Sexualite normale 2010 2011

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Sexualite normale 2010 2011

  1. 1. REPUBLIQUE TOGOLAISE UNIVERSITE DE LOME(UL) FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE (FMMP) EXPOSE D’HISTOLOGIE- EMBRYOLOGIE Groupe 7 Sujet 10 SEXUALITE NORMALEPrésenté par : Chargés de cours :DZOBOSSE Marleine Pr BOUKARIMBARGA Félix Dr FOLLIGAN Pr. BOUKARISADIO Arnold Deuxième Année de médecine (PCEMII) 2010-2011
  2. 2. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  3. 3. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIOOBJECTIF GENERAL : - Connaitre les aspects normaux de la sexualité humaine en vue de mieux comprendre les dysfonctionnements de celle-ci.OBJECTIFS SPECIFIQUES : - Connaitre les différents critères philosophiques et psychosociaux qui définissent une sexualité normale - Décrire l’évolution de la sexualité dans l’espèce humaine - Décrire les différentes pratiques sexuelles reconnus comme normales - Décrire les différentes phases de la réponse sexuelle - Connaitre la fréquence moyenne des rapports sexuels en fonction de l’âge - Enumérer quelques aspects positifs et négatifs des rapports sexuels 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  4. 4. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO SOMMAIREINTRODUCTION………………………………………………………………………… 6I-/ CONSIDERATIONS PHILOSOPHIQUES ET PSYCHOSOCIALES SUR LASEXUALITE : DEFINITION DES NORMES……………………………………………… 6 I-1/ GENRE………………………………………………………………………… 6 I-2/ HETERO-HOMO-BI-SEXUALITE………………………………………….. 6 I-3/ PEUR DES MALADIES SEXUELLEMENTS TRANSMISSIBLES (MST) …………………………………………………………………………… 6 I-4/ CROYANCES, RELIGIONS ET SEXUALITE …………………………….. 7 I-5/ LA LEGISLATION ET LA SEXUALITE …………………………………... 7 I-6/ HISTOIRE D’UNE NORME LEGALE : LA SODOMIE…………………… 7II-/ RAPPELS ANATOMIQUES SUR LES ORGANES GENITAUX ………………….. 8 II-1/ L’APPAREIL REPRODUCTEUR FÉMININ………………………………. 8 II-1-1/ ORGANE EXTERNE…………………………………………………… 8 II-1-2/ ORGANES INTERNES………………………………………………… 9 II-2/ L’APPAREIL REPRODUCTEUR MASCULIN…………………………….. 11III-/ EVOLUTION DE LA SEXUALITE DANS L’ESPECE HUMAINE…………………. 13 III-1/ DEVELOPPEMENT PSYCHOSEXUEL DE L’ENFANT………………... 13 III-1-1/ COMMENT LA SEXUALITE VIENT AUX ENFANTS…………….. 13 III-1-2/ LA CONSTRUCTION DE L’IDENTITE SEXUEE DE L’ENFANT……………………………………………………………… 15 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  5. 5. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO III-2/ DEVELOPPEMENT PSYCHOSEXUEL DE L’ADOLESCENT…………. 16 III-2-1/ LA PUBERTE………………………………………………………….. 16 III-2-2/ LES DOUTES SUR L’IDENTITE SEXUELLE……………………... 18 III-3/ EVOLUTION DE LA SEXUALITE CHEZ LES PERSONNES ADULTES ET DU TROISIEME AGE ………………………………………………………… 18 III-3-1/LES EFFETS DE LAGE SUR LA SEXUALITE DE LHOMME…………………………………………………………….. 19 III-3-2/LES EFFETS DE LAGE SUR LA SEXUALITE DE LA FEMME……………....................................................................... 20IV-/ ASPECT PHYSIQUE DE LA SEXUALITE NORMALE : LE RAPPORTSEXUEL…………………………………………………………………………………….. 21 IV-1/ FACTEURS A L’ORIGINE DU RAPPORT SEXUEL…………………………............................................................. 21 IV-2/ ACTES LIES AUX RAPPORTS SEXUELS…………………………... . 22 IV-2-1/ LES PRELIMINAIRES……………………………………………. 22 IV-2-2/ LE COIT VAGINAL………………………………………………. 23 IV-3/ AUTRES TYPES DE RAPPORTS…………………………………….. 24 IV-3-1/ RAPPORTS MANUELS (MASTURBATION)………………….. 25 IV-3-2/ RAPPORTS BUCCAUX…………………………………………. 25 IV-3-3/ RAPPORTS ANAUX……………………………………………... 26 IV-3-4/ RAPPORTS AVEC JOUETS…………………………………… 26 IV-3-5/ PRATIQUES SEXUELLES RARES……………………………. 26 IV-4/ REPONSES PHYSIOLOGIQUES…………………………………… 27 IV-4-1/ LA PHASE D’EXCITATION…………………………………….. 27 IV-4-2/ LA PHASE EN PLATEAU………………………………………. 27 IV-4-3/ L’ORGASME…………………………………………………... 28 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  6. 6. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO IV-4-4/ LA PHASE DE RESOLUTION………………………………… 29 IV-4-5/ AUTRES REACTIONS POSTORGASMIQUES…………… 29 IV-4-6/ COURBES REPRESENTATIVES DES DIFFERENTES PHASES DE LA REPONSE SEXUELLE OU COURBES MULTIORGASMIQUES………………………………………... 35 IV-4-6-1/ Chez l’homme……………………………………….. 35 IV-4-6-2/ Chez la femme………………………………………. 36 IV-5/ VARIATIONS DE LA FREQUENCE DES RAPPORTS SEXUELS DANS L’ESPECE HUMAINE……………………………………………… 36 IV-6/ QUELQUES ASPECTS POSITIFS ET NEGATIFS DES RAPPORTS SEXUELS…………………………………………………………….. 37 IV-6-1/ ASPECTS POSITIFS………………………………………….. 37 IV-6-2/ ASPECTS NEGATIFS………………………………………… 37CONCLUSION…………………………………………………………………… 38Références bibliographiques………………………………………… 39 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  7. 7. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO INTRODUCTION :La sexualité se définit comme un ensemble de comportements et de pratiques qui, au-delà de lareproduction biologique, visent à atteindre la satisfaction de l’instinct sexuel. La sexualité normale peutdonc se définir comme une « pratique sociale » engendrant des comportements sexuels danslesquels s’inscrivent, pour un individu donné, des orientations sexuelles et, à l’échelle de la société, desnormes sociales structurées autour de contraintes historiques ou religieuses, médicales ou légales. Lasexualité est, du point de vue de l’espèce, orientée vers la procréation. Néanmoins elle a toujours eu dessignifications autres que ce but : pouvoir, valeur, place sociale, de l’individu. L’apparition récente de moyensefficaces de contrôle des naissances l’a affranchie de sa liaison à la grossesse et a favorisé une libérationcertaine des mœurs, de même qu’un changement dans le statut et les rôles sociaux des femmes et deshommes. Malgré ces changements importants, la sexualité hétérosexuelle se pratique le plus souvent dansle cadre d’une relation de couple et la question d’avoir des enfants et de les élever reste toujours aussiprimordiale. Il nous incombe donc d’étudier plus en détail cette sexualité dans les normes où elle se dérouleet dans la mesure où elle revêt un aspect comportemental et physiologique. I-/ CONSIDERATIONS PHILOSOPHIQUES ET PSYCHOSOCIALES SUR LA SEXUALITE : DEFINITION DES NORMES I-1/ GENRE :Si la différence anatomique des sexes est biologique, celle du genre peut s’affirmer comme « sociale »voire « militante » ; Les définitions homme/femme sont alors affaire de revendications. Lappartenancerevendiquée à un genre ne détermine aucunement les comportements ou lorientation sexuelle. I-2/ HETERO-HOMO-BI-SEXUALITE :Les études statistiques sur la sexualité définissent de multiples catégories allant de l’attirance exclusivepour l’autre sexe (« hétérosexualité »), une attirance préférentielle pour le même ou l’autre sexe(« bisexualité »), et une attirance exclusive pour le même sexe (« homosexualité ») ; dans cetteacceptation qui n’inclut pas la notion de pratiques (franchir le pas) ou de fréquence (il y a combien detemps), environ 10% de la population peut être considérée comme bisexuelle avec une légèresupériorité des femmes qui s’explique surtout par une réticence d’aveux chez les hommes. Il est à noterque les populations homo/bisexuelles ont des caractéristiques propres comme : un âge moins élevépour le premier rapport, un plus grand nombre de partenaires (rarement exclusif pour un seul sexe) etqui s’accompagne d’un profil social également différencié (études plus longues, grandes villes,…) ; I-3/ PEUR DES MALADIES SEXUELLEMENTS TRANSMISSIBLES (MST) :La plupart des comportements sexuels impliquent le contact avec une autre personne (notamment desfrottements qui s’accompagnent fréquemment de petits saignements ou de pertes de liquide séminal ) etprovoquent donc un risque de transmission de maladies sexuellement transmises. Cest en cela qu‘elles 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  8. 8. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIOinfluencent les comportements : des pratiques sexuelles plus sûres sont recommandées (usage dupréservatif), d’autres déconseillées ; à l’extrême, le risque de MST est parfois mis en avant pour fairevaloir les idées de fidélité et de monogamie. I-4/ CROYANCES, RELIGIONS ET SEXUALITE :Le comportement sexuel, comme les autres activités sociales, est régi par des règles ou des coutumesqui varient en fonction de la culture locale. Historiquement, les sociétés occidentales et des religionsjudéo-chrétiennes ont la plupart du temps regardé le sexe comme approprié uniquement lors dunerelation maritale et à des fins reproductives. Lidée selon laquelle les actes sexuels seraient dévaluéslorsquils sont réalisés en dehors dune relation amoureuse à long terme et monogame est aujourdhuiencore largement répandue, bien que contredite par les données statistiques. Cependant, lactivitésexuelle en dehors du mariage et le sexe dit « occasionnel » sont devenus de plus en plus admis etcourants dans la société, surtout au moment de la révolution sexuelle.La religion et l’origine géographique exercent toujours une influence notable sur les comportements :les chrétiens ou les musulmans pratiquants déclarent ainsi moins de partenaires sexuels dans leur vieet ont une entrée dans la sexualité sensiblement retardée, à l’inverse des personnes se déclarant sansaucune croyance.Enfin, les religions jouent un rôle majeur dans la réalisation des normes comportementales sexuelles :Alain Corbin a ainsi mis en avant la structuration des comportements toujours considérés comme plus« acceptables » dans la société chrétienne (sexualité exclusivement limitée au coït hétérosexuel,position recommandée du missionnaire, interdit de la masturbation…), y compris dans les figurationspornographiques (tolérance de l’homosexualité féminine, refus de la sodomie…). D’autres religions,comme le tantrisme, semblent au contraire avoir poussé à leurs limites les expressions « libres » descomportements sexuels. I-5/ LA LEGISLATION ET LA SEXUALITE :La loi est bien entendu un palier normatif majeur car elle pose nettement des interdictions enconsidérant certains comportements sexuels comme des « crimes ».La plupart des pays condamnentainsi les agressions sexuelles, linceste, le viol, les abus sur des mineurs, lexhibitionnisme (à titredatteinte à la pudeur) ou la prostitution (activité sexuelle rémunérée). Braver ces interdits peutconstituer en soi une finalité : les écrits libertins et en particulier ceux du marquis de Sade affichentouvertement la volonté de s’attaquer aux lois autant qu’aux croyances en abusant de certaines figuresviolentes ou illégales. Beaucoup de cultures considèrent en effet intolérable de forcer quelquun àsengager dans une relation sexuelle s’il nest pas consentant. Ceci sappelle une agression sexuelle,qui peut être un attouchement sexuel ou, dans le cas dune pénétration, un viol. La définition de ceterme peut différer selon les pays. En outre, précisément en ce qui concerne le consentement réel pourengager une relation sexuelle, celui-ci change suivant la culture. La législation définit ce qui constitue unconsentement, et inclut une majorité sexuelle, lâge minimum auquel le consentement dune personne àavoir un rapport sexuel est considéré comme valable. En France, lâge est fixé à 15 ans ; en Belgique eten Suisse, à 16 ans, et au Cameroun à 16 ans, en dessous de cet âge, il y a abus sexuel sur mineurou atteinte sexuelle sur mineur. En France, les perversions sexuelles, excepté celles qui incluent uneactivité criminelle (dans les cas de pédophilie et de sadisme, par exemple), ne sont a priori pluscondamnables en tant que telles.I-6/ HISTOIRE D’UNE NORME LEGALE : LA SODOMIE 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  9. 9. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIOJusqu’au milieu du XXe siècle, certaines pratiques sexuelles, comme la sodomie, sont illégales dans laquasi-totalité des nations. Les lois interdisant lhomosexualité ont changé considérablement à traverslhistoire, évoluant en fonction de la culture, des tabous et des coutumes religieuses et sociales. Detelles lois sont souvent visées ou appliquées différemment en fonction du sexe des personnesconcernées. Par exemple, en Angleterre pendant le règne de la Reine Victoria, des lois contre lecomportement homosexuel et contre la sodomie ont visé spécifiquement lactivité homosexuellemasculine, et nont pas abordé lactivité homosexuelle féminine. Lune des dernières victimes Anglo-saxonnes de cette législation fut Alan Turing, qui se suicida après avoir subi des injections hormonalesforcées.Plusieurs formes dactivités homosexuelles sont encore interdites dans certaines régions du monde. En2003, la décision de la Cour suprême des États-Unis relative à Lawrence v. Texas a inversé toutes leslois sur l‘ensemble des états. Jusqualors, de telles lois se nommaient « lois sur la sodomie » etincluaient des textes sur lâge de consentement et sur la « décence ». Ces pratiques jugéesmoralement inacceptables sont également incluses dans des définitions psychiatriques en tant queparaphilies. Aujourd’hui encore, la sodomie le demeure dans certains pays (notamment en Afrique etdans des pays musulmans, mais aussi dans certains états des États-Unis, et même au Canada) mêmeentre adultes consentant. II-/ RAPPELS ANATOMIQUES SUR LES ORGANES GENITAUX :Les organes génitaux, sont les organes qui permettent la reproduction. C’est pour cette raison quel’ensemble de ces organes est appelé appareil reproducteur. Parmi les organes sexuels, certainsfabriquent les cellules de la reproduction, ou gamètes (les spermatozoïdes et les ovules). Cesorganes sont appelés gonades. Les gonades masculines sont les testicules, qui fabriquent lesspermatozoïdes (gamètes mâles). Les gonades féminines sont les ovaires, qui produisent les ovules(gamètes femelles). L’appareil reproducteur humain ressemble beaucoup à celui des autresmammifères..II-1/ L’APPAREIL REPRODUCTEUR FÉMININII-1-1/ ORGANE EXTERNE : Seule la vulve et l’orifice externe de l’urètre sont externes. La vulve comprend les grandes lèvres et lespetites lèvres, ainsi que le clitoris. 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  10. 10. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO LEGENDE : 1- CAPUCHON DU CLITORIS 2- GLAND DU CLITORIS 3- MEAT URINAIRE 4- VESTIBULE VULVAIRE 5- PETITES LEVRES 6- ORIFICE VAGINALII-1-2/ ORGANES INTERNES : - LE VAGINLe vagin est un canal élastique qui relie la vulve à l’utérus. Son entrée est protégée par les grandes etles petites lèvres. Chez les jeunes filles qui n’ont jamais eu de rapport sexuel, il est en partie fermé parl’hymen (c’est ce que l’on appelle la virginité). L’hymen est une fine membrane située à l’entrée duvagin. Lors du premier rapport sexuel, elle se déchire. Il arrive parfois qu’elle se distende ou soitrompue en pratiquant certains sports. - L’UTERUSL’utérus se trouve au-dessus du vagin. C’est un organe creux qui a une forme de poire à l’envers.L’utérus est relié au vagin par un orifice très fin, le col de l’utérus. C’est dans l’utérus que se développele bébé s’il y a fécondation.L’utérus est très élastique. Il est habituellement de la taille d’un poing fermé, mais quand la femme estenceinte, il se distend au fur et à mesure que le bébé grandit. Au moment de l’accouchement, lesmuscles qui se trouvent dans ses parois sont capables de contractions très puissantes qui permettentau bébé de sortir. - LES TROMPES DE FALLOPEEn haut de l’utérus, de part et d’autre, se trouvent les trompes de Fallope. Ce sont des tubes reliés auxovaires. Leur extrémité, appelée pavillon, est en forme d’entonnoir et entoure en partie chaque ovaire. 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  11. 11. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO - LES OVAIRESLes ovaires ont la forme de deux petites boules, de la taille d’une noix. Ils ont pour rôle de fabriquer lesovules, qui sont les cellules reproductrices féminines (ou gamètes féminins). Ils produisent aussi deshormones féminines (notamment la progestérone et les œstrogènes). 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  12. 12. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIOII-2/ L’APPAREIL REPRODUCTEUR MASCULINLa plupart des organes génitaux de l’homme sont externes. - LE PENIS (OU VERGE)Le pénis n’est pas un muscle comme on peut parfois l’entendre. C’est un organe constitué de différentstubes appelés « corps » : deux corps caverneux et un corps spongieux. Il est traversé par un canal,l’urètre, qui transporte l’urine, mais aussi le sperme lors de l’éjaculation.Quand les corps caverneux se remplissent de sang (sous l’effet d’une excitation sexuelle), le pénisdevient rigide et se dresse : on dit qu’il entre en érection. C’est ce qui permet les relations sexuelles. Lalongueur du pénis est variable selon les hommes : elle n’a aucune influence sur la fertilité, ni sur lavirilité et la qualité des relations sexuelles.À l’extrémité du pénis se trouve le gland, lui-même recouvert par une peau appelée prépuce. - LE SCROTUM (OU BOURSES)Le scrotum est un petit sac de peau situé derrière le pénis. Il contient les testicules. Il est en dehors ducorps car les testicules, pour bien fonctionner, ont besoin de rester à une température légèrementinférieure au reste du corps. - LES TESTICULESLes testicules sont au nombre de deux. Ils fabriquent les spermatozoïdes, qui sont les cellulesreproductrices masculines (ou gamètes masculins). Ils produisent aussi des hormones masculines(notamment la testostérone). Contrairement à la fabrication des ovules chez la femme, la fabricationdes spermatozoïdes n’est pas cyclique mais continue. À partir de la puberté, les testicules produisenten permanence des spermatozoïdes. Chez l’homme, la production de spermatozoïdes ne s’arrêtejamais totalement, mais elle diminue à partir de l’âge de 70 ans environ (c’est ce qu’on appellel’andropause).Une fois produits par les testicules, les spermatozoïdes sont stockés dans l’épididyme, un canal situé àl’arrière du testicule, où ils « mûrissent ». Arrivés à maturité (après un peu plus de deux mois), ilsremontent par le canal déférent jusqu’aux vésicules séminales. - LA PROSTATESituée à l’intérieur du corps, juste au-dessous de la vessie, la prostate fabrique un liquide spécial,destiné à nourrir les spermatozoïdes : le liquide séminal. Au moment de l’éjaculation, ce liquide semélange aux spermatozoïdes libérés par les vésicules séminales. 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  13. 13. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  14. 14. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO III-/ EVOLUTION DE LA SEXUALITE DANS L’ESPECE HUMAINEIII-1/ DEVELOPPEMENT PSYCHOSEXUEL DE L’ENFANT : La sexualité, comme l’a découvert Sigmund Freud, concerne tous les plaisirs du corps que cetauteur nomme "plaisirs érogènes". Par exemple, le premier plaisir du corps est, pour le nouveau né,celui de se nourrir : il s’agit ici d’un plaisir érogène dit "oral" (la "sphère orale" correspondant, en termesanatomiques, à la cavité buccale). En fonction des étapes de la maturation physique et psychique, leplaisir érogène va progressivement inclure des zones nouvelles (zone anale puis urétrale) jusqu’àconcerner, au moment de la période Œdipienne puis de la puberté, la sphère génitale proprement dite.La sexualité est alors référée au sexué, c’est-à-dire à la différence des sexes. Ainsi, la sexualité au sens large concerne non seulement l’adolescent et l’adulte mais aussil’enfant. On parle dans ce dernier cas de "sexualité infantile". Cette sexualité infantile est soumise à de nombreuses vicissitudes. Certaines concernentl’enfant lui-même (certes au cœur de son environnement) et génèrent ce que l’on appelle des "conflitsintrapsychiques" qui opposent les sentiments d’amour aux sentiments de haine. D’autres, parfois trèsgraves, concernent les adultes qui s’occupent de lui et en particulier ses parents. Au premier rang decelles-ci figure la question extrêmement complexe de l’inceste, dominée par la "confusion des languesentre les adultes et les enfants". Le langage de la tendresse, en effet, est bien différent de celui de lapassion. Confronté à l’enfant, l’adulte doit donc dominer le sexuel en lui, mais sans pour autant nier sonexistence et s’interdire tout affect ou mouvement de tendresse. C’est particulièrement important chez letout petit pour lequel l’investissement libidinal maternel est le garant d’un bon développementpsychoaffectif.C’est ainsi qu’un lien se tisse entre l’histoire de l’adulte qui arrive avec son inconscient dans la relationavec l’enfant qui, lui, n’a pas encore constitué le sien. C’est en cela que la relation entre l’adulte et lenouveau-né n’est pas symétrique, et que la séduction de l’adulte envers ce nouveau-né est en quelquesorte "énigmatique" pour ce dernier, puisque cette séduction n’est, au départ, liée qu’à l’inconscient del’adulte qui s’occupe de lui. On peut par conséquent considérer que l’acte de l’adulte dépasse toujours,par son aspect fantasmatique et par ce qui peut en transparaître, le simple aspect du soin, du quotidien.III-1-1/ COMMENT LA SEXUALITE VIENT AUX ENFANTS ? Vers 3-4 ans, le petit garçon s’extasie devant sa mère et lui avoue son intention de se marieravec elle quand il sera plus grand. La petite fille se contemple devant la glace pour juger de l’effet queproduit le coussin qu’elle a fourré sous sa jupe et qui gonfle son ventre comme celui d’une femmeenceinte. Les récréations de la cour maternelle résonnent d’amours changeants. Les jeux dedécouverte du corps, "du docteur" et "de papa-maman", montrent la curiosité des enfants pour ledomaine sexuel. Malgré les tentatives dexplication de plus en plus originales et audacieuses des adultes enversles enfants concernant la conception et les origines, les théories sexuelles des enfants n’en sont paspour autant abrasées et continuent à s’élaborer, de manière plus ou moins consciente. Ces théories,parfois drôles, parfois "inquiétantes" pour les adultes que nous sommes, ont la particularité d’êtresatisfaisantes pour l’enfant dans la mesure où elles permettent à celui-ci d’échafauder pas à pas, enfonction de sa maturation physiologique et psychologique, ce qui deviendra peu à peu unereprésentation du monde sexuel des adultes. Comment la sexualité arrive-t-elle aux enfants ? 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  15. 15. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO Lors de ce premier éveil à la vie que représente la sensualité de la relation entre le bébé et samère, s’installent les prémices de la constitution de l’identité et de la sexualité de l’enfant : c’est à cemoment là que se construisent le premier attachement, le premier amour, les premiers investissementsdu corps, dans ces plaisirs sensuels qui fonderont la matrice de toute relation future, en particulieramoureuse. C’est en particulier la mère (ou le personnage maternant), par un travail de traduction,d’explication, qui permettra aux expériences désagréables voire douloureuses (comme par exemple lafaim, les ballonnements, l’expulsion parfois pénible des selles etc.) d’être contenues, pensées,représentables, et donc de devenir acceptables pour son bébé. La mère et les adultes maternants ontdonc le double rôle d’éveiller l’enfant à la sensualité et celui d’endiguer un surcroît de stimulations quine seraient pas tolérables pour le bébé et le déborderaient. La mère est donc stimulante autant queprotectrice. Elle permet à son bébé de gérer peu à peu l’excitation dans une relation affectived’échanges. Et le père? Nous n’avons pour le moment évoqué que la mère, en nuançant ce mot de "mère"pour évoquer les adultes maternants. Dans le maternage, le père n’est pas identique à la mère. Il n’apas vécu, dans son corps, l’expérience de la grossesse, et son odeur, son rythme, ne sont pas aussifamiliers au bébé nouveau-né. A titre d’exemple, l’observation du contact entre père et nouveau-né montre que le père tientplus volontiers le nourrisson près de son cou, alors que la mère le tient vers la poitrine, ce quicorrespond à des zones "érogènes" de sensualité différente pour l’un et l’autre. Il s’adressegénéralement au bébé sur un mode plus stimulant; il le tient de manière moins englobante, moinsmoulé à son corps, et il le berce plus verticalement. Les pères sont plus ludiques que les mères. Le toutpetit bébé reconnaît essentiellement son père à sa voix et aux rythmes différents. Le père n’est ni lamère ni un étranger, et le bébé, dans le quotidien de la vie, s’organise d’emblée dans des relations àtrois : c’est dans cette matrice triadique qu’il se fondera. C’est toutefois la capacité interne de la mère à organiser une certaine distance, à limiter lafusion, qui lui permet d’introduire le père en tant que tiers. Dans ce mouvement, en chaque femme estinterrogé l’équilibre entre sa fonction maternelle et sa féminité. Est également convoqué chez ellel’ensemble de son développement psychoaffectif, depuis son propre vécu de nourrisson jusqu’à sesrésolutions Œdipiennes. Le fait qu’elle puisse, elle, désirer sexuellement un homme, dégage le bébéd’un trop grand rapprochement, introduit une limite et une frustration nécessaire au développement del’enfant. Progressivement, l’enfant va devenir autonome, du fait de sa motricité, mais aussi de soncontrôle sphinctérien. La période de l’acquisition de la propreté signe une étape importante dansl’évolution de la sexualité de l’enfant : il renonce à ce moment-là aux bénéfices secondaires liés àl’érotisation des soins d’hygiène prodigués par sa mère, pour s’humaniser et être valorisé par sa mèreet son père. Pour devenir grand, il admet une certaine perte. Il doit donc renoncer à la fusion initialeavec sa mère, afin de se différencier, de montrer qu’il peut faire sans aide. Ce n’est d’ailleurs pas unhasard si cette période coïncide avec l’apparition du "non" (3 ème organisateur de Spitz). La toute-puissance qu’il a nécessairement ressentie quand il était bébé – c’est-à-dire l’idée que le mondes’organisait pour lui, autour de lui – trouve une limite. Il prend en effet conscience : - d’une part de ses limites physiques (celles de son corps en tant que frontière avec l’environnement mais aussi en tant qu’objet en quelque sorte "incomplet", soumis à la frustration de ne pas faire tout ce qu’il souhaiterait faire); - d’autre part des limites auxquelles ses désirs sont en principe inévitablement soumis du fait de la prise de conscience des interdits fondamentaux.L’amour des enfants pour leurs parents s’exprime beaucoup sur le mode de la séduction. Mais, ilsrencontrent en face d’eux des adultes-parents qui répondent par la tendresse et non pas par l’érotisme, 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  16. 16. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIOà condition qu’eux-mêmes aient renoncé à leurs premières amours incestueuses. C’est ainsi que lesenfants comprennent la limite de leur séduction. D’un côté ils butent sur un interdit, et d’un autre sur leurimmaturité physiologique. Ceci les conduit à se projeter dans l’avenir : plus tard ils auront un partenairesexuel et des enfants. L’enfant abandonne ainsi sa croyance en la toute-puissance, d’abord de lui-même, puis de celle de ses parents dont il découvre qu’ils sont soumis comme lui à la Loi. Cette Loi, fondatrice de la personnalité, va conduire le Moi de l’enfant à l’élaboration de ce quel’on appelle "l’Idéal du Moi", que l’on pourrait comparer à une sorte d’adaptation du Moi aux exigencesdu Surmoi (représentant des interdits et des exigences morales). C’est ainsi que les désirs incestueuxinitiaux vont, durant ce que l’on appelle la "période de latence" (de l’âge de 7 ans environs jusqu’audébut de la puberté), être refoulés par le Moi. Ce dernier va procéder à un travail de déplacement desbuts pulsionnels initiaux (qui fonctionnent sous l’égide du principe de plaisir, c’est-à-dire de la toutepuissance de l’enfant face à ses désirs) vers des objectifs plus socialisés : école, sport, activitéscréatives, etc… C’est ce que l’on appelle la sublimation. Cette période coïncide avec l’ouverture des relations de l’enfant vers des figures autresqu’Œdipiennes, c’est-à-dire vers des personnes autres que celles qui ont assumé le rôle de père et demère : maîtresse décole, amitiés diverses, histoires d’amour… Ceci permet la liquidation progressivedu complexe d’Œdipe. C’est à partir de cette ouverture progressive au monde que va se développer toute la sexualitéde l’enfant qui le conduira vers sa vie d’adulte sexué. La pulsion sexuelle prend ainsi sa dimensionadulte dans l’échange, l’attente, selon des modalités culturelles qui permettent son expression et sacodification. On comprend donc l’importance de l’accompagnement, par les adultes, du petit d’homme endevenir.III-1-2/ LA CONSTRUCTION DE L’IDENTITE SEXUEE DE L’ENFANT La construction de l’identité sexuée ne va pas de soi. Elle n’est pas de nature biologique bienqu’elle s’appuie sur le biologique. En effet, peut-on réduire un homme ou une femme au seul corpssexué, mâle ou femelle ? Y a t-il toujours une harmonie parfaite entre les caractères sexuels primaireset les représentations intrapsychiques que chacun se fait de son sexe ? Assurément non. Il fautnuancer. L’identité sexuée est le résultat d’une construction. Cette construction commence d’ailleurs endehors du bébé lui-même, dans la tête des parents, avant même la conception. Les parents fantasmenten effet longtemps le sexe de leur futur enfant. Ces fantasmes sur le sexe du bébé s’originentnotamment dans leur propre histoire, et s’y réfèrent en permanence. La construction de l’identité sexuéede l’enfant s’appuie donc non seulement sur sa propre histoire, celle qui débute à sa naissance, maisaussi sur l’histoire de ceux qui lui préexistent, et en particulier celle de son père et de sa mère. S. Freud a beaucoup insisté sur la notion de bisexualité psychique fondamentale, originelle,chez tout être humain. En effet, ce n’est que peu à peu que le nourrisson, puis l’enfant, va devenircapable de discriminer dans son entourage les images masculines et féminines. Cette discrimination vas’établir graduellement. On peut ainsi dégager une trajectoire évolutive qui va du stade anal (couple antagonisteactif/passif) au stade Œdipien (parent du même sexe ou de l’autre sexe, à conquérir ou à écarter, à quiressembler ou non) en passant par le stade phallique (avoir un pénis ou non). C’est au travers de ces 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  17. 17. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIOdifférentes oppositions que s’instaure progressivement pour l’enfant la représentation des statutsmasculin et féminin. Par ailleurs, il faut insister sur l’importance du désir parental, parfois inconscient, dans ledéveloppement identitaire sexuel de l’enfant : place faite au père par la mère, sexe de l’enfantimaginaire, relation à son propre sexe et à l’autre. III-2/ DEVELOPPEMENT PSYCHOSEXUEL DE L’ADOLESCENT :Pour les filles et les garçons, l’adolescence se traduit par une métamorphose corporelle, un attraitgrandissant et nouveau pour le sexe, et un besoin de prendre le large vis-à-vis de ses parents.Intensément relayée et même stimulée par les médias, l’attirance pour le sexe opposé a besoin, pour seréaliser, d’une certaine phase de maturation. Celle-ci passe par les fantasmes, alimentés par la pratiquede la masturbation.Les différences filles-garçons :Filles et garçons ne réagissent pas de la même façon vis à vis de l’autre sexe, ne se posent pas lesmêmes questions, et n’ont pas non plus les mêmes objectifs. Les garçons ont tendance à se focalisersur la question “est-ce que je suis normal ?” et ont un peu peur de “ne pas assurer”. Ils ne peuvent pas,en effet, à la différence des filles, “faire semblant”.Un besoin d’intimité grandissant :L’adolescence est souvent vécue comme une période angoissante où la problématique du sexe estomniprésente. Le jeune adolescent de 13 ans se risque parfois à parler de son premier vrai baiser à sesparents. Ce baiser, riche en sensations, l’adolescent l’attendait en l’ayant vu souvent dans des films oudes séries télévisées. C’est un baiser qui n’a donc plus rien de tabou, qui rend même l’adolescent plutôtfier de lui, et à cet âge où il est encore très proche de ses parents, quelques confidences sur le sujet nesont pas étonnantes. Les parents doivent délivrer un message positif sur la sexualité, car toutadolescent a besoin d’être rassuré dans un domaine qu’il découvre fébrilement, avec quelquesinhibitions. Passage de lenfance à lâge adulte, ladolescence entraîne bien souvent une grandeconfusion. Entre rébellion et épanouissement de la personnalité, garçons et filles doivent faire face auxbouleversements hormonaux, physiques et psychiques de la puberté.Comment faire bon ménage avec son corps en plein bouleversement : développement des seins,apparition des règles, des poils, mue de la voix, acné… La puberté est aussi la période de constructionde lidentité sexuelle. Comment se détermine-t-elle ? Et comment la percevoir ?III-2-1/ LA PUBERTE :Le corps change et ce passage vers lâge adulte ne se fait pas toujours en douceur. Apparition desseins et des règles, changement de la voix et poussée des poils. Nous allons parler des secrets de cesmanifestations courantes de cette période riche en bouleversements. - Les seins : 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  18. 18. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIOPremier signe de la puberté, chez les jeunes filles, cest souvent le plus attendu, même si certainesappréhendent cet adieu à lenfance…Au sommet du sein, ce qui nétait quune légère excroissance rosée ou marron devient plus large et plusfoncé : cest laréole. Elle est surmontée dun petit bouton, le mamelon, sensible aux variations detempérature et au toucher, capable de se durcir ou se tendre vers lextérieur.Aucun exercice physique ne contraindra les seins à grossir, diminuer ou sarrondir : constitué de tissugraisseux et de glande, le sein ne se muscle pas !Ces seins qui contiennent la glande mammaire recouvrent les muscles pectoraux. Ils peuvent être deformes diverses. Outre leur rôle de séduction, les seins sont destinés à produire du lait pour lenourrisson dont la femme accouchera, et cela, quels que soient leur forme et leur volume !La glande mammaire est constituée de quinze à vingt lobes, eux-mêmes divisés en lobules quirenferment les glandes alvéolaires où se fabriquera le lait. Les canaux galactophores relient les lobesau mamelon. Ils transporteront le lait qui jaillira du mamelon par minces filets.Dès lapparition des seins, la jeune fille doit s’équiper d’un soutien-gorge adapté, surtout si sa poitrineest forte ou si elle pratique une activité sportive.- Moustache, barbe, poils pubiens et poils aux bras :Durant la puberté, le corps, stimulé par des hormones sexuelles dites androgènes, se couvre de poilsselon une organisation déterminée : tout dabord les poils pubiens, en triangle pour les filles, oudescendant du nombril vers la verge pour les garçons, et les poils aux aisselles. Puis les poils quicouvraient déjà jambes et bras sépaississent ; pour les garçons, des poils poussent au centre du torseet autour des mamelons. Enfin sur les visages masculins se développent moustache et barbe, tandisque, parfois, les filles voient apparaître un fin duvet au même emplacement.- Transpiration, et hygiène corporelle :À partir de la puberté, le corps sécrète diverses substances à lodeur prononcée : il faut donc se laverquotidiennement, en apportant un soin particulier à lappareil génital externe et aux aisselles, afindéliminer sueur, sébum ou, pour les filles, sécrétions vaginales. Il faut éviter des vêtements ou deschaussures qui font transpirer (slips en synthétique, chaussures de sport, jogging en nylon, etc.…). À lamauvaise odeur quils donnent à la peau sajoute un autre inconvénient : les mycoses, deschampignons microscopiques qui provoquent des brûlures ou des démangeaisons. Il arrive que le visage " bourgeonne " et se couvre de boutons : l’acné juvénile se soigne, à condition derespecter le traitement qui est long. Il ne faut donc pas hésiter à consulter un médecin. 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  19. 19. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO- La puberté et la transformation de la voix :La puberté correspond à lentrée de lenfant dans ladolescence. Elle se produit, sous laction denombreuses hormones, vers lâge de douze ans chez les garçons. Les transformations sontnombreuses (maturation des organes génitaux, apparition de poils…). Lune des étapes les plusremarquées est le changement du timbre de la voix ou mue.En fait, ce changement est dépendant du reste des transformations dues à la puberté : le corps granditet prend du volume. Or le larynx, siège des cordes vocales, néchappe pas à cette règle et prend delampleur. Les cordes vocales sallongent et sépaississent. Et le timbre de la voix est directement lié àlépaisseur des cordes vocales : des cordes vocales fines vibrent rapidement, donnant une voix aiguëalors que des cordes vocales épaisses vibrent lentement et donnent une voix grave.Une voix plus ou moins graveLes cordes vocales du garçon, en sépaississant, vont donc vibrer moins rapidement et donner une voixgrave dadulte. Bien sur, la transformation dépend des personnes. La transformation nécessite environun an pour que le garçon trouve sa voix définitive.III-2-2/ LES DOUTES SUR L’IDENTITE SEXUELLE :A ladolescence, au début de lâge adulte, bon nombre de garçons et de filles, sinterrogent sur lessentiments quils ressentent et quils découvrent.La sexualité reste encore un sujet tabou. Elle fascine, elle intrigue et celle des autres renvoie souvent àses propres pratiques et à ses propres doutes. Cela saccompagne dune pression sociale obligeantchacun à se définir par rapport à son comportement sexuel.Quand on est adolescent, cette pression est souvent difficile à vivre et beaucoup de jeunes cherchent àsavoir à quelle catégorie ils appartiennent. Homosexuels ou hétérosexuels, on a souvent le sentimentquil faut choisir son camp et on recherche alors en soi les signes, les preuves qui démontreraient quelon appartient à tel ou tel groupe. Mais la sexualité ne se résume pas à des catégories. Chaque individula vit différemment et aucune règle nexiste en la matière. Il faut se donner du temps pour apprendre àse connaître, à identifier ses propres désirs. Toute expérience nest pas forcément définitive, ni unengagement pour lavenir.Découvrir son corps et chercher à connaître celui des autres, sont des étapes nécessaires pour trouverson équilibre. III-3/ EVOLUTION DE LA SEXUALITE CHEZ LES PERSONNES ADULTES ET DU TROISIEME AGE :Lorsque, vers la cinquantaine, leurs réactions sexuelles commencent à décliner, certains hommesse retirent dans une andropause irritable, dépressive, paranoïde. Dautres abandonnent leur femme etvont chercher des partenaires plus jeunes pour retrouver lintensité érotique de leur jeunesse. Desfemmes profitent de leur ménopause pour justifier un arrêt total d’activités sexuelles. Les plus heureuxsont capables dintégrer confortablement une sexualité modifiée, même si un peu réduite.Il est extrêmement intéressant de constater que lâge exerce des effets différents sur le cycle sexuelselon quil sagit de lhomme ou de la femme. Les statistiques démontrent que, chez lhomme, laréactivité, la capacité et la fréquence sexuelles atteignent leur maximum vers 17-18 ans, se 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  20. 20. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIOmaintiennent jusqu’à 30 ans et ne cessent de décliner par la suite. Chez les femmes, cest à la fin de latrentaine que se situe l’apogée sexuel, suivi dun ralentissement graduel.Lâge affecte différemment les réactions sexuellesChez lhomme, cest lorgasme qui est le plus touché. La période réfractaire sallonge de même quedécline fortement, sitôt après lapogée de ladolescence, la force éjaculatoire. En revanche, malgrél’apparition de certaines difficultés érectiles, la capacité dérection demeure relativement inchangée.Même sil nest plus capable davoir des orgasmes aussi intenses et multiples que dans sa jeunesse, nidéprouver distinctement la phase dinévitabilité éjaculatoire, un homme de 80 ans peut parfaitementconnaître occasionnellement lorgasme et parvenir à des érections fréquentes et agréables lorsquil estefficacement stimulé. Lâge nexerce aucun effet comparable sur la femme, qui demeure tout au long desa vie capable de connaître des réactions orgastiques multiples, sans presque aucune périoderéfractaire. Les changements sont plutôt dordre anatomique que fonctionnel.III-3-1/LES EFFETS DE LAGE SUR LA SEXUALITE DE LHOMME :Lhomme vieillissant voit apparaître des changements physiologiques graduels et normaux. Ceschangements affectent tout son corps. Malheureusement, les changements qui touchent lefonctionnement sexuel de lhomme sont perçus par plusieurs comme des indices certains que leur viesexuelle se termine. Par exemple, une érection moins spontanée ou une impuissance occasionnellesont interprétées comme une perte prochaine de son habilité et de son fonctionnement sexuels.De telles croyances peuvent être paniquantes. Les hommes ne réalisent pas toujours comment leurssentiments destime de soi, de valeur de soi, de masculinité ou de compétence peuvent influencer leurfonctionnement sexuel. Si vous avez plus de quarante-cinq ans, vous avez remarqué que vos jambesne sont plus aussi fortes quelles étaient à vingt ans ; évidemment, vous navez jamais cru que vousalliez cesser bientôt de marcher. Pourquoi devriez-vous arrêter de faire lamour parce que vous sentezque vos muscles sexuels ne sont plus aussi forts quavant. Au contraire, vous constaterezprobablement que certains changements qui surviennent peuvent même vous aider à devenir unmeilleur amant.Parmi tous les changements sexuels physiologiques prévisibles et normaux, le principal et leplus traumatisant pour l’homme est certes la baisse de la spontanéité de ses érectionsCertains hommes paniquent et deviennent impuissants. Ils cessent leurs initiatives sexuelles par peurde l’échec et leurs femmes interprètent ce comportement comme une perte de sa propre attractionsexuelle et diminuent, elles aussi, leurs initiatives sexuelles au moment où, au contraire, elles devraientaugmenter leurs initiatives et être plus actives pour aider l’homme à découvrir une sexualité plussensuelle. La contrepartie de la baisse de la spontanéité érectile, pour l’homme qui accepte cechangement, est que celui-ci peut maintenir des érections plus longues sans éjaculer.La peur de l’échec entraîne l’échec. Pour éviter l’installation d’un cercle vicieux, l’homme doitcomprendre qu’il peut profiter de sa sexualité ou en faire profiter sa partenaire et attendre que sa libidosoit assez forte pour faciliter l’érection. L’érection est un réflexe sur lequel la volonté n’a aucune prise,sauf celle de créer l’atmosphère de détente nécessaire à l’excitation sexuelle.La diminution de la pulsion sexuelle se manifeste également par un déclin des préoccupations, despensées et des fantasmes sexuels en labsence de stimulation spécifiquement érotique. Bien quil existedes différences très marquées selon les individus, un homme ayant dépassé la cinquantaine peut fortbien se laisser absorber par sa carrière durant des semaines au point de ne plus penser au sexe etsans quaucune érection ne se manifeste. Toutefois, les hommes âgés demeurent potentiellementsensibles aux stimulations sexuelles. Des techniques érotiques améliorées peuvent compenser les 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  21. 21. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIOmodifications dues à lâge ; les hommes âgés exigent simplement plus de temps et des stimulationsphysiques plus intenses pour continuer à tirer du sexe le maximum de plaisir. En vieillissant, la sexualitéde l’homme se rapproche de celle de la jeune femme ; on peut percevoir cela comme un juste retourdes choses.III-3-2/LES EFFETS DE LAGE SUR LA SEXUALITE DE LA FEMME :Lune des premières choses que lon remarque lorsquon observe la sexualité féminine, cest que celle-ci est sujette à des variations individuelles infiniment plus importantes que chez lhomme, encore quetoute comparaison directe soit, bien entendu, impossible dans ce domaine. Étant donné quil est plusdifficile, dans le cas des femmes, de généraliser, les études portant sur la sexualité féminine et lesmodifications quelle subit en fonction de lâge reposent sur des bases moins solides que dans le casdes hommes.Les différences dans le développement sexuel des deux sexes font leur apparition au cours deladolescence. Les filles subissent alors une évolution physique évidente en même temps quellesmanifestent pour le sexe un intérêt nouveau. Toutefois, elles se soucient plutôt dattirer les garçons, onttendance à s’amouracher dun seul dentre eux et sintéressent moins aux aspects purement physiquesde la sexualité. Dans lensemble, elles sont, dans ce domaine, plus lentes à séveiller. Alors quepratiquement tous les garçons normaux se masturbent, les filles, dans une proportion de 40 à 50 %affirment soit ne jamais se masturber, soit navoir commencé à le faire quaprès une expériencesexuelle ayant abouti à lorgasme ou à une excitation particulièrement intense. Contrairement auxhommes, chez qui labsence totale de masturbation au cours de ladolescence éveille les soupçons etlaisse supposer quelque désordre psychique, les femmes qui ne se sont jamais masturbées ne sontpas des névrosées, bien que celles qui ne se masturbent pas se plaignent plus souvent, par la suite, dedifficultés orgastiques.Les premières expériences du coït savèrent généralement décevantes et ne suscitent ni orgasme nisensations vaginales agréables. Si les premiers échangent sexuels se limitent à des caresses, à desstimulations des seins et du clitoris, sans rapports complets, ils constitueront peut-être pour une fillelexpérience la plus excitante de sa vie, même si elle nest pas parvenue à lorgasme.Cest au début du mariage, entre 20 et 30 ans, que les rapports sexuels atteignent pour elles lemaximum de fréquence, de 2 à 5 fois par semaine en moyenne. Toutefois, ils sont généralement avanttout provoqués par les intenses besoins sexuels de son jeune partenaire qui, à cette période de sa vie,veut faire lamour souvent, est facilement excité, pénètre sa femme et jouit rapidement, laissant dansbien des cas cette dernière insatisfaite.Dans notre culture, les réactions sexuelles atteignent chez la femme leur maximum dintensitéentre 30 et 45 ansOn a constaté une rapidité et une intensité particulière des réactions sexuelles, surtout après lanaissance de plusieurs enfants. Ceci serait dû, en partie, à la vasocongestion accrue des viscèrespelviens qui se produit après laccouchement. La lubrification vaginale, correspondant à lérection, seproduit instantanément et les orgasmes multiples sont fréquents dans cette catégorie dâge.Un bon nombre de femmes avouent quelles sont alors plus intéressées par le sexe et que leursréactions orgastiques sont plus faciles quau cours de leur jeunesse. On peut à bon droit supposer queces phénomènes ne sont pas déterminés par des facteurs biologiques, mais quils résultent de ladisparition progressive des inhibitions et aussi dun sentiment de sécurité accru, lié au fait de se sentiracceptée et physiquement aimée par son partenaire. Au cours des années, ces femmes ont acquis unecertaine autonomie sexuelle et ont appris à demander à leur mari le type de stimulation qui les excite, 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  22. 22. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIOavec moins de honte et de crainte quelles nen éprouvaient auparavant.Le fonctionnement sexuel durant les années que dure la ménopause est extrêmement variable dunefemme à lautre et dépend de son état psychique général et des relations qui la lient à son partenaire.La cessation brusque du fonctionnement ovarien provoque une baisse brutale du taux dœstrogènes etde progestérone. Ces bouleversements endocriniens saccompagnent chez un certain nombre defemmes dexcès dirritabilité, de dépression, dinstabilité affective et dun comportement plus agressif.Les effets sur la libido la suppression des stéroïdes sexuels féminins sont, ici encore, extrêmementvariables. Il est évident que si une femme se sent déprimée, irritable, peu sûre delle, il est peu probablequelle sintéresse au sexe. Cependant, et bien que certaines femmes avouent une diminution de leursdésirs sexuels, nombreuses sont celles qui, au contraire, constatent une intensification de leur appétitérotique après la ménopause. Une fois de plus, le sort de la libido semble dépendre dune multitude defacteurs qui se manifestent au cours de cette période, parmi lesquels on trouve des modificationsphysiologiques, des circonstances plus ou moins favorables et laffaiblissement des inhibitions.Après la cinquantaine, on constate un large éventail dans les réactions sexuelles. Les femmesappartenant à cette classe dâge dépendent, pour sexprimer sexuellement, dhommes dont le nombreet les besoins en ce domaine se sont considérablement réduits. Une femme qui a loccasion de fairerégulièrement lamour a tendance à conserver intacte sa capacité de réaction sexuelle ; dans le cascontraire, celle-ci décline fortement.En dehors même du rôle ainsi joué par les circonstances, se produit une diminution lente et progressivede la pulsion sexuelle chez les deux sexes. Après 65 ans, une femme est moins intéressée par le sexequà 40, mais continue cependant de rechercher, dans ce domaine, des occasions auxquelles elledemeure parfaitement capable de réagir. Les liaisons à caractère érotique et la masturbation nont riendexceptionnelle dans cette classe dâge, et des femmes ayant dépassé 65 ans reconnaissentfréquemment quelles font encore des rêves érotiques.Que faire pour entretenir la sexualité après 40 ans ? Pratiquer les exercices de Kegel ou contractions du muscle pubococcygien et autres exercices de miseen forme des organes génitaux. Conserver le plus longtemps possible une sexualité active, avec ousans partenaire. Prendre le temps de relaxer et de respirer la vie. Faire de l’activité physique, encore etencore, surtout des activités cardio-vasculaires. Surveiller son alimentation. Varier les activitésérotiques (pas nécessairement les partenaires) en utilisant son imagination. Et surtout, entretenirl’amour de son partenaire. Les gens actifs sexuellement vivent plus longtemps, en meilleure santé etsont plus heureux. IV-/ ASPECT PHYSIQUE DE LA SEXUALITE NORMALE : LE RAPPORT SEXUELIV-1/ FACTEURS A L’ORIGINE DU RAPPORT SEXUEL :Les raisons pour lesquelles les personnes ont des rapports sexuels :Selon une enquête de Serge Wunsch1 : 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  23. 23. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO • Les principaux facteurs donnés par les femmes comme étant à lorigine de leurs rapports sexuels sont, dans lordre : le plaisir, lamour, le contact physique, le désir dêtre pénétrée par le partenaire, la complicité, la tendresse, une pulsion, les caresses sensuelles et le désir dêtre reconnue par le partenaire et davoir un enfant. • Les hommes indiquent, dans lordre : le plaisir, lamour, le contact physique, la complicité, la tendresse, le désir de pénétrer la (ou le) partenaire, une pulsion, le désir dêtre reconnu par le partenaire et les caresses sensuelles.En conclusion, on remarque que les facteurs à lorigine des rapports sexuels sont similaires entre lesfemmes et les hommes. Le plaisir érotique est un facteur important, mais il nest pas le seul. Lesémotions positives, la qualité de la relation avec le partenaire et le besoin dêtre aimé sont égalementtrès importants.IV-2/ ACTES LIES AUX RAPPORTS SEXUELS IV-2-1/ LES PRELIMINAIRES :Afin de provoquer lexcitation sexuelle chez lun et/ou lautre des partenaires, le coït est généralementprécédé de préliminaires, avec baisers, caresses sur les zones érogènes du corps. La stimulation peutêtre directement exercée sur les organes génitaux du ou de la partenaire mais ceci constitue la frontièremême distinguant les préliminaires du rapport sexuel proprement dit. Enfin, certains gestes (en dehorsdes caresses et attouchements), paroles ou regards construisent également cette première phase etprovoquent un effet dexcitation non négligeable relativement aux stimuli physiques. De nombreuxautres facteurs environnementaux peuvent renforcer cette première phase.Le constat dexcitation du partenaire est également un facteur très fort dans lexcitation de lautrepartenaire. Elle se remarque chez lhomme par lérection du pénis avec parfois écoulement de liquidepré-éjaculatoire et chez la femme par le gonflement du clitoris et des petites lèvres, ainsi quà la détenteet à la lubrification du vagin avec la production de cyprine.Il est assez courant de considérer que la femme apprécie les longs préliminaires, par opposition àlhomme qui serait moins sensible à ces premières approches. 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  24. 24. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO ZONES EROGENES CHEZ LA FEMME IV-2-2/ LE COIT VAGINAL :Au sens strict, le coït vaginal consiste en la pénétration du pénis de lhomme (en érection) dans levagin de la femme ; ou, pour inverser les rapports de domination, laccueil par la femme dans son vagin,du pénis de son partenaire.Le coït en lui-même se caractérise par des mouvements daller-et-retour du pénis dans le vagin quistimulent réciproquement le pénis de lhomme et le vagin, les petites lèvres et le clitoris de la femme.Outre cette stimulation physique, le prolongement des actes de types préliminaires ouvre sur un plaisirqui dépendra également de nombreux autres facteurs environnementaux. Si lon peut souligner parfoislidée dhabileté des partenaires, ce facteur nest pas plus déterminant que certaines conditionspsychologiques. • Relations douloureuses :La pénétration peut être pénible et douloureuse pour les deux partenaires si le vagin est trop serré ouinsuffisamment lubrifié. Le vagin et la vulve se lubrifient naturellement chez la femme pubère et nonménopausée lorsquelle est excitée, mais cette lubrification peut être insuffisante. Chez la femmevierge, la pénétration est souvent inconfortable, voire douloureuse, en raison de lappréhension de lacteet du déchirement de lhymen. Chez la femme ménopausée, le vagin peut être atrophié et sec (cephénomène est combattu par le traitement hormonal). En cas de lubrification insuffisante ou détroitesseexcessive, on peut utiliser des lubrifiants intimes artificiels, notamment des gels à base deau. 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  25. 25. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO PENETRATION VAGINALE (Position de la balançoire) • Positions du coït vaginal Le coït peut se pratiquer dans diverses positions ; le choix de la position dépend des anatomies, des goûts, des circonstances et des fantaisies des partenaires. La plus admise étant la position du missionnaire : la femme est allongée sur le dos et lhomme sallonge entre ses cuisses écartées. POSITION DU MISSIONAIRE IV-3/ AUTRES TYPES DE RAPPORTS :Il existe de très nombreuses possibilités de rapports sexuels, la frontière peut être sujette àdinnombrables débats. Au sens strict, le rapport sexuel doit tout de même faire intervenir les organessexuels dau moins un des partenaires. Le nombre de partenaires nétant a priori pas limité, on peutégalement signaler lexistence du coït multiple et simultané. Plus simplement à deux, les types derapport peuvent être cumulés ou combinés : lagencement le plus connu est la position 69,combinant une fellation et un cunnilingus (Homme/femme), deux fellations (homme/homme) ou deuxcunnilingus (femme/femme). 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  26. 26. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO POSITION 69 IV-3-1/ RAPPORTS MANUELS (MASTURBATION) :Si la masturbation est souvent réduite à une pratique solitaire masculine, elle est également fréquentepour les femmes et intervient souvent dans les rapports sexuels. On peut dans ce cadre définir lamasturbation comme le fait de caresser les organes génitaux de son ou sa partenaire (avec la main). Lamasturbation (sans doute entendue comme pratiquée seul(e) chez les personnes interrogées) estcourante pour 22% des femmes et 45% des hommes, le maximum étant atteint chez les plus diplômés ;à linverse, 34% des femmes et 9% des hommes disent ne l’avoir jamais pratiquée. La question de lamasturbation suscite quelques interrogations quant à lobjectivité des réponses, des questions plusdétournées tendent à démontrer qu’elle est beaucoup plus fréquente mais inavouée : dautres chiffresavancent plus de 90% d’hommes et environ 50% de femmes (qui admettent une fois dans leur vie). IV-3-2/ RAPPORTS BUCCAUX :Le baiser, la succion et le léchage (soit avec la bouche et/ou la langue) portent des noms différents enfonctions des parties du corps concernées : le cunnilingus pour la vulve, lanulingus pour l’anus et lafellation pour le pénis. Fellation et cunnilingus sont désormais des pratiques courantes, les deux tiers dela population française y ayant recours à l’occasion ou fréquemment. Il existe, comme pour lamasturbation, une variation en fonction des catégories socioprofessionnelles : 50% chez les moinsdiplômés et plus de 70% pour les diplômes supérieurs. 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  27. 27. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO FELLATION IV-3-3/ RAPPORTS ANAUX :La sodomie est, dans le cadre des rapports sexuels, une pénétration par lanus. IV-3-4/ RAPPORTS AVEC JOUETS :Outils destinés à stimuler des parties sensibles du corps (vagin, anus...) plus ou moins accessibles(point G), les jouets sexuels sont désormais dun usage courant. Les plus célèbres sont les boules degeisha et le godemichet ; le gode-ceinture ou harnais godemichet permet ainsi à une femme davoir desrapports évoquant très directement la pénétration masculine. GODEMICHET IV-3-5/ PRATIQUES SEXUELLES RARES :On peut citer pour mémoire quelques modes de sexualité relativement « performants » : BDSM, fisting,fétichisme, fessée, jeu de rôles sexuel... D’autres formes dactivité peuvent se réaliser sans aucuncontact : exhibitionnisme, voyeurisme, téléphone rose, cybersexe... Certaines de ces pratiques etquelques autres s’apparentent à des déviances : • recours à la prostitution. Inavoué et parfois illégal, le recours à la prostitution reste fréquent ; il concerne un cinquième des hommes qui y ont recours une fois dans leur vie : c’est le cas de 30% des sexagénaires, 20% des quadragénaires et 10% des vingtenaires. Dans chaque tranche d’âge, entre 3 et 5% des hommes admettent avoir eu un rapport payant dans les cinq dernières années. • sexualité de groupe 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  28. 28. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIOIV-4/ REPONSES PHYSIOLOGIQUES : La connaissance de la physiologie sexuelle a été révolutionnée par deux médecins américains, WilliamMasters et Virginia Johnson (M et J), qui ont publié à la fin des années 60 les résultats de leursobservations de laboratoire sur des volontaires hommes et femmes, ainsi que leur méthode detraitement des difficultés sexuelles.M et J décrivent la relation sexuelle selon quatre phases, similaires, pour les deux sexes :IV-4-1/ LA PHASE D’EXCITATION • chez l’homme elle est caractérisé par l’établissement de l’érection ; durant celle-ci, le pénis grossit et se raidit. Cette érection a lieu quant les corps érectiles du pénis s’engorgent de sang. En temps ordinaire les artères irriguant le tissu érectile sont contractées et le pénis flaccide. L’excitation sexuelle déclenche un reflexe parasympathique qui provoque la libération locale de mono-oxyde d’azote (NO), ce NO augmente la production de GMP cyclique (Guanine Mono Phosphate cyclique) qui cause le relâchement des muscles lisses des vaisseaux et entraîne leur dilatation, ce qui permet au corps caverneux de se remplir de sang. L’augmentation du volume du corps caverneux comprime les veines qui le drainent ce qui ralentit la sortie du sang et maintient l’engorgement. Le corps spongieux gonfle aussi mais pas autant que le corps caverneux, il aura juste pour fonction de garder l’urètre ouvert pendant l’éjaculation. L’érection est déclenchée par une variété de stimulus sexuel, notamment les caresses sur la peau du pénis, des images, odeurs et sons à caractères érotiques. Le système nerveux central réagit en émettant des influx efférents. Ces influx activent les neurones parasympathiques du nerf pelvien innervant les artères profondes du pénis qui desservent les corps caverneux eux- mêmes. Parfois l’érection peut être déclenchée par l’activité strictement émotionnelle ou mentale. • chez la femme elle se caractérise par la lubrification vaginale. On observe également une augmentation du volume du clitoris, une érection des mamelons et une augmentation du volume de la poitrine. La physiologie de l’excitation génitale féminine est moins bien connue. Au niveau central on commence à repérer les zones du cerveau impliquées. Parmi les neuromédiateurs, la dopamine est celui du plaisir et probablement du désir, tandis que la sérotonine est plutôt anti-libido et retarde l’orgasme. • La physiologie sexuelle nécessite que la testostérone ne soit pas effondrée chez l’homme, tandis que chez la femme désir et plaisir seraient aussi sous la dépendance du peu de testostérone produit par la surrénale. IV-4-2/ LA PHASE EN PLATEAU : Elle voit se réaliser l’acte sexuel ; son nom provient de ce que les phénomènes de la phase d’excitationy restent relativement stables, au maximum de leur développement. • Chez l’homme : il ya augmentation de la circonférence du pénis, élargissement des testicules et poursuite de leur élévation tout près du muscle périnée ; • Chez la femme : on observe un gonflement des seins et des mamelons, une augmentation de la respiration, du rythme cardiaque et de la pression sanguine, disparition du gland du clitoris sous le capuchon (il se rétracte), il ya également gonflement et augmentation du volume des petites lèvres. 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  29. 29. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO • Par ailleurs : on observe communément aux deux sexes une vasodilatation se traduisant chez les sujets de race blanche par une rougeur du visage, un rétrécissement du champ visuel, un rétrécissement du champ auditif et un accroissement de la transpiration. IV-4-3/ L’ORGASME :Dans les meilleurs cas, la phase en plateau y aboutit. Il s’agit d’une manifestation globale del’organisme, dont la composante la plus importante est une sensation de plaisir intense, cette intensitépouvant toutefois varier ; elle est typiquement, mais pas obligatoirement, accompagnée dans les deuxsexes de contractions périnéales, au nombre de 3 à 5, au rythme de 0,8 par seconde ; • chez l’homme on distingue l’orgasme pénien et l’orgasme prostatique. L’orgasme pénien (du pénis) se caractérise par des contractions rapides et rythmiques de la prostate, de l’urètre et des muscles à la base du pénis. Ces contractions expulsent le sperme par le méat urétral du pénis (l’éjaculation). Ce processus dure de 3 à 10 secondes et est accompagné habituellement dune sensation de plaisir intense. L’orgasme prostatique est obtenu par massage de la prostate. Les hommes peuvent avoir des orgasmes avant la maturité sexuelle, mais ils n’éjaculent pas. Il est aussi possible pour l’homme adulte d’avoir un orgasme sans éjaculer (par exemple lorsqu’il a déjà éjaculé plusieurs fois), on parle alors d’étreinte réservée, et d’éjaculer sans orgasme (ce qui peut être le cas pour les éjaculateurs précoces notamment). Ces orgasmes non éjaculatoires ont une qualité différente de lorgasme issu de la stimulation directe du pénis. La capacité de ressentir un orgasme sans éjaculer peut aussi résulter d’un entraînement. En sentraînant à reculer le plus longtemps possible leur éjaculation tout en sapprochant le plus possible du pic orgasmique, certains hommes parviennent à vivre un orgasme sans éjaculation. Cet orgasme est souvent plus fort quun orgasme avec éjaculation mais pas nécessairement. Il peut aussi durer jusqu’à plusieurs minutes • Chez la femme l’orgasme clitoridien, déclenché par la stimulation du clitoris, et l’orgasme vaginal, déclenché par la stimulation intra-vaginale, ont les mêmes manifestations physiologiques. La plupart des femmes peuvent aboutir à l’orgasme par stimulation clitoridienne, alors qu’un certain nombre auront du mal à l’obtenir par stimulation vaginale, sans qu’il s’agisse d’un problème pathologique. De manière générale, quand une femme approche de l’orgasme, le clitoris en érection se retire sous le prépuce clitoridien, et les petites lèvres enflent, deviennent plus foncées et plus sensibles. Lorsque l’orgasme est imminent, le vagin diminue de volume, environ 30%, et se gorge de sang. Les muscles de l’utérus se contractent. Au moment même de l’orgasme, l’utérus, le vagin et les muscles du bassin subissent une série de contractions musculaires. La lubrification naturelle du vagin est alors intense. 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  30. 30. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO • Une idée fausse très répandue veut que certaines pratiques tantriques permettent aux hommes qui le souhaitent de parvenir à se contrôler. Ce sont des techniques sexologiques utilisées par des animateurs de stages peu scrupuleux, sans rapport avec le tantrisme traditionnel. Lacte sexuel étant très lié à des mécanismes émotionnels inconscients liés à la valeur personnelle, à la capacité dêtre quelquun dintéressant, etc., il est recommandé aux hommes et femmes qui pratiquent cette technique de prévenir leurs partenaires afin d’éviter chez lui ou elle un sentiment de frustration lié à ce qui pourrait être interprété comme une incapacité à faire réellement orgasmer le partenaire. Lorgasme entraîne généralement des effets physiologiques qui préviennent les partenaires de décider de faire lamour à nouveau.IV-4-4/ LA PHASE DE RESOLUTION Pendant cette phase les phénomènes de la phase d’excitation diminuent rapidement. Mais la femmepeut avoir plusieurs orgasmes successifs si la stimulation sexuelle ne s’interrompt pas et la phase derésolution ne survient alors qu’après le dernier orgasme. Par contre chez l’homme, l’orgasme estsuivie d’une période réfractaire, pendant laquelle la stimulation sexuelle devient inefficace ; trèscourte chez l’adolescent, elle augmente avec l’âge et interdit le plus souvent la répétition immédiate durapport sexuel.IV-4-5/ AUTRES REACTIONS POSTORGASMIQUES :  Aux réactions physiologiques décrites par M et J on peut ajouter juste après l’orgasme :  Le sommeilLa détente post-orgasmique des corps favorise le sommeil qui peut survenir après, si lon y consent.Les hommes y sont fréquemment sujets mais pas toujours. Les femmes y sont sujettes aussi, maisdans une moindre proportion.  Les pleursDes pleurs peuvent survenir spontanément et naturellement après un rapport sexuel, si la chargeémotionnelle induite, la charge érotique physique, lexcitation sexuelle, ont été fortement ressentiesdurant le coït, surtout dans ses parties génitales. Il y a alors une sorte de retour, de relâchement de latension, remontant du bassin vers la tête, provoquant du même coup cette réaction. Il ny a pas lieu desalarmer alors, sauf si la cause est dorigine traumatique et refoulée dans linconscient. Les pleurspeuvent même survenir au cours de lorgasme lui-même, de façon incontrôlée. Il peut tout à fait sagirde pleurs de joie, quand lorgasme a été particulièrement exceptionnel (par exemple la révélation dupremier orgasme dans la vie dune femme).  Réactions émotionnellesDifférentes sortes démotions plus ou moins « heureuses » peuvent être ressenties après lorgasme. • Un partenaire seul ou le couple entier peut ressentir la plénitude. Ce sentiment est du à la sécrétion dendorphine dans le cerveau lors de lorgasme. Cette sensation est souvent comparée à celle procurée par les opiacés, de par leur capacité analgésique et à procurer une sensation de bien-être. 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  31. 31. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO • Lêtre humain peut ressentir un sentiment de tristesse, de mélancolie et/ou de nostalgie (la fatigue et le stress peuvent y être associés) par rapport à ce quil vient de faire comme expérience sexuelle. Plus prosaïquement, il est tout à fait normal de ressentir une certaine tristesse après un rapport sexuel, le néo-cortex reprenant ses fonctions, la pensée qui reprend son cours normal, le flot dhormones qui se remet en place… • Il peut y avoir aussi un sentiment négatif voire déchec si le rapport na pas été satisfaisant pour lun ou lautre partenaire. Suivant lattente du couple face au résultat à la fin du rapport sexuel, ou sil y avait un objectif de réussite trop ambitieux posé avant celui-ci. Par exemple, certaines personnes considèrent lorgasme comme une expérience extatique obligatoirement associée au coït, voire un aboutissement complet de leur relation affective. Cela peut avoir pour certains un caractère tout à fait déceptif car toute relation amoureuse ne peut se baser entièrement sur la relation sexuelle. Deux autres médecins américains, Helen Kaplan et Harold Lief ont, en 1977, ajouté à cette physiologie, avant la phase d’excitation, la phase du désir. Elle est surtout psychologique et occupée par des idées et des fantaisies érotiques et le souhait d’avoir des rapports sexuels. Elle est difficile à définir précisément, dans sa durée comme dans sa phénoménologie. Elle est toutefois une composante importante de l’activité sexuelle. ERECTION DU PENIS CHEZ L’HOMME ERECTION DU CLITORIS CHEZ LA FEMME 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  32. 32. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO MODIFICATIONS DU SEIN LORS DE LA REPONSE SEXUELLE 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  33. 33. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO ELEVATION DES TESTICULES LORS DE LA PHASE EN PLATEAU EJACULATION CHEZ L’HOMME (Phase orgasmique) RETOUR A LA NORMALE (phase de résolution) APRES L’ORGASME 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  34. 34. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO Excitement Phase Orgasmic Resolution Phase Phase Male Lasts several minutes to 3 to 15 10 to 15 minutes;& several hours; seconds if no orgasm, ½ to 1Female heightened excitement day before orgasm, 30 seconds to 3 minutes TABLEAU RECAPITULATIF DE LA DUREE DES DIFFERENTES PHASES DU CYCLE DE LA REPONSE SEXUELLE Phase Phase de Phase Phase de d’excitation plateau orgasmique résolution Rapide montée à érection plus contraction Perte rapide de l’état d’érection; régulière; régulière la érection augmentation du entraînant vasocongestion inconstante volume de la léjaculation et retour à l’état couronne du normalPénis gland; assombrissement de la coloration du gland Epaississement et Aucune réaction Pas de Perte rapide de raccourcissement nouvelle réaction la tension de la de la peau ; nouvelle peau élévationScrotum Raccourcissement Augmentation de Pas de Diminution plus des canaux 50% du volume ; réaction ou moins déférents application des nouvelle rapide de la entraînant testicules contre taille etTesticules l’élévation des le périnée en fin descente dans testicules vers le de phase le sac scrotal périnée 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
  35. 35. SEXUALITE NORMALE DZOBOSSE/MBARGA/SADIO Erection Erection Pas de Retour à la incomplète des incomplète des changement normaleSeins mamelons mamelons Pas de réaction Contraction semi- Contractions Pas de réaction volontaire du involontairesAnus sphincter anal régulières (inconstant) Tensions Augmentation Rougeurs Disparition musculaires inconstante de la fortes et rapide des volontaires ; rougeur au étendues ; rougeurs ; accroissement du thorax, au cou, à contractions perte des rythme cardiaque la figure, au front involontaires tensionsAutres et aux épaules ; et spasmes musculaires ;réactions accroissement musculaires ; ralentissement des tensions forte de la volontaires des respiration ; respiration et muscles ; rythme fort rythme du rythme respiratoire cardiaque cardiaque ; accru ; rythme sudation cardiaque accru involontaire surtout à la plante des pieds et à la paume des mains TABLEAU RECAPITULATIF DES DIFFERENTES MODIFICATIONS DES ORGANES SEXUELS DE L’HOMME AUX DIFFERENTES PHASES DE LA REPONSE SEXUELLE Phase Phase de plateau Phase Phase de résolution d’excitation orgasmique Tumescence du Raccourcissement de la Pas de Détumescence et gland congestion, tige et retrait du gland changements disparition de laClitoris accroissement et sous le capuchon vasocongestion allongement de la tige Lubrification des Resserrement du 1er Contractions Détumescence rapide du parois en quelques tiers (plate-forme régulières de 1er tiers ; rétrécissement du secondes du début orgasmique) ; la plate-forme vagin ; retour à la couleur 6UNIVERSITE DE LOME – TOGO FACULTE MIXTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE

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