Le pire est-il derrière nous ?
Avril 2014
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masse bénéficiaire de 5,5% à 25...
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La baisse de 5,5% du résultat net agrégé du marché ne nous
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L’opérateur historique fait preuve
d’habileté face à une baisse
tarifaire souhaitée par le régulateur
et conduite par le c...
Maitrise des couts en réaction au
ralentissement de la Demande
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Positionnement EV/EBITDA 13 et D/Y 13
EV/EBITDA 2013
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Le pire est-il derrière nous ?
Positionnement EV/EBITDA (*) 13 Vs TCAM EBITDA 13-15e
TCAM...
A T T I J A R I
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Le pire est-il derrière nous ?
Capitalisation
Boursière (KDH)
Cours/Indice au
04/04/2014
...
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Front
Attijari Intermédiation
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Marché actions : le pire est-il derrière nous ?

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  1. 1. Le pire est-il derrière nous ? Avril 2014 A T T I J A R I Intermédiation
  2. 2. A T T I J A R I Intermédiation Les réalisations de l’année 2013 font état d’un recul de la masse bénéficiaire de 5,5% à 25,7 MMDh. Ce repli, qui a lieu pour la troisième année consécutive abrite, cette fois-ci, dans son sillage plusieurs signaux plutôt rassurants. Dans la présente note de recherche, nous déchiffrons les réalisations des sociétés cotées avant de vous présenter les principales tendances qui se dessinent. Tout d’abord, cette baisse ne découle pas d’un effet de mas- se mais plutôt du recul de certaines grandes capitalisations, en raison de facteurs considérés parfois ponctuels. De même, ce repli n’est que le reflet d’un contexte économique morose où plusieurs secteurs cotés démontrent de forts signes de résilience. Ensuite, nous ressentons une bonne gouvernance de bon nombre d’opérateurs. La préservation des niveaux de marge émerge comme une tendance de fonds. D’où la résistance de la marge opérationnelle (EBIT/CA) du marché à un niveau proche des 20%. Une aptitude qui serait favorisée à l’avenir par la stabilité progressive du paysage concurrentiel de plusieurs secteurs d’activité. Sur un autre registre, et non des moindres, les sociétés cotées axent davantage leurs efforts sur leur développement en Afrique. La contribution affichée en 2013 des participations africaines dans les revenus consolidés de grandes capitalisations du marché sont le témoin de leur potentiel d’ascension. Investir dans des valeurs de la Bourse de Casablanca revient à dire s’assurer de la maturité du marché domestique et aspirer à la forte croissance des activités en Afrique. Aussi, l’assise financière des sociétés cotées se stabilise. Cette année l’Endettement net du marché a évolué dans la même cadence que celle des fonds propres. Le ratio d’endettement du marché se stabilise ainsi à 78%. Le rehaussement du niveau de distribution des dividendes à 82% vient renforcer ce sentiment d’assurance. Une décision fort appréciable pour des investisseurs en quête de rendement; et qui indique une certaine aisance du management des sociétés cotées quant à la gestion de leurs besoins futurs en trésorerie. En dernier lieu, nous testons la capacité du marché à créer de la richesse après 3 années consécutives de baisse des résultats, et positionnons le marché marocain parmi des comparables à l’international. Pour conclure, nous ressortons avec deux sélections valeurs. La première répond à des critères de rendement tandis que la seconde obéit à un profil de croissance. Executive Summary
  3. 3. 0 +11,3% - 0,7% - 9,8% - 5,6% 2010 201320122011 1 La baisse de 5,5% du résultat net agrégé du marché ne nous surprend pas. Le marché marocain est un benchmark de plus en plus représentatif du contexte économique marocain. Nous rapportons cette contre-performance des sociétés cotées à celle du PIB non agricole du Maroc qui devrait réaliser à son tour en 2013, une croissance comprise entre [2-3%], et qui se présente comme la pire croissance depuis 2009. A l’analyse de l’évolution des bénéfices du marché d’un semestre à l’autre, force est de constater l’important repli de la masse bénéficiaire durant le S2-2013 comparé au S2-2012. Nos pourrions analyser ce déclic par la constatation de plusieurs éléments déterminants dans les résultats en fin d’année tels que les règlements de litiges fiscaux notamment pour le cas IAM, la constatation des provisions pour créances en souffrance et risques généraux pour le secteur bancaire, ou encore l’effet cyclique du secteur immobilier. Avec du recul, le marché marocain affiche pour la troisième année consécutive une baisse de sa masse bénéficiaire. Pour pouvoir se prononcer sur la continuité de cette tendance, nous analysons dans un premier temps les secteurs baissiers et les facteurs justifiant la contraction de leurs bénéfices. Croissance bénéficiaire historique Des résultats annuels 2013 en baisse... Agrégats du marché Actions MDh 2012 2013 Var CA 247 136 245 988 - 0,5% REX 48 050 47 707 - 0,7% RN 27 240 25 706 - 5,6% Masse bénéficiaire semestrielle (MDh) - 13,2% 13 509 +2,1% 11 915 13 732 S1 2012 S1 2013 S2 2012 S2 2013 13 791 Les raisons du déclic du S2-2013 La fin d’un cycle baissier? Le pire est-il derrière nous ? A T T I J A R I Intermédiation Source ATI
  4. 4. A T T I J A R I Intermédiation Le pire est-il derrière nous ? 2 Télécoms Agro Energie Banques Cimenteries Mines Immobilier BTP 5% 10% 25% 30% 20% -5,2% Marché -73,3% -17,4% -2,1% -2,0% +7,3% +11,2% +494,0%-19,9% Croissance bénéficiaire Poidsdanslamassebénéficiairedumarché De prime abord, la baisse du marché ne relève pas d’un effet de masse mais plutôt de la contre-performance de certaines grandes capitalisations du marché. En effet, on relève presque autant de sociétés ayant réalisé une hausse de leurs bénéfices (37) que de baisses (35). De même, le nombre des sociétés déficitaires s’est réduit d’un tiers passant de 7 à 5. A ce stade, une question ressurgit: quelles sont les principales contributions sectorielles à la croissance bénéficiaire du marché en 2013 ? ...ne reflétant guère une tendance globale Ventilation des réalisations 2013 7 stés 37 stés 35 stés 2012 2013 5 stés 2012 2013 Hausses Vs. Baisses (RNPG) Nombre de stés déficitaires  Après avoir représenté une locomotive du marché depuis son l’introduction en bourse, le secteur Télécoms poursuit son effet de massue et ce, de manière structurelle depuis l’année 2011. Avec un poids avoisinant 25% de la capitalisation et un recul de 17,4%, IAM pèse pour près de 4,3 points dans la baisse du marché en 2013.  Le secteur bancaire n’est pas étranger à cette baisse du marché. Face à la montée des risques, la bonne gouvernance du secteur imposait le déclassement des créances en souffrance et la constitution d’un niveau de provisions cohérent.  Le secteur énergie, principalement représenté par le raffineur Samir ne rassure pas en creusant son déficit.
  5. 5. L’opérateur historique fait preuve d’habileté face à une baisse tarifaire souhaitée par le régulateur et conduite par le challenger du marché. En menant une politique de préservation de son niveau de marge [EBITDA/CA de 56,8% qui se présente comme l’un des meilleurs à l’échelle internationale] au prix de la concession de quelques points de PDM, Maroc Telecom arrive à contenir la baisse de son CA. L’opérateur compte, ainsi, sur une accalmie progressive de l’intensité concurrentielle au Maroc, et une montée en charge des filiales africaines. Le secteur bancaire est un exemple pertinent de la résilience des entreprises cotées à la Bourse de Casablanca. Bien que les encours dépôts et crédits n’aient enregistré qu’une timide progression de 3%, et que les créances en souffrance aient réalisé un bond de 20%, le secteur bancaire, tel que coté, arrive à amortir la baisse de sa rentabilité et n’enregistre qu’une baisse limitée de son résultat net de 2%. La bonne gouvernance des opérateurs cimentiers a pu amortir le recul de la demande adressée au secteur cimentier. En effet, la baisse du CA agrégé du secteur ressort à 1,5% alors que la demande domestique en ciment recule de 6%. Le secteur se permet même le luxe d’améliorer son niveau moyen de marge nette de 4 points à 22%. Avec une baisse de 28% des mises en chantier et de 60% des autorisations de logements sociaux, le secteur doit sa croissance du chiffre d’affaires en grande partie au haut standing. Ainsi, l’atteinte des objectifs de cash flow et de contraction de l’endettement est mise en difficulté par cette conjoncture peu porteuse. Immobilier: les objectifs de cash flow et d’endettement mis en difficulté BTP: Sonasid ressuscite Énergie: une stratégie guère rassurante pour Samir Sonasid et Stroc renouent avec les bénéfices en 2013 après une année 2012 où les deux sociétés ont essuyé de fortes pertes. Ce rebond relève d’une prise de forme intrinsèque chez les opérateurs plutôt qu’un bon comportement du secteur des BTP. La nouvelle pénétration du secteur de la distribution et la restructuration partielle de la dette ne sauraient rassurer le marché qui s’inquiète aussi de la hausse des importations consécutives aux investissements dans des centres de stockage, et de la pertinence de la proposition de distribution de dividende. Bien que les opérateurs aient évolué dans un ordre dispersé, on pourrait avancer que le secteur agro-alimentaire pâtit toujours d’une demande molle assortie d’une grande difficulté à traduire la hausse des intrants sur les prix finaux. Le secteur voit sa marge opérationnelle moyenne s’éroder en conséquence. Agro-alimentaire: Fortunes diverses pour les opérateurs Face à l’incertitude des prix, les opérateurs miniers jouent les cartes de la diversification de leur portefeuille de production et de la hausse de la production effective (Groupe Managem) pour soutenir leur croissance. Une marge de manœuvre amenée à s’élargir dans l’avenir avec le démarrage de nouvelles mines. Télécoms: la bonne gestion des marges Banques: l’exemple de la résilience Ciment: une gouvernance matureMines: effet compensatoire des volumes sur les prix A T T I J A R I Intermédiation 3 Le pire est-il derrière nous ?
  6. 6. Maitrise des couts en réaction au ralentissement de la Demande A T T I J A R I Intermédiation Le pire est-il derrière nous ? 4  Réagissant au ralentissement de la Demande, il est tout à fait naturel d’observer un dispositif de rationnement des charges de la part des entreprises pour soutenir leur rentabilité. Ceci dit, ce qui nous interpelle chez les sociétés cotées c’est leur capacité au fil des années à contracter régulièrement leur structure des charges. Nous pensons que cette politique aurait le mérite de préserver toute l’essence de la croissance lors d’une reprise future de la Demande.  La contribution des filiales africaines n’est plus accessoire dans la structure des revenus du marché. Chiffres à l’appui, l’Afrique représente 42% du PNB de la BMCE, 26% d’ATW, 27% du CA IAM, … une contribution amenée à croître de manière sensible sur le moyen terme. Sur cet horizon, l’Afrique représenterait notamment 40% du CA de Managem, 25% du CA d’Addoha, … Investir dans des valeurs de la Bourse de Casablanca revient à dire s’assurer de la maturité du marché domestique et aspirer à la forte croissance des activités en Afrique.  Parmi les entreprises cotées à la Bourse de Casablanca, nous recensons davantage d’opérateurs ‘historiques’ que de ‘challengers’. Des entreprises qui se distinguent par des niveaux de croissance d’activité proche de celle de leur secteur et des niveaux de marges importants qui attirent la concurrence aussi bien locale qu’étrangère à travers les importations. A cet effet, nous estimons que la maturité progressive du paysage concurrentiel de plusieurs secteurs est de nature à favoriser une stabilisation des niveaux de marges.  Une minorité de sociétés tire sa croissance d’un retour sur investissement. Nous pourrions expliquer cela par deux raisons: d’une part, par la surcapacité de certains secteurs d’activité qui limitent les investissements à de simples opérations de maintien tels que le ciment ou la sidérurgie; et d’autre part, par le long cycle d’investissement de certains secteurs qui ne porterait ses fruits que dans les deux prochaines années, notamment les mines. Notre analyse... Principales sources de croissance des sociétés cotées 17 stés 10 stés 5 stés 5 stés Contribution des filiales africaines Evolution positive du paysage concurrentiel Retour sur investissement
  7. 7. 49 482 39 193 51 793 20% 17% 21% 2011 2012 2013 BFRE BFRE/CA 49 482 39 193 51 793 20% 17% 21% 2011 2012 2013 BFRE BFRE/CA 49 482 39 193 51 793 20% 17% 21% 2011 2012 2013 BFRE BFRE/CA 49 482 39 193 51 793 20% 17% 21% 2011 2012 2013 BFRE BFRE/CA 17 600 18 340 19 258 72% 68% 83% 2011 2012 2013 Dividendes Payout (Div/RN) 17 600 18 340 19 258 72% 68% 83% 2011 2012 2013 Dividendes Payout (Div/RN) 77 074 55 040 71 991 78% 61% 78% 2011 2012 2013 Endettement net Gearing (EN/CP) 77 074 55 040 71 991 78% 61% 78% 2011 2012 2013 Endettement net Gearing (EN/CP) A T T I J A R I Intermédiation Avec la progression du BFR, on craignait une forte ascension de l’endettement du marché. Seulement, celle-ci a connu une évolution plus rassurante. En effet, en absolu, l’endettement net du marché a progressé de 7% à 77 MMDh, une augmentation qui va de paire avec l’augmentation des capitaux propres du marché (7% à 98,5 MMDh). Le ratio de Gearing (EN/ CP) se stabilise ainsi à 78%. Seulement les secteurs ont évolué de manière dispersée: nous relevons que les secteur énergie, immobilier et agro-alimentaire se sont fortement endettés alors que le secteur cimentier s’est nettement désendetté. Ce dernier n’éprouvant pas de grands besoins d’investissement dans la phase actuelle. Une évolution plus rassurante de l’endettement net... Évolution de l’endettement net (MDh) Vs. Gearing Reflétant une réalité économique où les liquidités sont quelque peu asséchées, le besoin en fonds de roulement du marché poursuit sa tendance haussière en 2013, seulement à un rythme plus modéré. Il représente 21% du chiffre d’affaires comparé à 20% une année auparavant. Les besoins en fonds de roulement se sont davantage ressentis dans le secteur de l’immobilier, du BTP, du ciment et des NTI. D’un côté, on songe aux retards de paiement accusés par l’État pour le règlement de ses créances. Ensuite, nous ressentons le recours aux « délais de paiement client » comme arme concurrentielle. Par ailleurs, le secteur immobilier freine cette année l’ascension de son BFRE mais éprouve du mal à le rétablir à des niveaux plus raisonnables. Le BFRE représente en effet 260% du CA de ce secteur. Une réalité économique qui contamine les sociétés cotées Évolution du BFRE (MDh) Vs. BFRE/CA … qui milite pour un partage plus généreux des bénéfices Évolution des dividendes (MDh) Vs. Payout En ne retenant que les annonces officielles à date d’aujourd'hui, c’est une enveloppe de 19 MMDH de dividende qui devrait être généreusement partagée pour une masse bénéficiaire de 23,4 MMDh (comptes sociaux), soit un taux de distribution de 82%. Une décision qui ne peut qu’être appréciée par les investisseurs qui aspirent à un retour sur leur investissement dans un contexte de déprime du marché. Ceci constitue aussi, à notre yeux, un signal de bonne visibilité sur la capacité des entreprises à faire face à leurs échéances. +7,1 % +4,7% +9,4 % 5 Le pire est-il derrière nous ? Source ATI
  8. 8. A T T I J A R I Intermédiation 6 Positionnement du Maroc en termes de P/E14e et ROE 14e Positionnement du Maroc en termes de ROE14e et EV/EBITDA Après 3 années consécutives de baisse de la masse bénéficiaire, nous nous posons la question suivante: le marché est il toujours rentable? Pour répondre à cette question nous retenons l’indicateur de création de valeur. Celui-ci représente l’écart de rentabilité entre la rentabilité financière moyenne des entreprises cotées exprimée en ROE et l’exigence de rentabilité des fonds propres exprimée par le Kcp et calculé selon la méthode du MEDAF. Le résultat est sans équivoque: Le niveau de création des richesse a certes baissé au fil des 3 dernières années, néanmoins le marché demeure rentable. Un marché qui préserve tout de même sa rentabilité... Évolution du ROE Vs. Kcp 2010 4,15% 7,50% 11,65% 22,90% 11,25% 2011 4,23% 9,10% 13,33% 21,50% 8,17% 2012 4,91% 8,10% 13,01% 18,90% 5,89% 2013 5,63% 7,70% 13,33% 17,10% 3,77% Taux 10 y Prime de risque marché Coût des FP (Kcp) ROE moyen ROE - Kcp Le pire est-il derrière nous ? ROE2014 P/E 2014e 15x 20x 25x10x5x 25% 15% 20% 10% 5% Ghana Kenya Kuwait Singapour Liban Malaisie A. Saoudite Qatar Maroc EV/EBITDA Kenya ROE 2014 15% 20% 25%10%5% 20 x 10 x 15 x 5 x 0 x Maroc A. Saoudite Kuwait Singapour Liban Qatar Ghana Oman En positionnant le Maroc par rapport aux pays frontières, force est de relever deux principaux constats: au niveau du couple "EV/EBITDA Vs. ROE", le marché Actions marocain est très bien positionné (graphique de droite) alors qu’au niveau du couple P/E vs. ROE (graphique de gauche), le marché marocain semble, à priori, moins bien loti. Tout d’abord le couple (EV/EBITDA; ROE) de la Bourse de Casablanca (8x, 20%) est l’un des meilleurs parmi les places frontières. Ceci pourrait s'expliquer par des niveaux de profitabilité structurellement élevés des opérateurs cotés, se reflétant à travers une marge d'EBE supérieure à 25,0%. Alors que la disparité relative entre le multiple du P/E et celui de l'EV/EBITDA pourrait être en partie justifiée par l'effort soutenu d'investissement des sociétés cotées:  un développement des activités en Afrique nécessitant des moyens financiers considérables;  l'extension des capacités de production sur la période 2008-2012  l'amélioration continue des processus de production; Ces efforts d'investissement devraient permettre aux sociétés cotées de soutenir des niveaux de croissance et de profitabilité intéressants sur la période 2014-2016. Par conséquent, nous nous attendons à une nette amélioration des multiples de valorisation du marché sur cette période. Source ATI
  9. 9. A T T I J A R I Intermédiation 7 Le pire est-il derrière nous ? Positionnement EV/EBITDA 13 et D/Y 13 EV/EBITDA 2013 D/Y13 6,0 x 9,0 x 12,0 x3,0 x0,0 x 10% 6% 8% 4% 2% CMT IAM DELTA AFG SONASID COSUMAR CIH SMI CIMAR LAFARGE HOLCIM Positionnement Payout & EN/CP 13 EN/CP13 Payout 2013 80% 100% 120%60%40% 100% 0% 50% -50% -100% CMT DELTA IAM AFG SONASIDCIH SMI CIMAR LAFARGE HOLCIM Notre analyse du marché Actions post-publication des résultats annuels 2013, nous mène à présenter aux investisseurs deux panels de sociétés. Ces derniers nous paraissent attractifs sur le marché : Dans un premier temps, nous identifions les valeurs offrant un D/Y supérieur à celui du marché et dont la politique de financement est la principale garante de la soutenabilité future d’un niveau de rendement élevé. Panel 1 : Valeurs de rendement Au niveau de cette catégorie, nous identifions 11 valeurs affichant un multiple EV/EBITDA 2013 entre 5,8x et 10,4x par rapport à une moyenne du marché à 8,1x. Cette fourchette de valorisation que nous estimons « correcte » est soutenue essentiellement par des niveaux de profitabilité structurellement élevés. Tenant compte des niveaux d’endettement limités et en l’absence de projets d’investissement de taille sur le moyen terme, ces sociétés s’orientent naturellement vers une politique généreuse de distribution des dividendes. En 2013, le payout moyen des valeurs retenues avoisine les 90,0% avec un taux d’endettement moyen de seulement 13,0%. Notre benchmark ressort avec un D/Y 2013 aux alentours des 6,0% contre 4,1% pour le marché Actions, soit une pri- me de 50,0%. Compte tenu des éléments précités, nous sommes convaincus que ces sociétés pourraient à l’avenir soutenir un D/Y largement supérieur à celui du marché. Marché Marché Marché Marché Valeurs de Rendement D/Y 13 CMT 9,8% Delta Holding 6,2% IAM 6,0% Afriquia Gaz 5,8% Sonasid 5,4% Cosumar 5,3% CIH 5,2% SMI 4,9% Holcim 4,9% Ciment du Maroc 4,8% Lafarge 4,6% Récapitulatif
  10. 10. A T T I J A R I Intermédiation 8 Le pire est-il derrière nous ? Positionnement EV/EBITDA (*) 13 Vs TCAM EBITDA 13-15e TCAMEBITDA13-15e VE/EBITDA 2013 6,0 9,0 12,03,00,0 25% 15% 20% 10% 5% Dari Positionnement ROE 13 Vs EN/CP 13 (*) EN/CP13 ROE 2013 10% 15% 20%5%0% 40% 0% 20% -20% -40% Panel 2: Valeurs de croissance Au niveau de cette catégorie, nous identifions 6 valeurs affichant un multiple EV/EBITDA 2013 entre 4,6x et 10,7x par rapport à une moyenne du marché à 8,1x. Ce niveau de valorisation nous paraît soutenable du fait de la forte capacité de croissance de ces opérateurs que nous évaluons par la croissance annuelle moyenne de leur EBITDA sur la période 2013-2015e. Les valeurs retenues disposent d’une structure financière saine qui ne freinerait en aucun cas la croissance à venir. A cet effet, les valeurs relevant des secteurs industries et services sont évaluées sur la base de leur EN/CP, alors que les sociétés financières sont sélectionnées pour leur niveau de solvabilité. Ainsi, nous pouvons avancer que le niveau de ROE actuel tient son niveau davantage d’un niveau de bénéfices soutenu que d’un effet de levier. Cette sélection de valeurs présenterait ainsi à l’avenir une croissance supérieure à celle du marché tout en respectant les niveaux tolérés par les investisseurs en termes de structure financière. 30% ATH ATW Wafa AssuranceBCP Managem Dari Auto Hall ATW* Wafa Assurance BCP* Managem *En raison de la nature abstraite de l’endettement chez les bancaires et les assurances, nous substituons le ratio EV/EBITDA par Capitalisation/ EBITDA; et faisons abstraction de la représentation de leur niveau EN/CP en traçant une ligne verticale. 60% 80% Marché Marché Marché Marché Récapitulatif Valeurs de croissance TCAM EBITDA 13-15e Managem 30% Dari Couspate 15% Auto Hall 8% Wafa Assurance 6% Attijariwafa bank 6% BCP 5%
  11. 11. A T T I J A R I Intermédiation 8 Le pire est-il derrière nous ? Capitalisation Boursière (KDH) Cours/Indice au 04/04/2014 P/E P/B D/Y ROE (%) hebdo annuelle 13R 13R 13R 13R TELECOM 87 839 206,4 -0,18% 4,08% 15,9 5,7 6,0% 36,1% IAM 87 839 206,4 99,9 -0,18% 4,08% 15,9 5,7 6,0% 36,1% AGROALIMENTAIRE 34 685 449,9 -0,43% 0,03% 9,8 5,7 3,4% 15,5% SBM 6 077 007,4 2151,0 0,00% -2,67% 22,6 4,2 3,9% 18,7% CENTRALE 13 724 940,0 1457,0 0,00% 2,61% N.S. 10,2 2,0% 16,3% COSUMAR 7 837 276,6 1870,0 -2,50% -4,15% 12,5 2,2 5,5% 17,6% LESIEUR 2 934 466,4 106,2 2,12% 2,12% 23,5 2,0 4,7% 8,6% ASSURANCE 19 970 115,8 -1,32% 3,78% 18,5 2,6 2,8% 15,5% WAFA ASSURANCE 11 725 000,0 3350,0 0,00% 11,67% 15,0 2,7 2,7% 17,7% ATLANTA 3 870 245,0 64,3 -0,69% -6,68% 35,1 3,1 1,6% 8,9% SAHAM ASSURANCE 3 820 870,8 928,1 -6,25% -7,16% 13,5 1,4 3,7% 10,3% BANQUE 157 679 512,7 -0,48% 1,14% 19,5 1,9 2,9% 9,9% ATTIJARIWAFA BANK 63 296 967,3 311,0 -1,11% 1,97% 15,3 1,9 3,1% 12,5% BMCE BANK 37 687 311,9 210,0 -0,07% 2,69% 30,6 2,5 1,9% 8,3% BMCI 10 357 497,5 780,0 0,00% -1,27% 16,2 1,2 3,8% 7,6% BCP 33 156 678,3 191,5 0,18% -1,03% 17,0 1,3 2,5% 7,7% CDM 5 344 976,7 516,0 -4,09% -15,55% 19,1 1,3 5,2% 6,7% CIH 7 836 081,0 294,5 1,53% 13,27% 15,2 1,7 5,1% 10,9% BTP 9 071 312,9 -0,69% 13,53% 30,3 1,8 6,0% 7,8% SONASID 4 134 000,0 1060,0 -1,85% 23,11% 48,1 1,8 5,5% 3,8% ALM 489 251,7 1050,0 1,65% -6,50% 10,4 1,3 9,1% 12,6% DELTA HOLDING 2 820 720,0 32,2 -0,40% 0,94% 19,6 1,8 6,2% 9,2% CIMENT 46 449 084,0 0,23% 9,47% 18,0 3,7 4,8% 20,5% CIMAR 13 714 203,8 950,0 0,42% 11,76% 17,0 2,2 4,7% 13,1% HOLCIM 7 666 703,0 1550,0 -0,64% 6,16% 20,3 2,3 5,7% 11,4% LAFARGE 25 068 177,2 1435,0 0,35% 9,13% 17,9 4,9 4,6% 27,4% AUTOMOBILES 7 111 760,8 -0,04% 12,56% 18,2 2,6 3,7% 15,6% AUTO-HALL 4 186 421,7 87,0 2,35% 9,99% 19,2 2,5 4,0% 12,8% MINES 20 479 975,6 -1,26% 8,65% 22,1 3,5 3,9% 21,1% MANAGEM 12 245 180,6 1337,0 -2,41% 15,76% 30,2 3,5 1,9% 11,6% CMT 2 476 980,0 1668,0 1,71% 10,10% 6,9 3,1 12,0% 44,4% SMI 5 757 815,0 3500,0 0,00% -4,37% 11,3 3,5 4,9% 31,4% ENERGIE 9 463 082,2 -2,61% 5,24% 10,1 2,2 4,8% 11,1% SAMIR 3 296 207,2 277,0 -7,05% 4,14% N.S. 0,5 2,9% -5,3% AFRIQUIA GAZ 6 166 875,0 1794,0 -0,06% 5,84% 15,4 3,1 5,9% 19,8% IMMOBILIER 40 699 596,0 -1,19% 7,03% 21,5 2,2 2,4% 12,0% ADDOHA 20 223 000,0 64,2 -2,73% 14,85% 12,0 1,9 0,0% 15,5% CGI 14 487 096,0 787,0 -0,13% 0,00% 39,5 3,2 2,4% 8,2% ALLIANCES 5 989 500,0 495,0 1,60% 1,02% 10,3 1,0 0,0% 9,3% NTI 1 358 551,8 -1,25% 17,15% 13,5 1,6 6,0% 15,1% HPS 261 598,1 371,8 3,28% 6,23% 10,5 1,7 4,0% 16,1% M2M Group 165 118,4 254,9 -2,34% 14,28% 21,9 1,1 3,9% 5,0% Sté DE FINANCEMENT 7 197 623,9 -3,36% -4,60% 17,4 1,9 5,3% 11,3% EQDOM 2 841 095,3 1701,0 -7,55% -8,00% 16,0 1,8 5,9% 11,5% TOURISME 2 195 397,4 -1,28% 39,25% N.S. 2,4 0,0% -5,0% RISMA 2 195 397,4 278,5 -1,28% 39,25% N.S. 2,4 0,0% -5,0% Utilities 13 515 360,6 -0,30% 1,35% 23,0 1,4 20,1% 8,3% JLEC 10 539 360,6 446,8 -0,16% -1,46% 26,7 1,3 23,9% 5,7% MASI 468 623 043,5 9 522,21 -0,68% 4,48% 18,0 3,2 4,5% 17,2% * Les indices sectoriels représentent toutes les valeurs composant le secteur R:sur la base des résultats 2013 publiés Performance Annexe
  12. 12. Contacts Front Attijari Intermédiation Rachid Zakaria +212 5 29 03 68 48 r.zakaria@attijari.ma Abdellah Alaoui +212 5 29 03 68 27 a.alaoui@attijari.ma Tarik Loudiyi +212 5 29 03 68 00 t.loudiyi@attijari.ma Kawtar Sbiyaa +212 5 29 03 68 21 K.sbiyaa@attijari.ma Anis Hares +212 5 29 03 68 34 a.hares@attijari.ma Omar Barakat +212 5 29 03 68 15 o.barakat@attijari.ma Wafa Bourse Sofia Mohcine +212 5 22 49 59 52 s.mohcine@wafabourse.com Nawfal Drari +212 5 22 49 59 57 n.drari@wafabourse.com Attijari Intermédiation Tunisie Hichem Ben Romdhane +216 71 10 89 08 Benromdhane.hichem@attijaribourse.com.tn Mohamed Ramzi Mghribi +216 71 10 89 04 Mghirbi.ramzi@attijaribourse.com.tn Nihele Raies +216 71 10 89 04 Raies.nihele@attijaribourse.com.tn Malek Horchani +216 71 10 89 05 Horchani.malek@attijaribourse.com.tn Hela Rais +216 71 10 89 30 Rais.hela@attijaribourse.com.tn Recherche Directeur de la Recherche Abdelaziz Lahlou +212 5 29 03 68 37 ab.lahlou@attijari.ma Responsable Desk Taha Jaidi +212 5 29 03 68 23 t.jaidi@attijari.ma Analyste Activités de Marché Lamyae Oudghiri +212 5 29 03 68 18 l.oudghiri@attijari.ma Analystes Financiers Mahat Zerhouni +212 5 29 03 68 16 m.zerhouni@attijari.ma Maria Iraqi +212 5 29 03 68 01 m.iraqui@attijari.ma Risques L’investissement en valeurs mobilières est une opération à risques. Ce document s’adresse à des investisseurs avertis. La valeur et le rendement d’un investissement peuvent être influencées par plusieurs aléas notamment l’évolution des taux d’intérêt, des taux de change devises, de l’offre et la demande sur les marchés. Les performances antérieures n’assurent pas une garantie pour les réalisations postérieures. Aussi, les estimations des réalisations futures pourraient être basées sur des hypothèses qui pourraient ne pas se concrétiser. Limites de responsabilité L’investisseur admet que ces opinions constituent un élément d’aide à la décision. Il endosse la totale responsabilité de ces choix d’investissement. Attijari Intermédiation ne peut en aucun moment être considéré comme étant à l’origine de ses choix d’investissement. 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