L'Expansion - May 07 - UBS Global Warming Index - Weather Derivatives - ilija Murisic

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L'Expansion - May 07 - UBS Global Warming Index - Weather Derivatives - ilija Murisic

Keywords: auction, CDD, CME, derivatives, futures, global warming, HDD, ilija murisic, Index, UBS, UBS Global Warming Index, Weather

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L'Expansion - May 07 - UBS Global Warming Index - Weather Derivatives - ilija Murisic

  1. 1. Météo France et Euronext sallient contre les aléasclimatiquesGuillaume Evin - publié le 10/05/2007 à 17:50Météo France et Euronext lancent aujourdhui jeudi Metnext,une société commune à même daider les entreprises à secouvrir contre les accidents climatiques.Comment surmonter les aléas du temps ? Comment se prémunir contre les accidents climatiques ?Pour les entreprises « sensibles », cest-à-dire opérant aussi bien dans lénergie que lagriculture, letextile, lagroalimentaire, les loisirs ou le tourisme, cette question - qui vaut parfois plusieursmillions deuros- ne devrait plus rester sans réponse. Et ce grâce à la batterie dindices ad hocfournis prochainement par Météo France et Euronext, aujourdhui filiale de lopérateur boursieraméricano-européen NYSE Euronext.La place financière et létablissement public météorologique ont en effet décidé de lancerconjointement Metnext, une société qui propose dévaluer la sensibilité « météo » de ses clients.Autrement dit, leur coefficient de dépendance à légard des phénomènes climatiques, lequel peutconditionner en bout de course le niveau des stocks, celui des ventes, la politique marketing oupublicitaire.Dans un premier temps, la nouvelle entité établira un diagnostic « climat » sur mesure avec chaqueentreprise. « Quand on sait quenviron 20 à 30% du PIB dun pays fortement industrialisé estdirectement impacté par les écarts de température ou de précipitations, on mesure mieux lintérêtstratégique pour telle ou telle firme danticiper ou de pallier ces aléas climatiques » confie àLExpansion.com Dominique Lapeyre de Chavardes, président de Metnext. Ainsi, dans le textile, lamétéo est même le premier critère discriminant : 2 ou 3 degrés de plus ou de moins en moyenne etles ventes changent du tout au tout. « On se souvient par exemple de lépisode caniculaire il y aquatre ans où les sociétés deaux en bouteilles sétaient retrouvées seules sur le marché au-delà des35°C. Plus récemment, lors du dernier automne particulièrement doux, 83% des achats dans letextile furent motivés par des considérations climatiques ».Pour les brasseurs, une augmentation de 1 degré durant lété se traduit ainsi par une progression deleurs ventes de 1,2% dans le Nord-Pas-de-Calais et de 5,2% en Provence ! Pour les chocolatiers,leffet thermomètre est strictement inversé. Leurs ventes ont dailleurs fondu des deux tiers sous lesoleil de 2003. Au final, tous les biens de grande consommation oscillent selon les fluctuations dutemps, avec une mention particulière pour les chips, à lexception avérée toutefois du papierhygiénique, dont le business reste désespérément étal tout au long des saisons?
  2. 2. Dans un second temps, Metnext pourra créer une palette de produits financiers dédiés à lacouverture du risque climatique, sur le modèle désormais classique de ce qui existe pour lesvariations de devises ou des taux dintérêts. Car, comme lavait démontré dans une étude référenceDidier Marteau, professeur à lESCP et consultant au sein du courtier dassurances américain AON,les groupes sont plus sensibles encore aux variables météorologiques quaux variables financières,type taux de change ou taux dintérêt.De quoi intéresser cette fois des banques, des sociétés dassurance ou de réassurance, qui proposentdéjà pour certaines dentre elles des produits concurrents. Cest le cas notamment du géant suisseUBS qui a sorti le mois dernier son propre indice climatique « maison », le Global Warming Index.« Sauf que Metnext pourra se prévaloir dun avantage concurrentiel énorme : celui dêtre un acteurneutre, adossé à un acteur public incontesté, en loccurrence Météo France » explique RolandBellegarde, directeur général délégué chez Euronext, en charge des marchés actions. Metnextnentend dailleurs pas se limiter au marché français. La firme, dont Météo France détient 66% etEuronext 33%, nourrit même des ambitions mondiales, au point de vouloir sattaquer aux Etats-Unis. Mais, là-bas, le marché à terme de Chicago sest déjà doté dindices similaires.

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