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  • 1. SPÉCIAL DÉVELOPPEMENT DURABLE36 JEUDI 3 NOVEMBRE 2011 LES ECHOSSOLUTIONSRepenser dans la durée Novo Nordisk chiffre sa responsabilitéla relation client-fournisseur La société danoise, leader dans le traitement du diabète, a mis en placeLa coopération avec des fournisseurs étrangers doit s’inscrire dans une démarche de qualité. des indicateurs socio-économiques.P D endant longtemps la rela- indéniables :unturnoverplusfaible, ans le monde, près de durable, le tableau de bord pros- tion entre les entreprises et des employés mieux formés et 285 millions de personnes pectif et des facilitateurs. Le TBL leurs fournisseurs étrangers moins d’absentéisme conduisent à sont atteintes de diabète, permet, quant à lui, de répartir s’est construite sur une une augmentation de la producti- soit 6,6 % de la population les objectifs financiers et RSE à approche dite « défensive ». vité.Lesnormesenvironnementales adulte mondiale. Une per- tous les niveaux. Ce tableau deIl s’agissait de rédiger un code de peuvent également être facteurs de sonne meurt toutes les bord comporte 24 objectifs divi-conduite essentiellement basé sur le développement économique. Ces dix secondes de cette maladie sés en quatre points essentiels :respect du Code du travail, puis de payslecomprennentdeplusenplus et de ses complications. En tant les clients et la société civile, lessimplement vérifier, par des audits et la tendance est très forte. « En que leader dans le traitement finances, les process et, enfin, lesrelativement irréguliers, que la moins de deux ans, d’importants du diabète, avec près de 51 % de gens et les associations.charte était respectée. La coopéra- efforts ont été faits en matière de RSE part de marché en 2010, lationn’étaitpasvraimentdemise.Pis, dans les pays en voie de développe- société danoise Novo Nordisk a Equilibre à maintenirle non-respect des règles imposées ment, passant d’un modèle orienté dû très tôt prendre en compte Les indicateurs sociaux et envi- GETTY IMAGES/BRAND Xpouvait conduire au déréférence- très “charity” à une RSE mieux inté- les enjeux sociaux et environ- ronnementaux ont été définiti-ment d’un fournisseur avec des grée. Il ne faut pas oublier que ces nementaux liés à son activité. vement intégrés aux rapportsconséquences encore plus dramati- pays doivent se développer sur tous La société, qui emploie 30.000 de performance financière enques sur le marché local de l’emploi, les fronts en même temps ! » personnes dans 74 pays, investit 2004. Selon les dirigeants desur l’économie locale et les habi- La coopération pour améliorer donc dans des programmes Novo Nordisk, il s’agit de « tou-tants, comme ce fut le cas pour la Une gestion difficile à mettre en œuvre par peur de coûts supplémentaires. les performances des fournisseurs d’accès au soin et dans la forma- jours de faire en sorte que lessociété britannique Primark, qui, n’est pourtant pas encore la règle. tion directement ou à travers ses décisions stratégiques maintien-interdisant dans sa charte le travail à sa réputation a ses limites. » En 2001, logue social font aussi partie des prio- Selon une étude de UN Global Con- fondations d’entreprise. C’est nent l’équilibre entre la rentabi-domicile dans ses pays fournisseurs, sous l’impulsion du Bureau interna- rités. » Aider les fournisseurs à com- tact parue en 2010, 93 % des PDG danssonorganisationqueréside lité et les intérêts sociétaux ».a provoqué la mise au chômage de tional du travail, le programme Bet- prendre notamment comment une pensent que la durabilité est cru- l’originalité du géant pharma- Au fil des années, Novo Nor-nombreuses femmes travaillant ter Factory Cambodia jette les bases bonne gestion des ressources cialepourlefuturdeleurentreprise, ceutique. Sa structure, déjà, disk a donc mis en place unpour de petites sociétés textile habi- d’une méthodologie pour l’amélio- humainespeutservirleurentreprise et 88 % estiment que la RSE doit puisque le laboratoire, fondé en grand nombre d’indicateurstuéesàcemodedefonctionnement. ration des normes sociales des reste une tâche difficile. « De même, s’intégrer dans la chaîne d’approvi- 1923, est contrôlé financière- socio-économiques afin d’éva- entreprises fournisseuses. Ce pro- la démarche qualité fait peur à cer- sionnement. Pourtant, 54 % appli- ment par la Fondation Novo luer l’impact de ses activités surEffets positifs indéniables grammes’estdepuisélargiauniveau tains fournisseurs qui craignent les quent réellement ce principe, et Nordisk qui possède une vaste les différents acteurs impliqués« Un changement s’opère depuis une mondial.« Ilresteévidemmentbeau- surcoûts et la diminution des com- seuls 39 % coopèrent directement majorité des voix à travers son dans son secteur d’activité. Ladizaine d’années », rapporte cepen- coup de travail, explique Joëlle Bro- mandes, note Joëlle Brohier. Jus- avec leurs fournisseurs. « C’est le holding Novo A/S. Dans le société reconnaît cependantdant Joëlle Brohier, directrice et fon- hier.Maisdeseffortsontétéfaitssurla qu’en 2005, la RSE était perçue néga- “business as usual” Tant que les . reporting ensuite. Dès 1996, une que, même si à long terme ledatrice d’Anakout CSR Consulting et formation employeur-employés. En tivement dans certains pays, en Asie méthodes d’achat ne changent pas, approche de Triple Bottom Line retour sur investissement estde RSE & Développement, basée à termes de management et de RH notamment, comme autant de con- que les critères se basent sur des prix (TBL), ou triple bilan, a été mise positif, il est extrêmement diffi-Singapour. « Les entreprises ont pris pour les premiers, et en termes traintes imposées par les pays occi- bas et des délais très courts, il y aura en place en même temps qu’une cile d’intégrer les effets à courtconscience qu’il fallait travailler d’informations sur les droits pour les dentaux, de barrières commerciales toujours un risque. » méthodologie de management terme dans les calculs financiersautrement et que la simple gestion de seconds. La santé, la sécurité et le dia- cachées. » Mais les effets positifs sont JÉRÉMY REBOUL (Novo Nordisk Way of Manage- internes et que de telles mesures ment) avec pour but d’équilibrer ne sont pas forcément utilisées les conflits d’intérêt entre les dif- pour rééquilibrer les problèmes Les fondations d’entreprise au service des partenariats férents niveaux décisionnaires. Cela s’organise autour de trois et les différences qui peuvent se poser entre les différentes parties outils managériaux : le reporting prenantes. J. R.En 2010, 350.000 entreprises d’Admical, association spécialisée décernant un Big Society Award. Les Uni en 2008, et depuis peu enfrançaises ont pratiqué le mécé- dans le mécénat d’entreprise. 58 % Big Society Awards ont été instaurés France. Plus près de chez nous, lenat. Un chiffre en hausse de 17 % des actions se sont orientées vers le par le cabinet du Premier ministre ministère du Développement dura-par rapport à 2008. Le budget totalatteint 2 milliards d’euros. C’est social, l’éducation et la santé, 37 % vers la culture, 19 % vers la solidarité en novembre 2010 pour récompen- ser individus et organisations qui ble récompense les entreprises depuis deux ans par les Trophées du Orsa veut monter un laboratoire mondialmoins qu’en 2008 mais beaucoup internationale, alors que seulement œuvrent au Royaume-Uni pour la mécénat, afin de les encourager àplus qu’en 2002, où le budget 12 % concernaient l’environnement création d’une société plus grande et s’investir dans des actions auprès den’était que de 343 millions . avec de 220 millions d’euros investis généreuse. porteursdeprojet.Parmileslauréats l’année dernière. On est encore loin 2010, on trouve la Fondation Proc-Le principe des fondations d’entre-prise est né dans les années 1990, des chiffres des Etats-Unis, par exemple, où les fondations et les Trophées du mécénat RockCorps a été créé en 2003 aux ter & Gamble France pour la protec- tion du littoral et son kit pédagogi- L’entreprise brésilienne tente d’alliermais a encore du mal à se dévelop- entreprises ont contribué à la géné- Etats-Unis pour organiser un pont que de sensibilisation à l’attention le bien-être du personnel, les profits, entre les associations et ceux quiper dans l’Hexagone. 85 % desmécènes sont, en effet, des PME qui rosité à hauteur de 56 milliards de dollars. En Grande-Bretagne, le Pre- peuvent les aider. Depuis 2005, des collèges et des écoles primaires. La fondation d’entreprise Eiffage et la préservation de la planète.ne possèdent pas toujours de fonda- mier ministre britannique, David RockCorps offre des places de pour la création de 13 logements Stion mais font partie de clubs ou Cameron, vient de reconnaître la concert en échange de quatre heu- passerelles avec accompagnement ergio Amoroso, le présidentd’associations. Les fondations res- contribution du projet Orange Rock- res de bénévolat au profit d’associa- de locataires en Ile-de-France ou la fondateur du groupe Orsa,tent donc l’apanage des grandes Corps à la collectivité en récompen- tions locales partenaires. Un pre- société des eaux de Volvic pour son ambitionne ni plus nientreprises avec tout de même 63 % sant son engagement et celui de tous mier programme Orange programmedesauvegardedumilan moins de monter « le plus granddubudget,selonladernièreenquête les bénévoles impliqués en lui RockCorps a été créé au Royaume- royal dans le Massif central. J. R. laboratoire socio-environnemen- tal de la planète ». De la pâte à papier à l’emballage cartonné à São Paulo, en passant par l’huile France Télécom développeCAS D’ÉCOLE d’olive en Amazonie, le groupe Orsa a largement déployé ses activités sur le territoire brésilienson écosystème en Afrique e n t r e n t e a n s . Av e c u n e constante : une vision qui tente MILTON MANSILHA / LUZ de marier les affaires, le social et l’environnement. En 1994, coupL’opérateur télécoms finance des actions sociales multiples dans l’éducation ou la santé. d’accélérateur. Amoroso met sur pied une fondation chargéePar son activité et le déploiement de son réseau, il participe au développement économique. d’appliquer la formule des « 3 P » : allier le bien être du per- Sergio Amoroso, présidentP résent dans 17 pays africains, sociaux sont immenses. D’abord, « en négociation » avec d’autres opé- sonnel, les profits et la préserva- fondateur du groupe Orsa. France Télécom mise beau- pour les opérateurs télécoms, rateurs dans plusieurs pays. tion de la planète. Amoroso coup sur le continent pour l’objectif premier est de déployer un Au-delàdel’activitéclassiqued’un impose donc une règle d’or : 1 % le but de « transformer l’agricul-assurer une croissance de son chif- réseau mobile. Pas toujours facile opérateur de télécommunications, duchiffred’affairesestdestinéau ture de subsistance, souvent asso-fre d’affaires. Mais investir dans des dans des pays où les infrastructures, le groupe français a créé une fonda- financement de la fondation. Un ciée aux conditions de semi-es-pays aussi pauvres que le Mali, le notamment électriques, sont défi- tion, dotée d’un budget de 18 mil- chiffre d’affaires qui atteint clavageenAmazonie »grâce à saNiger ou la République démocrati- cientes, voire inexistantes dans cer- lions d’euros, dont un tiers est investi au j ou rd’ hu i 6 0 0 m i l l i o n s dimension sociale. Adopter uneque du Congo – l’Institut internatio- taines régions. Orange a ainsi ins- en Afrique. A travers la Fondation d’euros, selon Sergio Amoroso. « vision commerciale » tout ennal de recherche sur les politiques tallé plus d’un millier d’antennes en Orange, l’opérateur finance des pro- laissant « de l’argent dans laalimentaires (Ifpri) considère que le Afrique et au Moyen-Orient fonc- jets liés à l’éducation, la santé et Un pari fou main du producteur de noix,niveau de la faim dans ce dernier tionnant à l’énergie solaire. l’insertion sociale. A Madagascar, Résultats : tous les projets afin qu’il ait une vie décente »,pays est « extrêmement alar- par exemple, la fondation finance le sociaux de la fondation ont à la explique Sergio Amoroso.mant » –, et en recueillir les fruits Partager les investissements fonctionnement de 722 classes, fois un aspect développement Mais cet entrepreneur n’a paséconomiques, impose certains Le coût de tels équipements est plus représentant 12.000 élèves et économique et un volet protec- encore gagné son pari le plusdevoirs… Même si « l’activité d’opé- élevé mais cela permet d’amener la 575 postes d’enseignants, en payant tion de l’environnement. C’est le fou. En l’an 2000, le groupe Orsarateur de télécommunications est téléphonie mobile à des villages. les salaires, la rénovation des salles… cas en zone urbaine. Plutôt que a repris pour un franc (1 real)intrinsèquement porteuse de progrès Dans ce cas, souvent, l’installation Dans la santé, Orange a créé le pre- devouloirtravaillerdanslesfave- symbolique le projet Jari aupour les populations concernées », est gardée, les habitants peuvent mier centre de dialyse pour enfants las comme la plupart des ONG, milieu de l’Amazonie. Il s’agissaitcomme l’explique Mireille Le Van, venir recharger leur téléphone pen- de l’Afrique de l’Ouest, à Abidjan. Orsa préfère les petites commu- d’un projet d’usine de cellulosesecrétaire générale de la fondation dant quelques heures à l’énergie « Nous essayons de nous appuyer le nautés agricoles proches des vil- imaginé par un milliardaireOrange. En soi, connecter les gens solaire et, parfois, « le surplus d’éner- plus possible sur les équipes locales les, pour endiguer l’exode rural. américain dans les années 1960,entre eux et au reste du monde per- gie capté par les panneaux solaires d’Orange, notamment pour évaluer « La solution, c’est de trouver un un projet grandiose vite voué àmet de développer des activités éco- estutilisépouralimenterenélectricité lesprojets »,expliqueMireilleLeVan. moyen d’éviter cela »,affirme Ser- l’échec (Ludwig avait importénomiques nouvelles. Depuis la fin une école ou d’autres locaux commu- Et « nous avons créé 6 fondations au gio Amoroso. Des prêts sont une usine du Japon et planté de N. BAKER / ABACA /ORANGE2010, plus de 500 millions d’Afri- nautaire. C’est le cas au Niger, où une niveau local pour nous aider dans les accordés aux agriculteurs pour l’eucalyptus dans la forêt tropi-cains ont un téléphone mobile et ils case de santé est alimentée en électri- évaluations », poursuit-elle. L’opéra- planter des arbres (sur la moitié cale). L’an dernier, Sergio Amo-seront 860 millions fin 2015. Selon le cité par la station solaire », confirme teur s’appuie aussi sur des parte- de leurs petites propriétés, les roso est parvenu à éponger lescabinet Informa, à cette date, Mireille Le Van. L’autre possibilité, naire, tels que Planet Finance, l’orga- 30 % restants étant destinés à dettes de Jari auprès des ban-265 millions s’échangeront de pour rentabiliser les investisse- nisme fondé et présidé par Jacques l’agriculture et 20 % à l’élevage). ques. Mais il se donne encorel’argent par téléphone mobile, soit ments, est de les partager avec Attali, spécialisé dans le microcrédit. Il y a trois ans, le groupe Orsa a trois ou quatre ans pour queplus que le nombre de comptes d’autres opérateurs. Elie Girard, Orange a installé plus d’un millier Orange participe ainsi au soutien de racheté l’entreprise Ouro Verde l’opération devienne rentable.bancaires ouverts sur le continent. directeurexécutifdelastratégiechez d’antennes en Afrique et au Moyen- 800 artisans à Madagascar. (l’or vert), qui produit de l’huile THIERRY OGIERMais les défis économiques et France Télécom, confirme ainsi être Orient fonctionnant à l’énergie solaire. GILLAUME DE CALIGNON d’olive, des noix et de l’açaï, dans CORRESPONDANT À SÃO PAULO