Le livre

Image : kandinski (flickr) cc-by-sa

numérique
1.
2.
3.
4.

Histoire
Technologie
Ecosystème
Création
ebook, livrel,
liseuse, reader…
flou du
vocabulaire

Image : René Magritte, L’Arbre de la science.
Le livre numérique a 10 ans…
Le livre numérique a 40 ans…
…et commence à peine à se
démocratiser

Source
D’ici 2015, un livre vendu sur 5
dans le monde le sera en
format numérique
(Etude Bain et Cie,
novembre 2010).
Les pièges de la
prospective du livre

Image : Robida, illustration pour La fin des
livres de Octave Uzanne, 1894 (Gallica...
Il n’y a pas
qu’une lecture

Images : Wikipainting.org
Mort du livre : Est aux journées d’études ce que le
« chassé-croisé du 15 août » ou les courses de Noël
sont au 20h de TF1...
Livre imprimé vs livre
numérique :
une fausse concurrence
Image : twm1340 (flickr) cc-by-sa

Vers le livre-machine
(

)
Le livre

Image : Mike Licht (flickr) cc-by

numérique
1.
2.
3.
4.

Histoire
Technologie
Ecosystème
Création
Les supports de lecture

Image : jblyberg (flickr) cc-by
« La lecture numérique, ça
commence quand on quitte la
lecture sur écran d’ordinateur pour
disposer d’un objet à lire qui
...
…Liseuses
L’encre électronique
L’encre électronique
Même confort oculaire
qu’une page papier
Peu de consommation
d’énergie

Affichage en noir et blanc
Te...
Quelques modèles commercialisés
en France

Voir : http://actu-des-ebooks.fr/
http://liseuses.survol.fr/
Image : Mike Licht, NotionsCapital.com (flickr) cc-by

Les tablettes
tactiles
Image : Ben Dodson (flickr) cc-by-nc

Les tablettes tactiles :
un outil de lecture ?
Source : Opinionway, Baromètre du livre numérique, septembre 2012.
Les usages
des
tablettes
Système ouvert / système fermé
Image : John Biehler flickr cc-by-nc-sa
Image : Orbmiser (flickr) cc-by-nc-nd
Et après ?

Image : Gotlib, Rubrique à brac, tome 4.
Virginie Clayssen

Image : 'PixelPlacebo' (flickr) cc-by-nc

« Il y a quelque chose de reposant dans les
objets dédiés, le...
Equipement dans le monde :
ordres de grandeur
d’après F. Kaplan, La standardisation du livre et H. Guillaud,
Les supports ...
Comment le multi-écrans
devient la norme
Les formats
EPub : format ouvert, « reflowable », c’est-àdire qu’il s’adapte aux écrans des différents
supports sur lequel...
Les applications
de lecture
IOS : IBooks, Bluefire, Kobo…
Android : Aldiko, Kobo, Mantano Reader…
Les logiciels
de gestion de bibliothèques
personnelles
Calibre, FBReader…
Le livre

Image : Mike Licht (flickr) cc-by

numérique
1.
2.
3.
4.

Histoire
Technologie
Ecosystème
Création
L’économie de l’attention
Image : dolmansaxlil (flickr) cc-by-nc-sa

La question
des DRM
Image : Quentin Metsys (Wikimedia commons)

Le prix
La loi sur le Prix unique du livre
numérique
15%*
des titres disponibles en papier

* Contribution aux politiques culturelles numériques, Pierre
Lescure, mai 2013.

Im...
Quelques absents…
Créer un
marché captif
Image : M.C. Escher

« On ne devrait pas parler de chaîne du livre
mais de boucle du livre » (Hervé Le Crosnier)
De nouveaux acteurs
Les éditeurs pure players
De nouveaux modèles
économiques
Location
De nouveaux modèles
économiques
Abonnement
De nouveaux modèles
économiques
Abonnement
De nouveaux modèles
économiques
Nombre de pages lues
De nouveaux modèles
économiques
Publicité
De nouveaux modèles
économiques
Gratuité / conservation des données
personnelles
“Si vous ne payez pas pour quelque chose,...
De nouveaux modèles
économiques
Financement communautaire
A suivre…

Pour en savoir plus…
« L'augmentation du nombre de références et la
baisse des prix ne feront pas tout. Pour que les
bibliothèques disparaissen...
3 qualités du texte électronique idéal :
-Lisibilité (décrit grâce à un format
ouvert, recomposable, conservable)
-Maniabi...
Le livre

Image : Mike Licht (flickr) cc-by

numérique
1.
2.
3.
4.

Histoire
Technologie
Ecosystème
Création
Le livre « homothétique »
"Les homothéties préservent
l'alignement des points et les
rapports algébriques. Elles
transform...
Le « livre Canada Dry »
Qu’est-ce qu’un livre ?
Image : Bibliothèque Mazarine

Un corpus (Michel Melot)
« Servir de support au texte
n’est pas le ...
Qu’est-ce qu’un livre ?
– Dimension 0, ou l’unité, le mot.
– Dimension 1, le texte : « Représenter la réalité sous
cette f...
Mon outil de lecture, ce n’est plus le livre, c’est le
navigateur : l’iPad, l’iPhone ou le Kindle Fire
peuvent redonner un...
Expériences
hybrides : le livre
augmenté
Monde Binaire, Baptiste Milési (HEAD de Genève), 2012.
Tony, Prise de tête.
Le livre-application
Al Gore, Our Choice.
« When an ebook
authored for one platform
is not available on others,
our society will no longer
be able to share a cultur...
“De la même manière qu’il n’est pas évident d’adapter un
texte en vidéo, le grande liberté que permet l’expansion
d’un liv...
Et pour les bibliothèques ?
200 bibliothèques en France prêtent des liseuses et tablettes numériques

Source : Cartographie des bibliothèques / médiat...
Image : gretchichi (flickr) cc-by

Quelques
expérimentations
en bibliothèques
#1 Prêt de liseuses

Ex : Issy-les-Moulineaux
Ex. Issy-les-Moulineaux
Les contenus gratuits

Source : CRDP de Franche-Comté
http://wsexport.fr.nf/
#2 Salon de lecture numérique

Ex : Rennes
#3 Ipad dans les espaces
documentaires

Ex : Lormont
La sécurisation
#4 Actions de médiation

Ex : Villeurbanne
Image : ScaarAT (flickr) cc-by-nc

La presse numérique
Entre bienveillance et crise de
légitimité
ivrevirgule.tumblr.com

cestitresqui.tumblr.com

ajustetitre.tumblr.com
Le temps réel
Curation, partage,
mèmes : le règne
de l’amateur ?
Source : Carte interactive des médias web français
Infographie : les sites d'info pure players passés au crible

http://tinyurl.com/cg276ba
Image : Nationaal Archief (flickr) no copyright

Les pratiques
Temps de média consommé / Jour
pour s’informer
Internet fixe

58’
Télévision

Presse
Mag.

Internet
mobile

30’

19’

72’
...
Ecosystème

Image : cobalt123 (flickr) cc-by-nc-sa
Image : Life

Modèles économiques
« Information wants to be free »
« D’un côté, l’information est
chère parce qu’elle a de la
valeur. Disposer de la bonne
i...
X

Sans pub

FREEMIUM

gratuit

payant

etc.

Avec pub
1 magazine, 3 versions
Sur tablette
• Sur Ipad :
– Pdf
– Mode reflow
Accès personnalisé aux contenus
gratuits
Flipboard
Pulse
Prismatic
Sur liseuse

Image : ebouquin (flickr)
Image : ellenm1 (flickr) cc-by

Mutation des
contenus
Journalisme participatif
• Impacts du numérique sur
les contenus
– Journalisme citoyen, place
du collaboratif (Les
Observa...
Journalisme de liens ?
Data-journalisme
Au-delà des données…
le journalisme prédictif
Web-documentaires, POM
Serious games
Image : Christophe Robert cc-by

En bibliothèque ?
Presse / magazine
– Le kiosque.fr (400 titres en pdf)
– Vocale presse
Archives de presse :
– Pressens
– Europresse
– Press Display (pour
l’international)
– Factiva (pour
l’international)
Indexation de presse :
– CD-Rap
– Référence
(Indexpresse)
Les productions en bibliothèque
• Points d’actu (BML)
• Dossiers thématiques sur l’actualité
(BPI)
Image : National Library of Australia(flickr) Domaine public

Et maintenant, TD !
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)
Upcoming SlideShare
Loading in …5
×

Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)

3,228 views

Published on

Published in: Education
0 Comments
6 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

No Downloads
Views
Total views
3,228
On SlideShare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
30
Actions
Shares
0
Downloads
0
Comments
0
Likes
6
Embeds 0
No embeds

No notes for slide
  • Focus, pour revenir sur les spécificités fortes du contexte de la production des livres numériques, un écosystème particulier passablement différent de celui du livre papier et qu’il faut connaître pour mettre en place une réflexion sur la poldoc, et aussi l’impact que le numérique a sur les contenus, sur la création, car c’est bien de contenus qu’il s’agit en bibliothèque.
    Donc avant tout partir du domaine en soi, avant de parler des bibliothèques
  • Un peu de terminologie : ne pas confondre ebook (ou la version quebecoise livrel), pour désigner les fichiers électroniques (titre, contenu, métadonnées), et reader, ou liseuse, le support tangible de lecture.
    Pourtant ebook utilisé chez certaines enseignes (darty…) pour désigner les reader. Et réticences de certains à s’approprier le mot « liseuse ».
    Version française de la tablette : « l’ardoise ».
  • La même double logique (fichier ou terminal) se pose lorsqu’on cherche à déterminer l’acte de naissance du livre numérique : 40 ans si on remonte au Projet Gutenberg, le premier texte numérisé, le texte de la Déclaration de l’indépendance des Etats-Unis, en 1971.
    Ou bien 10 ans si on remonte aux premières tablettes commercialisées aux USA. Succès de l’ebook conditionné par démocratisation des supports.
    (Voir aussi : Marie Lebert, Booknologie)
    http://picasaweb.google.com/115758124164204837617/Booknologie?feat=embedwebsite&gsessionid=aw8X-S7Ht15Qtc8-Cb6o_g#5485279421629873426
  • La même double logique (fichier ou terminal) se pose lorsqu’on cherche à déterminer l’acte de naissance du livre numérique : 40 ans si on remonte au Projet Gutenberg, le premier texte numérisé, le texte de la Déclaration de l’indépendance des Etats-Unis, en 1971.
    Ou bien 10 ans si on remonte aux premières tablettes commercialisées aux USA. Succès de l’ebook conditionné par démocratisation des supports.
    (Voir aussi : Marie Lebert, Booknologie)
    http://picasaweb.google.com/115758124164204837617/Booknologie?feat=embedwebsite&gsessionid=aw8X-S7Ht15Qtc8-Cb6o_g#5485279421629873426
  • En effet, selon une étude du cabinet Kearney (février 2012), les ventes d’ebooks ne représenteraient que 0,5% des ventes totales de livres dans l’Hexagone, contre 7% au Royaume-Uni et 20% aux Etats-Unis.
    http://www.slideshare.net/IfBookThen/do-readers-dream-of-electronic-books
  • Début 2011 en France : 0,64% de la population a déjà lu un ebook sur liseuse.
  • Pierre Dac : « La prévision est difficile surtout lorsqu'elle concerne l'avenir. »
    Octave Uzanne, récit tiré des Contes pour les bibliophiles, « La fin des livres » (1894)
    Un personnage imagine un monde où la lecture passerait uniquement par l’enregistrement sonore.
    Ce que Uzanne avait vu, c’est l’utilisation de technologie d’enregistrement du son pour diffuser des livres, audiobook est un marché même si modeste (moins de 1% du chiffre d’affaire de l’édition en France).
    Là où il avait tort, c’est en imaginant que la nouvelle technologie allait se substituer à la précédente.
    L’erreur la plus commune en prospective, c’est de considérer la lecture comme une pratique unique, alors que les usages varient selon les genres et les individus.
  • Lecture ne se résume pas au modèle de la lecture immersive et solitaire du roman. Lecture à la Montaigne « à saut et à gambades », encyclopédique et hypertextuelle, domine sur le web.
    les usages varient selon les genres et les individus. Essayez de lire un essai ardu en audiobook. Temporalités différentes.
    Considérer la diversité des usages liés au livre.
    Et, en retour, quand on multiplie les modes d’accès au texte, on multiplie les usages.
    Ex : Les éditions StoryLab proposent une application permettant de passer du mode lecture de texte au mode audiobook en cours de lecture, il reste 10 minutes de marche après avoir lu dans le train, on switche en mode audiobook.
    Il y a des livres que je n’aurais pas lus si je n’avais pas téléchargé gratuitement l’extrait sur ma liseuse, des livres que je n’aurais pas lus sans les audiobooks pendant un trajet ou un footing, etc.
    Cf. article de h Guillaud « Qu’est-ce qu’un livre à l’ère numérique » :
    « Comme l’explique Alberto Manguel, la forme première de la lecture aujourd’hui est la lecture savante : celle qui travaille avec le support livre. Aujourd’hui, le livre papier n’est pas fait pour travailler. Je ne peux
    rien faire avec : ni prendre de notes (sans recopier), ni chercher dans son contenu (retrouver une définition…). À l’âge de l’accès, on ne va plus avoir accès au produit, mais au contenu. Par exemple, chercher dans l’oeuvre complète d’un auteur (pas seulement celle d’un Balzac, mais pourquoi pas celle d’un Jean-François Kahn, d’un Boris Cyrulnik) toutes les oeuvres d’une période donnée (les livres sur 1968, les livres de 1968). Cette « recherche savante » ne concerne plus uniquement les savants, mais tous ceux qui travaillent sur un matériel intellectuel, ce qui représente de plus en plus de monde. Il me semble qu’ici réside la révolution du livre numérique. Cet accès-là ne va pas supplanter le livre papier, mais bien développer un nouveau marché car les deux ne sont pas concurrents : je parle d’une lecture, d’un usage qu’il est impossible de faire avec le livre papier. »
    Sortir des citations niaises d’Umberto Eco sur le livre « invention aussi indépassable que la roue et le marteau ». Pour certains usages, les livres imprimés sont mal conçus : les notes de bas de page numérotées par chapitre, chercher à la fin du livre le bon numéro de note, avant chercher le numéro de chapitre, revenir en arrière dans le livre pour vérifier dans quel chapitre on se trouve : tout cela est moins performant avec un livre imprimé qu'avec un livre numérique.
  • http://dictionnairedudiabledesbibliotheques.wordpress.com/
  • Evolutions très longues, coexistence des usages et non remplacement d’une technologie par l’autre. De même, le rouleau a mis des décennies à supplanter la tablette, car les usages différaient (voir bas-relief avec les deux scribes akkadiens). Pour certains usages, la tablette était préférable.
    « On adopte un nouveau support quand il présente plus d’avantages qu’un ancien, pas uniquement quand il n’a que des avantages. » T. Crouzet
    Chaque étape de l’évolution de l’histoire du livre, l’innovation a été vue comme une dépréciation : Flaubert scandalisé par le passage de la plume d’oie à la plume métallique, éditeurs choqués en 1953 par le livre de poche où il n’y a plus besoin d’utiliser un coupe-papier… Et après coup on sait qu’on ne pourrait pas revenir en arrière dans la qualité de l’ergonomie.
    Cette opposition entre livre imprimé et livre numérique n’apporte rien, c’est binaire et pas très intéressant. Et surtout d’opposer deux lecteurs , alors qu’on sait qu’on lit encore plus quand on passe au numérique. C’est un enrichissement complémentaire (contenus, fonctionnalités) plus qu’une alternative réductrice.
  • A replacer aussi dans une histoire plus globale des révolutions du livre. 10 révolutions avant l’ebook :
    http://m.theatlantic.com/technology/archive/2010/08/10-reading-revolutions-before-e-books/62004
    http://cursus.edu/dossiers-articles/articles/9753/book-une-revolution-vous-voulez-rire
    Kaplan : histoire d’une standardisation, d’abord des règles de production, puis des règles d’usage. (Un système dont la production et l’usage sont standardisés est une machine, différence de l’outil et de la machine selon Simondon, on peut faire d’autres usages d’un outil, une machine ne sert qu’à ce pour quoi elle a été conçue).
    Le livre est une technologie, une technologie magnifique. Le livre numérique est aussi la chance du livre papier de qualité (développer de beaux objets pour offrir une vraie plus-value, livre jeunesse, d’art, notamment). Mort probable du livre de poche, seul subsisterait à terme marché du hardcover. Aux USA, l’ebook a déjà dépassé le livre de poche.
    Sur les aberrations du système de l’industrie du livre imprimé, voir : http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20081030.BIB2308/le-cauchemar-du-pilon.html
  • On peut aussi considérer qu’il y a dans l’avènement du livre numérique un retour à un état précédent l’imprimerie :
    Michel Melot, Du livre comme forme symbolique : le web est infini, comme le rouleau, le livre est fermé, clos, symbole d’une religion pour qui la venue du messie est déjà arrivée.
    Théorie de la « parenthèse Gutenberg » (Thomas Pettitt, professeur danois) : le développement d’une édition numérique pure player de qualité et la dépréciation du livre papier, la généralisation des « quick books », de l’autoédition, remet en cause l’idée du livre comme support de la vérité : « l’imprimé n’est plus la garantie de la vérité. Et le discours oral n’est plus synonyme d’erreur. »
    Les bibliothèques ont à prendre conscience de cette fin de la parenthèse Gutenberg : beaucoup de documents, y compris la fiction, ne sont plus disponibles qu’en numérique. Le livre n’est plus le garant de la qualité et de la légitimité.
  • Y voir un peu plus clair dans la diversité des supports de lecture
  • Faire commencer l’histoire du livre numérique au projet Gutenberg, c’est ignorer cette dimension de l’usage : la lecture longue à besoin de supports légers, mobiles.
    F Kaplan : on adopte une technologie quand on l’oublie : le marteau est une invention réussie car on l’oublie en l’utilisant, il devient un prolongement de la main
  • Terme proposé par Virginie Clayssen (chargée stratégie numérique groupe Editis), progressivement adopté et finalement reconnu cette année par la commission terminologie et néologisme du Journal Officiel (avril 2012).
    http://www.archicampus.net/wordpress/?p=1355
    liseuse /li.zøz/ féminin
    Petit coupe-papier pour ouvrir les livres, autrefois vendus non coupés, et servant aussi de signet.
    Elle marqua soigneusement la page qu’elle lisait en y agrafant une liseuse d’ivoire avant de fermer le livre et de lever les yeux vers lui.
    Couvre-livre amovible servant à protéger un livre pendant le temps de la lecture.
    Elle recouvrit son livre d’une liseuse de cuir et de velours qu’on lui avait offerte.
    Vêtement couvrant les épaules et le buste que les femmes portaient pour lire au lit.
    Elle rejeta en arrière la liseuse qui lui couvrait les épaules, ferma son livre d’un coup sec et le posa sur la table de chevet.
    Petite table destinée à recevoir livres et revues.
    La salle d’attente n’avait pour tout mobilier que quatre chaises et une liseuse sur laquelle traînaient trois revues défraîchies.
    Petite lampe d’appoint utilisée pour éclairer un livre pendant la lecture.
    Ce lampadaire est équipé d’une liseuse à mi-hauteur du fût, que l’on peut allumer indépendamment de l’éclairage principal.
    Pipe à longue tige particulièrement adaptée pour la lecture.
    Fumant une liseuse, il lisait paisiblement sans craindre que ses yeux ne soient irrités par la fumée de sa pipe.
    Appareil dédié à la lecture de livres numériques, ou "ebooks".
    J'ai plusieurs livres chargés sur ma liseuse ; en ce moment, je lis une comédie de Molière.
  • A la base de la liseuse, la technologie de l’affichage bistable.
    « - Le composant primaire est une micro capsule qui contient des particules blanches chargées négativement et des particules noires chargées positivement ;
    - Lorsque l'on applique un champ électrique négatif, les particules blanches se placent sur une extrémité de la capsule et les noires sur l'autre;
    - En plaçant des millions de ces capsules sur une surface et en les commandant par des champs électriques, on peut générer une image en 2 couleurs;
    Par simple adjonction d'une matrice de filtres on obtient une version couleur (4096 couleurs). » Wikipedia
    2 technologies :
    E-ink (Kindle, Sony, Kobo)
    SiPix (Bookeen, ancien Fnacbook)
  • « Ce système est bistable, une seule impulsion de polarisation suffit à définir si le pixel est "allumé" ou non. De plus, le très fort contraste d'affichage rend l'éclairage direct ou indirect inutile, tout ceci entraîne un gain de consommation énergétique appréciable. | et permet de lire en plein soleil (à la diff de l’ipad) |
    - La très faible consommation de courant électrique : ce système consomme uniquement lors du changement de page, ensuite la page reste telle quelle sans consommation d'énergie (à la différence de la tablette, d’où l’énorme différence en temps d’autonomie entre les deux technologies), comme pour un livre, l'éclairage vient de la lumière ambiante.
    - La possibilité d'avoir des écrans souples, comme l'est le papier. » Wikipedia
  • Kindle 4ème génération, kobo, sony prst1, Cybook Odyssey
  • La grande innovation technologique des livres num en 2012 : l’éclairage intégré.
    Initié par le Nook Touch Glowlight, la techno glow pour la lecture dans le noir se répand : Koboglo, Kindle Paperwhite,
    http://www.actualitte.com/actualite/lecture-numerique/lecteurs-ebook/nook-simple-touch-un-lecteur-ebook-avec-eclairage-33483.htm
    http://www.actualitte.com/actualite/lecture-numerique/lecteurs-ebook/nook-simple-touch-un-eclairage-pour-le-lecteur-ebook-33449.htm
  • Flex One, première liseuse souple, sous Android
    http://www.ebouquin.fr/2012/06/08/wexler-flex-one-quand-flexibilite-rime-avec-solidite/
    http://www.youtube.com/watch?v=Nq12ot9ttYY
    Et d’autres évolutions encore à venir… (liseuses fonctionnant à l’énergie solaire…)
  • http://liseuses.survol.fr/
    Comparatif du forum Alexandriz
    http://forum.teamalexandriz.org/les_liseuses_debook_readers/comparatif_la_derniere_generation_des_ereader_centralisation_11266.0.html
    http://www.01net.com/tests-comparatifs/classement-lecteurs-ebooks-106.html
    http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/2012/01/liseuses-readers-caract%C3%A9ristiques-techniques.html
    Veille indispensable car évolution très rapide des produits, ma Cybook Orizon est déjà une Lada de la lecture numérique.
  • Presque la moitié du marché pour le Kindle : conçu comme lié au catalogue Amazon même si dans les faits très possible de lire des mobipocket sans passer par Amazon sur la kindle.
  • Pour lire presse, BD, livres jeunesses, web, c’est la tablette qui s’impose (couleur, plus grande taille d’écran…).
    Pas même gamme de prix : 600€
    Aujourd’hui c’est clairement la tablette qui s’impose :
    Baromètre des usages du livre numérique (OpinionWay) en France
    http://www.sne.fr/img/pdf/Evenements/Assises/Assises-8novembre2012/Barometre-livre-numerique-Vague2-8nov2012.pdf
    Des supports privilégiés pour lire un livre numérique :
    -la liseuse : 85%
    -la tablette numérique : 82%
    -L’ordinateur portable : 59%
    -L’ordinateur fixe : 40%
    -Le smartphone : 30%
    Pour les lecteurs potentiels l’intention de privilégier :
    -la tablette numérique : 88% (+13)
    -La liseuse : 72% (-10)
    -L’ordinateur portable (43%)
    Le taux d’équipement de la tablette numérique, 37% (+16 points), en fait le support à la généralisation la plus rapide
  • Etude réalisée par la régie publicitaire Admob (Google) auprès de 1 430 utilisateurs de tablettes tactiles résidant aux Etats-Unis (mars 2011).
    http://services.google.com/fh/files/blogs/AdMob%20-%20Tablet%20Survey.pdf
  • Politique d’Apple dans les applications depuis 2011 : interdiction des liens hypertextuels vers le web. Enfermement du lecteur et construction d’une boite noire.
    Android : système libre à l’origine, dans le code, mais souvent utilisé avec une logique de système propriétaire. Les systèmes type kobo-fnac pointent vers leur propre boutique.
  • Pour dire 2 choses :
    Les férus de technologie vous diront toujours le plus grand mal d’Apple et de sa politique du « walled garden », mais auront la plupart du temps un mac, un iphone et un ipad… car la technologie est en avance sur la concurrence. Paradoxe qui se lit dans cette scène de la sitcom britannique IT crowd : le rêve de tous les geeks, posséder un iphone sans donner d’argent à Apple
    2ème chose : voir IT crowd
  • Avènement des tablettes 7 pouces (IPad 10 pouces) : démocratisation du marché et invention de nouveaux usages, par ces outils moins chers, moins fragiles, plus nomades.
    IPad mini (330€)
    Nexus 7 (Google – Asus) (200€)
    Kindle fire (160€, 200€ pour la version HD)
  • Nouvel enjeu : lecture magazines (expérience de lecture d’un magazine en noir et blanc : désastreux). Nouveaux outils, plus petits que l’Ipad, beaucoup moins cher (250€) :
    Le Nook color de Barnes and Nobles,
    le Kindle color
  • Il y a quelques mois répondu pendant formation à possibilité de combiner l’encre électronique et lcd dans un même écran : impossible. Et aujourd’hui Apple a déposé un brevet pour le faire.
    http://macbrains.info/2011/04/07/brevet-liphone-hybrid-display-embarquera-du-papier-electronique/
    smartphone Android avec un écran eInk proposé par la société Onyx International. Il s'agit pour l'instant d'un prototype, à suivre (via GizChina).
  • Quelle technologie va s’imposer ?
    « Controverse du grille-pain » 2010 (Virginie Clayssen) : Y a-t-il un avenir pour la liseuse face aux tablettes multifonctions, interactives ?
    http://www.archicampus.net/wordpress/?p=689
    Un marché de niche.
    Les 3 types de clients cibles des liseuses : gros lecteurs, nomades, universitaires et professions intellectuelles
    Gros lecteur (plus de 20 livres par an) : 17% de la population de France
    12% des Américains équipés d’une liseuse
    A contre-courant de la tendance à la « convergence »
  • En France : taux de pénétration tablettes 2,9 % et liseuses 0,2 %. Aux USA taux d’usage des deux supports équivalent (20%).
    Smartphone : ici écarté, pas un outil pour le livre numérique, à part en appoint grâce au cloud computing.
    Car la vraie question désormais est celle du multi écran : App Kindle sur l’Ipad pour retrouver là où on en était du livre sur la kindle.
  • Car la vraie question désormais est celle du multi écran : App Kindle sur l’Ipad pour retrouver là où on en était du livre sur la kindle.
    http://frenchweb.fr/infographie-google-comment-le-multi-ecrans-devient-la-norme/73831
  • http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2011/03/16/a-chaque-support-son-lecteur/
    Amazon ne dévoile jamais de chiffres, mais kobo a fait connaitre ses stats utilisateurs
    1 – Les gros lecteurs, plutôt sur liseuse, 7 commandes par mois en moyenne. Surtout de la fiction. Les fabricants de liseuses ciblent 3 types de publics : gros lecteurs, nomades, professions intellectuelles (particulièrement universitaires).
    2 – Clientèle smartphone, beaucoup plus volage, le plus grand nombre. Achète moins fréquemment, micro-lecture, utilise beaucoup de gratuit
    3 – « les mondains de l’Ipad », usage chez soi
    4 – Le « Freegan », ou gratuivore, adepte de contenus libres de droit ou piratés.
    A propos des boulimiques de lecture : « On sait que le roman sentimental est l'un des secteurs les plus en avance sur le numérique. C'est la première fois qu'HarlequinFrance se décide à communiquer des chiffres sur son activité. A lire l'interview d'Antoine Duquesne, Directeur Marketing/ Numérique, sur IDBoox: "En termes de chiffre d’affaires, le numérique représente déjà plus de 10% de l’activité des éditions Harlequin en France et cette proportion progresse régulièrement. » (source : Aldus, juillet 2013)
  • Format epub, format standard et partagé. Sauf par le plus gros acteur du secteur, Amazon, qui utilise un format propriétaire dans son Kindle.
    Epub sorte de format compressé, sous-ensemble de html et css (très léger sauf images).
    On peut penser que l’epub est la mort de la typo, puisqu’un fichier en epub est librement paramétrable par l’utilisateur (taille du texte, choix de la police, les marges…). Pourtant l’essence de la typo reste d’actualité, et on s’en aperçoit en lisant des epubs très rudimentaires tels que ceux du Gutenberg Project.
    http://jiminypanoz.com/2012/03/21/formater-un-livre-numerique/
  • Le logiciel de lecture, invisible dans la liseuse (« firmware », comme sur un lecteur mp3 ou un appareil photo), mais installé ou à télécharger sur tablettes ou smartphone. C’est l’application qui va déterminer la façon dont va se visualiser l’endroit où vous en êtes d’un ouvrage, la gestion des surlignements, des annotations…). Et modes de navigation spécifiques pour la BD (AveComics).
    + lecteurs d’epub sur PC (Lucidor, Adobe Digital Editions, Bookworm en ligne http://bookworm.oreilly.com/ ou Readium dans Chrome : http://www.cnetfrance.fr/news/readium-l-epub-3-depuis-le-navigateur-39783332.htm )
  • Babelio, Librarything
    Plateformes de partages d’annotations : Copia, 24Symbols, Rethink books, réseau social du Kindle http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2011/09/11/les-fonctions-sociales-du-kindle-et-leurs-limites/
    Mesures : stats de Librarything (combien de livres lus ce mois…), de Kobo
    fonctionnalités propres au livre num : dictionnaire intégré, moteur de recherche, fonctionnalités sociales, text-to-speech (sur le Kindle d'Amazon) …
    Fonctionnalités sociales plus avancées sur la tablette
  • On peut mettre plus de 1000 ebooks dans une liseuse, même si peu d’intérêt sauf peut-être pour universitaires, c’est un truc de publicitaire
    applications servant de bibliothèques pour mieux classer et retrouver ses ebooks
    Calibre, sorte de Itunes du livre, permettant aussi la conversion en différents formats (epub, mobi), et FBReader
    Avec bcp de pluings comme souvent les logiciels libres (ex critiques des lecteurs dans Amazon)
    http://www.fredzone.org/calibre-gerer-librairie-livres-numeriques-calibre-783
    Reste que les systèmes de gestion de livres numériques restent encore très rudimentaires et perfectibles, comme on s’en aperçoit rapidement si l’on est un « gros lecteur » :
    http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2012/07/31/organiser-nos-lectures-electroniques/
    « Pour le livre numérique, je veux :
    Pouvoir donner aux livres, extraits et articles des priorités;
    Pouvoir mettre des tags sur les contenus;
    Avoir une interface qui vous rappelle les livres, extraits et articles que vous avez téléchargé sans les avoir ouvert depuis X semaines;
    Pouvoir s’abonner à des extraits de livres par thématiques pour les recevoir automatiquement;
    Pouvoir connecter son logiciel de lecture à Instantpaper ou Pocket ou Klip Me;
    Pouvoir connecter l’organisation de mes livres sous Calibre au logiciel de gestion de livres électronique de ma tablette ou de ma liseuse;
    Pouvoir avoir un peu d’intelligence et de recommandation automatiques;
    Je voudrais que mon logiciel de lecture de livre ressemble plus à Google Reader qu’a une étagère de bibliothèque;
    Qu’il me signale ce qu’il y a de nouveau, mes tendances de lecture;
    Qu’il me permette facilement quand j’envoie un contenu dans ce logiciel de lecture de lui donner une note, une date de péremption, de lui attribuer des étiquettes;
    Que certaines étiquettes puissent avoir des fonctionnalités;
    Pouvoir offrir un partage instantané sur une page, une citation, etc.
    Pouvoir écrire sur mon livre, corner une page
    Pouvoir prêter mon livre à quelqu’un
    Retrouver un réel confort de lecture, notamment avec la typographie
    etc. »
  • Economie de la rareté : modèle économique attaché aux supports physiques, époque de l’analogique. Limite physique à la production (stockage, distribution) et rareté des titres médiatisés.
    Effet majeur du numérique : copie sans perte. Pas plus cher de multiplier les exemplaires.
    Renversement : «dans l’ancien modèle, seules les publications les plus rentables existent (font l’objet d’une décision de publication favorable). La rareté est donc du côté des publications. Dans le nouveau contexte, toutes les publications possibles existent. Ce sont donc les lecteurs qui deviennent rares. C’est le fondement de ce qu’on appelle l’économie de l’attention, avec une conséquence importante : si ce sont les lecteurs qui sont rares et non les publications (relativement les unes aux autres), alors les barrières d’accès aux documents (l’accès sur abonnement par exemple) deviennent contre-productives. »
    Pierre Mounier, http://blog.homo-numericus.net/article154.html
    Donc la grande révolution économique du numérique, c’est que le marché n’est plus détenu par ceux qui fabriquent des copies, mais par ceux qui créent et surtout qui captent de l’attention.
    Donc on assiste aujourd’hui à une lutte entre des acteurs familiers du monde du numérique qui cherchent à créer des écosystèmes clos, des « enclosures » autour de leurs clients (les dosettes à café qui correspondent à votre machine) (et qui sont aussi des empire économiques : Amazon, Apple), et les industries de la rareté, qui détiennent des contenus, et qui font tout ce qui est en leur pouvoir pour freiner l’essor du numérique et conserver leur pouvoir, au risque d’encourager certaines pratiques déviantes comme le piratage.
    Ces dispositifs qui viennent freiner l’essor du livre numérique en France : les drm, les prix (et une loi qui entérine des prix abusifs), la maigreur du catalogue.
    ____
    [Pourquoi un tel écart avec la situation aux USA ? Simple décalage dans le temps ? (la première liseuse connectée directement à une librairie en ligne a été mis en vente fin 2007. En France, sauf le Fnacbook, les liseuses connectées (via le Wifi) sont arrivées seulement fin 2011. Une liseuse connectée en 3G vient seulement d’être annoncée.)
    La vitesse d’adoption en France sera-t-elle identique à celle observée aux Etats-Unis ? signifierait un marché numérique autour de 20% (du marché « trade », ce qu’en France nous appelons « littérature générale », qui inclut fiction, documents, jeunesse, pratique, et exclut livre scolaire et édition pro) fin 2015.Loi Lang, réseau dense de librairies, santé d’un livre de poche de qualité, vendu peu cher, créent en France des conditions de disponibilité et de diversité de l’offre de livres inconnues aux USA ou au Royaume-Uni. Pas conditions optimales : mais bien plus mauvaises partout ailleurs. L’argument « facilité à se procurer un livre numérique » est donc un avantage qui apparaît peut-être moins crucial au lecteur français qu'aux usa.
    (d’après commentaire de V. Clayssen sur http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2012/03/30/le-marche-du-livre-electronique-est-il-en-panne/ )]
    Livre de poche : gros enjeu économique. Collection folio entre 30% et 50% chiffre d'affaire de Gallimard, probable cannibalisation du livre de poche par le num
  • Verrous numériques prétendant empêcher le piratage. Impossible de transférer, de copier, d’imprimer des pages, voire tout simplement de lire si vous êtes sous Linux. Oblige à télécharger un logiciel spécial, identifier sa machine, se souvenir de son ID Adobe (différence de la facilité d’acheter un livre avec le Kindle ou l’Ipad). DRM pour Olivier Ertzscheid : « Droit de Regard de la Machine »
    Eternel problème : c’est beaucoup plus facile de fabriquer un système simple d’usage quand on est dans un environnement propriétaire où l’on contrôle tout et où on maîtrise tous les tenants et aboutissants. V. Clayssen : « ce n’est pas spécifique au livre : vendre sa liberté contre de la facilité d’usage, ce n’est pas un schéma nouveau »
    DRM perdant-perdant : inefficace (les pirates peuvent le faire sauter aisément), et inadmissible (atteinte de droits élémentaires du lecteur pour la conservation et l’annotation notamment). Et coût répercuté sur le prix du livre.
    Alternative : watermarking (ou DRM social) : exemple de l’Italie
    Vérité contre-intuitive, c’est que plus les livre num circulent plus les ventes sont importantes
    http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/2011/02/drm-100-%C3%A9diteurs-disent-non.html
    Ex : Minuit, La Dilettante, La Découverte, Au diable vauvert, Viviane Hamy
    http://www.numerama.com/magazine/18904-un-editeur-supprime-les-drm-et-devient-un-leader-sur-le-marche-des-ebooks.html
  • Paradoxe : alors que le livre num devrait favoriser la circulation du savoir, c’est le contraire qui se passe
  • Le consentement à payer : environ 40% du prix d’un livre papier.
    …Prix numérique moyen : 15€, alors que le livre de poche est à 6 à 8€, donc pas d’incitation vers le livre numérique.
    Alors que les livres numériques sont en moyenne commercialisés 10 € dans le monde et même 9 € aux Etats-Unis (50% de décote)
    Raison principale de la pratique de piratage : (Baromètre du livre numérique) 17% des lecteurs de livre num disent avoir eu recours à une offre illicite (à 70% parce que l’offre légale était trop chère, et 40% parce que l’offre légale n’existait pas).
    http://www.sne.fr/img/pdf/Evenements/Assises/Assises-8novembre2012/Barometre-livre-numerique-Vague2-8nov2012.pdf
  • Ces politiques tarifaires aberrantes risquent cependant de perdurer, en raison de la loi PULN
    Loi votée en mai 2011. Unique au monde.
    Loi louable dans sa volonté de préserver les petits détaillants face aux possibles dumping pratiqués par les géants du web.
    Cette proposition de loi permet au livre sous forme numérique d'être régi par les mêmes règles que le livre papier. Ainsi, seul l'éditeur peut fixer le prix du livre numérique, qui doit être le même quel que soit le canal de vente au public. Ce texte transpose ainsi l'esprit de la « loi Lang » de 1981
    Clause d’extraterritorialité : « oblige tous les marchands à se conformer au prix fixé par l’éditeur dès qu'ils vendent des livres à des acheteurs situés en France (théoriquement, la loi pourrait donc s'appliquer aussi aux sites internet étrangers de livres électroniques qui vendent des livres français aux internautes français). Au nom de l'exception culturelle, le gouvernement évite que les libraires puissent se faire concurrence, ce qui serait pourtant utile pour faire baisser le prix du livre au public et ainsi encourager davantage la lecture. Et pour éviter le développement des offres pirates. » Numerama
    Risque de pousser les lecteurs vers l’offre gratuite et illégale.
    Beaucoup dénoncent une mesure prématurée, alors que le marché n’est pas encore établi, risque de tuer le livre numérique (impossible de mener des politiques de marketing comme promotions, livre gratuit pendant les 6 premiers mois, offerts avec le livre imprimé…). Vision du livre numérique comme succédané du livre papier, pas autonome.
    Risque aussi de voir les marchands s’improviser éditeurs pour pouvoir casser les prix (cas d’Amazon), il est ainsi maître du prix qu’il propose et, en plus, est certain de ne pas retrouver ses livres chez la concurrence.
    La Commission européenne n’a pas encore donné son avis sur le sujet.
  • Rapport Lescure, mai 2013 : Dans le domaine du livre imprimé, les éditeurs ont mis sur le marché entre 2005 et 2012 une moyenne de 61 396 nouveautés et nouvelles éditions par an.
    Par conséquent, le volume de livres numériques disponibles représente entre 13 % et 16 % du volume de livres imprimés disponibles en 2012 (à savoir 644 610 titres).
    A peine 15% des titres disponibles en papier le sont en version numérique
    (soit environ 80 000 titres, dont seulement 10 000 à 12 000 en epub)
    Le MOTIF : EBOOKZ : L’offre légale et illégale de livres numériques, mai 2011.
    Intégralité des titres disponibles en français (CNL chiffres clefs de l’édition 2011) : 620 000 références.
    http://www.dgmic.culture.gouv.fr/IMG/pdf/Chiffres-cles_2010-2011.pdf
    94% des titres piratés ne sont pas disponibles légalement dans le commerce.
    Enfin, pour finir le tour des raisons qui expliquent la situation du livre numérique en France, il y a aussi des raisons positives, notamment le maillage de librairies sur le territoire, infiniment supérieur à ce qu’il est aux USA, et la facilité de se procurer des livres qui en découle.
  • Auteurs absents du catalogue Epagine au 15.08.12.
    Beaucoup de très grands auteurs actuels présents uniquement par leur tout dernier titre.
    Constituer une offre pertinente en bibliothèque ?
  • Baisse des prix des liseuses.
    On peut même imaginer que dans un futur proche les machines seront "données" avec un abonnement => Le Beagle de Txtr (finalement, le projet n’a pas été subventionné par les opérateurs et le Txtr se retrouve aujourd’hui à une soixantaine d’euros, maj 2013)
    « L'ambition secrète de Txtr n'est pas de vous vendre une liseuse (qu'ils produisent sans doute à prix coûtant) mais d'enfermer le lecteur dans une librairie en circuit fermé. Le processus de chargement, dans les faits, s'avère plus que fastidieux : après l'achat du livre sur son smartphone ou son ordinateur, un logiciel maison transforme le livre en un fichier image lisible par le Beagle (d'où l'impossibilité de changer la taille des caractères). Des fichiers très lourds, puisque malgré une mémoire affichée de 4Go, on ne peut stocker que... 5 livres sur la machine! La démonstratrice l'admet : ce qui intéresse Txtr, c'est de proposer le Beagle en bundle avec un smartphone auprès des opérateurs de téléphonie mobile. Dans ce cas, le Beagle serait offert gracieusement... C'est bien la moindre des choses pour une machine dont le seul réel avantage est le prix. » http://www.actualitte.com/tests/test-du-beagle-de-txtr-le-low-cost-a-un-prix-1826.htm
    Comme pour les machines à café peu chères mais ensuite coût des dosettes et obligation d’utiliser les dosettes de la marque de la machine.
    Car supports commercialisés en lien avec des contenus, un catalogue : kindle, barnes and noble, fnac. Stratégies de verrouillage sur des catalogues liés. Le couple produit-service (ex Itunes – Ipod)
    Ne plus avoir à passer par le navigateur web est la tendance générale (Sony survivra-t-il dans le domaine des liseuses ?)
  • Baisse des prix des liseuses.
    On peut même imaginer que dans un futur proche les machines seront "données" avec un abonnement
    Kindle conçu comme lié au catalogue Amazon même si dans les faits très possible de lire des mobipocket sans passer par Amazon sur la kindle. Idem pour le kobo.
    Comme pour les machines à café peu chères mais ensuite coût des dosettes et obligation d’utiliser les dosettes de la marque de la machine : gagner de l’argent à l’utilisation et non à l’achat.
    Car supports commercialisés en lien avec des contenus, un catalogue : kindle, barnes and noble, fnac. Stratégies de verrouillage sur des catalogues liés. Le couple produit-service (ex Itunes – Ipod)
    Ne plus avoir à passer par le navigateur web est la tendance générale (encore une preuve : Sony, dont on se demandait s’il allait survivre dans le domaine des liseuses, a conclu cette année en 2013 des accords avec la librairie Chapitre pour embarquer une librairie intégrée)
    http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/2012/08/chapitre-une-nouvelle-page-avec-sony.html
  • il est faux d’imaginer l’auteur comme pur créateur au sommet d’un système à sens unique. L’auteur a nécessairement été lecteur, il est aussi redevable de toutes les œuvres et les travaux qui ont nourri sa création. Un système qui favorise et valorise le lecteur est aussi un système qui favorise l’auteur.
    D’où importance des droits du lecteur à égalité des droits de l’auteur. Question d’équilibre et non d’absolu.
  • De nouveaux acteurs : le prestataire technique (chargé de la conversion des fichiers en pdf, epub, et aussi dans les formats propriétaires, ou formats spécifiques, ex. Aquafadas pour la BD ou avec la RMN pour des catalogues numériques, ou codeurs pour des formats plus travaillés (Revue D’ici-là…)), agrégateurs, entrepôts numériques
    La possibilité de désintermédiation à tout moment : ce n’est plus vraiment une chaîne (où tous les chaînons se suivent dans un certain ordre et où tout se briserait si un chaînon manquait) puisque rien n’empêche plus, techniquement, un auteur de s’adresser directement à son lecteur.
    Les acteurs peuvent jouer plusieurs rôles (ex Epagine à la fois agrégateur et libraire, Amazon qui devient éditeur, certains auteurs signent directement chez Amazon, cas de Amanda Hocking, auteur de bitlit et qui a vendu, en 18 mois, un million et demi de romans pour Kindle => un des risques de la loi PULN), beaucoup de mouvements, nécessite veille.
    Mais tous les rôles ont encore leur importance (éditeur, revendeur…). Importance du rôle d’éditeur. Comme l’écrit Thierry Crouzet, un texte peut être auto-publié mais pas auto-édité.
    Mise en danger du libraire (concurrence des librairies en ligne, de la facilité de téléchargement).
    Remise en cause du rôle de la distribution physique des livres, la vache à lait des éditeurs, via les grands groupes.
    Principales plateformes en France : Numilog, Editis, Eden (Gallimard, Flammarion, La Martinière).
    De façon plus marginale, impact sur le marketing : bande-annonce des livres, les “Book Trailers”. HarperCollins, un des plus gros éditeurs, a construit son propre studio pour fabriquer ses bandes annonces. Strategies de marketing transmedia cf. Alexandre jardin
    .
  • Françoise Benhamou : Ceux qui jouent un rôle dans le numérique : soit des empires économiques qui ont la trésorerie pour investir à perte et poids pour négocier avec éditeurs (Hachette pionnier car riche et très américain),
    soit des tout petits, pure players innovants, dont on voit ici quelques exemples (notamment les plus créatifs sont les créations autour de l’édition jeunesse : souris qui raconte, hocus bookus…)
    Les gros acteurs traditionnels de l’édition papier jouent la prudence, voire freinent devant l’incertitude économique de ce nouveau marché.
    Liste à retrouver sur Lorenzo Soccavo, 70 éditeur pureplayers francophones.
  • Futur modèle des manuels scolaires ?
  • http://lioneldavoust.com/autres-travaux/traductions/short-short-short/
    Abonnements à une collection, à un sujet (loisir et surtout universitaire). Fortes résistances. Pourtant logique qui prédomine aujourd’hui en musique
    «L'exemple de la musique doit d'ailleurs attirer notre attention sur le fait qu'un dispositif de prix unique est de nature à verrouiller le livre numérique dans un modèle unique, celui de l'achat à l'unité d'un ouvrage. Cette transposition du domaine physique a été le point d'achoppement de l'industrie musicale restée trop longtemps fixé sur l'achat de l'album comme unité indivisible. À première vue, il peut sembler étrange de d'acheter un livre chapitre par chapitre. Pourtant, nous ne consultons typiquement que quelques pages de nombreux ouvrages de référence, essais ou documentaires, ceux portant sur les sujets qui nous intéressent. Il ne serait donc pas absurde de pouvoir les acheter à l'unité. L'achat d'un ouvrage au fur et à mesure de lecture n'a d'ailleurs rien de révolutionnaire : c'est le principe du roman-feuilleton, qui peut s'honorer des noms de Dumas, Balzac ou Zola. Stephen King s'est d'ailleurs essayé à ce format en 1999, ne faisant probablement que l'erreur d'être un peu trop en avance puisque l'entreprise a réussi depuis à d'autres auteurs moins connus. Le livre numérique peut d'ailleurs s'accommoder de nombreuses autres formes de tarification, sous forme d'abonnement (format qui fit un temps la fortune des clubs de livres) ou l'insertion de pages de publicité, que certains éditeurs ont déjà commencé à expérimenter. Face à cette multiplicité des modèles, le prix unique du livre numérique, même réduit au livre homothétique, même accompagné de provisions le rendant plus souple que le prix unique du livre imprimé, est de nature à handicaper le développement d'autres modèles en renforçant les positions acquises des acteurs existants » http://www.nonfiction.fr/article-3970-p3-prix_du_livre_numerique__saccrocher_au_connu_au_risque_de_se_tromper.htm
  • Total Boox, application Android. Le site demande, après inscription, de créditer son compte avec une somme choisie. L'utilisateur peut alors parcourir l'ensemble du catalogue de livres numériques mis à sa disposition par Total Boox. L'ouvrage peut alors être téléchargé au travers d'une application dédiée, ou consulté en ligne.
    Ensuite, le site ne déduit de la somme préméditée sur le compte du lecteur que le prix du livre au prorata des pages effectivement lues : si un livre est mauvais et qu'il est abandonné après seulement dix pages, seules ces pages seront décomptées. Pareil pour des pages sautées, ou à peine survolées.
    Outre des économies certaines pour le lecteur, Total Boox a déclaré vouloir conserver une trace de ce qui aura été lu, de telle sorte que les auteurs et les éditeurs pourront analyser jusqu'à quel point un livre aura été lu, et de quelle façon. Il semble que les lecteurs pourront également analyser, au travers du site, leur propre façon de lire.
    Total Boox estime que le concept est intéressant pour les éditeurs et auteurs aussi, puisque beaucoup de lecteurs découvriront l'ebook sans rencontrer la barrière du prix.
    Encore un type de modèle incompatible avec la loi française du Prix unique du livre.
  • Type Deezer ou Spotify (d’ailleurs, 24Symbols, encore uniquement en anglais et espagnol, est souvent appelé « Spotify du livre).
  • Google est avant tout un publicitaire
    http://www.actualitte.com/actualite/lecture-numerique/acteurs-numeriques/google-invente-paiement-de-contenu-par-donnees-personnelles-33194.htm
  • Modèles type My major company : les internautes choisissent projet a soutenir, intéressés ensuite au bénéfice
    Autres modèles possibles : couplages livre numérique / version papier, livre avec presse, etc.
    Pour conclure sur ces modèles possibles :Il n’y aura pas de solution technologique au piratage, les pirates arriveront toujours à contourner les verrous numériques. Il s’agira de trouver un niveau optimum de piratage (le piratage c'est aussi de la création de notoriété, même s’il est aussi responsable de l'effondrement du chiffre d'affaire de la musique divisé par 2 en 6 ans) et contrebalancer par une offre de qualité avec différents niveaux selon les attentes des utilisateurs (ex abonnements thématiques, Amazon Premium résumés de livres, getAbstract, éditions gratuite sans illustration et payante avec illustration, possibilité de switcher d’une lecture écran à une lecture audio en cours de livre...)
    Dans une économie de l’attention l’essentiel est :
    d’être visibles (gratuité, accessibilité, recommandation)
    Le service ajouté plus que le contenu (on le trouve ailleurs, autrement, sous une autre forme), individualisé.
    Hubert Guillaud, Qu’est-ce qu’un livre à l’heure du numérique http://press.openedition.org/147
    Voir sur ces questions économiques : De l’open access au freemium. Françoise Benhamou. Vidéo uecleo 2011 | L'édition électronique ouverte
  • TEA et MO3T sont actuellement deux projets qui tentent, en France, de proposer une gestion intégrée et cohérente des contenus numériques, par le cloud, TEA étant orienté "livres numériques", MO3T se voulant ouvert à tout type de contenu.
    TEA est une solution complète de distribution numérique.
    Fondée en 2011 par Guillaume Decitre (Président), Président des librairies DECITRE,
    proposer aux éditeurs une plateforme de distribution de leurs livres numériques à moindre coût, avec des outils d’analyse des ventes ou des lectures.
    fournir un service clef en main de vente de livres numériques à des libraires qui ne veulent pas avoir à se soucier de l’infrastructure, fournie en marque blanche par TEA : module de vente intégrable sur le site du libraire, liseuses, logiciel de lecture sur tablette ou ordinateur, outils d’analyse des ventes ou des lectures.
    offrir aux lecteurs l’indépendance par rapport aux libraires, le stockage dans une bibliothèque personnelle, le partage des annotations, bref, un environnement ne l’emprisonnant pas chez un fournisseur du type Amazon.
    MO3T (Modèle Ouvert 3 Tiers) est un projet de spécifications d’un modèle de distribution des contenus numériques, articulé autour de trois acteurs principaux : l’émetteur des droits (éditeur), le diffuseur des droits (libraire), le gestionnaire des droits (gestionnaire de médiathèques personnelles).
    Lancé en 2012, par 18 éditeurs, libraires, opérateurs télécom (Orange) et sociétés de développement logiciel, il devrait aboutir début 2013 à un démonstrateur, et fin 2013 à une industrialisation.
    assurer qu’un contenu numérique restera pérenne quelle que soit l’évolution des acteurs, formats, terminaux, etc.
    définir un cadre de gestion des droits des contenus numérique, qui s’impose à tous les acteurs
    afin d’aider à l’avènement d’une diffusion numérique ouverte, complète et diversifiée, couvrir tous les usages de la distribution des contenus numériques, de la production à la gestion de bibliothèques personnelles, en passant par la diffusion, les recommandations, le prêt, les bibliothèques publiques, etc.
    Industrialisation prévue de MO3T : fin 2013
    http://www.actualitte.com/acteurs-numeriques/ebook-mo3t-modele-francais-d-interoperabilite-a-la-sauce-amazon-45971.htm
  • Il est important que toutes les possibilités nouvelles offertes par le livre numérique ne soient pas bridées par les questions d’écosystème et de protection des droits d’auteur.
    http://www.slate.fr/story/45941/pourquoi-nous-finirons-par-renoncer-bibliotheques
  • Il est illusoire de penser que le numérique ne va pas aussi avoir une influence sur les contenus, sur les formes, sur les genres littéraires.
  • Concept de Jacques Perriault
    Phénomène qu’on retrouve dans toute l’histoire des médias : les premières photos ressemblent à des peintures, les premiers films à du théâtre filmé, les premières émissions de tv à de la radio avec des images, etc.
    On cherche à recréer un environnement connu dans le livre numérique : IBooks avec ses étagères en bois, son système de tourne-page, etc.
  • Que ce soit au niveau des interfaces, des fonctionnalités (annotations, surlignements) que des contenus, encore une très timide exploration du web.
  • Un livre est un univers clos, fini, un livre numérique ce n’est pas le web.
    C’est même la base de la fonction « architecturante » chère à Frédéric Kaplan : le livre comme maison d’architecte, lieu aménageable et fermé, isolé (symbolisé par la couverture et par les marges) : cathédrale ou pavillon de banlieue résidentielle, accueillant ou labyrinthique. http://fkaplan.wordpress.com/2010/07/27/la-fonction-architecturante-du-livre/
    Lieu où l’auteur suggère des chemins bienvenus, mais permet aussi des chemins de traverse, comme le bâtiment où nous nous trouvons. C’est justement cela qui permet la narration complexe et la démonstration longue ; car pour certaines idées il faut amener le lecteur dans un très grand édifice. Lire une seule page de Sous le volcan de Malcolm Lowry n’est pas très intéressant ; cela n’a de sens que par rapport à l’édifice complexe.
  • http://book.pressbooks.com/chapter/book-and-the-internet-hugh-mcguire
    Hugh McGuire, fondateur de PressBooks et LibriVox (équivalent anglosaxon de notre litteratureaudio.com)
    Techniquement, un ebook est une forme de page web qui s’affiche dans un navigateur intégré à la liseuse / tablette : tous deux sont de la même étoffe, du html. La seule distinction que l’on peut encore faire serait une distinction de valeur (on revient à la question de la parenthèse Gutenberg) : le livre est qqch pour lequel nous avons l’habitude de payer, la page web est qqch pour lequel nous avons l’habitude de la gratuité.
    Concept de webbook développé dans l’outil web « Pressbooks » : des livres sur le contenu desquels on peut tomber en faisant une requête Google, chapitres que l’on peut citer par url, chapitres que l’on peut commenter comme un billet de blog.. Avec données de lecture (et origine du trafic) comme pour un blog. Aussi plus visibles à la différence des ebooks traditionnels, difficiles à trouver alors qu’ils sont encore peu nombreux.
    Outil ouvert, logique naturelle sur le web, suffisamment souple pour que le lecteur se l’approprie et construise sa propre expérience avec.
    Ex : http://book.pressbooks.com/
  • Ce qui est exaltant, c’est que tout peut faire livre : un texte sur wikisource, une page web, un article, en un clic devient un document aussi agréable à lire qu’une page de livre imprimé.
  • Une première étape de l’évolution des livres vers le numérique reste ancrée dans les supports papier : c’est le livre augmenté
    Introduire de l’interactivité entre l’auteur et ses lecteurs, et du multimédia dans un livre papier
    Bookapp (F. kaplan) et bookstrapping
    Jacques Attali, Le sens des choses, 2009
  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeu_en_r%C3%A9alit%C3%A9_altern%C3%A9e
    Film The Game avec Mickael Douglas
    2008 chez Bayard
  • http://www.soonsoonsoon.com/bp9964
    Un roman où il faut aller chercher des indices géolocalisés dans votre propre ville
    http://www.thesilenthistory.com/
  • Une seconde étape, c’est le livre qui s’intègre pleinement dans une logique de réseau et de web : récit interactif (ou hypertextuel, ou intégrant des processus de géolocalisation, etc.), littérature générative (générateurs combinatoires).
    http://www.olats.org/livresetudes/basiques/litteraturenumerique/10_basiquesLN.php
    http://www.olats.org/livresetudes/basiques/litteraturenumerique/8_basiquesLN.php
    Fragilité de ces œuvres qui n’ont plus de format standard mais qui ont comme support les navigateurs web
    Sélection d’œuvres : http://www.sobookonline.fr/comptes-rendus-ebooks/litterature-et-numerique-vers-quelles-ecritures/
    Voir la vidéo : http://www.atelier-francais.org/event/litterature-et-numerique-vers-quelles-ecritures (lien mort)
    Utilisation ludique et expérimentale du calligramme en animation : Alex Gopher - The Child
    http://www.youtube.com/watch?v=wgHOGqmRVR8
    http://www.slideshare.net/reneaudet/le-long-le-bref-et-le-truchement-numrique
    http://carnets.contemporain.info/audet/files/2011/09/Audet-2011.pdf
  • Les « livres dont vous êtes le héros » réédités sur tablette et smartphone
    Séquence nostalgie. A partir de fin avril 2013, la mythique collection « Défis Fantastiques » de Gallimard réapparaîtra sous la forme d’applications pour iOS et Android. Le premier ouvrage numérisé est « Le Manoir de l’Enfer ».
    Recyclage de ce concept des années 80…
    Walrus studio a aussi fait des expérimentations de ce type
  • La BD interactive
    A lire très bonne synthèse sur la BD numérique : http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?rubrique72
  • Une bande dessinée imprimée mais dont certains contenus sont lisibles en ligne avec le smartphone
    Monde Binaire, Baptiste Milési (HEAD de Genève), 2012.
    MONDE BINAIRE Hello World !!! est une Bande Dessinée Interactive constituée d'un livre et d'une application iPhone©.
    L’histoire de Monde Binaire, inspirée par l’univers geek, est soutenue par des interfaces interactives et ludiques, directement connectées au « Storyplay». Ce dernier se caractérise par un récit nécessitant ponctuellement du jeu. Ce type de scénario place le lecteur au centre de la narration. En effet, c’est lui qui opère physiquement le transfert entre le papier et le numérique. Il devient alors un acteur majeur du récit en interagissant avec les protagonistes de l’histoire. Il peut par exemple faire avancer un véhicule, actionner une lampe de poche, ouvrir une porte, etc.
  • Modèle TurboMedia (bande dessinée en diaporama) : http://www.scoop.it/t/turbo-media-naissance-d-un-nouveau-medium
  • Bande dessinée « Prise de tête » extrêmement inventive dans l’utilisation du navigateur pour faire progresser la narration.
    Autre exemple plus grand public : « L’oreille coupée »
  • Différence avec le format epub :
    « Pour résumer, nous avons les formats ePub et Pdf qui sont avant tout des fichiers ayant besoin d’un lecteur pour être lus, et à l’opposé des applications autonomes faites spécifiquement pour un système particulier (une application iPhone, Androïd…). » (Etienne Mineur)
  • http://www.youtube.com/watch?v=MuYOTgKuxCU
    http://vimeo.com/43170899
    « C’est en effet sur les classiques que les expérimentations techniques devraient encore porter ces prochaines années : la démonstration d’une plus-value (“livre-augmenté”, “livre enrichi”) du livre numérique passe par la nécessité d’opérer des transformations visibles sur un fond culturel commun, à partir duquel un écart pourra être facilement mesuré. »
    Shakespeare revisité pour Ipad :
    http://www.ebouquin.fr/2012/10/17/shakespeare-revisite-sur-ipad/
  • http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/2012/06/kadath_univers_lovecraft.html
  • Livre pop-up numérique.
  • Ou exemple de Waste Land de TS Eliott : http://www.youtube.com/watch?v=rlhosnfP-Jw
  • « D’autres livres n’étaient des livres, du temps ou l’impression était la seule option, que “faute de mieux”, et leur version numérique aura tout à gagner à abandonner les limitations du livre imprimé : pourquoi se priver d’ajouter du son dans une méthode de langues, un algorithme de calcul des quantités d’ingrédients selon le nombre de convives dans une application de recettes de cuisine, des outils de géolocalisation dans un guide de voyage, ou des simulations en trois dimensions dans un livre de mathématiques ? » V. Clayssen
    http://www.archicampus.net/wordpress/?p=1418
  • Problème des livre applications : peu standardisés, risque du « syndrome du cd-rom », risque d’une obsolescence rapide : profite largement des possibilités du hardware, mais pourrons-nous les lire dans quelques années ? L’innovation se paye par une fragilité patrimoniale. Par ailleurs, peu de public pour, donc frilosité des éditeurs à investir dans ce genre de productions (coûteuses : par ex budget du livre enrichi sur Hopper : 120 000 € ).
    Ce qui rappelle aussi la (mauvaise) expérience des cd-rom, c’est que l’on privilégie parfois l’innovation technologique sans remettre en cause le narratif (« On augmente, on ajoute uniquement des fonctionnalités techniques à un contenu linéaire et classique, mais on ne remet pas en cause le système de narration. » Etienne Mineur)
    http://www.my-os.net/archives/?p=426
    «When an ebook authored for one platform is not available on others, our society will no longer be able to share a cultural narrative. » Peter Brantley, d’Internet Archive http://americanlibrariesmagazine.org/features/05232012/lessons-typewriter
    Mise en danger des mots par les images et les applications, stimuli plus forts ?
    Souvent la logique de ces objets est plus d’ajouter que d’adapter (Robert Moor) http://nplusonemag.com/bones-of-the-book
    Fragilité économique : financé actuellement par la « lecture homothétique » (D’ici là possible car vente de classiques par Publie.net)
    «Côté commercialisation, on retrouve l’atavique crainte de noyer l’offre livre au milieu de tous les autres types d’applications proposés dans les appstores. Les ePubs, eux, ne peuvent être commercialisés que via des plateformes dédiées, comme le Kindle Store ou iBooks »
    ePub 3 vs livre-application, un seul devra survivre | europa apps
    http://www.europa-apps.com/2012/08/09/epub-3-vs-livre-application-un-seul-devra-survivre/
  • Comme les exemples cités « d'effet diligence » (premiers films, premières émissions de télévision…), ces premières œuvres qui tentent d’exploiter les possibilités du nouveau média, par convergence de plusieurs modes d’expression (bd interactives, littérature en twit, etc.) nous paraîtront sans doute naïves ou rudimentaires lorsque ces nouveaux medias auront atteint leur maturité. Même si aujourd’hui elles peuvent nous sembler « gadget ».
    Au-delà des formes nouvelles, le livre numérique est aussi une chance pour la publication de projets impubliables, car trop pointus, trop avant-gardistes. Chance de l’autopublication pour renouveler un système (le star système de l’édition papier) favorable à une infime minorité d’auteurs (économie de la rareté). Cf. Thierry Crouzet.
    Des formes nouvelles avec lesquelles il faut se familiariser : en bibliothèque, nous envisageons souvent les ressources numériques comme une simple transposition de ce qui existe en format physique (encyclopédies, livres…) alors que bon nombre de ces ressources numériques n’existent qu’en ligne (bd interactives, webdocumentaires, POM, etc.), sont nativement numériques.
    La question que nous pose le numérique, à nous bibliothécaires, c’est aussi ça : comment rendre visibles, comment favoriser la rencontre des lecteurs avec ces nouvelles formes de livres, de littérature, de bande dessinée, qui n’existent qu’en ligne ?
    Pour la veille : http://www.scoop.it/t/djebale
  • http://owni.fr/2012/01/03/le-pret-numerique-cherche-sa-place-sur-letagere/
  • http://www.lagazettedescommunes.com/174266/985-des-bibliotheques-municipales-ne-proposent-aucun-livre-numerique/
    Le livre num c’est un peu comme les frites mc cain : inversement proportionnel entre la place du sujet dans les débats professionnels et la réalité de terrain en BM (situation différente en BU, encore que)
  • Question des DRM : débat professionnel
    « L'accès est l'une des valeurs fondamentales de la bibliothéconomie, mais nous avons d'autres. Confidentialité. Partage. Préservation. Le livre imprimé peut servir toutes ces valeurs simultanément. L’ebooks les met en tension. »
    http://www.thedigitalshift.com/2012/07/ebooks/ebooks-choices-and-the-soul-of-librarianship/
    Remise en cause de la confidentialité de la lecture. Eben Moglen : "Nous étions des consommateurs de médias, mais maintenant, les médias nous consomment. Les objets que nous lisons nous lisent pendant que nous les lisons ; les choses que nous écoutons nous écoutent pendant que nous les écoutons ; les choses que nous regardons nous regardent pendant que nous les regardons.« .
    Voir aussi Les dangers du livre électronique par Richard Stallman, le célèbre militant du logiciel libre.
    http://www.framablog.org/index.php/post/2012/01/22/stallman-ebook-livre-electronique
  • Cyberlibris est l’acteur majeur en France dans le domaine du prêt de livres numériques. Grâce à ses quelques 300 éditeurs partenaires, il a réussi à mettre en place un catalogue de livres numériques très riche et varié, décomposé en offres spécifiques : académique, professionnelle, familiale… qui a déjà séduit plusieurs centaines de bibliothèques scolaires, universitaires ou municipales (entre autres!).
  • Attention : Publie.net uniquement offre en streaming, donc adaptée tablette mais pas liseuses.
  • http://blog.immateriel.fr/2011/10/03/librairie-numerique-pour-les-bibliotheques-cest-parti/
    Lekti mis en sommeil depuis avril 2013
  • Objectifs : permettre l’expérimentation sur une période longue (durée de prêt d’un document) des outils
    Prêts de différents modèles de liseuses préchargées de contenu libre (pour faciliter la manipulation au retour des documents, simple vidé et rechargé, puis rechargement de la batterie). A vrai dire pas si gênant l’absence de nouveautés, tjs frappé de ces nouveaux inscrits qui cherchent le rayon où il y a Baudelaire, on cherche le connu et jugé « légitime ».
    Importance de proposer les supports en parallèle aux offres numériques : ex de Troyes et de Numilog, dont les chiffres de téléchargement ont sensiblement augmenté après mise à disposition de liseuses. « Matérialiser » les ressources invisibles.
    Prêt des appareils comme des documents.
    Former les collègues au travail à faire lorsque les machines reviennent : charge complète, vérification du nombre de fichiers, nettoyage des fichiers temporaires pour qu’ils ne tombent pas sur la page là où le précédent lecteur a interrompu sa lecture d’un livre (et aussi supprimer signets, éventuels surlignements, notes, etc.).
    http://www.crl-midipyrenees.fr/tabenbib/Blog/?p=842
    Intégration des titres au catalogue, deux possibilités :
    Intégration des notices (maintenant modules qui gèrent la suppression du catalogue lorsque le titre n’est plus disponible)
    Recherche fédérée
  • Au lancement : par le club de lecteurs, par des relais (enseignants…)
    Les livres payants : peu de modèles prévus pour les bibs : Numilog, L’Harmathèque
    Certaines bibs prennent des libertés en passant directement par les libraires qui utilisent l’offre pour les particuliers :
    Ex d’Albi qui passe par une librairie s’approvisionnant sur Epagine : http://www.crl-midipyrenees.fr/tabenbib/Blog/?p=793
    « Un même titre, lorsqu’il contient une DRM, peut être copié sur 5 liseuses (+ l’ordinateur avec lequel on l’a téléchargé). Il faut savoir qu’une liseuse doit toujours garder le même identifiant Adobe pour que les livres « DRMisés » restent lisibles. […] 24 liseuses ; Un fichier peut être copié sur 5 machines maximum ; Nous avons donc besoin de 5 comptes Adobe pour gérer les DRM (5×5=25) »
    Cette solution juridiquement « borderline » reste aujourd’hui le meilleur moyen de proposer une offre suffisamment diversifiée.
  • Depuis décembre 2011.
    Objectifs : découverte et manipulation des appareils de façon autonome
    Modèles principaux de tablettes –Ipad, Samsung), liseuses (Sony, Cybook, Kobo… chargées en libre de droits)
    Ipad souvent détourné pour naviguer sur Internet. Brider cette fonction ?
  • Objectif : valoriser les ressources documentaires numériques en lien avec les différents espaces de la bibliothèque.
    6 ipads, chargées d’une sélection d’apps selon les espaces où ils sont disposés :
    Espace presse : applications presse en ligne gratuites et payantes. Analogie avec les espaces presses principalement définis par des contenus à consulter sur place, espaces pour les publics ventouse.
    Productions de la médiathèque : vidéos, podcasts, visites d’expo avec commentaires d’œuvres…
    Déclinable aussi en :
    Documentaires : Apprentissage (langue, lecture, maths : cf. sites CRDP Limousin ou Le Web pédagogique)
    Jeunesse
    BD : avec Izneo / AveComics, et une sélection de webcomics
    Bilan Renaud Aioutz (RISOM, Ardèche) : nous expérimentons LeKiosque.fr avec lecture sur iPad depuis octobre 2010.Sur l'usage global :environ 40% des utilisateurs de l'iPad n'étaient pas des utilisateurs d'Internet (je veux dire des PC publics) chez nous. En majorité des hommes ;le temps moyen d'utilisation augmente progressivement (environ 45 min.) ;l'usage orienté "actualités" est finalement aussi important sur les contenus gratuits (avec des applications bien faites comme 24/24, France24, newsrepublik etc.) que sur les titres du Kiosque.fr disponibles ;à côté des ces applications, l'application du Kiosque.fr est correcte mais pourrait être meilleure en ergonomie (recherche, catégorisation etc.) . La qualité de numérisation et de zoom restent aussi limitées. Pour une majorité des journaux cela ne pose pas de problème mais pour certains formats, c'est parfois gênant.il est difficile de quantifier l'usage des crédits car nous sommes dans une offre expérimentale (mixte entre identification par login et la reconnaissance par adresse IP). Du coup, avec l'arrivée de l'appli. en janvier 2011, ils ont remis nos compteurs à 0 (nous sommes donc gagnants pour l'instant) ;le contrat a été 2 000 crédits pour 2 000 € TTC payés par la BDP et utilisés par les BM pilotes (dont Tence). Un crédit correspond à un titre à feuilleter. Une fois le titre acquis, il reste dans une bibliothèque virtuelle et le relire n'engage pas de crédit nouveau, pour toutes les bibliothèques du réseau qui se sont engagées dans cette expérimentation ;il n'y a pas à proprement parler de module de statistiques et de suivi pour LeKiosque.fr, d'un point de vue "administrateur", hélas ;les magazines sont téléchargés et disponibles dans l'iPad hors connexion aussi ;nous pouvons accéder depuis les PC de la bibliothèque (via le navigateur) à l'offre mais c'est moins ergonomique ;enfin les offres commerciales ont beaucoup bougé et les tarifs et contrats ne sont plus très clairs. Nous avons profité d'une expérimentation pilote de leur côté et donc d'une tarification.
    Ex de Mauguio Carnon (Herault) : http://www.mediatheque-mauguio-carnon.com/divers/contenu_des_ipads_de_la_mediatheque
  • Du matériel : châssis plastiques avec système d’antivol, fil métallique enroulé au pied des mobiliers (50 à 80€ pièces, aussi systèmes de location à l’année). Exemple de Viroflay qui en parallèle de la consultation en sédentaire permet l’emprunt sur place, permettant la mobilité, aller s’installer dans un fauteuil : fournir carte d’usager + carte d’identité, le bibliothécaire conserve la carte d’usager (+ de 16 ans uniquement), puis gère avec un tableur 30 min pour Ipad et 1h pour les liseuses)
    Verrouillage des applications (Applocker)
    Pour acheter contenus en ligne sans carte bleue (sauf BM Montpellier) : astuce de la carte cadeau achetée avec espèces, carte Kadeos pour des contenus fnac.com (nouveautés dans les liseuses à Voriflay), carte itunes pour les contenus à acheter sur l’Apple Store
  • Ipad câlin (Villeurbanne)
    Heure du conte jeu vidéo transposable en heure du conte ipad
    L’intrigue numérique IRécit à la bibliothèque de Montréal Québec
    Avril 2011
    Jeu d’intrigue interactif
    Livre numérique
    Réseaux sociaux
    Romans sur isère : prêt d’ebooks en échange de critiques publiées sur le portail.
  • Peu de professions aussi touchées par le numérique que les bibliothécaires et les journalistes, dans le cœur de leur identité professionnelle. Ce qui a fait écrire à certains que d’une certaine manière nous faisons le même métier que les journalistes, autour du concept de curation (non plus à couvrir tous les sujets, mais à sélectionner les sources et aider les lecteurs à s’orienter dans la masse d’information).
    http://www.bibliobsession.net/2008/07/18/bibliothecaires-journalistes-meme-combat/
    Les dépêche sportive ou sur les cours de la bourse rédigées par des robots
    http://www.lefigaro.fr/medias/2012/05/14/20004-20120514ARTFIG00494-des-articles-de-forbes-ecrits-par-un-robot.php
    Innovations dans le papier : revue XXI, Le Tigre, Usbek et Rica, Causette…
    Contexte juridique
    Lex google
    Revues sous CC (Owni, Le Tigre)
    Quelques dates :
    1995 : premiers journaux en ligne
    2010 : tous les hebdos et quotidiens français existent en ligne (sauf le Canard enchaîné)
    2011 : France Soir et La Tribune risquent de cesser de paraître en papier
  • On n’imaginerait pas un monde sans journaux imprimés, et pourtant condescendance avec des contenus, notamment dans le domaine de la PQR, souvent jugés de qualité médiocre. Le web nous a rendus encore plus exigeants, car nous n’avons plus besoin de la presse pour l’information pure, et nous en attendons une plus-value.
    L’information pure à faible valeur ajoutée ne suffit plus à motiver le public à payer pour de la presse papier. L’information pure, il l’a sur son smartphone ou sur Internet.
    Crise de légitimité du journaliste : images : tumblr avec les unes ridicules de la pqr, Ivre virgule, il fait tatouer son fils de 3 ans
    Tumblr sur le journal de la Haute-Marne
    Mais aussi…
    http://meracontepastaviedanslejhm.tumblr.com/
    http://premieresphrases.tumblr.com/
    #PQRmonamour
    Une légitimité contestée
    - Nouvelles attentes des lecteurs
    - Fin d’un monopole
    Fin de la ‘’crédibilité’’
    - Confiance en berne vis-à-vis de l’indépendance des journalistes en France (politique et économique)
    « En 2011, si une information est importante pour un individu, ce n’est pas le JT du soir ou la gazette du matin qui lui apprendra mais ses “amis” sur leurs blogs, sur Facebook ou sur Twitter. Seule compte la confiance qu’il place dans les composantes de son graphe social, et cette confiance ne s’acquiert pas sur simple présentation d’une carte de presse. »
    http://owni.fr/2011/09/06/un-neo-journalisme-en-prise-directe/
    Info-tainment (Canal+)
  • Importance du live : le social, le contact par l’adhésion au temps réel
    Exigence des lecteurs
    Problème: les erreurs commises lorsque se déroule un événement en temps réel, comme cela a été le cas avec la publication sur les réseaux sociaux de photomontages clownesques lors de l’ouragan Sandy sur la côte Est des Etats-Unis
    Le roi est nu : Mathew Ingram, sur le site GigaOM. «Autrefois, la fabrication de la matière journalistique faisait déjà l’objet d’un processus chaotique mais il ne se déroulait pas sous les yeux du public. Au sein des rédactions, les journalistes et rédacteurs en chef se démenaient pourtant désespérément pour recueillir des informations auprès des agences de presse et d’autres sources, pour les vérifier tant bien que mal, avant de les raconter. L’avènement de l’information en continu, par exemple sur CNN, a levé une partie du voile sur ce processus, mais les médias sociaux ont retiré tout le voile – maintenant, la publication des nouvelles se passe en temps réel, au vu et au su de l’audience.»
    http://blog.slate.fr/labo-journalisme-sciences-po/2012/12/20/quelles-tendances-pour-2013/
    Participe de ce mouvement la tendance du « fact checking », passer au crible les déclarations politiques pour en vérifier la véracité.
    http://decodeurs.blog.lemonde.fr/
  • L’amateur. Les moyens techniques pour diffuser de l’information spécialisée.
    Appropriation sociale en temps réel : le hasthatg #radiolondres pendant les élections présidentielles
    « En 2011, si une information est importante pour un individu, ce n’est pas le JT du soir ou la gazette du matin qui lui apprendra mais ses “amis” sur leurs blogs, sur Facebook ou sur Twitter. Seule compte la confiance qu’il place dans les composantes de son graphe social, et cette confiance ne s’acquiert pas sur simple présentation d’une carte de presse. »
    http://owni.fr/2011/09/06/un-neo-journalisme-en-prise-directe/
    http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8me
  • Source : http://www.erwanngaucher.com/article/12/06/2012/le-top-50-des-sites-dinfos-en-mai/927
    Présence de deux pure players parmi les sites les plus lus (Rue89 et HuffingtonPost)
    « les cartes des médias sont largement rebattues, puisque les sites de télévision —à la seule exception de TF1— sont assez loin dans le classement. À tout le moins, on ne retrouve pas dans le classement la hiérarchie des mass media traditionnels, où la télévision demeure le « média roi ». En revanche, les médias « papiers », en particulier ceux des quotidiens nationaux ont su tirer leur épingle du jeu, et ce sont eux qui donnent le ton. Très clairement aussi, les sites de télévision publique sont loin d’avoir le rayonnement de la BBC, et se sont laissés largement distancés, sans parler du site de Radio France [les résultats agrègent ceux de France Inter, France Info, etc.] installé à une très médiocre 27e place. »
    « les sites de la presse quotidienne régionale (PQR) ont du mal à s’affirmer, à l’exception du site du Parisien [mais celui-ci est-il vraiment "régional"] »
  • <number>
  • <number>
    http://www.telerama.fr/medias/infographie-les-sites-d-info-pure-players-passes-au-crible,74956.php
    Le 14/11/2011
  • Je parlais de la désaffection du public
    http://futureexploration.net/Newspaper_Extinction_Timeline.pdf
    Combine des critères nationaux (adoption des technologies, industrie, développement économique, comportement des usagers…) pour déterminer à quelle échéance les journaux papier allaient disparaitre de notre vie, par pays.
    Nous en 2029
  • « La France échappe-t-elle à ce phénomène ? "En 1914, elle pouvait se targuer d'avoir 244 quotidiens vendus pour 1 000 habitants et occupait la première place mondiale. Aujourd'hui, avec 149 exemplaires vendus pour 1 000 habitants, elle n'est plus qu'à la 31e place, derrière tous les pays européens, peut-on lire sur ifrap.org. Et la situation n'est pas près de s'améliorer (...) Plus d'un Français sur deux ne lit plus de quotidien."
    Le journal imprimé à l'article de la mort ? Pas avant 2029 en France, estime le site Future Exploration (bit.ly/Zh4SCm)
    Seuls 11% des lecteurs de presse lisent uniquement en ligne
    53% du temps de lecture de presse est numérique, 47% en papier
    Alors que les magazines et la presse spécialisée dépassent à peine les 20% de lecteurs, 79% se tournent vers l’actualité
  • Temps de média consommé / Jour pour s’informer
    (base lecteurs, auditeurs ou spectateurs du média)
    Source : Etude Infolab - L’express 2011
    Une consommation « Atawad » (Any Time, Anywhere, Any Device)
    3/4 des français utilisent plus de 3 médias/sem
    Emergence du multi-tasking
    Emergence de la Fast News
    Sessions d’information multiples :
    74% des français ont plus de 2 sessions/j
    ⅓ plus de 3 sessions
    Sessions d’informations longues :
    62% avec des sessions de + de 10 min.
  • Marché hyper-concurrentiel
    Baisse des revenus publicitaires (moins un journal se vend, moins il peut vendre cher aux annonceurs un encart publicitaire)
  • La taxe Google : argumentaire de Google « Exiger de Google une rémunération au motif que son moteur de recherche dirige des lecteurs vers les sites de presse n’a pas plus de sens que d’exiger d’un taxi qui conduit un client à un restaurant de rémunérer le restaurateur. »
    http://www.rue89.com/rue89-politique/2012/10/29/pour-ou-contre-taxer-google-pour-financer-la-presse-236605
  • Concurrence des contenus amateurs sur des niches
  • Tout gratuit :
    Financement par la publicité
    Gratuit avec pub, parfois Reverse publishing : titres pure players qui se mettent à éditer du papier (ex raté de Rue89, aussi de Nonfiction.fr et Books avec les magazines de critiques de livres)
    Tout payant :
    Noter que les tout payants sont tous les deux associés à un « nom » médiatisé (Plenel pour Mediapart, Daniel Schneiderman pour Arrêt sur images), ce qui les aident sans doute à miser sur cette stratégie (Personal branding).
    Gratuit sans pub : feu Owni
    Se financait en vendait d’autres prestations (formations, prestations informatiques), ou vente produits dérivés (les ebooks d’Owni), propositions de dons volontaires (« crowdfounding ») ou goodies (Owni)
    Mixte :
    Sur le web, prédominance du modèle freemium. Souvent gratuit pour l’information récente (avec des publicités), mais payant pour les archives.
  • Dans le même temps, la publication de l’information coûte de plus en plus cher car un journal numérique se décline maintenant en trois versions :
    Web
    Smartphone
    Tablette
    Plus cher à réaliser
    Web : Modèle inverse du modèle papier : pas de limitation dans le nombre de contenus, donc multiplication des contenus pour un meilleur référencement et multiplier les possibilités d’insérer des encarts publicitaires.
    C’est officiel: Lemonde.fr fait davantage de pages vues depuis son application mobile que depuis son site Web. http://blog.slate.fr/labo-journalisme-sciences-po/2012/11/19/quand-le-mobile-commence-a-devorer-les-sites-web/
  • Tablette très adaptée à la lecture de presse : le tablonaute
    Lecture de la Presse : 4ème usage devant Surf, e-mails, Vidéo
    56% des personnes équipées s’en servent pour lire la Presse
    Support adapté à la lecture de la Presse (confortable)
    Fréquence d’usage d’applis élevé (gratuit / payant)
    Appli Presse : 3ème type d’appli téléchargé
    Une propension à l’achat favorisée
    43% des possesseurs de tablettes ont déjà acheté un exemplaire d’un journal ou magazine via leur tablette
    Mode reflow (écran optimisé) (La Tribune, Libération)
  • http://blog.slate.fr/labo-journalisme-sciences-po/2012/12/10/npdj12-les-6-tendances-du-journalisme-numerique/
    « La lecture "simplifiée"
    A l’opposé de la lecture enrichie, on trouve un mouvement de simplification promu au départ par des startups comme Readability, qui a en premier proposé de supprimer le site autour de l’article lors de la lecture, pour ne laisser que le texte et les images de l’article. Le concept a été ensuite repris par beaucoup d’applications de lecture de news, qu’il s’agisse d’agrégation ou de lecture différée. Aujourd’hui, toutes les applications stars dans ce domaine ont du s’adapter et suivre le mouvement, qu’il s’agisse d’Instapaper, Pocket, Flipboard, Pulse ou des autres...
    Pour les magazines, Google permet aussi une remise en page en mode “flowing text”, basé sur le même principe. Enfin, sur les navigateurs, on est passé des extensions à des solutions intégrées, qui permettent d’alléger la lecture.
    La raison est simple, et a fait une partie du succès des liseuses aux Etats-Unis : c’est la possibilité de lire sans être distrait, qui correspond à un vrai besoin, au delà des modes et des technologies. Avec les écrans 6 pouces des liseuses, 7 pouces des nouvelles tablettes, et ceux plus petits des smartphones, la lecture simplifiée a aussi permis d'adapter la taille du texte à l'écran, et de rendre leur lisibilité à des textes qui ne l'étaient pas. »
    http://www.cnetfrance.fr/news/lecture-numerique-le-texte-avant-tout-39785557.htm
    « Fleurissent des applications qui permettent de calibrer les contenus en fonction du support depuis lesquels on les lit. Ainsi, l’application Circa pioche à droite et à gauche les informations les plus importantes du jour et les ré-édite afin qu’elles soient lisibles sur un petit écran de smartphones, avec les faits d’un côté, les photos de l’autre, les citations. Pour ne plus avoir besoin de zoomer, de dézoomer et de scroller sur son téléphone pour espérer lire une histoire. Summly, une autre application mobile, fait des résumés des sources que l’utilisateur sélectionne, en les formatant pour une lecture mobile. »
    Les contenus «évolutifs» ne sont pas qu’une question de supports. Il s’agit aussi des temps de lecture: si un lecteur vient pour la première fois sur un site, il ne verra pas la même chose que celui qui est déjà venu plusieurs fois, et qui veut donc repérer d’un coup d’œil ce qui est nouveau depuis sa dernière venue, ainsi que le théorise cette start-up appelée Aware.js «Et si on pouvait proposer différents éléments d’un même contenu en fonction de ce que le lecteur sait ou ne sait pas?».
    http://blog.slate.fr/labo-journalisme-sciences-po/2012/12/20/quelles-tendances-pour-2013/
  • Fonction send to kindle
  • Pour ceux qui ne connaissent pas encore les Observateurs de France 24, il s’agit d’une plateforme contributive entre un site d’information, France24 aidé de RFI, et des correspondants amateurs à travers le monde. L’idée est de s’appuyer sur des milliers de témoins et enquêteurs locaux pour alerter les journalistes de ce qui se passe à l’échelle du monde.
    Et en cinq ans, cette communauté a pris du poids : pas moins de 3 000 observateurs de confiance avec qui le site a déjà travaillé, plus de 60 000 personnes inscrites pour collaborer.
    Co-production (Huffignton, Quoi ?)
    Fact-checking (les décodeurs sur le blog du Monde, véritomètre de Owni, Politifact.com aux USA). Maintenant les médias sont comme les professeurs face aux élèves qui dans les amphis ont accès à Internet et peuvent vérifier à tout instant si une donnée est vraie ou non. Témoigne aussi d’un authentique besoin de décryptage et d’attente de pédagogie de la part du public, qui justifie un nouveau journalisme
    Importance du temps réel
    « Libé ou Le Monde (par l’intermédiaire de son blog Les Décodeurs) s’y sont mis dès 2009. Les autres, éperonnés par l’imminence de la campagne présidentielle, n’ont pas tardé à leur emboîter le pas. Le site du Nouvel Observateur a ainsi apporté sa pierre à cet édifice en ouvrant L'addition s'il vous plaît  et Les Pinocchios de l'Obs, quand  Rue 89 a créé Contrôle technique, le JDD Le détecteur de mensonges et  Le Parisien un Bureau de vérification de la petite phrase. Une tendance qui s’est étendue à l’audiovisuel, avec le lancement début 2012 du Véritomètre sur I-Télé, en partenariat avec le site Owni. »
    Ouverture de la rédaction aux internautes (blogs hébergés, Rue89, Le Monde)
    Microblogging
    Rôle important du community manager
  • Taddéi
  • Citizenside est la première communauté photo/vidéo de témoins d'actualité.
    Tout le monde peut y participer. Il suffit d'être témoin d'un événement, local ou international, et d'envoyer ses photos ou ses vidéos. L'objectif ? Offrir un regard différent et multiple sur l'actualité.
  • [ou regrouper le journalisme de liens dans la catégorie du journalisme participatif ?]
    « En France, le média citoyen AgoraVox a développé le concept de journalisme de lien en mettent en place un outil : le TwitterVox qui est relié directement à Twitter et qui permet à n'importe quel internaute d'envoyer des messages, des actualités, des liens intéressants. Notons également les initiatives suivantes qui s'intéressent de près au journalisme de lien : Media Links et aaaliens. » Wikipedia
    Concept « d’infomédiaire » : journaliste métier en forte mutation, comme celui de bibliothécaire
    Infomédiaire : « extraire, classer et organiser des contenus d’actualité particulièrement nombreux et dispersés afin de répondre à la demande éclatée et multiple des internautes de manière exhaustive et personnalisable » Franck rébillard et Nikos Smyrnaios
    Aaaliens se veut une sorte de « Courrier international des médias »
    Risque, soulevé par exemple par les fondateurs de la Revue XXI,d’un "journalisme assis", un "journalisme d'écran" qui néglige le reportage.
    En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/avenir-presse-qui-survivra-revolution-nos-modes-consommation-information-benoit-thieulin-599589.html#qiKVLIsP3fZhr8d9.99
    Google condamné en Belgique pour violation des droits d’auteur : les infomédiaires rapportent de l’audience et de la notoriété aux sites d’information tout en captant une partie du financement indirect (publicité)
    Au contraire de l’obsession du temps réel, le slow web
    Se développent ainsi des services qui donnent à voir le meilleur de l’actu, la “curation de la curation”, se développent, et ne référencent que les contenus les plus cités sur les réseaux sociaux. C’est le cas de News.me et de l’application Undrip, qui calme avec humour les ardeurs de ses utilisateurs (“bridez vos élans”, “gardez votre pull”) le temps que la sélection s’opère. Quant à The Atlantic, il a regroupé ses meilleurs articles de l’année 2012 dans un ebook, à lire au calme. Plus radicale, cette application gratuite pour Mac, Self Control, bloque l’accès à une liste de sites Web de son choix (mails, Facebook, Dailymotion, etc.), pendant une période limitée, de 15 minutes à 24h.
    http://blog.slate.fr/labo-journalisme-sciences-po/2013/01/17/slow-web-on-se-calme-et-on-boit-frais/
  • Ex. infographies dynamiques d’Owni
    Monde extrêmement complexe, la visualisation des données devient un enjeu
    http://askmedia.fr/blog/
  • Au-delà des données, le journalisme prédictif
    Recorded Future propose une version gratuite de ses services au grand public : il est possible de s'abonner par email à une liste prédéfinie de thématiques. On reconnaitra dans cette offre le principe des alertes Google et les mêmes options de gestion. L'offre professionnelle est évidemment beaucoup plus complètes et peut s'apparenter à ce que Google propose avec son propre moteur et son outil Google Insights for Search (graphiques de tendance, gestion de mots-clés, paramétrage de la période analysée etc...).
    http://www.internetactu.net/2010/12/16/du-role-predictif-des-donnees-a-la-gouvernementalite-algorithmique/
    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/internet/d/google-flu-trends-google-traque-la-grippe-sur-internet_17343/
    Le web sémantique permet d’imaginer des moteurs de prévisions :
    « Un exemple m’a frappé, c’est le site RecordedFuture, un moteur de recherche qui s’emploie à récupérer toutes les dépêches, tous les communiqués de presse et les articles qui sont parus depuis des sources fiables. Et à partir de ces données il va être capable de reconnaitre par approche sémantique toutes les phrases tournées au futur, toutes les informations faisant allusion au futur qu’il agrège pour dessiner de grandes tendances pour les semaines, mois et années à venir. Quand on consulte ce moteur, sur un mot clef particulier, par exemple en faisant une recherche sur “l’Islande”, on se rend compte que, avant que cela ait été annoncé, Julian Assange comptait s’y installer. »
    https://www.recordedfuture.com/
    http://www.greyhat.fr/article-recorded-future-l-outil-de-web-monitoring-qui-predit-le-futur-105376696.html
    http://statosphere.fr/website/post/2011/09/14/recorded-futur-moteur-de-recherche-modele-predictif#
  • POM (petit Objet Multimédia ou Petite Œuvre Multimédia) : réalisation brève, 3 minutes environ en général, associant un reportage photo avec un montage sonore (interview, sons naturels, musique)
    Web-documentaires : à la différence du POM qui est linéaire, le web-documentaire et le web-reportage introduisent le plus souvent une part d’interactivité, associant textes, photo, graphiques, vidéos, etc.
    Quelques exemples : http://owni.fr/2010/12/06/pom-videographie-webdocumentaire%E2%80%A6-petit-lexique-des-nouveaux-formats/
    Pour aller plus loin sur le webdocumentaire : http://www.scoop.it/t/l-actualite-du-webdocumentaire
    http://prisonvalley.arte.tv/?lang=fr
  • http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2010/07/14/le-mariage-de-l-info-et-du-jeu-video-serious-games-1-5_1384883_3236.html
    http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2010/07/16/naissance-d-un-nouveau-genre-le-jeu-reportage-serious-game-3-5_1385504_3236.html
  • Kiosque.fr : 450 titres en version pdf
    Dans le domaine des applications de presse, le modèle est B to C pour le moment.
  • Moteur de recherche, dossiers, alertes, envoi par mail…
    Proposent la presse quotidienne nationale et régionale francophone + des magazines + dépêches AFP
    Antériorité variable selon les sources
    Attention, Le Monde n’est plus disponible que via l’agrégateur Europresse (accord d’exclusivité)
    Présentation vidéo de la Bu Angers sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=bAV3qkDHjMI
  • Dépouillement d’articles
    CD-Rap : 180 titres de périodiques français, alimenté par 49 bibliothèques participantes.
    Références (société Indexpresse) : 150 titres de périodiques + Références Web qui renvoie vers le contenu
  • + les collections de presse patrimoniales numérisées
  • Livre numérique, presse numérique (Biblioquest 2013)

    1. 1. Le livre Image : kandinski (flickr) cc-by-sa numérique 1. 2. 3. 4. Histoire Technologie Ecosystème Création
    2. 2. ebook, livrel, liseuse, reader… flou du vocabulaire Image : René Magritte, L’Arbre de la science.
    3. 3. Le livre numérique a 10 ans…
    4. 4. Le livre numérique a 40 ans…
    5. 5. …et commence à peine à se démocratiser Source
    6. 6. D’ici 2015, un livre vendu sur 5 dans le monde le sera en format numérique (Etude Bain et Cie, novembre 2010).
    7. 7. Les pièges de la prospective du livre Image : Robida, illustration pour La fin des livres de Octave Uzanne, 1894 (Gallica)
    8. 8. Il n’y a pas qu’une lecture Images : Wikipainting.org
    9. 9. Mort du livre : Est aux journées d’études ce que le « chassé-croisé du 15 août » ou les courses de Noël sont au 20h de TF1. Image : Wonderlane (flickr) cc-by Dictionnaire [du diable] des bibliothèques.
    10. 10. Livre imprimé vs livre numérique : une fausse concurrence
    11. 11. Image : twm1340 (flickr) cc-by-sa Vers le livre-machine
    12. 12. ( )
    13. 13. Le livre Image : Mike Licht (flickr) cc-by numérique 1. 2. 3. 4. Histoire Technologie Ecosystème Création
    14. 14. Les supports de lecture Image : jblyberg (flickr) cc-by
    15. 15. « La lecture numérique, ça commence quand on quitte la lecture sur écran d’ordinateur pour disposer d’un objet à lire qui élimine l’écran vertical, et permet que la lecture devienne tout simplement posture du corps, transportabilité, invisibilité du support. » François Bon, Choisir, acheter une liseuse. Image : La Gazette des Enfants, 28 octobre 1894
    16. 16. …Liseuses
    17. 17. L’encre électronique
    18. 18. L’encre électronique Même confort oculaire qu’une page papier Peu de consommation d’énergie Affichage en noir et blanc Temps de latence
    19. 19. Quelques modèles commercialisés en France Voir : http://actu-des-ebooks.fr/
    20. 20. http://liseuses.survol.fr/
    21. 21. Image : Mike Licht, NotionsCapital.com (flickr) cc-by Les tablettes tactiles
    22. 22. Image : Ben Dodson (flickr) cc-by-nc Les tablettes tactiles : un outil de lecture ?
    23. 23. Source : Opinionway, Baromètre du livre numérique, septembre 2012.
    24. 24. Les usages des tablettes
    25. 25. Système ouvert / système fermé
    26. 26. Image : John Biehler flickr cc-by-nc-sa
    27. 27. Image : Orbmiser (flickr) cc-by-nc-nd
    28. 28. Et après ? Image : Gotlib, Rubrique à brac, tome 4.
    29. 29. Virginie Clayssen Image : 'PixelPlacebo' (flickr) cc-by-nc « Il y a quelque chose de reposant dans les objets dédiés, les grille-pain, les presse-oranges. On les utilise sans s’interroger, ils marchent généralement assez longtemps, réclament peu d’entretien. Ils trouvent leur place dans notre quotidien, et rendent humblement de précieux services en se faisant oublier. Ces objets ne sont plus des « technologies », ils sont simplement des objets familiers. Telle pourrait être la liseuse, un objet reposant nous permettant simplement, à certains moments, de ne faire que lire. »
    30. 30. Equipement dans le monde : ordres de grandeur d’après F. Kaplan, La standardisation du livre et H. Guillaud, Les supports du livre numérique. X4 X 10 X2 50 millions 25 millions 2 milliards 500 millions
    31. 31. Comment le multi-écrans devient la norme
    32. 32. Les formats EPub : format ouvert, « reflowable », c’est-àdire qu’il s’adapte aux écrans des différents supports sur lequel il est utilisé. PDF : Initialement un format propriétaire Adobe, il est maintenant un standard ouvert. AZW : format propriétaire d’Amazon utilisé dans le Kindle.
    33. 33. Les applications de lecture IOS : IBooks, Bluefire, Kobo… Android : Aldiko, Kobo, Mantano Reader…
    34. 34. Les logiciels de gestion de bibliothèques personnelles Calibre, FBReader…
    35. 35. Le livre Image : Mike Licht (flickr) cc-by numérique 1. 2. 3. 4. Histoire Technologie Ecosystème Création
    36. 36. L’économie de l’attention
    37. 37. Image : dolmansaxlil (flickr) cc-by-nc-sa La question des DRM
    38. 38. Image : Quentin Metsys (Wikimedia commons) Le prix
    39. 39. La loi sur le Prix unique du livre numérique
    40. 40. 15%* des titres disponibles en papier * Contribution aux politiques culturelles numériques, Pierre Lescure, mai 2013. Image : Roxanne Milward (flickr) cc-by-nc-nd L’offre d’ebooks en France
    41. 41. Quelques absents…
    42. 42. Créer un marché captif
    43. 43. Image : M.C. Escher « On ne devrait pas parler de chaîne du livre mais de boucle du livre » (Hervé Le Crosnier)
    44. 44. De nouveaux acteurs
    45. 45. Les éditeurs pure players
    46. 46. De nouveaux modèles économiques Location
    47. 47. De nouveaux modèles économiques Abonnement
    48. 48. De nouveaux modèles économiques Abonnement
    49. 49. De nouveaux modèles économiques Nombre de pages lues
    50. 50. De nouveaux modèles économiques Publicité
    51. 51. De nouveaux modèles économiques Gratuité / conservation des données personnelles “Si vous ne payez pas pour quelque chose, vous n’êtes pas le client, vous êtes le produit” (Andrew Lewis)
    52. 52. De nouveaux modèles économiques Financement communautaire
    53. 53. A suivre… Pour en savoir plus…
    54. 54. « L'augmentation du nombre de références et la baisse des prix ne feront pas tout. Pour que les bibliothèques disparaissent, il faudra que les internautes puissent s'approprier les livres. Depuis que la musique s'est dématérialisée, tout un système d'appropriation de l'objet s'est mis en place pour que l'anonyme fichier MP3 (neon_lights_128kbps.mp3) retrouve son aura perdue. Les fonctionnalités des logiciels de lecture ressembleront de plus en plus à celles de Word (voire de Photoshop), dans un jeu de lectureécriture qui inventera une nouvelle appropriabilité du livre. » Vincent Glad
    55. 55. 3 qualités du texte électronique idéal : -Lisibilité (décrit grâce à un format ouvert, recomposable, conservable) -Maniabilité (indexable et cherchable, copiable et collable, annotable ou inscriptible) -Citabilité (identifiable, correctement décrit, interopérable) Marin Dacos, Pierre Mounier, L’édition électronique, La Découverte, 2010. Voir aussi les 10 recommandations du Consortium Couperin pour le livre numérique.
    56. 56. Le livre Image : Mike Licht (flickr) cc-by numérique 1. 2. 3. 4. Histoire Technologie Ecosystème Création
    57. 57. Le livre « homothétique » "Les homothéties préservent l'alignement des points et les rapports algébriques. Elles transforment une droite en une droite qui lui est parallèle. En géométrie euclidienne, elles apparaissent comme des cas particulier des similitudes ; les homothéties préservent les angles et dilatent les distances." Image : Abraham Bosse, illustration pour Desargues, Gallica
    58. 58. Le « livre Canada Dry »
    59. 59. Qu’est-ce qu’un livre ? Image : Bibliothèque Mazarine Un corpus (Michel Melot) « Servir de support au texte n’est pas le propre du livre […]. Bien au contraire, pour l’écriture comme pour l’image, le livre est un carcan. La vraie raison d’être du livre, c’est le corpus. Seul le livre est adapté pour arrêter l’écriture, y mettre un terme et rassembler les morceaux épars en un tout. »
    60. 60. Qu’est-ce qu’un livre ? – Dimension 0, ou l’unité, le mot. – Dimension 1, le texte : « Représenter la réalité sous cette forme est évidemment un défi. C’est l’impossible mission de la littérature et du discours scientifique » (Kaplan.) – Dimension 2, cartes, diagrammes, tableaux : le plan, support de projection ou lieu d’articulation de textes, images, schémas ou le deux à la fois. « Ils aident à “déployer nos idées en deux dimensions, les organiser dans le plan.” (Kaplan). – Dimension 3 : le livre imprimé comme “conteneur, classeur de documents de dimension 2. « le livre organise les pages, les cartes et les tableaux [...]. Il articule dans l’espace une accumulation d’objets potentiellement hétéroclites... C’est la fonction architecturante. » – Dimension 4 : applications, vidéos : introduction du temps, du mouvement, de la vitesse, des flux Image : Wikimedia Commons Un objet à 3 dimensions (Frédéric Kaplan) Frédéric Kaplan, Le livre-papier comme projection du livre-ma .
    61. 61. Mon outil de lecture, ce n’est plus le livre, c’est le navigateur : l’iPad, l’iPhone ou le Kindle Fire peuvent redonner une ergonomie à une page ou un ensemble web sans passer par la case livre numérique. […] Pour moi, l’avenir du livre c’est qu’on pourra s’en passer. Image : Emmysolien (DeviantArt) François Bon
    62. 62. Expériences hybrides : le livre augmenté
    63. 63. Monde Binaire, Baptiste Milési (HEAD de Genève), 2012.
    64. 64. Tony, Prise de tête.
    65. 65. Le livre-application
    66. 66. Al Gore, Our Choice.
    67. 67. « When an ebook authored for one platform is not available on others, our society will no longer be able to share a cultural narrative. » Image : jmsmytaste (flickr) cc-by-nc-sa Peter Brantley
    68. 68. “De la même manière qu’il n’est pas évident d’adapter un texte en vidéo, le grande liberté que permet l’expansion d’un livre-papier en livre-machine n’est en général exploitée que très timidement. Il nous faudra du temps avant de prendre nos marques dans cet espace large, avant de savoir en exploiter les multiples articulations de manière pertinente.” Faux Photography by Andyofne (flickr) cc-by Frédéric Kaplan
    69. 69. Et pour les bibliothèques ?
    70. 70. 200 bibliothèques en France prêtent des liseuses et tablettes numériques Source : Cartographie des bibliothèques / médiathèques en France : prêt de liseuses et tablettes
    71. 71. Image : gretchichi (flickr) cc-by Quelques expérimentations en bibliothèques
    72. 72. #1 Prêt de liseuses Ex : Issy-les-Moulineaux Ex. Issy-les-Moulineaux
    73. 73. Les contenus gratuits Source : CRDP de Franche-Comté
    74. 74. http://wsexport.fr.nf/
    75. 75. #2 Salon de lecture numérique Ex : Rennes
    76. 76. #3 Ipad dans les espaces documentaires Ex : Lormont
    77. 77. La sécurisation
    78. 78. #4 Actions de médiation Ex : Villeurbanne
    79. 79. Image : ScaarAT (flickr) cc-by-nc La presse numérique
    80. 80. Entre bienveillance et crise de légitimité ivrevirgule.tumblr.com cestitresqui.tumblr.com ajustetitre.tumblr.com
    81. 81. Le temps réel
    82. 82. Curation, partage, mèmes : le règne de l’amateur ?
    83. 83. Source : Carte interactive des médias web français
    84. 84. Infographie : les sites d'info pure players passés au crible http://tinyurl.com/cg276ba
    85. 85. Image : Nationaal Archief (flickr) no copyright Les pratiques
    86. 86. Temps de média consommé / Jour pour s’informer Internet fixe 58’ Télévision Presse Mag. Internet mobile 30’ 19’ 72’ Radio 61’ Presse Quot. 26’
    87. 87. Ecosystème Image : cobalt123 (flickr) cc-by-nc-sa
    88. 88. Image : Life Modèles économiques
    89. 89. « Information wants to be free » « D’un côté, l’information est chère parce qu’elle a de la valeur. Disposer de la bonne information au bon moment peut tout simplement changer votre vie. D’un autre côté, l’information doit être gratuite, parce qu’elle coûte de moins en moins cher à produire. On a donc deux principes qui s’opposent. » Steward Brand Image : Library of Congress (flickr)
    90. 90. X Sans pub FREEMIUM gratuit payant etc. Avec pub
    91. 91. 1 magazine, 3 versions
    92. 92. Sur tablette • Sur Ipad : – Pdf – Mode reflow
    93. 93. Accès personnalisé aux contenus gratuits Flipboard Pulse Prismatic
    94. 94. Sur liseuse Image : ebouquin (flickr)
    95. 95. Image : ellenm1 (flickr) cc-by Mutation des contenus
    96. 96. Journalisme participatif • Impacts du numérique sur les contenus – Journalisme citoyen, place du collaboratif (Les Observateurs, AgoraVox, Quoi, Newsring…) – Data journalisme (cf. infographies dynamiques d’Owni) – Serious games (gamification)
    97. 97. Journalisme de liens ?
    98. 98. Data-journalisme
    99. 99. Au-delà des données… le journalisme prédictif
    100. 100. Web-documentaires, POM
    101. 101. Serious games
    102. 102. Image : Christophe Robert cc-by En bibliothèque ?
    103. 103. Presse / magazine – Le kiosque.fr (400 titres en pdf) – Vocale presse
    104. 104. Archives de presse : – Pressens – Europresse – Press Display (pour l’international) – Factiva (pour l’international)
    105. 105. Indexation de presse : – CD-Rap – Référence (Indexpresse)
    106. 106. Les productions en bibliothèque • Points d’actu (BML) • Dossiers thématiques sur l’actualité (BPI)
    107. 107. Image : National Library of Australia(flickr) Domaine public Et maintenant, TD !

    ×