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Rap Et Culture Hip Hop

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  • 1. CULTURE HIP HOP Une exposition de la médiathèque 10 mai -8 juillet 2007
  • 2. Culture Hip Hop Présentation Suite Cette exposition émane de la volonté de la Direction et de la Commission médiathèque du Lycée Jean Piaget de créer un évènement culturel conséquent au sein de l’établissement. L’objectif de ce projet pédagogique important est de confronter différentes filières sur un même sujet, d’amener les élèves à réfléchir à certaines problématiques par la connaissance ou la découverte, l’étude ou la recherche et l’analyse ou la création. Pour répondre au mieux à l’ensemble de ces critères, le choix s’est porté sur un thème actuel, proche des élèves, riche par ses aspects culturels variés et soutenu par plusieurs générations d’acteurs. « La culture Hip Hop » répond largement à ces attentes. Elle offre une large palette de moyens d’expression puisant ses sources dans le quotidien : graffitis, tags, slam, rap, codes sociaux. Ces éléments expressifs reflètent un pan de notre société et d’une partie de la jeunesse en particulier. Ce ne sont pas moins de deux cents élèves et leurs enseignants qui se sont pris au jeu pendant trois semaines. Les uns ont fait émerger des créations originales, reflets de leurs opinions et impressions diverses à propos de la culture Hip Hop. Les autres ont étudié les techniques particulières d’écriture de textes, à partir de balades moyenâgeuses ou de poèmes, et les ont déclamés. Le soutien d’artistes professionnels s’est révélé d’emblée nécessaire. Ne s’improvise pas qui veut, slameur, rappeur ou tagueur ! Après six mois de préparation, nous sommes heureuses aujourd’hui de présenter le fruit de ce travail. Tout au long de son élaboration, chacun est allé de surprises en découvertes. Les échanges ont menés à maintes réflexions, alors que « la culture Hip Hop » suivait son bonhomme de chemin comme nous le rappelaient chaque semaine les médias. Julie Courcier Delafontaine, Claudine Michon Médiathécaires
  • 3. La Culture Hip Hop
    • Une brève histoire du rap
    • Lexique (2SP1)
    • Visions de banlieues (1M12)
    • Troubadours d’aujourd’hui (1R2)
    • Faire du slam (2D5r)
    • Ecrire du rap (1CG1)
    • Une aventure d’arts visuels
    • Interview de Sniper et d’ Anonym par Tina, Céline, Sara et Cynthia (2SP1) (prochainement)
    • Une aventure multimédia
    Cliquez sur le chapitre de votre choix
  • 4.
    • Introduction
    • Des techniques sophistiquées
    • Du Jazz au rap
    • Les racines du Rap : la Fête (1975 à 1982)
    • Le rap militant : la Fête est finie (1982-1992)
    • Le gangsta rap (1992-1998)
    • Le rap français
    • Femmes du Rap
    • Rap de femmes
    • Une véritable culture
    Culture Hip Hop Une brève histoire du rap Menu général Suite Cliquez sur le chapitre de votre choix
  • 5.
    • Au cœur des ghettos urbains américains, à la fin des années 1970, une nouvelle culture surgit de la rue. Ses prophètes parlent en rimes et racontent sur des rythmes dansants la misère, la colère ou la joie du sous-prolétariat noir. Les D J et les rappeurs deviennent les super héros des quartiers blacks new-yorkais –le Bronx, Brooklyn, le Queens- et posent les bases de la génération hip-hop. Cette sub-culture comprend également des formes nouvelles de pratiques gestuelles et dansées, des attitudes vestimentaires et langagières qui traduisent des codes sociaux et des expressions picturales, comme le graffiti et le tag. Cette culture rebelle a eu un effet d’électrochoc sur toutes les musiques populaires dans les sociétés où elle s’est imposée. Au Brésil, le hip-hop rivalise avec la samba ; en Chine, les adolescents taguent la Grande Muraille ; en France, le rap est souvent assimilé à la violence des banlieues. Aucune musique américaine ne s’est autant répandue de par le monde, si l’on excepte l’avènement du jazz dans les années 1930.
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  • 6. Culture Hip Hop Une brève histoire du rap
    • Un genre musical
    • Le rap peut être défini comme une forme de chanson populaire scandée qui fait appel à un support musical utilisant abondamment des techniques de production sonore comme l’échantillonnage numérique et la manipulation à des fins musicales de disques vinyles.
    • Les origines du rap
    • Les ethnomusicologues retrouvent les origines du hip-hop dans les danses, les percussions et les chants des griots d’Afrique de l’Ouest arrivés sur le sol américain à bord de bateaux négriers. Poètes et musiciens, ils se décrivaient et indiquaient leurs conditions de vie et celles de leurs contemporains dans un monde en crise. Les rappeurs racontent à leur façon les modes de vie de nos sociétés. Bercés par les rythmes du disco, ils ont grandi aux sons des musiques funk, jazz et soul. Les origines du rap, ce sont aussi les sounds systems jamaïcains où des discos mobiles aux haut-parleurs énormes colportent à travers l'île, chaque nouveau tube reggae et sont des lieux de micro ouvert pour tous les chanteurs qui désirent se faire connaître.
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  • 7. Culture Hip Hop Une brève histoire du rap
    • Des techniques sophistiquées
    • Le rap constitue –avec la musique techno- la première forme d’expression à utiliser de façon systématique les techniques de reproduction les plus sophistiquées, non seulement pour diffuser ses productions, mais également pour les élaborer, tant dans leur forme que dans leur contenu.
    • Au début, le seul support musical pour les rappeurs était les breaks des disques de funk rallongés par le biais de l'utilisation de deux platines. GrandMaster Flash, DJ renommé, électricien et bidouilleur de talent va faciliter cette manipulation en réalisant la première table de mixage lui permettant d'enchaîner les disques sans coupure.
    • Grand Wizard Theodore va quant à lui découvrir accidentellement le scratch vers 1978. En effet, alors qu'il écoutait la musique un peu trop fort dans sa chambre et que ses doigts étaient encore à proximité de la platine, sa mère fit une entrée violente afin de lui demander de baisser le son. Cette irruption soudaine surprit Theodore et sa main glissa sur le vinyle. Intrigué par le son étrange qui s'était échappé des enceintes, il le reproduisit jusqu'à ce qu'il puisse s'en servir comme d'un "instrument rythmique" dans ses soirées. Après une période d'adaptation, le public en devint friand et le « scratch » allait permettre aux DJ de s'exprimer plus personnellement et de se démarquer de la concurrence par leurs techniques.
    • La matière sonore du rap s’élabore à partir d’un éventail de procédés manuels et technologiques définies dans un glossaire qui lui est propre. Les bannières suspendues présentes dans cette exposition donnent quelques clés de la terminologie employée et montrent la multiplication des procédés créatifs mis en œuvre par les rappeurs.
    • Tous n’ont pas encore conscience d’écrire une nouvelle page de l’histoire musicale.
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  • 8. Culture Hip Hop Une brève histoire du rap
    • Du jazz au rap
    • En substituant aux instrumentistes la technologie de la matière sonore, en remplaçant le batteur par d’anonymes boîtes à rythmes programmées et le bassiste par des fragments prélevés chez d’autres, en transformant enfin le chanteur en imprécateur à la verve offensive, le rap, par ses excès, bouleverse les repères des amateurs de jazz. Le rap reste néanmoins un proche parent par un jeu d’emprunts et de citations jazzistiques. MC Solaar ne cache pas son attachement à cette musique dans « Prose Combat » :
    • Je laisse parler mon âme le rap avait besoin d’aide
    • Il sort de sa sclérose grâce au jazz
    • Pousse les limites de la boîte à rythmes
    • Ternaires sont les rythmes et naissent les mêmes mythes
    • Le jazz exprime depuis ses origines
    • Un feeling non mercantile, une profondeur de style
    • Fin de l’article 
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  • 9. Culture Hip Hop Une brève histoire du rap
    • Du jazz au rap (suite)
    • Les jazzmen se tournent ouvertement vers des rappeurs et leurs nouvelles façons de traiter la matière sonore. A l’image de Herbie Hancock -qui a ouvert la voie en faisant appel aux services du DJ « DST » pour enregistrer son « Rock it » en 1983- il commercialise à plusieurs millions d’exemplaires, un album qui contribuera à la diffusion de la culture hip-hop à l’échelle mondiale. Suivent Steve Coleman, Brandford Marsalis, soit en apportant leur concours à des groupes de rappeurs, soit en accordant leurs droits d’utiliser un sample ou encore en sollicitant des musiciens pour des prestations publiques ou un album.
    • Jazz ou Rap, aux Etats-Unis, cette essence de la culture afro-américaine, constitue un tout indissociable. L’intérêt du monde occidental pour ces deux genres a suscité un double mouvement d’enthousiasme et de rejet. Ce que la culture occidentale a choisi de désigner sous l’appellation « jazz » fonctionne en fait, depuis les origines, comme le lieu d’une entreprise de dépossession à l’égard des créateurs noirs. Les similitudes de la naissance et de l’évolution du jazz avec le rap sont donc nombreuses à plus d’un titre. A l’instar des récits de la littérature orale, la musique se situe dans une perspective foncièrement narrative et, pour la plupart des jazzmen, un morceau de jazz se doit de raconter une histoire. Le rap combine étroitement musique et narration. De fait, il développe et amplifie encore cet aspect.
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  • 10. Culture Hip Hop Une brève histoire du rap
    • Les racines du Rap : la Fête (1975 à 1982)
    • Au milieu des années 70, le taux de chômage des jeunes dans le Bronx avoisine les 60%. Le salaire moyen des habitants du quartier est inférieur de 50% à la moyenne de la ville de New-York. Le blues s’était développé sur la condition du travail forcé et de l’oppression ; le hip-hop émergera de ce climat de chômage généralisé.
    • Pourtant le rap est d’abord lié à la fête et naît dans les Blocks Parties new-yorkaises, fêtes improvisées du Bronx, où la circulation est bloquée, le temps d’une soirée ; l’éclairage et la sono sont branchés en détournant le réseau électrique public.
    • Considéré comme un père fondateur du rap, DJ Kool Herc, jeune Jamaïcain, a l’idée géniale dans les fêtes qu’il organise d’utiliser deux platines pour pouvoir enchaîner sans pause les morceaux et prolonger les breaks, passages rythmiques où tout disparaît au profit du tempo. Pour chauffer la foule, Herc fait monter sur scène des personnalités des quartiers qui parlent et font monter l’ambiance sur ces breaks. C’est les premiers Master of Ceremony qui vont mettre en rythme leur message et peu à peu livrer des compétitions – battles - de danse, de musique ou de rap (« tchatche ») en rivalisant d’inventions verbales.
    • Ces premiers rappeurs des années 75-82 racontent des anecdotes de la vie du quartier, occupent l'espace sonore avec des rimes matérialistes ("J'ai des chaînes en or, de l'argent et des filles à la pelle") et des textes festifs. Le quartier devient rapidement le point de ralliement des Jamaïcains, Portoricains, Dominicains et Noirs américains des environs.
    • Fin de l’article 
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  • 11. Culture Hip Hop Une brève histoire du rap
    • Les racines du Rap : la Fête (1975 à 1982) (suite)
    • A cette même période, Afrika Bambaataa crée la Zulu Nation, avec l’envie d’initier un mouvement positif qui puisse aider les siens à s’extraire de la violence et de la pauvreté des ghettos. Le slogan de la Zulu Nation est « Love, Peace and Having fun ».
    • Un MC, du nom de Lovebug Starski, n’arrête pas, dit-on, entre les breaks de répéter « hip-hop, hip-hop » pour marquer la mesure !
    • En 1979, le premier enregistrement officiel de rap est un « coup médiatique » créé en studio : le célèbre « Rapper’s Delight » de Sugarhill Gang qui vaincra l’indifférence des radios.
    • En 1982, le rap est toujours confiné dans le ghetto mais est devenu une vraie culture avec une structure musicale naissante pourvue de producteurs, d’organisateurs et de studios, malgré la pauvreté et le chaos social.
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  • 12. Culture Hip Hop Une brève histoire du rap
    • Le rap militant : la Fête est finie (1982-1992)
    • Aux Etats-Unis, les années Reagan vont être marquées par l’épidémie du SIDA, l’arrivée massive du crack et l’abandon définitif des ghettos noirs au chaos social et économique.
    • Le rap, messager de la rue, va se faire l’écho de ce sentiment d’injustice et de colère de la communauté afro-américaine. C’est une période d’intense créativité aussi bien musicale que textuelle. Plus que jamais, les quartiers s’affrontent en rime et en expérimentation sonore.
    • Le rap devient hautement politisé et engagé. Il dénonce les conditions de vie faites aux noirs et incite à la rébellion contre l’Amérique blanche.
    • Des groupes, aujourd’hui cultes, comme Public Ennemy (« Fight the Power »), Grand Master Flash (« The Message »), KRS One (« You must learn ») ou encore Ice Cube (« Death certificate »), traduisent la colère ambiante. Une rage qui effraie l’Amérique blanche qui commence à entendre parler de ce nouveau mouvement culturel et musical. Dans les ghettos, les rappeurs reprennent les idées défendues quelques années plus tôt par leurs parents, dans les mouvements tels que les Black Panthers ou la Nation of Islam de Louis Farrakhan. Le rap se revendique de la défense de la culture afro-américaine, de la fierté noire. Il n’évitera pas toujours une dérive sectaire et certains rappeurs prôneront parfois un racisme visant les communautés immigrées asiatiques ou sud-américaines qui partagent les mêmes quartiers, incitant aux affrontements ethniques.
    • Fin de l’article 
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  • 13. Culture Hip Hop Une brève histoire du rap
    • Le rap militant : la Fête est finie (1982-1992) (suite)
    • Techniquement, cette décennie verra l’arrivée du sampler en 1984, puis du séquenceur qui permettront de réaliser des collages sonores. Les DJ ne sont plus tributaires des breaks musicaux. Les rappeurs n’ont plus besoin de savoir jouer d’un quelconque instrument.
    • Les disques de rock, de funk, de soul vont être allégrement pillés par ces nouvelles machines. Les rappeurs s’affranchissent de toutes conventions musicales. L’harmonie est abandonnée au profit de la pulsation et de la répétition, le message est scandé, martelé.
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  • 14.
            • Le gangsta rap (1992-1998)
            • En 1992, suite au tabassage par la police d’un automobiliste noir, Rodney King, et à l’acquittement des policiers impliqués, des émeutes raciales vont éclater à Los Angeles. Durant 6 jours, la ville (particulièrement les quartiers pauvres) va être le théâtre de pillages, de violences, d’incendies et même de meurtres, puisqu’on dénombra entre 50 et 60 décès. Pour la décennie à venir, le coeur de la scène rap va alors se déplacer sur la côte Ouest et les ghettos de La cité des anges. Dans les quartiers de Compton ou South Central, les gangs règnent, imposant leurs codes et leurs règles. Fidèle à ses origines, le rap transcrit alors cette réalité de la rue : violence, gangsters, dealers et leurs signes extérieurs de richesse (chaînes en or, grosses voitures, filles sexy…). Ou plutôt il transcrit une réalité fantasmée, souvent idéalisée comme pouvaient le faire les films de la blaxploitation et de mafia des années 70. Le gangsta rap est né.
            • Ce nouveau rap est mélodiquement plus harmonieux, musicalement plus accessible, mais les textes sont extrêmement violents, parfois pornographiques et très souvent menaçants. Ils reflètent l’état d’esprit d’une frange croissante de la jeunesse noire qui n’attend définitivement plus rien du système.
    • Fin de l’article 
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  • 15.
    • Le gangsta rap (1992-1998) (suite)
    • Dès lors, le rap va surenchérir dans la provocation, les clichés sexistes et l’apologie de la violence. A un point tel que, de témoin de cette réalité, il en devient un acteur à part entière. Dorénavant, les rappeurs défendent leur clan, leur quartier. C’est une guerre ouverte entre rappeurs de la côte ouest et rappeurs de la côte est. Une guerre qui atteindra son paroxysme avec la mort le 13 septembre 1996 de Tupac (« All eyez on me »), et le meurtre en représailles peu de temps après du rappeur New Yorkais, Notorious Big (« Ready to die »).
    • Le gangsta rap est devenu le style majoritaire du rap actuel américain. Ce rap matérialiste est le plus écouté par la jeunesse occidentale. Peut-être parce qu’il est le plus mélodique ou simplement parce que, de tous temps, le personnage du gangster entouré de filles, paré de vêtements ou d’objets de luxe fascine et effraie à la fois.
    • La plupart des « mastodontes » du rap américain d’aujourd’hui sont issus de ce mouvement : Snoop Dog, J-Zay, Puff Daddy, 50 Cent ou Eminem (le seul rappeur blanc reconnu). Nombre d’entre eux sont également producteurs, managers et sont de véritables businessmen incontournables de la musique rap et Rn’B.
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  • 16.
    • Le rap français
    • Débarqué en France dans les années 80, le rap connaît une expansion fulgurante. En termes de vente de disques, la France se situe au 2e rang mondial. C’est d’abord par la danse que la culture hip-hop envahit la place publique, grâce notamment à l’émission mythique de Sydney, « Hip-Hop». Passé le premier enthousiasme, une forme d’expression s’organise et un anglais approximatif laisse la place à une langue française au phrasé propre et porteuse de sens. La jeunesse découvre le plaisir de jouer avec les mots, de manipuler la langue, le sens et les sons.
    • Contrairement au rap américain, le rap français n’est pas lié à une race ou à une communauté. Les groupes sont culturellement mixtes, riches de leurs expériences musicales kaléidoscopiques. Une formation comme Alliance Ethnik - alchimie kabylo-congolo-italo-judéo- gauloise - est l’exemple type de ce rap français. Tout en restant inspiré par les rappeurs d’Outre Atlantique, le rap français élabore sa propre personnalité, oscillant entre revendications sociopolitiques ou messages positifs et festifs.
    • Fin de l’article 
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  • 17.
    • Le rap français (suite)
    • Dans les années 1990, le rap français prend une vraie ampleur avec les premiers Freestyle dans l’émission de radio Deenastyle et une première compilation « Rappatitude » (1990) qui révèlera NTM, Assassin, IAM ou MC Solaar. Les premiers succès grand public sont essentiellement des morceaux au contenu social peu marqué avec Alliance Ethnik, « Simple et funky », «  Respect », MC Solaar, « Caroline » ou les morceaux festifs du samedi soir tel « le Mia » de IAM.
    • Parallèlement et comme son cousin américain, un certain rap français se fait le témoin de vie d’une classe sociale, le porte parole des ghettos défavorisés que sont les banlieues urbaines. Le mouvement hip-hop y est profondément ancré et le rap, le premier mouvement musical qui en soit issu. Le succès retentissant des rappeurs provocateurs sortis de ces banlieues (dans lesquelles ils se produisent depuis des années), provoquera une prise de conscience des conditions de vie qui y sévissent. Le rap braque les projecteurs médiatiques sur les problèmes des quartiers périphériques. Mais les mises en gardes des textes de NTM, « Odeur de souffre », Assassin, «Le futur que nous réserve-t-il ?» ou plus récemment Sniper, « Brûle », n’y changeront pas grand-chose et les rappeurs seront même accusés d’être les instigateurs des émeutes urbaines.
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  • 18.
    • Femmes du Rap
    • Le rap, particulièrement le gangsta rap américain, véhicule une image violemment sexiste de la femme, que se soit par les textes ou par l’image … Pour l’expliquer, certains sociologues avancent que le rap est une culture de la rue et que dans les ghettos d’où il est issu, l’insécurité (et la pression sociale) incitait les femmes à rester la plupart du temps à la maison afin d’éviter les agressions. Dès lors, le seul entourage féminin dans la rue, aux côtés des rappeurs, étaient les prostituées … Une autre hypothèse avancée est celle du rite de passage. Pour entrer dans le gang, le groupe, le jeune homme doit prouver sa virilité en rejetant l’univers féminin propre à l’enfance et témoigner ainsi de son passage à l’âge adulte.
    • Dans les clips de rap, la femme a effectivement toutes les caractéristiques d’une femme objet. Souvent réduite à une portion de chair dénudée et languissante, elle n’est qu’un attribut destiné à mettre le rappeur en valeur au même titre que ses chaînes en or et sa voiture de luxe, symboles d’un pouvoir masculin fantasmé… Dans le rap américain, Snoop Dog est l’exemple le plus flagrant de ce machisme, mais le rap français n’est pas en reste avec de nombreux exemples de vantardises sexuelles (Lord Kossidy, « Na na na » / NTM, « Ma Benz » / Doc Gyneco)
    • Fin de l’article 
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  • 19.
    • Femmes du Rap (suite)
    • Mais cette image attribuée au rap y est-elle vraiment confinée ou n’est- elle pas largement répandue dans les médias? En effet, de nombreuses artistes qui ne sont pas des rappeuses (Beyoncé, Brittney Spears ou les Pussy Cat Dolls par exemple) exploitent cette image d’une femme outrageusement sexy, et le monde nettement plus chic de la haute couture n’hésite pas dans ses publicités à afficher là encore une imagerie proche de la pornographie.
    • Les textes sont parfois plus ambigus et paradoxaux. On y trouve régulièrement deux types de femmes : la maman et la prostituée, la sainte et la fille facile. Et si les rimes lapident la fille aux jupes trop courtes (ou celle qui a des aventures), elles sanctifient la mère, la princesse charmante, celle qui sera toujours là, aimante quoi qu’il arrive (Sniper , « Elle »).
    • Et si finalement l’image de la femme dans le rap trahissait simplement une peur terrible de ne pas être à la hauteur, de ne plus être aimé ? Une peur conjurée par le rejet ?
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  • 20.
    • Rap de femmes
    • Le rap, bien sûr, est un univers essentiellement masculin et les femmes qui percent y sont rares. Pour les filles, faire du rap est souvent un moyen de s’intégrer au groupe, à la bande, de manière égalitaire et d’y obtenir les mêmes droits que les membres masculins. Celles qui osent monter sur scène lors des battles doivent affronter insultes sexistes et sifflets. Dans ce contexte, les filles qui s’imposent doivent le faire avec force.
    • La première réplique au machisme du rap viendra en 1984 avec un titre d’une jeune fille de 14 ans qui écrit « Roxanne’s Revenge ». Ce morceau est une réponse au titre de UFTO, « Roxanne Roxanne », qui racontait l’histoire d’une jeune fille du ghetto rejetant les avances des trois membres du groupe. Roxanne Shanté leur rétorque alors, exprimant l’opinion de la fille insultée dans la chanson.
    • Fin de l’article 
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  • 21.
    • Rap de femmes (suite)
    • Il n’est pas possible de parler du rap féminin sans évoquer la trajectoire de la reine du genre qu’est Missy Elliott. Sa lutte fût d’autant plus rude que la jeune femme ne correspond en rien à l’image sexy des filles du milieu. Son talent finira par l’imposer parmi les meilleurs rappeurs et, enfin parvenue à la reconnaissance, donc à la richesse, elle crée son propre label destiné à faire émerger des nouveaux talents féminins du rap. Dénonçant dans ces textes le traitement réservé aux femmes et en leur proposant une alternative, elle réussit un exploit non négligeable. Aujourd’hui Missy Elliott est l’une des personnalités les plus puissantes du hip-hop américain mais reste certainement la seule à y avoir obtenu un statut réellement égalitaire.
    • D’autres rappeuses ont émergé comme Quenn Lathifa, Mary J. Blidge ou Eve (« Heaven only knows ») qui exposent dans la difficulté d’être une femme dans ce milieu.
    • En France, le cas du rap féminin est légèrement différent. Thématiquement, elles ne se différencient généralement pas des groupes masculins et les filles privilégient les textes sur les difficultés du couple, de l’amour ou encore les thèmes sociaux (Keny Arkana : « La rage »). La condition des filles dans le hip-hop y est rarement évoquée (Lady Lastee « Respect »).
    • Mis à part l’incontournable Diam’s (« Brut de femme ») qui a su toucher un large public et accéder à la reconnaissance, peu de rappeuses se sont véritablement et longuement imposées sur la scène francophone mais celles qui ont percé, sont reconnues pour un travail sans concession.
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  • 22.
    • Une véritable culture
    • Le Rap est la dernière aventure musicale du 20e siècle et l’une des clés pour comprendre le son du 21e.
    • Issue de la rue, c’est une culture qui reste créative plus de 30 ans après ses débuts. Depuis son émergence au milieu des années 70 dans le quartier du Bronx à New York jusqu’à son arrivée tardive en France, le rap a beaucoup évolué en se nourrissant de multiples influences.
    • Pourtant, il est resté ce qui en a toujours fait l’âme : l’expression d’un certain malaise notamment des banlieues.
    • Les instruments ont pu changer, mais pas le message. La raison d’être de cette musique est toujours d’affirmer son identité et la jeunesse de ces trente dernières années lance un appel à la reconnaissance.
    • Partout dans le monde, le rap est devenu un moyen d’exprimer ses colères et ses attentes. Et s’il se montre souvent macho et matérialiste, il n’est que le miroir d’un courant de notre société.
    • Les artistes qui ont su exprimer cette révolte ont gagné les faveurs du public grâce à leurs textes, leurs musiques mais aussi leurs vies parfois extrêmes.
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  • 23. Culture Hip Hop Lexiques Musique Freestyle Rapper a capella ou improviser un texte sur le vif Gangsta rap Composant du rap originaire de Californie alliant textes ultra-violents ou sexistes et musiques funk mélodiques (NWA, Ice Cube) G-Funk Forme adoucie du Gangsta Rap essentiellement lancée par le rappeur/producteur Dr. Dre Hardcore rap Tendance dure et ultra-réaliste du rap aussi bien dans les textes que dans la musique Human beat box Imitation vocale et éventuellement corporelle d’instruments de percussion Jazz rap Fusion entre rap et jazz (Gangstar, A Tribe Called Quest) New School Deuxième génération de rappeurs (début des années 1990) Old School Première génération de rappeurs (années 1980) Pop-rap Fusion entre pop et rap (Vanilla Ice, MC Hammer) Raggamuffin Version hip-hop du reggae Rap alternatif Fusion entre rap et diverses rythmiques souvent électroniques Suite Menu général
  • 24. Culture Hip Hop Lexiques DJ Cutting Consiste à fragmenter et déstructurer les phrases musicales échantillonnées Echantillon Fragment musical prélevé à l’aide d’un échantillonneur et réintroduit dans un autre contexte, soit de façon ponctuelle, aléatoire, soit monté en boucle de façon répétitive Layering Superposition d’échantillons extraits de morceaux différents Looping Boucle musicale jouée de façon répétitive et de manière régulière ou aléatoire Mix Pratique du DJ en action qui accole, superpose, mélange les morceaux, en direct et sans ruptures tout en s’efforçant de donner à ses enchaînements une touche personnelle Sample Echantillon sonore emprunté à un disque pour être incorporé à une nouvelle composition. Le procédé s’appelle le sampling réalisé par un sampler ou échantillonneur de sons Scratching Effet sonore effectué par un DJ à partir d’une (ou deux) platine(s) 33t. par des mouvements d’avant en arrière sur une portion déterminée d'un disque vinyle Séquenceur Appareil ou logiciel permettant de retravailler un signal sonore numérique, de varier ses paramètres et d’y ajouter des effets Suite Page précédente Menu général
  • 25. Culture Hip Hop Lexiques Danse Break (ou breakdance) Saccadé, robotique ou acrobatique, le break est né dans les rues en même temps que le rap Hype Danse debout qui s’inspire de la danse africaine, jazz, classique ou encore de tap dance (claquettes) Krump Danse agressive et visuellement incroyable qui trouve ses racines dans les danses tribales africaines Locking Apparue parmi les danseurs de rue en 1969, cette danse s’inspire des mouvements ondulatoires très en vogue à l’époque, basée sur le mouvement des poignets, le regard et l’expression du visage Moon Walk Déplacement rapide comme en état d’apesanteur New style Style de danse où on s’exprime librement, mélangeant hype, locking et poppin Poppin Danse de décalage et de déhanchement grâce à la contraction des muscles sur le rythme donnant un effet de robot Smurf Ondulations du corps rythmées par des contractions pour un effet de vague Stromboscope Danse qui donne l’illusion du mouvement par suite de gestuelle fixe Tetris Figures où les bras et les mains s’apparentent à celles des personnages sur les fresques égyptiennes, à la manière de jeux de bras à angle droit enchaînés en rythme seul ou à plusieurs pour dessiner des figures Suite Page précédente Menu général
  • 26. Culture Hip Hop Lexiques Hip hop Battle Confrontation inspirée des duels de la culture afro-américaine, entre DJ, MC, breaker ou rappeur B-Boy Abréviation de breakdancer boy. Fan de rap, jeune et souvent fauché, le B-Boy a une préférence pour les tenues de sport Flow (flux) Façon dont le MC, doué de qualités d’articulation, d’inflexion et de débit, scande ses rimes Graffitis Fresques à la bombe de peinture, à ne pas confondre avec les tags, simples signatures calligraphiées Hip-hop Culture globale incluant le rap, le graffiti, le breakdance et l’art des DJs MC Abréviation de « Maître de cérémonie » -synonyme de rappeur- celui qui tient le micro et scande son texte. Le tandem DJ/MC constitue l’épine dorsale du rap Bling bling Bijoux et accoutrements propres aux rappeurs américains mais désigne aussi le style ostentatoire et excessif de leur mode de vie Verlan Langage souvent utilisé dans le milieu du rap qui fonctionne comme un encodage du français en renversant les syllabes d'un mot Crew Groupe d’amis réunissant rappeurs, graffeurs, DJ’s et breakers Block Party Endroit où venaient se réunir tous les acteurs du hip-hop pour se défier dans la bonne humeur Suite Menu général
  • 27. Culture Hip Hop Troubadours d’aujourd’hui Suite Page précédente Menu général Les rappeurs sont les troubadours d’aujourd’hui… Tant de choses ont changé depuis Charlemagne, et pourtant… les hommes rient, souffrent, aiment, pleurent et s’émerveillent toujours… Jamais ils n’ont cessé d’exprimer leurs émotions à travers les mots. Tant de choses ont changé, mais l’amour, la vie ont toujours été chantés. Hier, les troubadours. Aujourd’hui, les rappeurs. Nous avons lu les chansons des troubadours du Moyen-Age, nous les avons traduites en français courant, nous en avons fait des raps, puis nous nous sommes exprimés, sur les mêmes sujets, avec nos propres mots, nos propres émotions… Certes, les mots changent, mais les sentiments restent les mêmes. Classe 1R2 sous la conduite de Nathalie Toedtli
  • 28. Culture Hip Hop Troubadours d’aujourd’hui Suite Page précédente Menu général Douce dame, que j’aime tant et désire Douce dame, que j’aime tant et désire, De sorte que jour et nuit je ne pense ailleurs, Je ne veux pas vous prier ni requérir Que vous m’accordiez la grâce ni votre amour, Ni rien qui puisse alléger ma douleur, À part, sans plus, que vous daigniez savoir Que je vous aime de coeur, sans décevoir. Car je ne pourrai nullement arriver, À mon avis, à un si grand honneur Et je ne suis pas digne de vous servir. Aussi, sachez, très belle que je vénère, Que je tiendrais ma peine pour récompensée Si vous vouliez parfois vous apercevoir Que je vous aime de coeur, sans décevoir. Et, très belle, que j’aime sans repentir, J’espère tant de biens de votre douceur, Et votre noble coeur déciderait Grâce, pitié, noblesse et vraie amour, Tant qu’il aurait pitié de la douleur Qui me serre, si vous saviez de voir Que je vous aime de coeur, sans décevoir. Guillaume de Machaut (v. 1300 - v.1377) Douce dame, que j’aime tant et désire Douce dame, que j’aime tant et désire, A tel point que jour et nuit je pense à vous, Je ne veux pas vous prier ni exiger Que vous m’accordiez votre pitié et votre amour, Ni rien qui puisse alléger ma douleur, Mais je voudrais que vous sachiez Que je vous aime de tout cœur, et sans mentir. Car je ne pourrai pas arriver, A mon avis, à un si grand honneur Et je ne suis pas digne de vous servir. Sachez, très belle femme que j’admire, Que ma peine sera soulagée Si vous vouliez parfois vous apercevoir Que je vous aime de tout cœur, sincèrement. Très belle dame que, j’aime sans regret, J’attends de vous de la pitié. Et j’attends que votre cœur décide De me donner grâce, pitié, noblesse et vrai amour, Quand il verra la douleur qui me serre. Quand vous verrez vraiment Que je vous aime de tout cœur, sincèrement . Toi la miss que j’kiffe Toi la miss que j’kiffe et dont j’ai envie Au point que j’pense à toi jour et nuit. J’veux ni t’obliger ou te demander D’avoir pitié ou d’me kiffer. Mais fais quelqu’chose qui puisse me libérer Faut que tu saches Bébé Que je t’aime sans mitonner. J’pense que j’aurai jamais l’honneur De gagner ton cœur, ni ton corps d’ailleurs. J’suis pas digne de toi… Mais sache ma Chérie que j’admire tout en toi. J’conçois malgré moi Que tu n’vois pas Tout l’amour que j’ai pour toi. Hé go j’regrette pas de t’kiffer ! J’veux juste un peu d’ta pitié Que ton cœur comprenne la vérité… T’as tout à me donner Bébé… Un jour tu verras combien j’te kiffe Même plus que mes spliffs ! Ton cœur a mon destin entre les mains. Une création sur le même thème  1R2 / Siomara – Loric – Florent - Merhawi
  • 29. Culture Hip Hop Troubadours d’aujourd’hui Suite Page précédente Menu général Marie-Jeanne Très jeune j’ai fait ta connaissance La première fois que je t’ai zieutée, C’était beau, comme une très belle danse. Tout‘suite j’ai kiffé l’effet que tu m’as apporté Tu me bouffes l’âme et me blesse parfois Mais même si tu n’m’calcules pas J’suis accro à toi … Et même si tu en veux à mes jours, Ouvre les yeux et regarde mon amour J’kiffe de t’voir ou t’ressentir A chaque fois que je te vois, Tu me fais frémir de plaisir Mes yeux s’étincèlent de joie J’regrette pas que tu m’engraines, Que tu m’amènes à faire des choses malsaines, Y faut pas s’voiler la face J’te kiffe quoi qu’tu fasses J’te kiffe, j’peux plus t’quitter Tu m’as allumé un soir de fête Et depuis tu m’brûle la tête J’te respecte même si tu m’as jamais respecté Mais pourtant j’ai quand même choisi de t’aimer. Malgré le mal que tu m’as apporté Mon cœur l’a décidé, C’est toi mon Bébé… 1R2 / Siomara – Loric – Florent - Merhawi
  • 30. Culture Hip Hop Troubadours d’aujourd’hui Suite Page précédente Menu général CHANSON Grande peine m’est advenue Pour un chevalier que j’ai eu. Je veux qu’on sache en tous les temps L’excès d’amour que lui portais. À présent me voilà trahie, Pour ne lui point donner d’amour Quand je fus en grande folie, Au lit comme toute vêtue ! Comme voudrais, mon chevalier Tenir un soir en mes bras nus, Il en serait comblé de joie Si lui servais de doux coussin, Car plus en suis énamourée Qu’un jour Flore de Blanchefleur, Mon coeur lui donne, et mon amour, Mon âme, mes yeux et ma vie. Bel ami, charmant et plaisant, Qu’un jour vous aie en mon pouvoir, Et que couche avec vous un soir, En vous donnant baisers d’amour ! Sachez quel grand plaisir j’aurais De vous en place de mari Pourvu que me donniez promesse De tout faire à mon bon vouloir. La Comtesse de Die (fin XIIe – début XIIIe ) Chanson J’ai eu une grande peine Pour un homme que j’ai connu. Je voudrais qu’on se rappelle à travers le temps Combien je l’ai aimé. A présent me voilà trahie Pour ne pas lui avoir donné d’amour Quand dans ma grande stupidité, Je suis restée habillée au lit ! Je voudrais bien un soir, Tenir mon homme entre mes bras nus, Il serait content Si mon corps pouvait lui servir d’oreiller. Car j’étais plus amoureuse de lui, Que Juliette l’a été de Roméo, Je lui donne mon amour, Mon âme, mes yeux et ma vie ! Bel homme, charmant et plaisant, Un jour vous serez à moi, Et je coucherai à vos côtés un soir, Et vous ferai l’amour ! Sachez que j’aurais du plaisir De vous avoir comme mari Du moment que vous me promettiez De me donner tout ce que je désire. Zik La tristesse aux tripes m’a envahie Quand j’ai posé mes yeux sur lui. Je voudrais qu’on se souvienne jusqu’à l’éternité A quel point je l’ai kiffé. J’me suis fais embobiner Parce que je n’ai pas fais ma tass-pé. Quelle grande stupidité, De n’pas l’avoir laissé m’toucher ! J’aimerais que mon Amour en tendresse S’endorme un soir dans mes bras et mes caresses. Il aurait bien kiffé De se poser sur moi comme un fonsdé. Avec lui j’étais plus en extase Qu’Hercule l’était avec Pégase. Maintenant, j’voudrais tout lui donner Mon corps, ma vie et mes baisers… Héé ! Beau gosse ! Un jour tu tomberas sur un os ! Je vais tellement t’allumer Que tu seras obligé de succomber. Je suis tellement accro à toi Que je te passerai la bague aux doigts. Tu seras mon esclave Jusqu’à ce que tu en baves . 1R2 / Liliana - Prisca – Débora - Senhit Une création sur le même thème 
  • 31. Culture Hip Hop Troubadours d’aujourd’hui Suite Page précédente Menu général 1R2 / Liliana - Prisca – Débora - Senhit Amour perdu La rupture a eu lieu un samedi soir Au début avec mon mec, on n’avait pas d’histoire… Mais maintenant tout est fini Et cela je l’ai vite compris : Il m’a dit BB il faut qu’on règle c’ t’ histoire J’ai vite capté qu’c’était pas mon heure de gloire ! Il m’avait pourtant prévenue Que cet amour finirait dans la rue J’avais beaucoup trop de fierté Je n’ai pas voulu l’écouter. Si seulement j’pouvais revenir en arrière, Crois-moi BB j’serais capable de le faire ! Pardonne-moi pour toutes mes erreurs, J’sais qu’au fond t’auras toujours d’ la rancœur Ramène ton cœur près du mien Tu verras comme j’te kiffe bien Sans toi j’suis trop perdue J’suis paumée, j’suis à la rue. Mon love bébé, j’aurais pu te le donner ! Zy va mon gars tu sais pas c’que t’as raté J’voulais juste te dire K’avec toi je pousserai mon dernier soupir…
  • 32. Culture Hip Hop Troubadours d’aujourd’hui Suite Page précédente Menu général Pourquoi mon mari me bat-il ? Pourquoi mon mari me bat-il ? Pauvre de moi ! Je ne lui ai rien fait, Je n’ai pas dit de mal de lui ! Je n’ai fait qu’embrasser mon ami Quand j’étais toute seule. Pourquoi mon mari me bat-il ? Pauvre de moi ! Et s’il m’empêche de continuer Et de vivre ma vie, Je le ferai traiter de cocu, C’est sûr ! Pourquoi mon mari me bat-il ? Pauvre de moi ! Je sais ce que je vais faire Et comment je vais me venger Je coucherai avec mon ami, Toute nue. Pourquoi mon mari me bat-il ? Pauvre de moi ! Anonyme (XIIe – XIIIe) Pourquoi mon mari me bat-il ? Pourquoi mon mari me bat-il ? Comme je suis malheureuse ! Je ne lui ai rien fait, Je n’ai pas dit de mal de lui ! Je n’ai fait qu’embrasser mon amant Quand j’étais toute seule. Pourquoi mon mari me bat-il ? Comme je suis malheureuse ! Et s’il m’empêche de continuer De vivre ma vie, Je le ferai traiter de cocu, C’est sûr ! Pourquoi mon mari me bat-il ? Comme je suis malheureuse ! Je sais ce que je vais faire Et comment je vais me venger Je coucherai avec mon amant, Toute nue. Pourquoi mon mari me bat-il ? Comme je suis malheureuse ! Pourquoi mon mec me frappe ? Pourquoi mon mec me frappe ? J’suis mal donc j’rap ! J’ai pas craché sur ce chacal. J’lui ai fait kedal, O.K, j’ai embrassé un autre mâle Mais c’est parce que j’étais trop mal. Pourquoi mon mec me frappe ? Ecoute voilà l’attaque… Et s’il m’empêche de rêver Et de continuer à kiffer, J’continuerai à le tromper, C’est net. Pourquoi mon mec me frappe ? J’suis mal alors j’craque. Maintenant qu’il m’a bien soûlée, J’vais me venger, tant pis pour lui, J’coucherai avec mon ami, A poil. Pourquoi mon mec me frappe ? J’suis mal donc je l’claque  ! Une création sur le même thème  1R2 / Charlyne - Luca - Mustaf - Durim
  • 33. Culture Hip Hop Troubadours d’aujourd’hui Suite Page précédente Menu général Violence conjugale Mon mec me frappe, m’attaque et m’harcèle. J’suis une victime de ce qu’on appelle… La violence conjugale. Et pourtant j’la mérite kedal. L’pire dans tout ça tu sais, C’est que j’ai vraiment rien fait : Ni ma tass-pé, ni ma tepu, Et pourtant il continue. Je ne sais pas pourquoi il fait ça, Sérieux, je n’comprends pas. A chaque fois que j’veux lui en parler, Lui tout ce qu’il sait faire, c’est d’me rabaisser. Il ma dit qu’ma place, c’est celle-là, Que je dois m’laisser faire et qu’il arrêtera. Mais même… il continue, J’vis l’enfer absolu ! Franchement là j’en peux plus, D’cet amour tout foutu… J’peux plus me contrôler, J’ai peur de craquer, Et d’finir par me venger. Ouais t’as bien compris, j’vais le tuer ! 1R2 / Charlyne - Luca - Mustaf - Durim
  • 34. Culture Hip Hop Troubadours d’aujourd’hui Suite Page précédente Menu général S’il vous plaît vendre vos baisers S’il vous plaît vendre vos baisers, J’en achèterai volontiers, Et en aurez mon coeur en gage, Pour les prendre par héritage, Par douzaines, cents ou milliers. Ne les me vendez pas si chers Que vous feriez à étrangers; En me recevant en hommage, S’il vous plaît vendre vos baisers, J’en achèterai volontiers, Et en aurez mon cœur en gage. Mon veuil et mon désir entiers Sont vôtres, malgré tous dangers, Faites, comme loyale et sage, Que pour mon guerdon et partage, Je sois servi des premiers, S’il vous plaît vendre vos baisers. Charles d’Orléans (v. 1394 -1465) Vendez-moi vos baisers Si vous voulez vendre vos baisers Je vous les achèterai volontiers. Je vous offrirai mon cœur en gage Si vous me les donnez, Par douzaines, ou par milliers. Ne me les vendez pas au prix Que vous feriez à un étranger. Faites-moi une faveur, Si vous voulez vendre vos baisers, J’en achèterai volontiers, Et vous donnerai mon cœur en retour. Mes envies et mes désirs tout entiers Sont à vous malgré les dangers, Soyez juste et lucide, Pour qu’en récompense, Je sois servi en premier, Si vous voulez vendre vos baisers. Kiss-moi  ! Kiss-moi contre de la tune ! Pour tes kiss Bébé je dépenserai Tout mon cash. J’te dealerai même mon cœur, Si tu flirtes avec moi plus qu’deux fois. Arnaque-moi pas Bébé Comme t’arnaquerai un p’tit pisseur ! Fais-moi une faveur ! Privilège-moi Bébé ! Pour tes kiss, J’te dealerai mon cœur. Mais tout ce qui compte Pour moi Bébé, c’est d’te satisfaire… Malgré les embrouilles, wesh miss ! Voile-toi pas la face ! Et kiss-moi en premier ! Kiss-moi Bébé ! Une création sur le même thème  1R2 / Fiona - Amira - Stéphanie - Joanna
  • 35. Culture Hip Hop Troubadours d’aujourd’hui Suite Page précédente Menu général BALLADE Seulette suis et seulette veuil être, Seulette m’a mon doux ami laissée, Seulette suis, sans compagnon ni maître, Seulette suis, dolente et courroucée, Seulette suis en langueur mésaisée, Seulette suis plus que nulle égarée, Seulette suis sans ami demeurée. Seulette suis à huis ou à fenêtre, Seulette suis en un anglet mussée, Seulette suis pour moi de pleurs repaître Seulette suis, dolente ou apaisée, Seulette suis, rien n’est qui tant me sied, Seulette suis en ma chambre enserrée, Seulette suis sans ami demeurée. Seulette suis partout et en tout être. Seulette suis, où j’aille ou j’asseye, Seulette suis plus qu’autre rien terrestre, Seulette suis de chacun délaissée, Seulette suis durement abaissée, Seulette suis souvent tout épleurée, Seulette suis sans ami demeurée. Princes, or est ma douleur commencée: Seulette suis de tout deuil menacée, Seulette suis plus tainte que morée Seulette suis sans ami demeurée. Christine de Pisan (1365 - v. 1430) Ballade Je suis seule, et je veux être seule, Mon ami m’a laissée seule, Je suis seule, sans compagnon ni maître, Je suis seule, souffrante et énervée, Je suis seule, en grande déprime, Je suis seule, plus perdue que quiconque, Je suis seule, restée sans ami. Je suis seule, à l’intérieur ou à l’extérieur, Je suis seule, cachée dans un coin, Je suis seule, pour beaucoup pleurer, Je suis seule, souffrante ou apaisée, Je suis seule, rien ne me convient, Je suis seule, coincée dans ma chambre, Je suis seule, restée sans ami. Je suis seule, partout et même au fond de moi, Je suis seule, que je me déplace ou que je reste sur place, Je suis seule, plus que tout sur la terre, Je suis seule, abandonnée de tout le monde, Je suis seule, très humiliée, Je suis seule, souvent triste, Je suis seule, restée sans ami. Voyez Princes, maintenant que ma douleur a commencé : Je suis seule, menacée de mort, Je suis seule, plus morte que vivante, Je suis seule, restée sans ami. Toujours seule J’suis seule et j’veux l’rester, J’suis seule mon kem m’a laissée, J’suis seule sans kem ni boss, J’suis seule vénère et écœurée, J’suis plus qu’une déprimée, J’suis plus paumée qu’n’importe qui, J’suis seule et c’est comme ça. J’suis seule dedans comme dehors, J’suis seule, toujours seule planquée dans mon trou, J’suis seule je fais qu’chialer, J’suis seule que j’souffre ou que j’plane, J’suis seule trop seule, rien ne m’va, J’suis seule, j’reste coincée là, J’suis seule et c’est comme ça. J’suis seule même au fond de mes tripes, J’suis seule, que j’trace ou que j’reste là, J’suis seule plus que n’importe qui sur c’te terre, J’suis seule abandonnée même par mes frères, J’suis seule, j’me sens trop couler, J’suis seule trop triste, J’suis seule et c’est comme ça. Mattez les mecs, maintenant que la douleur s’est incrustée : J’suis seule, j’ai juste envie de m’tuer, J’suis seule, une vraie morte vivante, J’suis seule et c’est comme ça. Une création sur le même thème  1R2 / Céline - Roxane - Kevin - Adrien
  • 36. Culture Hip Hop Troubadours d’aujourd’hui Suite Page précédente Menu général Le désespoir Mon mec m’a larguée… Au fond j’en ai rien à péter… On faisait que de s’engueuler. Mais… Y a qu’du vide en moi. J’suis seule et j’ai froid. La mort kidnappe mon cœur, J’suis seule et j’ai peur, C’est l’horreur… J’suis couchée Sur mon canapé En train de chialer Devant la TV. J’suis seule dans mon bled En train de fumer un bed. Pourquoi ça arrive à moi ? Je méritais pas ça ! De rêves ma tête était toute pleine Avec tant de doutes mais peu de haine. Personne au monde ne choisit sa vie, j’avoue… La nuit les larmes noient mes joues. J’ai rêvé de paradis, Que demain soit meilleur qu’hier, Et moins pire qu’aujourd’hui, A la hauteur de mes prières. Ma vie est finie… 1R2 / Céline - Roxane - Kevin - Adrien
  • 37. Culture Hip Hop Troubadours d’aujourd’hui Page précédente Menu général Pour ton corps amor j’t’offrirai une nuit en or Rien qu’pour une nuit laisse-moi t’toucher, T’caresser, pour qu’mes mains puissent jamais t’oublier ! J’veux sentir la chaleur d’ton corps sur l’mien. Pour qu’nos deux corps n’fassent plus qu’un. J’s’rais un esclave soumis si tu m’prends dans ton lit Rien qu’pour c’te nuit, j’te donnerais ma vie Pour ton corps amor j’t’offrirai une nuit en or Laisse-moi t’prouver rien qu’pour c’te nuit, Qu’nous deux c’est pour la vie Même si un jour tu r’ssens d’la haine, Ne m’laisse pas parc’que moi j’t’aime !!! La vie nous a donné c’te nuit en cadeau Faisons d’notre mieux pour qu’tout soit beau Pour ton corps amor j’t’offrirai une nuit en or En acceptant tu n’auras pas d’remords, Car j’frais vibrer ton corps. Maintenant qu’t’as vu, Bébé ne t’en vas plus, Parc’que t’es ma seule issue, Car sans toi j’ne suis plus moi Garde-moi près d’toi… Pour qu’on vive enfin comme reine et roi. 1R2 / Fiona - Amira - Stéphanie - Joanna
  • 38. Culture Hip Hop Visions de banlieues Suite Page précédente Menu général
    • Travail interdisciplinaire géographie – français sur le phénomène des banlieues
    • Objectifs généraux :
    • Participer à un projet interdisciplinaire, celui des banlieues, dans le cadre des leçons de géographie et de français.
    • Participer à une exposition du lycée, traitant le thème plus général de la culture hip hop.
    • Sortir de l’école pour appréhender une réalité de vie quotidienne autre que celle des élèves de la 1M12 (vie des jeunes dans les banlieues parisienne et marseillaise par exemple).
    • Objectifs élèves  :
    • Géographie  : découvrir la notion de banlieue d’un point de vue géographique, historique et sociologique (cours + film documentaire).
    • Français  : à partir d’une photographie de banlieue neuchâteloise, rédiger un texte qui raconte ou décrive la vie précaire des jeunes de quartiers défavorisés.
    • Démarche : Travail interdisciplinaire géographie – français
    • Etape 1  :
    • Etude du phénomène de l’identité des banlieues françaises en géographie et en français à travers :
    • un cours général sur le thème de la banlieue et de la culture hip hop,
    • l’analyse de paroles de chansons de rappeurs (MC Solaar),
    • le visionnement du film documentaire de Philippe Roblès « Je rap donc je suis » (Arte, 1999).
    • Etape 2  :
    • Photographie d’un lieu représentatif de la « banlieue » neuchâteloise (choix d’un quartier, d’un immeuble, d’un sous-voie, etc. qualifié de « banlieue »).
    • Etape 3 :
    • Rédaction d’un texte, descriptif de préférence, qui illustre la vie des jeunes dans les banlieues, tout en travaillant la relation entre le texte et l’image.
    • Projet de la classe 1M12, Vincent Pierlot, Sylvia Robert 
  • 39. Culture Hip Hop Visions de banlieues Page précédente Menu général L’évasion L’escalier La porte Quartier vivant Denis-de-Rougemont L’espoir pour la vie Deux mondes si proches Ma vie dans mon immeuble L’arrêt D’un monde à l’autre Ma banlieue, mon quartier, ma vie… La rue Le rap ( Cristina ) Le rap ( Eva ) L’obscurité
  • 40. Culture Hip Hop Faire du Slam Suite Page précédente Menu général   Enregistrer un CD de Slam Le mot slam signifie « claquer », des mots qui claquent donc, qui sonnent, résonnent et raisonnent. Une poésie qui clame et se déclame. Phénomène intéressant, ce mouvement né Outre Atlantique dans les années 80 positionne la poésie au cœur de la population, dans des lieux ordinaires, mais pleins d’activités, au sein des préoccupations du quotidien. La poésie redevient un moyen d’expression populaire et trouve alors un renouveau. La démarche menée par la classe 2D5r a été, dans un premier temps, d’étudier les règles traditionnelles de la versification (strophes, vers, rythmes, rimes, etc.), puis, dans un second temps, d’utiliser ces acquis théoriques pour définir les figures de style largement présentes dans le slam : en particulier assonances, allitérations et paronomases. Les élèves se sont familiarisés avec ce genre poétique au moyen de l’étude d’artistes tels que Grand Corps Malade, Ab Al Malik ou grâce à des compilations d’artistes plus anonymes. Ces deux phases d’analyse passées, la troisième étape du travail a été celle de l’expression de soi. Les élèves se sont mis à transcrire leurs visions du monde, à écrire leurs préoccupations, à se délivrer de la peur de se livrer. Mais le slam étant une poésie de l’oralité, il leur a ensuite été nécessaire d’apprendre à déclamer et scander leurs textes. Un intervenant extérieur, rappeur et slameur, est venu les aider dans cet exercice. L’enregistrement de leurs slams est donc l’aboutissement d’un processus d’analyse, d’écriture et d’expression orale. De même que d’un cheminement personnel. Espérons que ce projet ait permis aux voix de la classe 2D5r d’appréhender une nouvelle voie : celle de la poésie. Classe 2D5r sous la conduite de Myriam Jost Ecouter « une classe, un style »
  • 41. Culture Hip Hop Faire du Slam Suite Page précédente Menu général Ma déclaration Il y a tellement d’autres manières de s’envoyer en l’air que de prendre ces saloperies que t’appelles ecstasy ! Qu’est-ce que tu trouves de cool à t’exploser faut que tu te prouves que tu peux l’éradiquer tu es une pauvre tache de pas laisser tomber. Je suis désolé mais je ne peux pas éviter de te clacher parce que le jour où les guisdés vont te choper et puis que tu te retrouveras au milieu d’un tas de shootés, de paumés, qui te montreront qui ils sont quand ils te remarqueront que ce soit quand tu es en train de te doucher, de te baisser, en général pour te savonner dans ta cage d’acier que certains nomment pénitencier je peux te dire que tu vas penser plus à fond à arrêter de te droguer. Franchement mec, faut pas déconner. Crois-moi, je suis ni ton père, ni ta mère, ni quelqu’un que tu considères mais juste un gars qui te néglige pas, qui fait ça pour toi parce que franchement tu vaux beaucoup mieux que ça mais ce n’est pas à moi de faire ce dont tu es capable, de prouver que tu n’es pas un minable et que tu peux devenir quelqu’un et non pas un « sert-à-rien »… Mais ça, mon gars, c’est ton choix. Il y a tellement d’autres manières de s’envoyer en l’air que de prendre ces saloperies que t’appelles ecstasy ! Qu’est-ce que tu trouves de cool à t’exploser faut que tu te prouves que tu peux l’éradiquer tu es une pauvre tache de pas laisser tomber. Imagine-toi avec un famille, tes gosses qui babillent, ta femme qui te sourit, c’est juste le chemin de la vie qui pourrait, si tu réfléchissais et que tu le souhaitais, te sortir de là recommencer autre chose. Je te pose ça comme de la prose mais en fait ce que je fais c’est que je te cause. Pour te dire que tu n’es pas ce que tu crois mais je te laisse, pas à pas, redécouvrir, regarder ton avenir, repartir à zéro en commençant par chercher un boulot mais surtout fais gaffe à pas prendre n’importe quel taf qui pourrait te désorienter et te faire replonger. Mec, organise-toi une petite vie pépère mais mets-lui quand même des frontières histoire d’oublier tes galères. Reprends tout depuis le début mais ne t’inquiète pas je ne dis pas ça parce que j’ai bu mais juste parce qu’il faut que je t’avoue que je ne peux pas te laisser dans la gadoue, car pas plus tard qu’hier : j’ai appris que tu étais mon frère. Henry   Ecouter le slam
  • 42. Culture Hip Hop Faire du Slam Suite Page précédente Menu général Enfants sans âmes Je slame pour un monde sans lame Je slame pour une terre sans rame Je slame pour qu’il n’y ait plus de flammes Je slame pour qu’il n’y ait plus de larmes Je slame pour qu’on enlève ces armes des mains des enfants sans âmes Ils sont du côté du diable, sans même savoir ni lire, ni écrire mais ils tiennent des armes… prennent la vie des mans Ils se croient grands, croient avoir du cran mais ils trahissent le Coran. Je slame pour un monde sans lame Je slame pour une terre sans rame Je slame pour qu’il n’y ait plus de flammes Je slame pour qu’il n’y ait plus de larmes Coups, coups et ils les renversent d’un coup, sans même voir leur visage, ils prennent leurs cœurs sans même toucher leurs corps Ils se croient trop forts dans leur for intérieur   ils oublient leurs torts et ne pensent qu’à leur sort. Je slame pour un monde sans lame Je slame pour une terre sans rame Je slame pour qu’il n’y ait plus de flammes Je slame pour qu’il n’y ait plus de larmes Demande-leur d’où ils viennent ils ne savent pas eux-mêmes Venus du Nigéria, Rwanda ils ne craignent même pas la malaria Enfance meurtrie ils meurent dans le mépris sans aucun tri pour ces cris venus du désespoir que personne n’a pu percevoir. Faut le voir pour le croire… Nadine Ecouter le slam
  • 43. Culture Hip Hop Faire du Slam Suite Page précédente Menu général Froissé Je suis froissé, froissé d’entendre toujours les mêmes se la péter pendant que d’autres sont en train de morfler juste parce qu’on les a délaissés, les laisser galérer, entreposés dans des blocs, à cause de ces gens tels un roc. Je suis froissé, froissé de voir ces gars à la recherche d’une goutte, d’une quelconque goutte d’eau ou d’espoir ou encore pour se remettre à niveau, tout simplement du renouveau et qui essaient de mettre l’économie à flots pendant que des gars conne ce sale Sarko, juste pour une question d’ego, essaie de gagner les Présidentielles alors que toutes ses promesses ne sont que partielles. Je suis froissé, froissé d’écouter tout le temps la même à la télé, Bagdad qui se fait bombarder, les Twins Towers le 11 septembre dégringolé, un dictateur qui se la pète alors qu’il est juste que le boss de cette Corée. Je n’oublie pas Bush toujours en train de s’la raconter, alors qu’il ferait mieux de s’la fermer, vers sa mère se cacher et plutôt faire quelque chose pour arrêter de polluer. Je suis froissé, froissé d’entendre ces jeunes s’faire incarcérer parce qu’ils n’avaient rien d’autre à faire que de se bagarrer alors qu’ils auraient mieux fait de rentrer se poser, la télé tranquillement mater, arrêter de zapper et plutôt regarder ARTE ou encore mieux se poser et aller étudier le cours de comptabilité au lieu de passer la soirée à tizer. Je suis froissé, froissé que l’on vienne me raconter que des parents sont étonnés qu’leur fille se soit fait violer alors qu’ils auraient mieux fait de plus l’habiller au lieu de la laisser se faire dépuceler par le premier inconnu venu, malheureusement pour elle maintenant sa dignité est perdue. Je suis froissé, froissé d’être froissé, fatigué d’avoir à slamer pour essayer de les faire bouger alors que rien ne va sûrement changer, mais au moins ce n’est pas faute d’avoir essayé, là où d’autres la gueule se sont cassée et ont péniblement échoué et malheureusement les deux pieds devant se sont retrouvés. J’ai une sale sensation de « sur-place » tandis que les dirigeants se voilent la face, que faudra-t-il que le peuple fasse ? Peut-être tester un face-à-face jusqu’au moment où ils baisseront les yeux en écoutant mon son hargneux, un putain de son de teigneux, alors maintenant je les défie de faire mieux. Le moment redouté est malheureusement arrivé, celui de la conclusion… mais que faudrait-il faire pour qu’ils arrêtent de nous prendre pour des cons ? ben moi j’te laisse méditer sur la question… SAMUEL   Ecouter le slam
  • 44. Culture Hip Hop Faire du Slam Suite Page précédente Menu général Ma vie, la guerre Je me présente, je m’appelle Thomas Dans ma vie, c’est simple je suis soldat Je suis parti, il y a déjà cinq ans Et ma vie maintenant C’est Bagdad et ses bombardements Tous les jours, je me lève sans savoir ce qui va m’arriver Je me dis que peut-être je vais crever Car chaque minute je vois mes camarades de galère S’écrouler, inanimés, dans ce calvaire Une image de corps ensanglantés Je vois tous ces gens innocents en train de pleurer Leurs proches qui les ont quittés Sous le poids des immeubles dynamités Ces familles qui meurent de faim Et qui me réclament un morceau de pain Ici on ne peut pas vivre tranquillement Car tu ne sais pas ce que sera l’instant suivant Parfois tu te crois en sécurité Mais un connard arrive et fait tout exploser Vingt morts d’un coup, tu sais plus quoi penser   Peut-être que demain pour moi ce sera fini Je m’en irai sous le coup de mes ennemis Je voulais laisser un écrit de ce que j’ai subi Afin qu’au pays, on se souvienne de ma vie Pendant que je vous écris Depuis ce qui me sert de lit Vous êtes sûrement en train d’allumer votre télévision Vous écoutez les nouvelles sans réaction Car pour vous ce n’est que répétition Au bout d’un moment on s’en lasse Le souvenir de nous s’efface Maintenant les gens préfèrent évoquer Sarko ou Sego débattre et se critiquer Pourtant, il ne faut pas oublier que chaque pays A besoin qu’in s’occupe de lui Il faut que je vous abandonne Car les sirènes sonnent Il est temps de partir Il est temps d’en finir Christelle Ecouter le slam
  • 45. Culture Hip Hop Faire du Slam Suite Page précédente Menu général Quel avenir? Tu pars prendre le train Avec entrain Direction le train-train Du quotidien Métro, boulot Mc Do, dodo Le week-end tu sors Tu vas faire un tour dehors Il est neuf heures Tu es au bord du coma Trop forcé sur la vodka Et tu te prends pour un seigneur Fais-toi une raison T’es un petit con Auteur de plusieurs bastons ARRETE ! Mets toi à l’équitation Il faut réfléchir avant d’agir Pose ton revolver Digère mes vers Ecoute ma prose Fais une pause Réfléchis Pense à ta vie Que vas-tu faire ? Que vas-tu devenir ? Dis-moi ! Dis-moi ! C’est quoi ton avenir ?!?   Lance-toi ! Use tes mains Fais quelque chose de bien Tu verras c’est ça le paradis Plus de soucis Juste une vraie vie Je crois que je vais arrêter là Fais ce en quoi tu crois Ne m’écoute pas T’es le seul qui sait ce qui est bien pour toi J’ai fait ce slam car j’en avais envie Je t’ai dit comment rester en vie Perso je la brûle par les deux bouts Ce n’est pas un tabou Ok c’est bon j’arrête le micro Je vais partir au boulot On se verra peut-être ce soir Mais ça sera sûrement tard Je vais acheter de la vodka Et un peu de Coca J’arrête mes conneries Mais surtout dis pas que mon slam est pourri Benjamin Ecouter le slam
  • 46. Culture Hip Hop Faire du Slam Suite Page précédente Menu général M’envoler Couchée sur cette plage regardant les étoiles J’aimerais m’envoler là-haut jusqu’aux nuages Espérant que la vie serait mieux Toi, qui es là-haut J’aimerais pouvoir te demander : comment est la vie ? Y-a-t-il un halo de lumière qui puisse me dire que tu seras toujours là Tel un ange surveillant la personne qu’il aime ? J’aimerais m’envoler là-haut jusqu’aux nuages J’aimerais m’envoler là-haut jusqu’aux nuages Rien qu’un instant, juste pouvoir reculer le temps Pour passer encore un peu de temps à tes côtés   Pour que tu puisses me conseiller, tel un grand-père J’aimerais m’envoler là-haut jusqu’aux nuages J’aimerais m’envoler là-haut jusqu’aux nuages Réussir à te dire tout ce que j’ai sur le cœur Pour que tu saches à quel point tu es important pour moi Toi, la personne qui me protégeait et qui m’écoutait J’aimerais m’envoler là-haut jusqu’aux nuages J’aimerais m’envoler là-haut jusqu’aux nuages Juste te dire un Grand Merci Je t’aime grand-papa Alexandra Ecouter le slam
  • 47. Culture Hip Hop Faire du Slam Suite Page précédente Menu général Trop de silence Le silence est trop souvent présent nous retenant, nous empêchant de nous exprimer comme si on était dans un couvent alors qu’on a tous envie de crier tout ce que fait le gouvernement c’est du vent ce qu’il faut, c’est nous rebeller. Pendant que d’autres dans la rue couchent choisis d’ouvrir ta bouche contre ce monde de violence pour combattre le système de Sarko, de Le Pen, de Bush en pensant à toute cette intolérance   Je vais déverser mes pensées pour ne jamais oublier tous ceux qu’on a délaissés Ces galériens entassés dans ces HLM le regard dans le vide retraçant leur vie de m.... cette vie sans rien, cette vie aride toutes ces familles exclues du système à cause de leur couleur ou encore de leur origine une enfance dans la douleur on ne les croyait jamais clean embarqués à toute heure maltraités, harcelés, fauchés, tout ça parce qu’ils n’étaient pas blancs les fachos toute leur vie les ont persécutés juste à cause d’un putain d’accent. J’ai déversé mes pensées pour ne jamais oublier tous ceux qu’on a délaissés. Raffaele Ecouter le slam
  • 48. Culture Hip Hop Faire du Slam Suite Page précédente Menu général Séparation Toi, Samuel, qui as souffert Il y a maintenant dix ans Du décès de ton père Alors que tu n’avais que sept ans A sa disparition Tu n’avais plus de repères Tu avais perdu toute ambition Mais il te restait encore ta mère Tu te rappelles de son visage Comme si c’était hier Tel un mirage Un éclat de lumière Un jour viendra Où à ton tour, tu seras père Et là Tu retrouveras tous tes repères Mais toi, la séparation, tu ne l’avais pas choisie Contrairement à ceux qui ont quitté leurs familles Toi, soldat inconnu qui t’en es allé Loin des tiens qui ont tant pleuré Personne ne t’a obligé à partir   Toi seul avais décidé de prendre le risque de mourir Combattre au nom de la liberté Etait ta seule volonté Libérer ceux qui ont été prisonniers Par un dictateur qui semait douleur, terreur et pleurs Mais tu n’as pas pensé Aux gens qui pouvaient t’aimer La peine, la tristesse Que tes actes ont engendrées Mais maintenant que tu t’es endormi Et que là-bas rien n’est fini Crois-tu vraiment que tu as réussi ta vie ? Nathalie Ecouter le slam
  • 49. Culture Hip Hop Faire du Slam Suite Page précédente Menu général Toi mon frère Toi, que je connais depuis que tu as deux ans moi qui au début de notre rencontre te trouvais si attachant je me rappelle, c’était en saison d’été quand ton père et ma mère se sont rencontrés puis durant ces dernières années on s’est rapproché j’ai appris à te connaître toi mon petit être à savoir te parler ainsi qu’à t’apprécier mais le plus important est que j’ai surtout appris à t’aimer profondément Tu es le petit frère rêvé avec ton sourire qui me fait craquer Tu étais haut comme trois pommes et aujourd’hui tu es devenu un vrai petit homme qui grandit chaque jour et avec qui je rigole toujours   Tu es le petit frère rêvé avec ton sourire qui me fait craquer Les premières fois, on ne se voyait qu’un week-end par mois, c’était très dur pour moi et maintenant on se voit beaucoup plus souvent et ça devient vraiment intéressant Tu es le petit frère rêvé avec ton sourire qui me fait craquer J’aimerais juste te dire que pour le meilleur et pour le pire je serai toujours là pour toi dans n’importe quel cas, car aujourd’hui c’est sûr tu fais partie de ma vie Laura Ecouter le slam
  • 50. Culture Hip Hop Faire du Slam Page précédente Menu général Un amour si vrai Si belle et si gracieuse Tu t’approchas de moi Une femme si fabuleuse Mon cœur fut en émoi Tes yeux étincelaient Je devins fou d’amour Plus rien je ne pouvais C’était calculé pour Devenu fou de toi J’ai trouvé dans tes yeux Je n’ai pas su pourquoi Un crépitement de feu Ne m’attendant au pire Je suis arrivé là Fonçant sans réfléchir Dans l’enceinte de tes bras Soudain tout bascula Je ne compris plus rien D’un coup tu m’achevas Je n’étais plus le tien Tu m’as dit c’est fini Tombant du haut des cimes   J’amorçai dans un cri Ma descente aux abîmes J’avais cru au bonheur Mais m’étais égaré En fait c’était un leurre Dans lequel je tombais De force dépourvu Je dus m’arrêter là Au bout du moi je fus Mon cœur m’abandonna J’étais à bout de force Blessé à mon côté Je perdais mon écorce Je m’étais fait piéger C’est à ma naïveté Que je dois en vouloir Elle m’a laissé tomber Dans ce sombre couloir Henry Ecouter le slam
  • 51. Culture Hip Hop Faire du rap Suite Page précédente Menu général  
    • Objectifs généraux :
    • participer à un projet interdisciplinaire d’envergure.
    • faire (mieux) connaître aux élèves une autre façon de s’exprimer.
    • permettre à l’élève de travailler en groupe, l’encourager à prendre des initiatives, etc.
    • Objectifs pour l’élève :
    • établir un lien entre le quotidien/les préoccupations des élèves et l’expression poétique.
    • s’approprier les grandes notions de la versification (rimes, rythme, assonances, etc.).
    • être conscient des différents niveaux de la langue et pouvoir choisir celui qui est approprié pour le but recherché et pour le contenu du texte.
    • être capable de formuler clairement sa pensée, de faire « passer un message ».
    • entraîner l’expression orale et la diction.
    • Démarche :
    • Analyse de poèmes classiques et définition des bases de la versification (qu’est-ce qu’un vers, une strophe, une rime, une assonance, une allitération, etc. ?)
    • Identification des figures de rhétorique et analyse de l’effet produit sur le lecteur.
    • Etude du rythme, des sonorités des poèmes et analyse de l’effet produit sur le lecteur.
    • Etude de chansons de rap (à l’écrit) selon le modèle de l’étude d’un poème.
    • Mise en évidence de l’importance du rythme, des assonances et des jeux de mots (homonymie).
    • Comparaison entre poème et chanson de rap
    • Par groupe de 3-4, rédaction d’une chanson de rap (1er jet) en écoutant et en imitant des chansons amenées par les élèves eux-mêmes.
    • Venue d’un chanteur genevois de rap (Jonas) :
    • Bref historique du rap.
    • Mise en évidence de l’importance du rythme à « 4 temps ».
    • Exercices en sous-groupes sur la base de morceaux de rap n’ayant que la partie instrumentale (sans les paroles).
    • Par groupe de 3-4, suite de la rédaction d’une chanson de rap selon les conseils de Jonas.
    • Choix de l’instrumental (« beats »).
    • Exercices oraux.
    • Enregistrement des chansons.
  • 52. Culture Hip Hop Faire du rap Suite Page précédente Menu général   Ma petite Linda, 10 ans, ta vie, c’ n’est pas marrant : Ramant sur les flots, sans réussir ton credo. « Craignos » pour un marmot de connaître déjà l’« hosto ». P *** ! déjà 2 ans qu’t’es plus une enfant à plein temps. Ma petite, t’as du courage : malgré cette m*** t’as pas la rage Et t’as au fond de l’âme, cette lueur, cette flamme, Qui ferme les vannes et t’aide à devenir une femme, Pour peut-être, un jour, réussir à tourner la page. T’as encore, dans la tête, ce calme avant la tempête, Ton tout premier vélo sans tes petites roulettes, La première fois que t’as nagé sans utiliser ta bouée… Tous ces petits mémos que les autres enfants trouvent trop « teubés ». Ma petite, t’as du courage : malgré cette m*** t’as pas la rage Et t’as au fond de l’âme, cette lueur, cette flamme, Qui ferme les vannes et t’aide à devenir une femme, Pour peut-être, un jour, réussir à tourner la page. Tu sais, la vie, c’est un peu comme le loto : En gros, toute la technique, c’est tirer le bon numéro. Pas de pot : la destinée t’a refilé un mauvais ticket Et maintenant, c’est à toi de te défoncer pour t’en tirer. Ma petite, t’as du courage : malgré cette m*** t’as pas la rage Et t’as au fond de l’âme, cette lueur, cette flamme, Qui ferme les vannes et t’aide à devenir une femme, Pour peut-être, un jour, réussir à tourner la page. Que dites-vous du bilan du vivant de cette enfant, Prise en otage par un cancer qui n’est pas seulement de passage ? Pas sage de penser qu’il suffira d’avoir du blé ! Ce meurtrier n’a jamais relâché ses condamnés ! Ma petite, t’as du courage : malgré cette m*** t’as pas la rage Et t’as au fond de l’âme, cette lueur, cette flamme, Qui ferme les vannes et t’aide à devenir une femme, Pour peut-être, un jour, réussir à tourner la page. Ivan, Laetitia et Sofia Ecouter le rap
  • 53. Culture Hip Hop Faire du rap Suite Page précédente Menu général   La vie Belle ou moins belle, la vie mérite d’être vécue. Personne ne peut te le dire, mais c’est peut-être ta dernière… Toi, tout frais sur terre, écoute le grand qui, lui, est sur terre, Qui, lui, a du vécu. Ecoute ce qu’il a à te dire : Il veut te voir grandir et partir vers ton avenir. Tu es né par hasard. OK ! Tu n’as pas choisi ! Mais maintenant que tu es là, tu dois vivre, grandir, Apprendre à aimer et à souffrir… Et même si tu as la rage, avance jusqu’au bout et reste sage ! La vie, tu sais, n’est pas un long fleuve tranquille. Non, non… C’est toi qui dois te l’approprier, Te battre pour vivre au mieux. Hé ouais ! Depuis toujours ! Chaque petit être comme toi fait son chemin, trace son destin. Il faut se trouver sa place, son droit, Respecter les siens et son prochain. Alors même si tu as la rage, avance jusqu’au bout et reste sage ! Belle ou moins belle, la vie mérite d’être vécue. Personne ne peut te le dire, mais c’est peut-être ta dernière… Belle ou moins belle, la vie mérite d’être vécue. Personne ne peut te le dire, mais c’est peut-être ta dernière… Sylvie, Sarah, Ciydem, Laura et Lionel Ecouter le rap
  • 54. Culture Hip Hop Faire du rap Suite Page précédente Menu général   Meilleur espoir féminin Ton cœur a palpité Pour la première fois. Petite fille pas encore née, Ton combat commence déjà. J’ai si peur pour toi : tu n’as pas choisi de grandir en moi. Petite fille, tu ne connaîtras même pas ton papa. L’histoire est simple, mais si dure à te conter… Ça avait déjà mal commencé : Eve a pêché et nous sommes toutes condamnées, Obligées de nous soumettre, car des cons nous ont damnées. Juste nos larmes avaient le droit de couler. J’ai si peur pour toi : tu n’as pas choisi de grandir en moi. Petite fille, tu ne connaîtras même pas ton papa. Petite fille, je te donnerai la vie. Tu ne l’as pas désirée. Maintenant que la nuit est tombée, Que mon ventre a gonflé, je peux rêver, Prier pour que tu ne te fasses pas exciser, Que tu puisses exister, persister. J’ai si peur pour toi : tu n’as pas choisi de grandir en moi. Petite fille, tu ne connaîtras même pas ton papa. Petite âme, pas encore femme, arme-toi de courage pour traverser Les nuages de difficultés qui, sur ton chemin, seront placés. Ne laisse pas la haine submerger ton cœur, Va cueillir les étoiles et sème le bonheur. La vie n’est pas faite que de malheur ! J’ai si peur pour toi : tu n’as pas choisi de grandir en moi. Petite fille, tu ne connaîtras même pas ton papa. J’ai si peur pour toi : tu n’as pas choisi de grandir en moi. Petite fille, tu ne connaîtras même pas ton papa. Aurélie, Susann et Annik Ecouter le rap
  • 55. Culture Hip Hop Faire du rap Suite Page précédente Menu général   Les femmes d’aujourd’hui Un temps, on les croyait sages et soumises. Pourtant, elles ont souvent pensé à la révolution. Pendant qu’elles repassaient toutes nos chemises, Elles préparaient en silence leur plan d’évasion. Les femmes sont méprisées, Délaissées par notre société. Pourquoi ne pas les respecter, Au lieu de les malmener ? Les femmes sont méprisées, Délaissées par notre société. Pourquoi ne pas les respecter, Au lieu de les malmener ? Alors écoute bien ! 1CG1 département ! Tu veux stopper les femmes, mais tu vas faire comment ? Alors écoute bien ! Une société asociale et instable… Le son qui fait péter un câble ! Alors écoute bien ! Kroh ! Elles reviennent de loin ! Ecoute bien ! Les femmes sont méprisées, Délaissées par notre société. Pourquoi ne pas les respecter, Au lieu de les malmener ? Les femmes sont méprisées, Délaissées par notre société. Pourquoi ne pas les respecter, Au lieu de les malmener ? Elles sont puissantes et étonnantes : Une fille qui grandit devient une femme, pas une p*** ! Ce que les femmes redoutent, C’est de se faire violer au bord de la route, Par 3 « keums » sortis de l’enfer de Dante. Les femmes sont méprisées, Délaissées par notre société. Pourquoi ne pas les respecter, Au lieu de les malmener ? Les femmes sont méprisées, Délaissées par notre société. Pourquoi ne pas les respecter, Au lieu de les malmener ? A ton avis, pourquoi ont-elles peur de sortir le soir ? Minijupe, décolleté plongeant, mais avec la peur de recevoir Dans leur verre cette s*** de drogue Pour qu’elles ne sachent pas ce qu’elles vont subir en « after ». On croit que ça se passe dans les banlieues Mais on n’est pas à l’abri quel que soit le lieu ! Lionel, Diane et Jessica Ecouter le rap
  • 56. Culture Hip Hop Faire du rap Suite Page précédente Menu général   Femmes du monde Seule, posée devant son miroir, Elle se prépare, se fait belle pour ce soir. Mais elle ne sait pas encore que toute cette histoire Se finira en cauchemar. Si elle avait décidé de ne pas y aller, Si, pour une fois, elle avait obéit à sa mère, Elle ne se serait pas fait violer Par cette bande de sales pervers. Avec des « si », on refait le monde ! Mais cela ne lui sert à rien, au fond, Parce qu’à force de tourner en rond, Elle finira par péter les plombs ! Mais quelques années plus tard, Après des mois de thérapie, Elle a enfin jeté ses mouchoirs, Elle a reconstruit sa vie. Qu’importe l’âge ou la rage, Qu’importe la peine ou la haine ! Ce sont toutes des femmes de courage Qui rêvent de briser leurs chaînes Et de gagner le respect Pour que leurs âmes puissent enfin reposer en paix. En Afrique se trouve cette femme Qui, tous les jours, se tue à la tâche Tout en retenant ses larmes Afin de rapporter du « cash ». Comment s’en sortir ? Comment sauver la famille ? Comment soigner les maladies Tout en gardant le sourire ? On peut lire dans son regard De l’inquiétude pour ses gosses Qui, dans ce monde de barbares, Rentrent tous les jours avec des bosses. C’est à peine si elle peut Leur trouver de quoi manger, Car malgré tous ses souhaits et vœux, Elle ne peut rien y changer ! Qu’importe l’âge ou la rage, Qu’importe la peine ou la haine ! Ce sont toutes des femmes de courage Qui rêvent de briser leurs chaînes Et de gagner le respect Pour que leurs âmes puissent enfin reposer en paix. Suite  Ecouter le rap
  • 57. Culture Hip Hop Faire du rap Page précédente Menu général   Elles viennent de Hongrie, de Moldavie ou de Russie, Mais finalement, leur histoire est la même : Dans tous ces p*** de pays, On a la haine du système. Toutes ces filles pleines d’espoir, A qui on promet des carrières de mannequins, Vont finalement passer leurs nuits dans le noir A faire le tapin. Elles sont tombées dans le piège, Dans ce tunnel dont on ne voit pas la fin. Elles aimeraient y apercevoir de la lumière En se levant le matin… Mais elles sont bien prisonnières Et n’ont pas d’autre choix que de se taire. Elles souhaiteraient revenir en arrière, Pour enfin retrouver leurs repères. Qu’importe l’âge ou la rage, Qu’importe la peine ou la haine ! Ce sont toutes des femmes de courage Qui rêvent de briser leurs chaînes Et de gagner le respect Pour que leurs âmes puissent enfin reposer en paix. A la télé et dans les magazines, Je n’arrête pas de voir toutes ces « jolies » filles Qui sont toujours de plus en plus fines Et qui finiront par y laisser la vie. Ils sont censés en faire des modèles… Mais la mode ainsi que les médias Ont quand même poussé ces demoiselles A porter le bracelet des « pro-ana ». Se rendent-elles compte Que des gamines les envient ? Ces soi-disant modèles n’ont-ils pas honte De céder à la pression jusqu’à ce que mort s’ensuive ? Seules celles qui seront fortes Ne manqueront pas de claquer la porte Et s’en sortiront la tête haute En étant fières d’avoir réparé leurs fautes. Qu’importe l’âge ou la rage, Qu’importe la peine ou la haine ! Ce sont toutes des femmes de courage Qui rêvent de briser leurs chaînes Et de gagner le respect Pour que leurs âmes puissent enfin reposer en paix. Bryan, Mélanie et Muriel Ecouter le rap
  • 58. Culture Hip Hop Une aventure d’Arts visuel Suite Page précédente Menu général   LE GRAFFITI Du projet A4 à une surface de 9 m2 Présentation en images de l'aspect historique, de son évolution et de son actualité d'aujourd’hui. Thèmes proposés: Personnage / signature / image Développement Faire évoluer son projet dans un style personnalisé, se libérer des influences extérieures et trouver sa propre expression. Recherches sur feuille A4, exécution en couleurs. Trouver un/une partenaire pour la réalisation sur une grande surface au Panespo, faire une synthèse des 2 projets et réaliser le croquis de ce qui sera exécuter. Réalisation Estimer le temps nécessaire pour peindre le graffiti et choisir une surface adéquate afin que tout soit terminé dans les délais. Dessiner au fusain / néocolor le projet. Mettre en couleur avec la peinture à disposition. Elèves LJP sous la conduite de Catherine Aeschlimann Les photos de la réalisation Voir la vidéo (prochainement)
  • 59. Culture Hip Hop Une aventure d’Arts visuel Suite Page précédente Menu général   La suite des photos de la réalisation
  • 60. Culture Hip Hop Une aventure d’Arts visuel Suite Page précédente Menu général   La suite des photos de la réalisation
  • 61. Culture Hip Hop Une aventure d’Arts visuel Page précédente Menu général  
  • 62. Culture Hip Hop Multimédia Page précédente Menu général La vidéo de Panespo (prochainement) Interview de Sniper et d’ Anonym par Tina, Céline, Sara et Cynthia (2SP1) (prochainement) Ma déclaration Enfants Sans Ame Froissé Ma vie, la guerre Quel avenir M’envoler Trop de silence Séparation Toi mon frère Un amour si vrai Une classe, un style Les femmes d’aujourd’hui Pourquoi ? Ma petite Femmes du monde La vie Meilleur espoir féminin Le clip « Respect » avec les vêtements Oxyd Wear Le défilé Oxyd Wear (prochainement)
  • 63. Culture Hip Hop Remerciements Page précédente Début  
    • Cette exposition a pu voir le jour grâce au soutien, aux engagements et à la collaboration de tous les acteurs suivants :
    • Pour le Lycée Jean Piaget :
    • le Conseil de Direction du Lycée Jean Piaget
    • Laurence Knoepfler Chevalley, administratrice
    • Julie Courcier Delafontaine et Claudine Michon, médiathécaires, Magali Thierrin et Pascale Hofmann, apprenties- assistantes en information documentaire
    • Adrien von Wyl, assistant technique
    • la Commission médiathèque
    • les surveillant-e-s de la médiathèque
    • les enseignants :
      • Catherine Aeschlimann, Sven de Coulon, Alexandre Studer et Didier Philipona et les classes 1CG1, 1CG2, 1CG5, 2SA1, 2SP2 et 2SP4 de l’Ecole supérieure Numa-Droz (ESND) en arts visuels
      • Myriam Jost-Wiser et la classe 2D5r de l’Ecole supérieure de commerce de Neuchâtel (ESCN) en français
      • Vincent Pierlot et la classe 1M12 de l’ESND en géographie
      • Maud Renard et la classe 1CG1 de l’ESND en français
      • Sylvia Robert et les classes 1M12 et 2SP1 de l’ESND en interdisciplinarité et en français
      • Nathalie Toedtli et la classe 1R2 de l’ESCN en français
    • Nous remercions également :
    • Sarah Dysli, Telma Matos et Valentin Rudolf, élèves médiamaticiens de l’Ecole technique du CPLN et leur enseignant, Raphael Vallat
    • Anonym, rappeur / Jonas Brülhart, rappeur /Jonathan Dumani, slameur / Mehdi Messadi, médiateur de rue / Julien Elzingre et Philippe Bovay, tagueurs
    • Nadine Tana, élève de 2D5 et Gabriel Wicky élève de 3B1, danseurs
    • Hubert Cortat, technicien à la HEP Bejune
    • le Service des sports de l’Etat de Neuchâtel, Monsieur Jean-Daniel Jaggi, adjoint à la Cheffe de service et Monsieur Patrice Muffang, intendant de Panespo
    • Cighelio à Neuchâtel, Pixel Création à Rolle, Monsieur Daniel Michon, photographe à Cornaux