she has been protesting with only 19 other demonstrators. She added that despite this, security forces attacked them with tear gas and arrested some of them.

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