Le forum ouvert ínnovation et aprentissages - v2 revisão da publicada

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On raconte un parcours personnel qui a conduit à la découverte par l’auteur du Forum Ouvert. On montre comment l’esprit du Forum Ouvert a été appliqué au cours d’expériences d’innovation pédagogique …

On raconte un parcours personnel qui a conduit à la découverte par l’auteur du Forum Ouvert. On montre comment l’esprit du Forum Ouvert a été appliqué au cours d’expériences d’innovation pédagogique dans le cadre de l’enseignement universitaire. Et comment la méthodologie du FO a été appliquée dans beaucoup de cas au Portugal et sa contribution à promouvoir la résilience et l’apprentissage organisationnels

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  • 1. Le Forum Ouvert comme facilitateur de l’apprentissage Artur Silva Sommaire : On raconte un parcours personnel qui a conduit à la découverte par l’auteur du Forum Ouvert. On montre comment l’esprit du Forum Ouvert a été appliqué au cours d’expériences d’innovation pédagogique dans le cadre de l’enseignement universitaire. Et comment la méthodologie du FO a été appliquée dans beaucoup de cas au Portugal et sa contribution à promouvoir la résilience et l’apprentissage organisationnels. Antécédents Pendant 20 ans j’ai été ingénieur informatique chez IBM (à l’époque où les universités ne savaient pas encore que l'informatique existait...). Pendant mes dernières années chez IBM, j'étais responsable de la formation en systèmes d’information organisationnels pour les administrations et les cadres supérieurs des clients, couvrant les aspects du management stratégique des systèmes d’information et du changement organisationnel. J’étais aussi consultant dans les mêmes domaines d’intervention. Une fois que j'ai compris que cela pouvait créer des problèmes déontologiques, j’ai quitté IBM et j'ai créé et dirigé pendant quelques années ma propre entreprise de conseil (IQ – Information et Qualité) dans les mêmes matières. Chez IBM et chez IQ, et avec leurs clients, mais aussi à l’Institut Nationale de l’Administration (INA) j’ai enseigné dans beaucoup de formations professionnelles. Dans ce contexte je suis presque toujours arrivé à cette conclusion : chaque fois que je faisais des formations principalement théoriques, basées sur un modèle de « transmission de connaissances », je n’obtenais pas de bons résultats. Et à chaque fois que j’étais capable de créer un contexte et de motiver et mobiliser les formants dans des activités qui leurs permettaient de faire des applications concrètes et de prendre en charge leurs apprentissages cela conduisait à des résultats parfois surprenants (pour les formants et pour moi-même). Cela m'a convaincu que le rôle du formateur n’étais pas seulement de « transmettre des connaissances », mais surtout celui de créer un contexte qui favorise l'apprentissage des formants. L’Innovation Pédagogique Il faillait savoir si cette conception pouvait être aussi appliquée dans le contexte de l’éducation formelle, notamment universitaire, où les salles de cours sont encore des auditoriums ou organisées en rangées de tables, héritées de l'ère industrielle. En 1996, j’ai eu cette opportunité, car le département d'Ingénierie Informatique de l’Université
  • 2. de Coimbra (la plus ancienne du Portugal) m’a invité à enseigner aux futurs ingénieurs informatiques ces sujets, ainsi que la gestion, en deux semestres, matière qui faisait alors apparition dans cette graduation. C’est cette discipline qui a tout changé dans ma façon de comprendre l’enseignement et les organisations ! Au lieu d’enseigner la « gestion » (surtout financière) avec papier et crayon et des exercices, j’ai défini comme objectif de créer un environnement qui permette aux étudiants d'acquérir des connaissances de gestion, mais aussi - et surtout - des « compétences de gestion et de travail organisationnel », comme si la classe était une véritable « organisation ». Pour cela, j’ai demandé aux étudiants d’organiser, au 1er semestre, une conférence d’une journée. Le comité d'organisation fut composé de la totalité de la classe (environ 40 étudiants). Ils ont aussi proposé et réalisé, au 2ème semestre, plusieurs autres événements (expositions, projections de films, concerts, management d'un laboratoire de gestion, etc.), mais par petits groupes. Tout cela avec peu d’instructions de ma part ! Quant aux cours théoriques, un tiers était présenté par les élèves en groupe et discuté par tous. Et tous les travaux produits par les étudiants étaient disponibles sur un site internet, accessibles pendant les années suivantes. Les projets et les matières théoriques étaient aussi discutés dans des listes de courriel, avec des archives publiques. L’expérience fut un grand succès : les étudiants apprenaient à gérer et ils aimaient la matière1 . Quand j’ai réfléchi à cette expérience, j’ai compris que ce que j’avais fait, ce n’était pas réellement « enseigner » (transmettre des connaissances), mas plutôt « faciliter l’apprentissage des élèves » au niveau individuel, de chaque groupe (de projet ou des travaux théoriques) et de toute la classe. Alors l’innovation pédagogique pouvait se faire aussi dans l’enseignement formel ! Néanmoins, la facilitation de réunions était quelque chose auquel je m'étais confronté comme consultant - mais les méthodologies que je connaissais et avais appliqué étaient toutes « directives » et le « facilitateur » dominait et dirigeait tout. Dans le cas de mes cours de gestion presque tous étaient réalisés par les élèves, dans un principe d’auto-organisation. Je me suis donc posé cette question : y aurait-il une ou plusieurs méthodologies de facilitation que je ne connaissais pas encore et qui pouvait expliquer ces expériences d’apprentissage? Le Forum Ouvert Je suis donc allé étudier une dizaine de méthodologies de facilitation qui pouvaient apporter une base théorique à ce que j’avais fait. 1 Cette expérience a déjà été décrite. Cf. Silva et Figueiredo, « Teaching Management to Engineering Students: Acting as a Learning Organization », ICEE 2002.
  • 3. Lorsque je commençais à désespérer, car toutes ces nouvelles méthodologies que je rencontrais assumais que le rôle du facilitateur étais celui de tout diriger et donc enlevait aux « facilités » le pouvoir et, en conséquence, la capacité d'auto- organisation, de responsabilisation et d'apprentissage, j'ai découvert le Forum Ouvert (Open Space Technology) d’Harrison Owen. C’était vraiment cela ! Par hasard (probablement) ou par intuition (comme je préfère penser dans mes jours optimistes), je m’étais confronté avec l’auto-organisation en marche et donc je m’approchais de l’esprit, sinon à la lettre, du FO. Je suis devenu passionné par la méthode. Je me suis inscrit sur OSLIST2 , j’ai participé à la réunion internationale du Forum Ouvert sur le Forum Ouvert (WOSonOS) en 2000. J’ai écrit une brochure sur le Forum Ouvert et j’ai commencé à utiliser cette méthode lors des formations professionnelles et dans les évènements que par la suite j’étais invité à faciliter, dans des entreprises, des organisations professionnelles, des communautés, des ONG, etc., toujours avec de bons résultats. Gestion des Connaissances et Apprentissage Organisationnel En 2003, l’Université où j’ai étudié à Lisbonne m’a invité à mettre en place et à gérer des unités d’enseignements semestriels pour donner aux étudiants d’Ingénierie Informatique des « compétences comportementales » (« soft skills »). Dans un contexte différent, avec des objectifs et des méthodes différents, j’ai aussi appliqué l’esprit du Forum Ouvert3 . À partir de 2007, dans le cadre de la maîtrise d’Ingénierie Informatique, j’ai été chargé de la régence d’une unité de « Gestion des Connaissances et Apprentissage Organisationnel (GCAO)». J’ai, encore une fois, construit un contexte facilitateur de l’apprentissage des étudiants, des groupes et de la totalité de la classe/organisation, en cours et aussi sur une plate-forme collaborative sur ordinateur très utilisée internement par de grandes entreprises. Cette fois-ci, les étudiants étaient divisés en trois types de groupes : trois groupes thématiques, chacun avec dix étudiants (ressemblant à une communauté de pratique) chargé d’étudier un sous-domaine et de le décrire dans des textes collectifs ; dix groupes d’études de cas, chacun avec trois étudiants, chargés de visiter une entreprise et analyser la façon dont elle appliquait (ou pas) ces concepts ; et un groupe de trente (la totalité de la classe/organisation) qui devrait recompiler le tout dans le « Livre de GCAO ». Le livre et toutes les discussions sont disponibles pour les années suivantes où le livre a été amélioré (il a maintenant deux volumes). 2 Archives et inscriptions à : http://lists.openspacetech.org/listinfo.cgi/oslist-openspacetech.org. 3 Cette expérience a déjà été décrite. Cf. Silva et Tribolet « Developing Soft Skills in Engineering Studies – the Experience of Students’ Personal Portfolio », ICEE 2007
  • 4. Dans toutes ces activités, j’ai continué à utiliser avec de bons résultats une philosophie ouverte, d’auto-organisation orientée vers l’apprentissage des élèves, individuellement, en groupes et dans l’organisation-classe. Résilience et apprentissage organisationnels Grâce à toutes ces expériences et à des travaux sur l'apprentissage organisationnel dans les entreprises et des organisations, conduits par des étudiants dont j’ai fait la supervision dans les recherches pour ses dissertations de maîtrise, la problématique de la résilience et de l’apprentissage organisationnels, et des entreprises 2.0, devenait de plus et plus pressante, due aux changements croissants des conditions socio- économiques. Par ailleurs, mes expériences de facilitation des réunions en Forum Ouvert dans des entreprises et des communautés m’ont prouvé que chaque fois que l’espace est vraiment ouvert (dans le sens qui est expliqué dans quelques-uns des autres textes de ce livre) les groupes rassemblés se comportent d’une façon très proche de l’auto- organisation et cela facilite les échanges entre les gens et l’apprentissage des personnes et des organisations, en contribuant décisivement à la résilience organisationnelle. Conclusion Grâce à toutes ces expériences, je suis aujourd'hui convaincu que les entreprises et les organisations en général qui apprennent le plus - donc, les plus innovatrices et celles qui survivront le plus longtemps - sont celles qui utilisent, de façon consciente ou inconsciente, formelle ou informelle, la philosophie du Forum Ouvert. On pourrait peut-être les appeler des « organisations ouvertes ».