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AREVA Rapport de croissance responsable 2009
 

AREVA Rapport de croissance responsable 2009

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    AREVA Rapport de croissance responsable 2009 AREVA Rapport de croissance responsable 2009 Document Transcript

    • + d’énergie– de CO2RAPPORT DE CROISSANCE RESPONSABLE 2009
    • Le groupe et sa stratégie P. 2 Questions/réponses avec Anne Lauvergeon P. 3 Présence internationale P. 20 Aujourd’hui / Le modèle intégré AREVA P. 8 Gouvernement d’entreprise P. 22 Synergies et complémentarités P. 10 Organisation P. 26 Retour sur AREVA T&D P. 12 Communication financière P. 28 Chiffres clés P. 14 Mécénat et Fondation AREVA P. 31 AREVA Way P. 18 Nos solutions dans le nucléaire P. 34 Chat / Le nucléaire est-il La sûreté P. 50Dialoguer, se remettre en question, assumer de ne pas avoir toutes les réponses, une énergie durable ? P. 36 Le recyclage et les déchets P. 56mais tout faire pour les trouver : pour nous, c’est ça aussi le progrès continu. L’approvisionnement P. 40 L’acceptabilité P. 60 L’excellence technologique P. 45 La non-prolifération P. 62Ce sont ces motivations qui nous ont poussés cette année à partager avecnos lecteurs les grands enjeux auxquels nous sommes confrontés dansnos différents métiers. Les questions énergétiques sont déterminantes pourl’avenir de nos sociétés ; chaque réponse amène une nouvelle question ;à chaque question nous tentons d’apporter des solutions. Une quêtede progrès infinie, passionnante et continue. Nos solutions dans les renouvelables P. 64 Regards croisés / Quelle part pour les énergies La compétitivité et l’efficacité P. 74 renouvelables dans le mix énergétique ? P. 66 Le développement responsable P. 78 La demande croissante P. 70 Nos ressources humaines P. 80 Débat / La mixité est-elle une réalité La diversité et l’égalité des chances P. 90 dans l’entreprise d’aujourd’hui ? P. 82 Le recrutement et la formation P. 93 La santé et la sécurité P. 86 Dans le cadre de son plan de développement annoncé le 30 juin 2009, AREVA a mis en vente son activité Transmission & Distribution. L’ensemble du rapport de croissance responsable 2009 Méthodologie de reporting P. 96 comprend généralement les informations relatives aux activités poursuivies (Nucléaire et Rapports des commissaires aux comptes P. 99 Renouvelables), sauf mention contraire explicite. Chiffres 2009 ayant fait l’objet d’une vérification sur site P. 102 Tableau de bord du développement durable P. 103 AREVA / Rapport de croissance responsable
    • __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIE Questions / réponses avec Anne Lauvergeon Comment allez-vous financer votre développement ? Anne Lauvergeon__ Le 30 juin 2009, le Conseil de surveillance a Présidente du Directoire d’AREVA autorisé AREVA à ouvrir son capital à des partenaires stratégiques et industriels, à hauteur de 15 %, par aug- 2009 a été une nouvelle mentation de capital. Les investisseurs sélectionnés ont année de crise économique été convaincus par notre stratégie, notre positionnement et notre management. Les discussions se déroulent au niveau mondial. désormais au niveau de l’État français, notre principal Comment s’est comporté actionnaire. Celui-ci a également souhaité mettre en AREVA dans un tel contexte ? vente notre branche Transmission & Distribution. Depuis son acquisition en 2004, nous avons fortement accru la performance de cette activité. Son chiffre d’affaires a été Grâce à la solidité de nos activités récurrentes et multiplié par deux en cinq ans et le carnet de commande à la dynamique de nos grands projets, nous avons par trois. Nous l’avons cédé à plus de quatre fois son prix enregistré une nouvelle croissance de nos résultats. Sur d’achat en 2004, en étant très attentifs à ce que la vente nos activités Nucléaire et Renouvelables, notre chiffre soit assortie d’engagements industriels et sociaux. Au d’affaires a progressé de 5,4 %, à 8,529 milliards d’euros. total, avec la vente de lignes Total et GDF Suez en 2009 Notre résultat opérationnel, avant les provisions passées dans de très bonnes conditions, nous avons réalisé près sur le chantier finlandais OL3, ressort à 647 millions de 5 milliards d’euros de cessions. d’euros, ce qui représente une marge de 7,6 %, stable par rapport à 2008. Notre carnet de commandes atteint 43,3 milliards d’euros, soit une progression de 2 %, ce qui nous confère une forte visibilité, supérieure à dix ans. Notre effort de recherche et développement a augmenté de 80 % sur les trois dernières années et représente en moyenne plus de 6 % de notre chiffre d’affaires. Pour continuer à renforcer notre position de leader, nous avons besoin d’investir et de recruter, tout en maintenant une structure financière solide.02 AREVA / Rapport de croissance responsable 03
    • Questions / réponses __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIE Où en est l’avancement des différents chantiers EPR ? Avec le départ de T&D, vous vous recentrez sur Sur le chantier d’OL3 en Finlande, 89 % des votre cœur de métier : travaux de génie civil du bâtiment réacteur sont achevés les solutions de production et ce dernier a atteint la hauteur de 58,5 mètres suite à la d’électricité sans CO2. pose du dôme en septembre 2009. Avec l’introduction Quelle est votre stratégie ? De nouveaux pays récente de la cuve dans le réacteur, nous venons de franchir une nouvelle étape symbolique qui marque s’intéressent à l’énergie le démarrage des opérations de mises en place des Dans le nucléaire, notre modèle intégré – de nucléaire. équipements nucléaires, en parallèle à l’installation et aux la mine d’uranium jusqu’au recyclage du combustible Comment abordez-vous tests de mise en service des systèmes électromécani- usé, en passant par la conception et la construction de ces nouveaux marchés ? ques. En France, sur le site Flamanville 3, le bâtiment réacteur atteint près de 24 m de haut et nous poursui- réacteurs – nous a permis de conquérir de nouvelles parts de marché. Cela nous procure aujourd’hui une On oppose souvent Environ 80 % des nouveaux réacteurs seront vons la livraison et l’installation de composants sur le site. Pour le projet chinois Taishan 1 et 2, le bâtiment réacteur position concurrentielle forte. Les électriciens deman- dent une sécurité d’approvisionnement en combustible le nucléaire et les énergies construits dans des pays qui font déjà du nucléaire – les s’élève à 6,33 mètres de haut et le deuxième liner de son de long terme. Nous signons de plus en plus de contrats renouvelables. États-Unis, la Chine, l’Inde ou l’Europe – par des enceinte a été posé. La moitié du ferraillage du béton du à quarante ans. Je note qu’en 2009 AREVA est devenu Quelle est votre position ? électriciens qui sont déjà nos clients. Nous avons une relation directe avec eux. Et puis, il y a 20 % de nouveaux puits du réacteur a été réalisée et la mise en place des le premier producteur mondial d’uranium. Nos réacteurs éléments du récupérateur à corium est en cours. Quant entrants, comme la Jordanie, la Pologne, les Émirats à l’unité 2, le premier béton a été coulé en avril dernier. de génération III+ ont une sûreté et une sécurité incom- Le monde de l’énergie est en pleine révolution, arabes unis. Ces pays doivent tout organiser. Ils ont besoin parables. Notre offre est volontairement plurielle car les la troisième du genre. Elle est due à plusieurs facteurs : d’un accord de la communauté internationale, d’accords besoins des clients ne sont pas les mêmes : l’EPR™ une très forte croissance démographique mondiale ; des bilatéraux, d’une autorité de sûreté nationale qualifiée et (1 650 MW), ATMEA™ (1 100 MW) que nous dévelop- ressources fossiles limitées ; un changement climatique indépendante, d’un opérateur de centrales électriques pons avec Mitsubishi et, enfin, KERENA™ (1 250 MW) choisi par E.ON pour ses projets de centrales de puis- avéré qui rend nécessaire la réduction des émissions de expérimenté et d’un fournisseur pour le réacteur et L’une des inquiétudes sance intermédiaire. Nous sommes en avance sur nos gaz à effet de serre ; l’aspiration, légitime, au développe- ment des populations de nombreux pays émergents. le combustible. C’est, dans ce cas, le rôle d’AREVA. les plus fréquemment concur rents puisque nous avons quatre EPR™ en Dans ce contexte, on attend plus d’énergie, à un meilleur soulevées au sujet du construction dans trois pays. Et puis le développement de prix, à un coût prédictible, disponible à grande échelle et nucléaire concerne l’industrie nucléaire exige des solutions technologique- ment matures et durables de gestion des combustibles produisant beaucoup moins de carbone. C’est le fameux Quelles conclusions tirez-vous la sûreté. Quelles ont été facteur 4 : 2 fois plus d’énergie avec 2 fois moins de usés. Nous disposons dans ce domaine d’une avance CO2. Chez AREVA, nous sommes convaincus que le de la perte du contrat vos performances dans majeure puisque nous avons développé une technologie nucléaire et les renouvelables sont complémentaires et nucléaire d’Abou Dhabi ? ce domaine en 2009 ? qui permet de recycler 96 % des matières contenues qu’il existe d’énormes synergies, techniques et commer- dans les combustibles usés et de les valoriser sous forme ciales, entre ces deux sources d’énergie. C’est pourquoi Notre priorité absolue est d’assurer la sûreté de nouveau combustible. Pour ce qui est des énergies nous avons fait le choix de fournir à nos clients des solu- Abou Dhabi avait en tête une organisation de nos installations, la santé des personnes et la protec- renouvelables, second pôle de développement stratégi- tions pour produire de l’électricité sans CO2. À eux de précise et sans précédent : un contrat unique avec un tion de l’environnement. Nous avons mis en place les que d’AREVA, notre objectif est d’être un leader du mar- choisir. Et souvent, ils demandent les deux. électricien pour les soixante ans de vie des réacteurs. Ce outils adaptés. Une charte de sûreté nucléaire définit les ché d’ici à 2012. Nous développons des solutions dans n’est pas le métier d’AREVA. Il a été long et difficile principes du groupe, elle couvre toute la durée de vie la biomasse, l’éolien offshore, le stockage de l’énergie, et d’obtenir l’alignement adéquat entre EDF, GDF Suez et des installations. Une inspection générale indépendante, nous venons d’acquérir la société Ausra, en Californie, Total. Nous y sommes parvenus mais trop tard. C’est créée en 2001, contrôle l’organisation opérationnelle et spécialisée dans les technologies du solaire thermique de une des leçons collectives que nous avons reçues. Et partage son expertise avec l’ensemble des sites. Son concentration. Nous possédons à présent tous les atouts Que leur proposez-vous ? puis nous n’étions pas dans une compétition classique. rapport annuel est rendu public. Nous améliorons cha- pour devenir un acteur majeur du secteur. La Corée du Sud était prête à tout pour l’emporter, tant que année nos performances en matière de sécurité. Une offre globale à la carte qui repose sur en termes de prix que de financement étatique. L’EPR™ Notre taux de fréquence, qui est l’indicateur du nombre une démarche de partenariat durable. Nous élaborons a été conçu pour répondre aux exigences des autorités d’accidents par million d’heures travaillées, est passé avec nos clients les solutions qui vont répondre à leurs de sûreté nucléaire européennes et américaine. Quoiqu’il en dessous du seuil de 3, objectif que nous nous étions objectifs : produire une électricité compétitive, sûre et arrive à l’intérieur ou à l’extérieur, il n’y aurait pas de rejet publiquement fixé en 2007 pour 2010. Nous finissons propre, et optimiser la diversification des moyens de de radioactivité. Nos réacteurs de génération III+ ont une l’année à 2,2. En 2008, la moyenne de l’industrie fran- production. sûreté et une sécurité incomparable. Cela a un coût. çaise était de 24,2. Enfin, en matière de radioprotection, AREVA applique la limite maximale de 20 mSv par homme et par an, dans tous ses pays d’implantation, y compris dans ceux où la règlementation est moins stricte, comme le Niger ou les États-Unis.04 AREVA / Rapport de croissance responsable 05
    • Questions / réponses __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIE Qu’en est-il de votre politique en matière de ressources humaines ? Quels sont vos objectifs stratégiques pour 2010 Nous avons embauché 15 000 personnes en et au-delà ? 2008 et 12 000 en 2009, dont la moitié en France. Nous avons inauguré au mois de juillet 2009 le Campus de Nous voulons construire un tiers des nouvelles l’Université AREVA à Aix-en-Provence. La formation carbone. Nous avons aussi continué de réduire notre capacités nucléaires sur le marché accessible, sécuriser constitue un enjeu majeur pour nous. Elle conditionne empreinte environnementale. Depuis 2004, et à chiffre le cycle du combustible pour nos clients actuels et futurs l’innovation et donc la croissance, elle permet une meil- En 2007, vous avez annoncé leure satisfaction des clients et conduit à des partenariats d’affaires constant, notre consommation d’énergie a et développer notre offre d’énergies renouvelables. baissé de 16 %. La consommation individuelle de papier Aujourd’hui, nous sommes parfaitement en ligne avec la création d’observatoires fructueux. Nous avons reçu au mois d’avril 2010 le label a diminué de 44 % depuis 2004, grâce à une sensibili- ces objectifs. Les solutions de production d’énergie sans de la santé autour de Diversité pour nos engagements et nos actions en faveur sation accrue des salariés. La consommation d’eau a CO2, qui sont notre cœur de métier, ont des perspecti- de la diversité et de l’égalité des chances. Décerné par vos sites miniers. l’Afnor, il récompense la démarche généralisée d’AREVA et baissé de 41 %, et la part des déchets conventionnels ves de croissance fortes. En décidant de nous donner Quel est l’état d’avancement témoigne de nos bonnes pratiques en matière de lutte non revalorisés a été réduite de 46 % grâce à des actions menées sur nos sites. le 30 juin 2009 les moyens d’investir de manière ambi- tieuse, nos actionnaires soutiennent notre stratégie. de cette démarche ? contre toutes les discriminations : emploi de personnes en Ces financements vont nous permettre de continuer la situation de handicap, mixité et égalité professionnelle, course en tête et de répondre aux besoins croissants de diversité sociale, ethnique et culturelle, diversité des âges et En juin 2009, AREVA a conclu un accord avec nos clients actuels et futurs. emploi des seniors. En 2008, avec le Comité de Groupe les associations Sherpa et Médecins du Monde portant sur la création de ces observatoires de la santé autour de européen et soutenu par la Fédération Européenne de la Quels types d’actions nos sites miniers et d’un groupe pluraliste d’observation Métallurgie, nous avons lancé le projet ODEO, en vue de menez-vous dans favoriser la parité professionnelle femmes-hommes et de de la santé. Ce dispositif, placé sous l’égide des autorités dynamiser l’emploi des personnes en situation de handicap. le domaine du mécénat ? Que signifie le mot des pays concernés, est une première mondiale. Il a pour objet l’étude de la santé des travailleurs dans les mines Grâce à cette approche ambitieuse et innovante, basée sur le partage des meilleures pratiques et un dialogue social « responsabilité » pour AREVA a fait le choix de la cohérence entre les d’uranium d’AREVA et de l’impact potentiel de celles-ci responsable, près de 50 000 salariés européens d’AREVA orientations prises en matière de mécénat et les activités AREVA ? sur la santé des populations voisines. Si des cas de ont été sensibilisés et informés des engagements du du groupe. Nous avons défini des axes prioritaires qui maladies imputables à ces activités minières étaient mis groupe en faveur de l’Egalité des Chances. cadrent avec notre stratégie et notre ancrage dans Nous sommes leader sur notre marché. De en évidence, les soins correspondants seraient pris en charge par le groupe à l’identique de la couverture les territoires. Deux exemples parmi beaucoup d’autres : fait, notre première responsabilité, c’est celle de montrer médicale française. Présidé par le directeur médical au Niger, en partenariat avec la communauté urbaine l’exemple et d’ouvrir des voies. La responsabilité du d’AREVA, le Dr Acker, le groupe pluraliste est composé d’Arlit, AREVA a soutenu la création d’une bibliothèque. groupe AREVA, c’est celle qui tient compte d’une Nous avons contribué à un fonds documentaire de plus société post-Tchernobyl et post-11 septembre 2001. de 10 membres, experts médicaux et scientifiques, Quelles sont vos de 15 000 livres, destinés en priorité aux enfants et aux Nous sommes responsables devant nos clients, nos choisis à parité par les associations et par l’entreprise. Cet accord marque une étape très importante dans performances en termes adolescents, équipé le bâtiment en mobilier et financé salariés, nos actionnaires et nos parties prenantes. Nous la nécessaire concertation entre l’opérateur minier de développement durable ? la formation théorique et pratique en France de deux devons être irréprochables en termes de sécurité, de responsable que nous sommes et la société civile. jeunes Touareg au métier de bibliothécaire. Dans un tout sûreté et d’éthique. Nous ne travaillons qu’avec les pays Depuis le dialogue engagé en 2007 avec les États et les autre domaine, AREVA s’engage avec le musée national qui acceptent tous les contrôles prévus par les Nations C’est un sujet important pour nous parce que ONG, et même si les procédures de validation et d’auto- des arts asiatiques Guimet de Paris au travers d’actions unies. Et puis, nous devons rendre des comptes. Notre nous ne pouvons pas être exemplaires en fournissant risation des structures à mettre en place sont parfois plus pédagogiques en faveur des enfants et des familles société évolue vite et les citoyens sont en quête de des solutions sans CO2 à nos clients sans être nous- longues que prévu, nous avançons dans la création de défavorisées. Ce soutien se traduit par la mise en réponses à leurs doutes. Alors dialoguer est essentiel, et mêmes exemplaires dans notre propre fonctionnement. ces observatoires et poursuivons nos actions, notam- place d’ateliers de formation destinés aux bénévoles de nous le faisons, à travers des actions concrètes. En AREVA est aujourd’hui un très faible émetteur de gaz à ment autour des sites miniers au Niger et au Gabon. l’association « Les blouses roses » et aux éducateurs France, nous venons d’organiser notre quatrième effet de serre. Depuis 2004, nos émissions ont diminué sociaux, afin de mieux comprendre et apprécier la consultation des parties prenantes, sous l’égide du de 59 %. Nos activités dans la biomasse ont contribué richesse de ce lieu culturel. Comité 21, et aux États-Unis, nous avons lancé la pre- en 2009 à l’approvisionnement du groupe en crédits mière consultation sous l’égide de Business for Social carbone et nous compensons totalement nos émissions Responsability. La responsabilité pour le groupe AREVA, depuis deux ans. Nous sommes donc en neutralité c’est « raison de plus pour faire mieux ».06 AREVA / Rapport de croissance responsable 07
    • Aujourd’hui __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIELe modèle intégré AREVA AREVA propose une offre globale innovante qui met en jeu l’ensemble de ses technologies, produits et services. Le groupe est l’un des rares acteurs à pouvoir intervenir chez ses clients à chaque étape de la chaîne de valeur et à leur proposer des solutions à la carte, adaptées à leurs besoins. Dans le nucléaire, AREVA dispose d’un modèle intégré devenu en quelques années la référence du secteur. Il couvre l’ensemble du cycle du nucléaire, depuis l’extraction de l’uranium jusqu’au recyclage du combustible usé, en passant par la conception de réacteurs et les services associés. Dans les énergies renouvelables, AREVA offre des solutions « clés en main » qui répondent aux besoins à court et long terme des clients, tout en satisfaisant les demandes d’énergie en période de consommation de base ou de pointe. Énergie Énergies nucléaire renouvelables Recherche, extraction et concentration Conception et fabrication d’éoliennes offshore du minerai d’uranium. de forte puissance. Conversion et enrichissement de l’uranium. Conception et réalisation de centrales bioénergies clés en main. Conception et fabrication de combustible nucléaire. Solutions de production d’électricité et de vapeur Conception et construction de réacteurs nucléaires. industrielle par concentration de l’énergie solaire. Fourniture de produits et services pour Développement de solutions pour produire la maintenance, l’amélioration et le fonctionnement de l’hydrogène par électrolyse et de l’électricité des centrales nucléaires. à partir de pile à combustible. Recyclage des combustibles nucléaires usés. Accompagnement et pilotage de chantier en milieu radioactif. Valorisation des sites nucléaires. Transport de matières nucléaires. Clients : principaux exploitants de centrales Clients : développeurs de parcs éoliens, exploitants nucléaires, de réacteurs électrogènes et de sites de centrales de cogénération à partir de biomasse nucléaires. et industriels.08 AREVA / Rapport de croissance responsable 09
    • Synergies et complémentarités __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIE ÉMISSIONS DE CO2 EN GRAMMES DE CARBONE PAR KWHE Monde - Moyenne des émissions de CO2 par filière électrique (source : AIEA, «Nuclear and sustainable development», D. Weisser, mai 2007). Les fourchettes reflètent les différences dans les méthodes d’évaluation, le rendement thermique, le périmètre pris en compte, etc.AREVA MISE SUR haut niveau. D’autres sources de production d’électricité NUCLÉAIRE sans CO2 peuvent être mieux adaptées ou compléter une ÉOLIENUN MIX ÉQUILIBRÉ production nucléaire déjà installée. Moins complexes à mettre en œuvre, de plus en plus compétitives, les éner- SOLAIRE PV BOIS MIN MAXD’ÉNERGIES gies renouvelables se développent déjà fortement en Europe, aux États-Unis, en Asie et constituent des solu- GAZSANS CO2 tions pour les pays émergents. Ces énergies utilisent les ressources disponibles le vent, le soleil, la biomasse là où CHARBON FIOULD’ici à 2030, la demande énergétique va doubler. Dans le elles se trouvent. En donnant à des populations isolées un LIGNITEmême temps, les émissions de gaz à effet de serre devront accès à l’électricité, les énergies renouvelables contribuent 0 500 1 000 1 500 2 000être divisées par deux. S’il n’y a pas de réponse unique, le à la croissance économique et à l’amélioration sociale des zones rurales ou défavorisées, et constituent ainsi un leviernucléaire et les renouvelables sont deux énergies complémen- essentiel de développement durable.taires qui garantissent un mix sans CO2, économique et fiable. … ET DES SYNERGIES Entre le nucléaire et les énergies renouvelables, les synergies sont nombreuses : mêmes clients énergéti- ciens, mêmes compétences requises dans le manage- ment de projet, même expertise sur les technologies clés (conception de structures et de matériaux résistant à des NUCLÉAIRE ET RENOUVELABLES, conditions extrêmes de chaleur et d’humidité, production DES COMPLÉMENTARITÉS… de vapeur à haute température). Le savoir-faire des ingé- Pourquoi faudrait-il opposer le nucléaire et les énergies nieurs nucléaires a ainsi permis de redéfinir le design de renouvelables ? Pour AREVA, ces deux sources de pro- l’éolienne offshore d’AREVA Multibrid. duction d’électricité sont complémentaires. Les deux sont La taille d’un groupe tel qu’AREVA apporte la garantie nécessaires pour faire évoluer le mix énergétique mondial de disposer d’une solide assise financière pour assurer vers un modèle à faibles émissions de carbone et pour des investissements dans les renouvelables. Dans le lutter contre le réchauffement climatique. Elles répondent à domaine des achats, AREVA possède aussi une forte des besoins différents. Les solutions nucléaires ne sont puissance de négociation qui permet de diminuer les pas adaptées à tous les pays et nécessitent des infrastruc- coûts d’acquisition de matériaux, comme les aciers spé- tures, des moyens technologiques et des sous-traitants de ciaux utilisés dans la construction des éoliennes. — AREVA A CRÉÉ LA COENTREPRISE ADAGE AVEC DUKE ENERGY AFIN DE CONSTRUIRE 12 UNITÉS DE BIOMASSE DE 50 MW CHACUNE. EN 2009, LES DEUX PARTENAIRES ONT CONCLU UN ACCORD QUI VISE À SÉLECTIONNER LA TECHNOLOGIE EPR™ POUR LES RÉACTEURS DE L’ÉLECTRICIEN AMÉRICAIN. LE CONSTAT La température augmente à la surface du globe. Dans son dernier rapport, publié en 2007, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) révèle que onzedes douze dernières années (1995-2006) ont été parmi les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1850. Une tendance qui devraitse poursuivre. Selon les modèles du GIEC, la température moyenne de la terre pourrait s’accroître de 2 °C à 4,5 °C d’ici à 2100. De telschangements sur une période aussi courte entraîneraient de profondes modifications de l’écosystème, des dommages pour la viehumaine, et affecteraient la croissance économique. Pour éviter un tel scénario, il faut agir dès maintenant, à l’échelle mondiale. Tousles pays vont devoir réduire leurs émissions de CO2, en recourant à des mesures d’efficacité énergétique, au nucléaire, aux renouvelableset, à plus long terme, à la capture et à la séquestration du carbone. On ne pourra faire l’économie d’aucune de ces solutions.10 AREVA / Rapport de croissance responsable 11
    • Retour sur… __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIEAREVA T&D, Une forte croissanceune réussite exemplaire 2004 Alstom T&D devient AREVA T&D. 2005 de transformateurs, qui leur permettront Construction d’uneSix années d’engagement industriel et humain ont permis à AREVA de tripler leur capacité de production et usine et d’un centre deT&D de renforcer ses positions et d’améliorer sa performance écono- de renforcer leur position sur les marchés recherche à l’universitémique. L’activité T&D est désormais prête à accompagner la crois- de la haute et de l’ultra-haute tension, en de Tsinghua (Chine). 2006sance de la demande mondiale d’énergie. pleine croissance dans le pays. UNE ACTIVITÉ EN PLEINE EXPANSION Acquisition de RITZ High LA CONSTITUTION D’UN LEADER d’atteindre une rentabilité comparable à Depuis 2004, le pôle T&D d’AREVA a Voltage, première des huit Dès son acquisition par AREVA en 2004 celle de ses principaux concurrents. Les amélioré sa performance économique et acquisitions qui se feront auprès d’Alstom, pour près de 920 mil- principaux leviers de ce plan ont concerné renforcé ses positions sur l’ensemble de jusqu’en 2009. 2007 lions d’euros, l’activité Transmission & le redéploiement de l’outil industriel, ses marchés. C’est aujourd’hui une acti- Distribution s’est restructurée afin de l’amélioration des processus (sélection vité en pleine expansion et créatrice de devenir l’un des leaders mondiaux de son des offres, contrôle des projets…) et la valeur. Selon les secteurs, AREVA est secteur. Objectif : tirer profit du dévelop- politique des achats. Parallèlement, le numéro un (logiciels de gestion de marché Joint-venture avec pement considérable des marchés éner- groupe s’est lancé dans des acquisitions et de conduite de réseaux), numéro deux Wuxi Aluminium. gétiques, lié à l’extension des réseaux ciblées afin de renforcer sa présence sur (produits haute tension) ou numéro trois Sept autres joint- électriques, à l’augmentation des besoins certains segments du marché, notam- mondial (moyenne tension). De 3,18 mil- venture ou partenariats d’interconnexions, à l’essor des énergies ment dans la haute tension et les systè- liards d’euros en 2004, le chiffre d’affaires le groupe a obtenu un contrat de 400 mil- la demande mondiale en électricité et de stratégiques suivront. 2008 renouvelables, à l’amélioration et au rem- mes d’automation, ainsi que sur certai- a atteint 5,47 milliards d’euros en 2009. lions de dollars au Brésil pour la plus lon- proposer des solutions fiables, perfor- placement des équipements vieillissants. nes zones géographiques (Chine, Inde, Le résultat opérationnel, qui s’inscrivait en gue ligne HVDC (High Voltage Direct mantes et respectueuses de l’environ- En ajoutant les solutions de transport et de Amérique du Sud…). perte de 103 millions d’euros l’année où la Current – courant continu à haute ten- nement, qui contribuent à améliorer la AREVA T&D se positionne transmission aux solutions de production La construction de plusieurs nouvelles division T&D a intégré AREVA, s’est situé sion) au monde. Le même mois, il a rem- stabilité des réseaux et à garantir l’accès fortement sur le nouveau d’électricité sans CO2, l’activité T&D a per- usines en Chine, en partenariat avec des à 561 millions d’euros l’an passé. porté aux Émirats arabes unis (EAU) une de tous à l’électricité. Le 30 juin 2009, la marché des réseaux mis à AREVA d’élargir son offre et de entreprises chinoises leaders, s’est inscrite Aujourd’hui, avec plus de 30 000 clients commande d’une valeur de 200 millions décision prise par le Conseil de sur- intelligents (smart grids). s’ouvrir à de nouveaux horizons. dans ce cadre. AREVA T&D et son parte- répartis dans 160 pays, le savoir-faire du d’euros portant sur 11 postes électriques veillance de céder cette activité met fin à 2009 Un plan ambitieux a été mis en place naire Shanghai Electric (SEC) ont ainsi pôle T&D d’AREVA est unanimement isolés au gaz. près de six années d’une très belle aven- afin de permettre au pôle T&D d’AREVA inauguré en 2009 deux nouvelles usines reconnu. Pour preuve, en décembre 2009, L’activité T&D d’AREVA est aujourd’hui ture industrielle et humaine au sein à même d’accompagner la croissance de d’AREVA. — Au cours du même mois, AREVA T&D signe le plus important contrat de son CALENDRIER ET DÉCRYPTAGE histoire aux Émirats arabes unis et remporte au Brésil 30 JUIN 2009 29 SEPTEMBRE 2009 30 NOVEMBRE 2009 20 JANVIER 2010 le projet de la plus longue CESSION Le Conseil de surveillance d’AREVA AREVA sélectionne trois acheteurs La valorisation des offres reçues est supérieure à quatre fois AREVA signe avec Alstom ligne de transmission DE demande au Directoire de mettre potentiels : Alstom/Schneider, General le prix d’acquisition de cette activité il y a six ans. Le Conseil et Schneider Electric un accord HVDC au monde. T&D en vente l’activité Transmission & Distribution (T&D) d’AREVA. Electric et Toshiba. Le groupe se veut attentif au prix proposé et également de surveillance décide l’entrée en négociation exclusive avec Alstom/Schneider. La proposition de ce consortium sur la cession de l’activité Transmission & Distribution. au projet industriel et social. s’élève à 2,29 milliards d’euros en valeur des fonds propres, Le groupe finalise cette cession soit 4,09 milliards d’euros en valeur d’entreprise. Elle est le 7 juin 2010. assortie d’engagements économiques et sociaux.12 AREVA / Rapport de croissance responsable 13
    • Chiffres clés 2009 – périmètre Nucléaire et Renouvelables – hors T&D __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIE 8 529 M€ +1,8% UN CARNET DE COMMANDES QUI ATTEINT 43 302 M Au 31 décembre 2009, le carnet de commandes atteint 43 302 M€, en hausse de 1,8 % par rapport à la clôture de l’exercice précédent. UNE SOLIDE CROISSANCE+240 M UN RÉSULTAT DU CHIFFRE D’AFFAIRES : + 5,4 % OPÉRATIONNEL DE 97 M Le résultat opérationnel est en progression de 240 M€ par rapport à 2008. Avant complément de provision Le chiffre d’affaires des activités Nucléaire et Renouvelables atteint 8 529 millions d’euros, en hausse de 5,4 % en données publiées et de 4,6 % à p.c.c.* * À périmètre, méthodes et taux de change constants. de 550 M€ enregistré au premier semestre 2009 sur le contrat finlandais OL3, il atteint 647 M€, soit une marge opérationnelle de 7,6 %, stable par rapport à 2008. RÉPARTITION DU CHIFFRE D’AFFAIRES PAR PÔLE15,59 PAR UN RÉSULTAT NETACTION PART DU GROUPE 40 % DE 552 M 41% 19 % Le résultat net part du groupe ressort à 552 M€ au 31 décembre 2009, contre 589 M€ le 31 décembre 2008. UN DIVIDENDE DE 7,06 AMONT RÉACTEURS & SERVICES AVAL (incluant l’activité Énergies renouvelables) Approuvé à l’Assemblée générale du 29 avril 2010. RÉPARTITION DES EFFECTIFS PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE EFFORT GLOBAL COLLABORATEURS ÉVOLUTION DE R&D DES EFFECTIFS 816 M 47 817 47 817 45 448 63% 9,6% du chiffre d’affaires 17% + 5% 13% 6% 1% AMÉRIQUES EUROPE FRANCE AFRIQUE ET ASIE-PACIFIQUE 2008 2009 (hors France) MOYEN-ORIENT 14 AREVA / Rapport de croissance responsable 15
    • Chiffres clés 2009 – périmètre Nucléaire et Renouvelables – hors T&D __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIEGAZ À EFFET DE SERRE (GES) DIMINUTION DE L’EMPREINTE E n 2009, les émissions directes de GES du groupe AREVA ramenées à une activité constante hors T&D (données brutes) production de vapeur a été privilégié par rapport à l’usage de chaudières au fioul. ENVIRONNEMENTALE PAPIER sont en baisse de 48 % par rapport à 2005. Elles sont désor- Les émissions de N2O du site de Malvési sont en augmenta- à chiffre d’affaires constant – 44 % mais essentiellement liées aux émissions de CO2 provenant des tion significative de 24 % suite à une reprise normale de Base 100 en 2004 énergies fossiles (64 %) et au protoxyde d’azote (N2O) (36 %). l’activité par rapport à 2008. Leur éradication est prévue en Réalisé 2006 L’établissement de La Hague a vu ses émissions de GES bais- 2010 grâce à l’implantation sur l’évent de l’atelier précipitation Réalisé 2009 DÉCHETS ser de 24 % en 2009 alors que sa consommation énergétique a d’une installation permettant de décomposer le N2O en oxy- CONVENTIONNELS (3) augmenté de 2,9 %. L’usage des chaudières électriques pour la gène et en azote. (1) Hors Eurodif. GES – 46 % (2) Hors refroidissement Eurodif. (3) Déchets conventionnels non valorisés. – 59 % ÉMISSIONS DIRECTES DE GAZ À EFFET DE SERRE en kt CO2 eq. AREVA NEUTRE EN CARBONE • BAISSE CONTINUE DES ÉMISSIONS DIRECTES – 48 % DE CO2. 1 074 • COMPENSATION PAR ACHATS DE CRÉDITS 904 CARBONE FINANÇANT VIA ECOACT DES PROJETS 756 ENVIRONNEMENTAUX ET DE DÉVELOPPEMENT 527 557 EN INDE, AU BRÉSIL ET EN CHINE. EAU (2) ÉNERGIE (1) • PREMIÈRE CONTRIBUTION DES ACTIVITÉS – 41 % – 16 % D’AREVA BIOÉNERGIES À L’APPROVISIONNEMENT DE CRÉDITS CARBONE. SÉCURITÉ AU TRAVAIL 2005 2006 2007 2008 2009 Émissions compensées A REVA a d’ores et déjà atteint ses objectifs de taux de fréquence (TF) et de taux de gravité (TG) assignés pour 2010 du groupe afin de les soutenir dans leurs démarches de progrès ; – la réalisation de réunions de partage d’expériences avec desRADIOPROTECTION (TF inférieur à 3 et TG inférieur à 0,15). En 2009, le TF s’établit à clients majeurs du groupe concernant la gestion de la sécurité des 2,21 et le TG à 0,09. grands chantiers. Malgré ces progrès, AREVA a déploré, en 2009, sept décès de La sécurité étant au cœur des métiers du groupe, c’est un des 83 % des salariés du groupe et 93 % des salariés d’entreprises 20 mSv, ni pour les salariés du groupe, ni pour les salariés d’en- salariés et sous-traitants. Pour atteindre l’objectif de zéro critères de sélection des entreprises sous-traitantes. AREVA a ren- extérieures intervenant sur les établissements AREVA ont reçu treprises extérieures. La dose individuelle maximale mesurée sur accident, le groupe a poursuivi la mise en œuvre des outils et forcé son processus de sélection et mis en application début 2009 des doses individuelles inférieures à 2 mSv sur douze mois douze mois consécutifs sur un salarié du groupe AREVA est de des moyens d’accompagnement des équipes, notamment une « Directive pour la maîtrise de la sécurité du travail avec les consécutifs (en France, l’exposition naturelle moyenne annuelle 16,01 mSv et sur un salarié d’entreprise extérieure de 15,99 mSv. grâce à : contractants ». aux rayonnements ionisants est de l’ordre de 2,5mSv). En 2009, Les salariés les plus concernés appartiennent aux business units – la poursuite des actions de formation destinées aux managers La démarche « Facteurs organisationnels et humains » a été aucun intervenant chez AREVA n’a dépassé la limite annuelle de Mines, Services nucléaires et Assainissement. et aux ingénieurs sécurité ; structurée au sein des entités. Elle constitue un élément supplé- – la réalisation de missions d’accompagnement auprès des entités mentaire pour progresser de façon pérenne. DOSES MOYENNES D’EXPOSITION AUX RAYONNEMENTS IONISANTS TAUX DE FRÉQUENCE* TAUX DE GRAVITÉ* DES SALARIÉS ET DES SOUS-TRAITANTS en mSv/an EXEMPLES D’EXPOSITIONS DES ACCIDENTS DU TRAVAIL DES ACCIDENTS DU TRAVAIL À LA RADIOACTIVITÉ POUR DES SALARIÉS DU GROUPE DES SALARIÉS DU GROUPE 1,22 1,19 1,22 UN INDIVIDU 6,60 0,21 0,20 1,04 • EXPOSITION ANNUELLE MOYENNE NATURELLE 5,18 0,15 À 1 500 M D’ALTITUDE : 3,6 mSv 4,31 0,12 3,48 3,37 0,11 0,48 0,49 0,50 • EXPOSITION INSTANTANÉE 0,09 0,39 2,21 VOL PARIS-NEW YORK : 0,06 mSv Salariés 2006 2007 2008 2009 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Sous-traitants16 17 * Définitions page 87. AREVA / Rapport de croissance responsable
    • AREVA Way __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIE 34 axes de progrès et une centaine deAREVA Way, critères d’amélioration. Pour l’ensemble de ces critères, les entités évaluent leurs pratiques sur une échelle de 1 à 4, qui Le processusle moteur de correspond à un niveau de maturité pro- gressive de la réalisation du critère : lance- ment, déploiement, maturité, excellence. AREVA Way ÉLABORATION DES CARTES D’OBJECTIFSla performance On attend de toutes les entités qu’elles aient au moins atteint le deuxième stade, > > celui du déploiement de la pratique.développement Le développement durable, pour AREVA, implique des comportements partagés par toutes les entités à travers le monde, qui PROGRÈS DÉCLINAISONdurable reposent sur le sens de l’écoute et du dia- AUTO- EN PLANS logue et la capacité à remettre en question ÉVALUATION CONTINU D’ACTIONS des principes établis. Le groupe s’attache à toujours développer son expertise en innovant, à rendre compte fidèlement de ses performances et à mettre en place des > > plans de progrès en cohérence avec ses PILOTAGE ET objectifs globaux. COMPTE RENDU A REVA a fait du développement durable la clé de voûte de sa stratégie indus- trielle. Le groupe a créé, dès 2002, sa pro- œuvre par AREVA de ses 10 engage- ments. C’est véritablement le moteur de la performance du groupe AREVA dans le UNE DÉMARCHE COLLABORATIVE La démarche AREVA Way est par nature DES RÉALISATIONS pre démarche de développement durable, domaine du développement durable. Il adaptative. Elle prend en compte les évo- AREVA Way, qui s’articule autour de 10 s’agit d’une boucle d’amélioration annuelle. lutions du marché et de la réglementation. LES 4 NIVEAUX grands engagements. Ces derniers sont Elle débute par l’élaboration de cartes Elle intègre les changements dans nos intégrés au système de gestion du groupe d’objectifs, déclinées ensuite en plans politiques et dans notre organisation, de AREVA WAY (plan d’actions stratégique, budget, repor- d’actions. Ces derniers permettent de même que les attentes de nos collabora- 1 LANCEMENT La progression d’un niveau à l’autre mesure, selon les cas : ting, etc.) et s’appliquent à l’ensemble de piloter l’avancement et de rendre compte teurs. AREVA Way doit progressivement 2 une maîtrise la couverture une meilleure prise une meilleure la mise en place DÉPLOIEMENT ses entités. des réalisations. Toutes les entités (busi- impliquer davantage de collaborateurs. Le croissante d’un périmètre en compte des qualité d’une nouvelle AREVA Way est à la fois un état d’esprit, ness units, sites, fonctions corporate) groupe s’est fixé comme objectif de faire 3 MATURITÉ des méthodes plus large parties prenantes des résultats pratique une ambition et une manière d’agir spécifi- évaluent ensuite leur performance selon le passer de 10 % à 12 % en 2010 le nombre 4 EXCELLENCE Pour chaque critère et chaque niveau de performance, une description de la pratique est précisée dans le référentiel. ques à AREVA. C’est un processus de référentiel AREVA Way. Structuré autour de ceux qui participent directement à Par exemple, pour justifier d’un niveau « déploiement » à l’égard du critère « Réduction de l’empreinte environnementale : progrès continu : il est associé à la mise en des 10 engagements, ce référentiel décline l’exercice annuel d’évaluation. — réduction des rejets et des risques associés », il faut avoir réalisé des actions de réduction des rejets les plus significatifs sur la base de l’analyse environnementale et de la cartographie des risques. ÉVOLUTION DES NOTATIONS (en % du total des entités opérationnelles) – incluant le périmètre T&D 3 QUESTIONS À 46 44 41 43 CHRISTIAN BARANDAS / 37 33 37 DIRECTEUR DE LA BU CHIMIE 27 Quels sont les facteurs de succès ? 21 17 16 Cette démarche a d’autant plus d’avenir qu’elle apporte une réelle 13 valeur ajoutée aux managers. La phase d’autoévaluation est une 3 4 4 5 2 2 2 3 Vous avez été l’un des concepteurs d’AREVA Way, formidable occasion de partager les points de vue avec les équipes 2006 2007 2008 2009 2006 2007 2008 2009 2006 2007 2008 2009 2006 2007 2008 2009 2006 2007 2008 2009 quel regard opérationnel portez-vous sur cette opérationnelles, en toute objectivité. La préparation et l’animation démarche après six ans de fonctionnement ? de cet exercice ainsi que l’implication du management tout au longL’un des succès majeurs de cette démarche est que nous avons su du processus sont des facteurs de succès essentiels. LANCEMENT DÉPLOIEMENT MATURITÉ EXCELLENCE NON APPLICABLEla faire évoluer pour prendre en compte la diversité du groupe : adapter Ce graphique illustre la progression, sur plusieurs années, des performances des business units (BU) du groupe AREVA. Il témoigne des progrès réalisés, parun référentiel à la fois pour les États-Unis, pour l’Allemagne et pour Quelles seraient selon vous les évolutions souhaitables ? l’ensemble du groupe, dans le respect de tous les engagements confondus. Chaque BU privilégie évidemment les domaines de progrès les plus en phasela France était un véritable challenge. La démarche intègre les différentes Les exigences vont croissant, nos politiques et nos pratiques avec ses enjeux individuels. Fin 2010, plus de 50 % des pratiques du groupe devraient atteindre la maturité (troisième niveau). L’évaluation permet de suivrecultures et respecte des valeurs intangibles. Elle s’est avérée indispensable évoluent pour y répondre. Le référentiel AREVA Way doit s’adapter, la progression pour un engagement particulier : par exemple, s’agissant de l’implication sociale, le nombre de pratiques ayant atteint la maturité ou l’excellencepour piloter nos engagements dans la durée. Et notre performance tout en collant aux réalités du terrain. Il faut continuer à écouter a augmenté de 41 % entre 2007 et 2009.en matière de développement durable, qui passe notamment les utilisateurs, à analyser les résultats et à partager les expériences.par l’amélioration de pratiques formalisées, est maintenant mesurable. En un mot, il faut faire vivre la démarche.18 AREVA / Rapport de croissance responsable 19
    • Présence internationale __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIEDes développementsstratégiques surtous les continents20 AREVA / Rapport de croissance responsable 21
    • Gouvernement d’entreprise __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIEUne gouvernance transparente LES COMITÉSet cohérenteLE CONSEIL DE SURVEILLANCE* LE COMITÉ STRATÉGIQUE MISSIONS Il éclaire le Conseil de surveillance sur les objectifs stratégiques de la société et apprécie le bien-fondé et les conséquences des décisions stratégiques les plus importantes proposées par 2 RÉUNIONS le Directoire. Il veille à l’application de la politique stratégique de la société. Il procède à toute étudeMEMBRES NOMMÉSPAR L’ASSEMBLÉEGÉNÉRALE MEMBRES REPRÉSENTANT L’ÉTAT, NOMMÉS PAR ARRÊTÉ MEMBRES REPRÉSENTANT LES SALARIÉS, ÉLUS 90 % de taux de présence qu’il juge pertinente et propose les orientations qu’il juge nécessaires. Composition : Jean-Cyril Spinetta (Président), Bruno Bézard, Bernard Bigot, Oscar Fanjul, MINISTÉRIEL PAR LE PERSONNEL Luc Rousseau. JEAN-CYRIL SPINETTA (1) RENÉ RICOL (1) BRUNO BÉZARD JEAN-CLAUDE BERTRAND LE COMITÉ MISSIONS Il apprécie et contribue à la définition des normes comptables, financières et Président du Conseil de surveillance Mandat : 2010-2015 Mandat : 2006-2011 Mandat : 2007-2012 D’AUDIT déontologiques du groupe. Il s’assure de leur pertinence, de leur efficacité et des procédures de contrôle Mandat : 2009-2011 OSCAR FANJUL (1) PIERRE SELLAL GÉRARD MELET 7 RÉUNIONS interne. Il réalise des études sur des points particuliers sur demande du Conseil de surveillance ou de sa BERNARD BIGOT Vice-Président du Conseil de surveillance Mandat : 2006-2011 CHRISTOPHE BEHAR Mandat : 2009-2011 PIERRE-FRANCK CHEVET Mandat : 2007-2012 ALAIN VIVIER-MERLE 93 % de taux de présence propre initiative. Il examine les projets de budgets, les projets de comptes annuels et les projets de plans pluriannuels de la société. Il entend les commissaires aux comptes, afin d’assister le Conseil dans sa Mandat : 2009-2011 Mandat : 2010-2015 Mandat : 2007-2011 Mandat : 2007-2012 mission de vérification et de contrôle. Il propose les successeurs ou le renouvellement des mandats des commissaires aux comptes. Il examine une cartographie des risques et apprécie les moyens de les éviter. COMMISSARIAT À GUYLAINE SAUCIER (1) LUC ROUSSEAU L’ÉNERGIE ATOMIQUE (CEA) Composition : Guylaine Saucier (Président), René Ricol (Coprésident), Jean-Claude Bertrand, Mandat : 2006-2011 Mandat : 2006-2011 Représenté par Christophe Gegout Bruno Bézard, Christophe Gegout. Mandat : 2006-2011 FRANÇOIS DAVID (1) Mandat : 2008-2013 LE COMITÉ DES MISSIONS Il propose au Conseil de surveillance le montant des rémunérations, les régimes RÉMUNÉRATIONS ET de retraite et de prévoyance, les avantages en nature des mandataires sociaux d’AREVA. Il examine DES NOMINATIONS l’opportunité et les modalités de mise en œuvre des plans d’actionnariat au profit des mandataires 6 RÉUNIONSMISSIONS Il exerce le contrôle permanent de la gestion d’AREVA par le Directoire et délibère sur 8 RÉUNIONS sociaux, de l’encadrement et du personnel. Il donne son avis au Conseil de surveillance surla stratégie générale du groupe. Les budgets annuels et les plans pluriannuels d’AREVA, de ses filialesdirectes et du groupe sont soumis à son approbation. 91 % 89 % de taux de présence les nominations des dirigeants des sociétés de premier rang du groupe AREVA. Il examine les dossiers des personnalités pressenties à la fonction de membre du Directoire. de taux de présence Composition : Jean-Cyril Spinetta (Président), Bruno Bézard, Oscar Fanjul. LE COMITÉ DE MISSIONS Il contribue au suivi du portefeuille d’actifs dédiés constitué pour couvrir les charges Retrouvez toute SUIVI DES OBLIGATIONS l’information sur futures d’assainissement et de démantèlement. Il examine l’évaluation selon un échéancier pluriannuel DE FIN DE CYCLE les mandats des des charges futures d’assainissement et de démantèlement, les modalités de constitution, membres du Conseil 3 RÉUNIONS de fonctionnement et de contrôle des fonds dédiés à la couverture de ces charges dans ces sociétés* Au 30 avril 2010.(1) S’inspirant des principes de bonne gouvernance communément admis,et notamment du rapport Bouton, sont considérées comme indépendantes de surveillance dans le document de référence. 93 % de taux de présence et la politique de gestion des actifs financiers correspondants. Composition : Guylaine Saucier (Président), Pierre-Franck Chevet, Gérard Melet, Philippe Pradel.les personnes ne possédant pas plus de 10 % du capital, et n’ayant pas de lienfinancier ou commercial (en tant que client ou fournisseur) avec la société.22 AREVA / Rapport de croissance responsable 23
    • Gouvernement d’entreprise __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIELE DIRECTOIRE LE COMITÉ SCIENTIFIQUEMEMBRES ET ÉTHIQUEDU DIRECTOIREANNE LAUVERGEON GÉRALD ARBOLA DIDIER BENEDETTI LUC OURSEL MEMBRES ÉDOUARD BREZIN ROLAND MASSE MEMBRES EXTERNES Professeur émérite à l’université Membre de l’Académie des AREVAPrésidente du Directoire d’AREVA Directeur général délégué Directeur général adjoint Directeur général adjoint Pierre-et-Marie-Curie, membre technologies, ancien présidentPrésident-directeur général d’AREVA d’AREVA, en charge de d’AREVA, en charge ROGER BALIAN du laboratoire de physique théorique de l’OPRI (Office de protection ANNE LAUVERGEONd’AREVA NC Mandat : 2006-2011 l’amélioration des processus des opérations du nucléaire de l’ENS, professeur honoraire contre les rayonnements ionisants) Présidente du DirectoireMandat : 2006-2011 Directeur général délégué Président d’AREVA NP Président de la Société française de physique, membre à l’École polytechnique, membre d’AREVA NC Mandat : 2007-2011 de l’Académie des sciences de l’Académie des sciences ÉRIK ORSENNA ALAIN BUCAILLE Mandat : 2006-2011 Écrivain, membre de l’Académie Directeur de la recherche FRANCIS BALLE GEORGES CHARPAK française et de l’innovationMISSIONS Le Directoire est investi des pouvoirs les plus étendus à l’égard des tiers pour agir en toutes circonstances, au nom Professeur à l’université Paris II, Prix Nobel de physiquede la société, sous réserve des pouvoirs expressément attribués par la loi au Conseil de surveillance et aux assemblées d’actionnaires. ancien membre du Conseil supérieur MICHEL SERRES JOSSELINE DE CLAUSADE de l’audiovisuel JEAN-MARIE COLOMBANI Historien des sciences, Directrice de la conformitéIl est l’organe décisionnaire de gestion et d’administration de la société. Il se réunit aussi souvent que les intérêts du groupe l’exigent. Journaliste, président de JMC Média membre de l’Académie françaiseLe Directoire s’est réuni 12 fois en 2009 avec un taux de présence de 98 %. GENEVIÈVE BARRIER-JACOB OLIVIER LOUBIÈRE Professeur émérite à la faculté Necker- FRANÇOIS EWALD ALAIN TOURAINE Déontologue Enfants malades, ancien du Samu de Professeur au Cnam, président Sociologue, directeur d’études Paris et ancienne vice-présidente du du Comité scientifique et éthique à l’EHESS (École des hautes études Comité national consultatif d’éthique d’AREVA en sciences sociales) CHRISTIAN DE BOISSIEU JAMES LOVELOCK MAURICE TUBIANA Président du Conseil d’analyse Companion of Honour, Commandeur Ancien président de l’Académie LES THÈMES QUI ONT ÉTÉ économique, professeur à l’université de l’Empire britannique, membre de médecine, membre de l’Académie TRAITÉS PAR LE COMITÉ Paris I – Panthéon Sorbonne de la Royal Society, membre des sciences, directeur honoraire SCIENTIFIQUE ET ÉTHIQUE associé honoraire de Green College, de l’Institut Gustave-Roussy, président EN 2009 SONT : université d’Oxford d’honneur du Centre Antoine-Béclère, – eau et énergie ; président d’honneur du Comité – communication de crise ; scientifique et éthique d’AREVA – rapport de croissance responsable d’AREVA ; – crise internationale : MISSIONS Il accompagne les réflexions du groupe sur les grands enjeux sociétaux liés au secteur ses origines et ses implications. de l’énergie et formule des recommandations à la Présidente du Directoire. La Charte des Valeurs AREVA Les valeurs, fondatrices de la stratégie de développement durable du groupe, portent sur l’intégrité, la conscience professionnelle, le sens des responsabilités, la sincérité de la communication, POUR EN SAVOIR PLUS l’esprit de partenariat, la rentabilité, la satisfaction du client. Le respect des droits de l’homme, La Charte des Valeurs AREVA affiché dès le préambule, est décliné tout au long de la Charte des Valeurs AREVA, qui se réfère est disponible sur areva.com aussi, explicitement, au Pacte mondial des Nations unies et aux principes directeurs de l’OCDE Les principes du Pacte pour les multinationales. Véritable référentiel entrant dans le champ de l’audit, elle est applicable mondial des Nations unies à tous les dirigeants et collaborateurs du groupe. Le management est responsable de sa mise en peuvent être consultés œuvre à tous les échelons. Elle associe des valeurs, des principes d’action et des règles de conduite. sur unglobalcompact.org Le déontologue du groupe, nommé par la Présidente du Directoire, conseille le management en cas Les principes directeurs de dilemme sur son application, conçoit et suit les actions de formation à l’éthique et aux valeurs de l’OCDE à l’intention des du groupe en liaison avec l’Université AREVA et anime un réseau de correspondants dans les filiales entreprises multinationales sont de premier rang et dans les principaux pays d’implantation. disponibles sur oecd.org24 AREVA / Rapport de croissance responsable 25
    • Organisation __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIEUne organisation au servicede notre stratégie d’offre intégréeLE COMITÉ EXÉCUTIF UNE NOUVELLE ORGANISATION POUR FAVORISER LA CROISSANCE BUSINESS GROUPSANNE LAUVERGEON GÉRALD ARBOLA DIDIER BENEDETTI LUC OURSEL MINES AMONT RÉACTEURS AVAL ÉNERGIES & SERVICES RENOUVELABLESPrésidente du Directoire Directeur général délégué Directeur général adjoint, Directeur général adjoint, Membre du Directoire en charge de l’amélioration en charge des opérations des processus du nucléaire Mines Chimie Nouvelles Recyclage Éolien Membre du Directoire Membre du Directoire Enrichissement constructions Valorisation Bioénergies Combustible Base installée Logistique Solaire Équipements Assainissement Hydrogène Mesures nucléaires et stockage d’énergie Produits & Technologie Propulsion & Réacteurs de rechercheSÉBASTIEN DE MONTESSUS MICHAEL MCMURPHY PHILIPPE KNOCHE DENIS HUGELMANNDirecteur du business groupMines Directeur du business group Amont Directeur du business group Réacteurs & Services Directeur du business group Aval PRINCIPALES DIRECTIONS FONCTIONNELLES FINANCE SÛRETÉ, SANTÉ, STRATÉGIE, FUSIONS INTERNATIONAL SYSTÈMES Alain-Pierre Raynaud SÉCURITÉ, ET ACQUISITIONS ET MARKETING D’INFORMATION ENVIRONNEMENT Jean Huby Dominique Mockly Ahmed Bennour RESSOURCES Jean-Luc Andrieux HUMAINES COMMUNICATION JURIDIQUE PROTECTION Philippe Vivien DÉVELOPPEMENT Jacques-Emmanuel Pierre Charreton DU PATRIMOINE ET DURABLE ET Saulnier DES PERSONNES INDUSTRIEL PROGRÈS CONTINU CONFORMITÉ Thierry d’Arbonneau Joël Pijselman Jean-Pol Poncelet RECHERCHE Josseline de Clausade ET INNOVATION Alain Bucaille ACHATS Patrick ChampalauneJOSSELINE DE CLAUSADE ANIL SRIVASTAVA ALAIN-PIERRE RAYNAUD PHILIPPE VIVIENDirectrice de la conformité Directeur du business group Directeur financier Directeur des ressources humainesSecrétaire du Comité exécutif Énergies renouvelables26 AREVA / Rapport de croissance responsable 27
    • Communication financière __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIE 7,06 € DIVIDENDE 2009Bourse et relationsactionnaires APPROUVÉ À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 29 AVRIL 2010 ACTIONNARIAT ÉVOLUTION DU COURS DU CI AU 31 DÉCEMBRE 2009 EN % DEPUIS LA CRÉATION DU GROUPE (Base 100 au 03/09/2001) CI AREVA CAC 40 78,96 8,39 * 4,03 3,59 2,42 1,02 0,96 ** 0,42 ** 0,20 Commissariat État Porteurs Caisse des Groupe Groupe Calyon Framépargne AREVA à l’énergie atomique de CI Dépôts et EDF Total (salariés) Auto- et aux énergies alternatives (public) Consignations contrôle * Il est à noter que depuis la création du groupe AREVA, l’Erap détenait des titres AREVA à hauteur de 3,21 % de capital et 3,21 % de droits de vote. En 2009, l’Erap a transféré ses titres AREVA à l’État français. ** La banque Calyon a conclu avec Framépargne une garantie de liquidité aux termes de laquelle elle s’est engagée à acquérir les actions AREVA détenues par le FCPE Framépargne que ce dernier se trouverait obligé de vendre pour satisfaire les demandes de rachat de parts lorsqu’il ne dispose pas de liquidité suffisante. La mise en jeu de cette garantie de liquidité a entraîné à partir de juillet 2002 le rachat par Calyon d’une partie des actions AREVA. Depuis la loi du 30 décembre 2006 et son décret d’application du 24 octobre 2007, AREVA peut assurer lui-même cette garantie de liquidité. epuis la création d’AREVA, le 3 septembre 2001, jusqu’au – 0,29 %, à comparer à un rebond du CAC 40 de 22,32 %, et de D 31 décembre 2009, le cours du certificat d’investissement a progressé de 162,54 % et a surperformé le CAC 40, qui a 24,71 % pour l’indice européen EuroStoxx 50. En 2009, la moyenne quotidienne d’échanges s’est élevée à 5 874 titres, perdu 14,98 % sur la même période. L’indice EuroStoxx 50 a contre 5 917 en 2008 et 7 067 en 2007. En valeur, les échanges quant à lui perdu 19,69 % sur la même période. Sur l’année quotidiens moyens se sont élevés à 2 187 065 euros en 2009, 2009, le certificat d’investissement affiche une quasi-stabilité à contre 3 570 380 euros en 2008 et 5 097 674 euros en 2007. PRINCIPALES DONNÉES FINANCIÈRES 2009 2008 2007 INFORMATIONS SUR LE TITRE SERVICES DU TITRE* Cours au 31 décembre (en euros) 349,0 350,0 785,0 Capitalisation boursière au 31 décembre (en millions d’euros) 12 370 12 405 27 823 LIEU DE COTATION NOMBRE TOTAL DE TITRES SOCIÉTÉ GÉNÉRALE Plus haut (en euros) 474,98 820,0 831,5 Euronext 35 442 701 SECURITIES SERVICES MARCHÉ 34 013 593 actions Service aux Émetteurs Plus bas (en euros) 303,51 315,0 552,5 Euronext Paris – Compartiment B 1 429 108 certificats d’investissement 32, rue du Champ-de-Tir – BP 81236 1 429 108 certificats de droit de vote 44312 Nantes Cedex 3 Volume moyen quotidien (en nombre de titres) 5 874 5 917 7 067 INDICE France SBF 120 / MID CAC 100 CODES Bénéfice net par action (en euros) 15,59 16,62 20,96 ISIN : FR0004275832 Tél. : +33 (0)2 51 85 67 89 1 429 108 certificats d’investissement cotés www.nominet.socgen.com Reuters : CEPFi.PA Dividende net (en euros) 7,06 7,05 6,77 Bloomberg : CEI FP www.sg-securities-services.com * À partir d’avril 2010.28 AREVA / Rapport de croissance responsable 29
    • Communication financière Mécénat et Fondation AREVA __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIE En 2009 44 projets dans 15 paysRépondre aux meilleurespratiques de communication Une politique activefinancière de mécénat avecA REVA donne à l’information financière une importance majeure : toute infor- sites du groupe complètent le dispositif et permettent de tenir la communauté finan- AGENDA indicatif la Fondation AREVAmation à caractère financier, commercial, cière informée des enjeux opérationnels et 30/07/2010organisationnel ou stratégique pouvant financiers de ses activités. 17 h 45 (heure de Paris)avoir un intérêt pour la communauté finan- L’équipe de la communication financière Résultats semestriels 2010cière fait l’objet d’un communiqué de a rencontré en 2009 près de 1 300 ana- (communiqué de pressepresse. Près de 100 communiqués de lystes et investisseurs sur les principales et « webcast »)presse ont été diffusés en 2009. places financières. Plusieurs supports deLe groupe organise tous les ans une réu- communication permettent de relayer 27/10/2010 17 h 45 (heure de Paris)nion d’information sur les résultats annuels l’ensemble de ces informations : docu- Chiffre d’affaires et informationset une « webcast » pour commenter l’évo- ment de référence, rapport financier relatifs au 3e trimestre 2010lution des résultats semestriels. Un pro- semestriel, présentations thématiques, (communiqué de presse)gramme de formation aux technologies et nouveau site www.areva.com. Le siteaux métiers du groupe baptisé « AREVA Internet permet également de s’abonnerTechnical Days » a été lancé dès 2002 et, à la réception automatique des communi- CONTACTSdepuis, six sessions ont été organisées, qués de presse et donne accès au calen-rassemblant, à chaque fois, 100 à 150 par- drier des publications et événements. Une ISABELLE COUPEYticipants : analystes, investisseurs, journa- boîte e-mail dédiée ainsi qu’un Numéro Directeur de la communicationlistes, banquiers-conseils, etc. Des visites Azur sont à la disposition des détenteurs financière et des relations investisseursindustrielles réalisées sur les principaux de titres 24 heures sur 24. — 33, rue La Fayette – 75009 Paris isabelle.coupey@areva.com MARIE DE SCORBIAC Responsable de l’information et de l’analyse financière DIALOGUE ET CONCERTATION 33, rue La Fayette – 75009 Paris La politique de mécénat d’AREVA traduit en réalisations marie.descorbiac@areva.com concrètes la volonté du groupe de soutenir le développement Développement durable : AREVA récompensé ANGÉLIQUE CHARLIN des pays dans lesquels il est implanté. AREVA intervient dans pour la qualité de sa communication financière Responsable marketing et actionnariat individuel les domaines du développement Nord/Sud, de l’énergie et du des programmes d’aide au développement dans les pays d’implantation du groupe, avec l’exigence de préserver etChaque année, les professionnels des relations investisseurs et de la communication 33, rue La Fayette – 75009 Paris changement climatique, du partage des savoirs, de la santé, du angelique.charlin@areva.com de valoriser les ressources pour les générations futures.financière des sociétés cotées sur Euronext Paris se réunissent lors d’un forum, au cours GRÉGOIRE BOURGUE mécénat culturel, et apporte également son aide aux populations Parce que l’engagement citoyen d’une entreprise n’a deduquel ils remettent six trophées. En 2009, AREVA a été distingué dans la catégorie Responsable études & recherche sinistrées dans les situations d’urgence. sens que s’il est partagé en interne, la Fondation AREVA« Meilleures relations investisseurs en matière de développement durable ». Le classement et benchmarking encourage également l’implication des collaborateurs dudes entreprises lauréates est établi sur la base d’un sondage réalisé auprès de 150 membres 33, rue La Fayette – 75009 Paris n 2007, AREVA marque la volonté d’aller plus loin groupe et accompagne dans leurs choix ceux qui souhai-de la Société française des analystes financiers, qui évaluent l’ensemble des sociétéscotées sur Euronext Paris. Au terme de ce sondage, « la qualité des informations sur gregoire.bourgue@areva.com E dans cet engagement sociétal et crée la Fondation AREVA. Opérant sur deux axes qui sont la santé et le tent s’impliquer dans du bénévolat de compétences. À travers sa politique de mécénat, AREVA déploie chaquele développement durable » fournies par AREVA a permis de distinguer l’entreprise RELATIONS ACTIONNAIRES INDIVIDUELS partage des savoirs, avec un intérêt particulier pour année de nouveaux projets dans ses pays d’implantationavec le troisième prix. Pour Isabelle Coupey, Directeur de la communication financière la lutte contre l’illettrisme, la Fondation s’engage dans dont l’Afrique du Sud, le Canada, la Chine, les États-Unis,et des relations investisseurs, « ce prix récompense l’effort collectif du groupe en matière la durée aux côtés d’associations locales en soutenant la France, le Niger…de développement durable et de communication financière ». actionnaires@areva.com30 AREVA / Rapport de croissance responsable 31
    • Mécénat et Fondation AREVA __ LE GROUPE ET SA STRATÉGIE ENCOURAGER ÊTRE AU PLUS PRÈS DE L’IMPLICATIONS’ENGAGER DANS LA DURÉE NOS PARTIES PRENANTES DE NOS SALARIÉSINDE AFRIQUE DU SUD FRANCE NIGER INDE La Fondation AREVA accompagne et valorise les collaborateurs d’AREVA qui s’impliquent ou désirentDominique Lapierre, écrivain engagé, La Fondation AREVA supporte un L’association « Joue-moi de AREVA a participé à l’installation Avec l’aide de la Fondation AREVA, s’impliquer dans le bénévolat. Elle organise lescréé en 1996 « le Samu du Gange ». programme déployé par l’un de ses la musique » propose des séances d’une bibliothèque à Arlit en finançant l’association FXB a créé un « Rendez-vous bénévoles », moments d’échangeQuatre bateaux équipés d’une partenaires historique, le Secours musicales aux enfants hospitalisés le fonds documentaire, l’acquisition village modèle basé sur l’entraide d’informations entre les associations et les salariésplate-forme médicale sillonnent populaire, pour apporter une aide à l’hôpital Necker-Enfants malades, du mobilier et la formation en France communautaire et le partage dans d’AREVA.le Gange à la rencontre des psychologique aux jeunes de à Paris. Plébiscité tant par les de deux jeunes Touareg au métier le West-Bengal. En trois ans, cepopulations isolées. La Fondation Johannesburg affectés par le sida. enfants que par les parents et les de bibliothécaire. programme doit amener les famillesAREVA soutient deux de ces équipes soignantes, la Fondation qui en bénéficient à une autonomie MISSIONS DE SOLIDARITÉbateaux-hôpitaux pendant trois ans. a décidé de reconduire ce soutien économique et sociale durable. AVEC PLANÈTE URGENCE pour les années 2010-2011. Depuis 2003, AREVA propose aux salariés de mettre à disposition leurs compétences, en partant, durant 35 îles visitées Un partenariat lancé en 2005 Un partenariat lancé en 2005 15 000 livres 80 familles inscrites leurs congés, en mission d’aide au développement dans des pays du Sud. Le nombre des volontaires 300 jours par an 2 services de pédiatrie plus de 150 lecteurs dans le programme s’accroît chaque année, signe que les salariés 400 enfants 500 bénéficiaires 40 séances musicales souhaitent s’impliquer dans la politique de mécénat par jour accompagnés par an du groupe. en 2009 et 70 en 2010 50 microcrédits accordés en deux ans Depuis 2003, plus de 190 salariés sont partis en congés solidaires32 AREVA / Rapport de croissance responsable 33
    • Coulée du premier béton du réacteur EPR™ de Taishan 2 (Chine). L’excellence technologique PAGE 45 La non-prolifération PAGE 62 CHAT / Le nucléaire est-il une énergie durable ? PAGE 36 Le recyclage et les déchets PAGE 56 La sûreté PAGE 50 L’approvisionnement L’acceptabilité PAGE 40 PAGE 60Nos solutionsdans lenucléaire34 AREVA / Rapport de croissance responsable 35
    • CHAT__ Retrouvez l’intégralité du chat en vidéo sur Que veut dire exactement areva.com cette notion de durable ? « Initialement, on se reporte tous à la fameuse définition, formulée par la commission Brundtland en 1987 : le développement durable est celui “qui permet à une génération de satisfaire ses besoins sans obérer la capacité des générations suivantes à satisfaire les leurs”. C’est une très belle définition, mais très générale. Déclinée à l’énergie, cela veut dire d’abord une énergie disponible, maintenant et pour longtemps ; cela veut aussi dire une énergie accessible, et la questionLe nucléaire peut être d’ailleurs, accessible à qui ? Et, enfin, une énergie acceptable. Nous avons la chance de vivre dans une démocratie, et pour nous comme pour beaucoup de pays, s’il n’y avait pas d’acceptation du public, il n’y aurait pas d’énergie nucléaire. »est-il Pour combien de temps avons-nous encore de l’uranium ?une énergie « Il y a deux réponses à cela. La première, c’est qu’avec la quantité de réacteurs qu’il y a dans le monde actuellement et avec la technologie utilisée par ces réacteurs-là, nous avons au moins pour plus de deux siècles d’uranium. Ce n’est pas énorme mais ça permet de voir venir. En revanche, si vraiment il y a une expansion forte du nucléaire,durable ?_ cette échéance de deux siècles va se réduire. Mais d’ici là – et c’est la seconde réponse – nous aurons développé une technologie différente sur laquelle nous travaillons déjà – la quatrième génération – qui permettra d’extraire de la même quantité d’uranium 100 fois plus d’énergie. On passera de deux siècles de réserves à des millénaires. Et ça, c’est ce que j’appelle la durabilité. » Comment peut-on concrètement garantir la sûreté des centrales construites dans le monde ? Peut-on imposer les mêmes normes à tous ? « C’est effectivement un problème, parce que la sûreté est une prérogative nationale. Dans chaque pays, c’est le gouvernement qui est responsable de la sûreté des installations nucléaires, de même qu’il est responsable de la sûreté des trains ou des avions. Les normes sont donc fixées par des autorités de sûreté nationales. Mais il y a, de plus en plus, une harmonisation internationale sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Cette agence est dépositaire des conventions internationales de sûreté. Et de notre côté, nous n’irions pas vendre un réacteur à un pays EXTRAITS DU CHAT réalisé le 24 février 2010 qui n’est pas déjà signataire de ces textes. Ces conventions imposent un minimum de règles, de mise en place d’administrations. Elles exigent par exemple qu’il y ait une autorité de sûreté indépendante de l’opérateur. Avec Bertrand Barré, Cette condition est une condition sine qua non. Et ce n’est pas la seule. Même s’il n’y a pas encore de normes conseiller scientifique d’AREVA totalement mondiales et si les responsabilités restent nationales, il y a donc déjà une importante harmonisation de normes. »36 AREVA / Rapport de croissance responsable 37
    • EXTRAITS DU CHAT__ Avec Bertrand Barré, conseiller scientifique d’AREVA Le vieillissement des centrales peut-il provoquer l’augmentation Le nucléaire civil des accidents est-il un facteur ou des incidents ? de prolifération ? « Au début, on a été très conservateurs quand « Là, on aborde une question subtile, donc je ne pourrai pas faire on a évalué la durée de vie des centrales. On pensait une réponse en noir et blanc. Premièrement, pour faire des qu’elles fonctionneraient trente ans. Puis, au fur et à mesure de leur fonctionnement, elles ont été armes, on n’a pas besoin du nucléaire civil. Beaucoup de pays ont eu des armes atomiques avant d’avoir des soumises à des examens périodiques, et on s’est rendu compte que, finalement, il y avait beaucoup kilowattheures. Dans l’ordre, les États-Unis, l’Union soviétique, le Royaume-Uni, la France, la Chine. Cela signifie de marge. Progressivement, les électriciens (ceux qui exploitent les centrales) ont donc demandé aux qu’on n’a pas besoin du nucléaire civil pour obtenir du matériel militaire. Historiquement, on pourrait presque dire que autorités de sûreté : “Peut-on les faire fonctionner un peu plus longtemps ?” Mais cela n’est jamais anodin. le nucléaire civil est un sous-produit du nucléaire militaire. Maintenant, il a pris une ampleur qui est heureusement bien Cela commence par un examen approfondi de la centrale. Et si la réponse est oui, elle implique que vous plus grande, mais c’est comme ça que ça s’est passé. En outre, des pays dont on sait qu’ils ont des armes, ou qui devez moderniser telle instrumentation, renforcer les équipements à tel endroit, vous devez donc mettre se préparaient à en avoir, n’ont pas du tout d’énergie nucléaire civile. Il n’y a pas un kilowattheure d’énergie nucléaire votre centrale au niveau des centrales plus neuves. C’est un dialogue qui se termine donc par une produit en Israël ou en Corée du Nord. On n’a pas besoin d’énergie nucléaire civile pour développer des applications décision économique. L’opérateur se dit : pour gagner dix ans de fonctionnement, il faut que j’investisse militaires. » telle somme, est-ce que j’y gagne ? En général, la réponse est oui. Mais pour être autorisé à fonctionner plus longtemps, il faut moderniser. » En Allemagne, dans les pays scandinaves, et même en France, Peut-on qualifier le manque de transparence de durable une source d’énergie dans la gestion qui produit des déchets des centrales et des déchets nocifs pendant des milliers inquiète le public. d’années, voire plus ? Qu’en pensez-vous ? « La nocivité des déchets radioactifs ne fait que « Ça fait partie des reproches qu’on trouve assez injustes. décroître, mais effectivement elle dure longtemps. Et Si vous consultez le site de l’Autorité de sûreté nucléaire (asn.fr), c’est pour cela qu’on met au point tout un système qui garantit que ça reste une nocivité potentielle. vous allez voir que tous les incidents y sont décrits, tous ! Même ceux sans aucune conséquence pour la sûreté. En d’autres termes, on veut que la façon dont on gère ces déchets fasse qu’ils ne créeront pas Vous trouverez non seulement les incidents, mais également les anomalies. Vous pouvez même chercher les rapports de danger réel. Mais ça suppose tout un ensemble de précautions qui passent par le conditionnement, d’experts. La transparence est vraiment très poussée et je ne vois pas très bien comment on pourrait aller plus loin. puis qui se terminent par un stockage géologique. Ce stockage se fera dans des installations souterraines En fait, les reproches sur la transparence portent presque toujours sur les années 1960 et 1970. Mais les exigences construites dans des couches géologiques qui ont été stables pendant des millions d’années. Le temps sociétales n’étaient pas du tout les mêmes à l’époque. Et vu des années 2000, les méthodes de l’époque semblent que ces produits radioactifs – qui sont tout de même confinés dans des blocs de verre – arrivent à traverser préhistoriques. Mais on a fait beaucoup de progrès. La société a changé et nous avons accompagné ce changement. la couche d’argile, puis les 500 m jusqu’à la surface, la radioactivité aurait tellement décru que La transparence aujourd’hui est vraiment extraordinaire. » ça ne serait plus dangereux. » Retrouvez l’intégralité du chat en vidéo sur areva.com38 AREVA / Rapport de croissance responsable 39
    • Nos solutions dans le nucléairel’approvisionnement L’usine de dessalement d’eau de mer du gisement de Trekkopje fournit l’eaul’excellence technologique nécessaire à l’exploitation du site, tout en préservant les ressources, déjà ténues,la sûreté de la région particulièrement aride d’Erongo.le recyclage et les déchetsl’acceptabilitéla non-proliférationSécuriser à long termel’approvisionnement DIVERSIFIER LES RESSOURCES INTÉGRATION DANS LES TERRITOIRESénergétique Dans l’exploration minière, AREVA possède le premier budget mondial, qui a quadruplé en cinq ans. Une équipe de 300 personnes dédiée à cette activité identifie de nou- veaux gisements, partout dans le monde, afin de diversifier AREVA préserve l’eau de Trekkopje. Les activités minières d’AREVA accordent une très grande importance aux impacts environnementaux et sociaux lors du développement les ressources. Une politique qui a porté le nombre de des projets et des sites industriels. Le gisement namibien de mines en activité et en développement de trois en 2007 à Trekkopje est situé en plein cœur d’une région particulièrement sept en 2009. En étoffant son portefeuille d’actifs miniers, aride. Les mines qui y sont déjà exploitées s’approvisionnent en le diversifiant, AREVA réduit les risques inhérents à ce en eau dans les nappes phréatiques, déjà réduites. Le groupe type d’activité (risques techniques, politiques…). Cette a choisi de construire une usine de dessalement d’eau de mer stratégie a prouvé son efficacité, notamment suite à l’inon- d’une capacité de 20 millions de m3 d’eau par an. Elle permettra dation de la mine de Cigar Lake et à l’arrêt de la mine de de répondre aux besoins en eau du site sans obérer les ressources McClean. de la région et de fournir de l’eau potable aux populations locales. Le groupe dispose désormaisde sept sites miniers en activité et en DÉVELOPPER DE NOUVEAUX GISEMENTS développement à travers le monde. Afin de développer ces nouveaux gisements dans le res- pect des populations et de l’environnement, et en visant IMPLICATION SOCIALE toujours l’excellence opérationnelle, AREVA a mis en place une direction des projets qui regroupe plus de 200 per- Des mines toujours sonnes. Cette entité définit l’ensemble des conditions plus sûres. L’obligation de sécurité du groupe d’exploitation des sites miniers. Avec succès : AREVA AREVA s’illustre parfaitement dans son activité minière. détient aujourd’hui le coût moyen de production le plus De nombreux plans d’actions ont été mis en œuvre pour maîtriser bas du marché. Et le groupe poursuit sur sa lancée. En le taux de fréquence des accidents. Celui-ci est passé de 6AREVA, PREMIER 2010, il investira 600 millions d’euros dans le développe- en 2007 à 1,6 en 2009, nettement au-dessous des objectifsPRODUCTEUR MONDIAL ment de nouveaux projets. globaux du groupe, qui sont d’un taux maximal de 2 en 2010, l’objectif visé par AREVA étant bien sûr le zéro accident.D’URANIUM AUGMENTER LES CAPACITÉS DE PRODUCTION Un résultat obtenu grâce à un important investissement managérial et à une organisation passée au crible. Objectif : garantir Si AREVA est aujourd’hui le premier producteur mondial aux 7 000 personnes qui travaillent dans les mines que leursExploration et exploitation de sites miniers, développement de nouveaux projets : AREVA met tout en œuvre d’uranium, il le doit aussi à ses performances industrielles. conditions de travail soient parfaitement sûres. Cette démarchepour garantir à ses clients l’approvisionnement en uranium de leurs centrales nucléaires. Et renforce sa position Sur le site nigérien de Somaïr, où le groupe a introduit le sera étendue dès 2010 aux sous-traitants de cette activité.de leader du secteur. procédé de lixiviation en tas en 2009, la production attein- dra 3 000 tonnes par an dès 2010. Un projet de dévelop- pement des capacités de production est aussi en cours P our répondre à la demande croissante d’uranium et garantir à ses clients actuels et futurs qu’ils dis- poseront de combustibles pour leurs centrales, AREVA cette position avec 8 623 tonnes produites à travers le monde en 2009, soit 8 % de plus que les prévisions ini- tiales et 36 % de plus qu’en 2008. Pour 2010, le groupe sur le site de Katco, au Kazakhstan. Elles devraient attein- dre 4 000 tonnes par an en 2012. Enfin, sur le site de Muyunkum, toujours au Kazakhstan, AREVA investit s’était donné pour objectif de devenir, dès 2012, le pre- vise désormais plus de 9 000 tonnes produites. Afin de 300 millions d’euros pour tripler la production journalière mier producteur mondial d’uranium. C’est chose faite, réaliser cet objectif, AREVA a investi plus de 600 millions d’ici à 2012 et passer ainsi de 4 à 12 tonnes d’uranium avec trois ans d’avance. AREVA a désormais atteint d’euros en 2009. par jour. —40 AREVA / Rapport de croissance responsable 41
    • l’approvisionnement temps lancé en 2007. L’enquête publique a donné lieu en 2009 à un avis favorable. plan », construit sur quatre piliers : qualité et fiabilité des produits, excellence opération- fication intégrée QSE pour l’ensemble des 18 sites de la BU Combustible. forts Et les chantiers de construction des nou- nelle, rentabilité à long terme, positionne- veaux bâtiments ont débuté en juillet 2009. ment unique sur le marché. Ce plan a permis UNE CONFIANCE RENOUVELÉE Les travaux se poursuivent dans les délais de piloter la montée en puissance de la pro- En 2009, les plus grands électriciens ont prévus. duction de combustibles sur le site français signé ou renouvelé leur contrat de fourni- fév. AREVA et ses partenaires Mitsubishi de Romans, où plus de 100 millions d’euros ture en combustibles AREVA. Parmi eux, Heavy Industries, Mitsubishi Materials Corporation et Mitsubishi Corporation LA PREMIÈRE CASCADE ont été investis depuis cinq ans. Un effort l’Espagnol Iberdrola, le Néerlandais EPZ, le signent un pacte d’actionnaires pour la création DE CENTRIFUGATION INAUGURÉE équivalent a été consacré pour l’optimisation Britannique British Energy, le Français EDF, d’une coentreprise spécialisée dans la fabrication L’année 2009 a été marquée par la mise des lignes de fabrication des tubes zirco- l’Allemand E.ON, les Américains Duke de combustible nucléaire. en rotation de la première cascade de nium. Au-delà des effets sur la production, Power et TVA. — AREVA et EDF signent un contrat long terme de plus centrifugation sur l’usine d’enrichissement les travaux effectués ont permis l’amélio- de 5 milliards d’euros pour la fourniture de services Georges-Besse II, un investissement de ration des performances qualité, sécurité (1) REP : réacteurs à eau pressurisée. d’enrichissement de l’uranium. 3 milliards d’euros qui permettra à AREVA et environnement, reconnue par une certi- (2) REB : réacteurs à eau bouillante.2009 a été marquée par la mise en rotation de la première de disposer de capacités modulaires et mai AREVA signe un accord industriel avec lecascade de centrifugeuses de l’usine Georges-Besse II, économes en énergie. Cette nouvelle usine gouvernement namibien visant à créer une sociétédestinée à atteindre en 2016 une capacité d’enrichissement commune d’exploration minière débouchant sur consommera 50 fois moins d’électricité etde 7,5 millions d’UTS (unité de travail de séparation) par an. de futures exploitations d’uranium. fonctionnera sans prélèvement d’eau du Rhône. La première cascade de centrifu- AREVA inaugure la première cascade de centrifugeuses de l’usine d’enrichissement George-Besse II. gation a été inaugurée en mai 2009, enDANS L’AMONT DU CYCLE, présence du Premier ministre François Fillon, qui a souligné les « caractéristiques août AREVA signe avec Central Nuclear de Trillo un contrat de six ans portant sur la fourniture d’environAREVA RENOUVELLE ET exceptionnelles de la nouvelle usine » : « le 240 assemblages combustibles et les services associés destinés au réacteur CNT 1, en Espagne.OPTIMISE L’ENSEMBLE DE volume du projet », « (sa) parfaite maîtri- se », « le talent des ingénieurs, des Les premiers assemblages seront livrés en 2010.SES CAPACITÉS INDUSTRIELLES ouvriers, des sous-traitants » et « l’inno- oct. AREVA et Kazatomprom signent un accord vation technique ». prévoyant la création d’une coentreprise nommée Cette première cascade fournira, dès IFASTAR, pour le marché du combustible nucléaire.Fournisseur de référence de combustible nucléaire dans le monde, 2010, les premiers tonnages d’uraniumle groupe poursuit la modernisation de son outil industriel pour enrichi par centrifugation, avant que l’usine nov. AREVA signe un contrat à long terme avec atteigne progressivement sa pleine capa- l’électricien tchèque CEZ sur la fourniture deaugmenter sa capacité de conversion et d’enrichissement. services d’enrichissement d’uranium pour cité en 2016. INNOVATION les unités 1 et 2 de la centrale nucléaire de Temelin. Un alliage résistant A ssurer l’approvisionnement énergéti- que de ses clients, c’est aussi, pour AREVA, disposer de capacités de conver- triel. AREVA est déjà leader mondial en termes de conversion, avec 24 % des capacités mondiales en 2009. Le groupe LA QUALITÉ OPTIMALE DANS LA PRODUCTION DU COMBUSTIBLE Pour être le fournisseur de référence de aux conditions extrêmes déc. AREVA et Mitsubishi Corporation concluent un accord portant sur l’exploration de l’uranium en Mongolie. Les deux groupes apporteront sion et d’enrichissement de l’uranium à la investit plusieurs centaines de millions combustibles nucléaires et de services asso- Fruit d’un programme de développement rigoureux, une réelle valeur ajoutée au processus d’exploration, pointe de la technologie. Dans ces deux d’euros pour remplacer ses installations de ciés pour les clients de réacteurs REP (1) et le M5® est un alliage optimisé à base de zirconium puis d’exploitation de ces ressources. domaines, le groupe a lancé de grands conversion à l’horizon 2012. Ce vaste REB (2) dans le monde entier, AREVA pour- contenant 1 % de niobium. Sa composition et sa texture, L’électricien coréen Kepco et sa filiale KHNP entrent chantiers pour renouveler son outil indus- chantier, baptisé « Comurhex II », a été suit son plan stratégique, le « fuel excellence et surtout l’absence d’étain, le rendent très résistant à dans le capital de la mine d’Imouraren, au Niger, la corrosion. Une propriété qui permet d’utiliser les crayons via un accord de partenariat avec AREVA. Dès 2013, le groupe coréen pourra enlever 10 % de combustibles à un niveau de combustion élevé, dans de la production de la mine sur sa durée de vie. des conditions intenses. Le M5® autorise les exploitants SATISFACTION DES CLIENTS à mettre en œuvre des cycles de combustion plus élevés, fév. Début 2010, AREVA et JAEC (Jordan Atomic 2010 Energy Commission) signent un accord historique, Des liens stratégiques avec nos clients. L’année 2009 a été placée sous le signe d’un afin d’améliorer la gestion du cycle du combustible portant sur l’exploitation des ressources en et d’obtenir ainsi de meilleures marges d’exploitation. En renforcement des liens qui unissent AREVA à ses clients. Après GDF Suez en 2008, d’autres partenaires ont pris des uranium de la région de Central Jordan. AREVA participations au capital de l’usine Georges-Besse II. En mars, ce sont les compagnies japonaises Kansai et Sojitz qui ont juillet 2009, plus de 2,8 millions de crayons combustibles se voit octroyer les droits d’exploitation dusigné un accord pour une prise de participation de 2,5 % dans la Société d’Enrichissement du Tricastin (SET). En juin, l’énergéticien gainés d’alliage M5® ont été utilisés dans des centrales gisement pour une durée de vingt-cinq ans.sud-coréen KHNP a également pris une participation de 2,5 % dans la SET. Des accords qui démontrent la confiance des clients REP industrielles, avec un taux de combustion jusqu’àd’AREVA dans ce projet majeur. 68 gigawatts/jour par tonne d’uranium.42 AREVA / Rapport de croissance responsable 43
    • l’approvisionnement / Nos solutions dans le nucléaire ACTEURS l’approvisionnement l’excellence technologique SAM SHAKIR la sûreté Président d’AREVA Enrichment Services le recyclage et les déchets l’acceptabilité « EAGLE ROCK FOURNIRA la non-prolifération AUX ÉTATS-UNIS UNE SOURCE SÛRE D’URANIUM ENRICHI POUR LES RÉACTEURS ACTUELS ET FUTURS. » « Nous avons un projet de construction d’une usine d’enrichissement par centrifugation, dans l’Idaho, aux États-Unis. Son nom : Eagle Rock Enrichment Facility. Cet investissement Garantir l’excellence technologique de plusieurs milliards de dollars, qui utilise l’état de l’art de la technologie, va répondre au besoin très important d’enrichissement de l’uranium aux États-Unis. En effet, presque 90 % de la demande américaine est aujourd’hui satisfaite par des services effectués hors de ce pays, notamment par l’uranium hautement enrichi (HEU) russe, dont les approvisionnements vont cesser en 2013. À cela s’ajoutera bientôt la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. Eagle Rock, dont la production pourrait démarrer en 2014, répondra à ces besoins. En 2011, nous devrions recevoir une autorisation de construction et d’exploitation de la part de l’autorité de sûreté américaine (US NRC). En parallèle, nous continuons à faire avancer UNE GAMME nos études de conception et la planification des achats. Enfin, nous travaillons étroitement avec le département de l’Énergie américain (US DOE) pour l’obtention d’une garantie de crédit DE RÉACTEURS NUCLÉAIRES pour le financement d’Eagle Rock*. » AREVA s’est fixé pour objectif de construire un tiers des nouvelles UNE OFFRE ADAPTÉE À CHAQUE BESOIN * Le 21 mai 2010, le DOE de l’administration américaine a accordé au groupe AREVA une garantie de prêt de 2 milliards de dollars. capacités mondiales sur le marché accessible et dispose pour Leader mondial dans la conception et la construction de cela d’une gamme étendue de solutions technologiques. réacteurs nucléaires, AREVA s’est fixé pour objectif de construire un tiers des nouvelles capacités mondiales sur le marché accessible. Environ 80 % du marché du nouveau SILVIA BOTTERO Chef géologue D ’ici à 2030, le monde aura besoin de plus de 5 000 gigawatts supplémentaires pour faire face à la croissance de la demande et remplacer les installations nucléaire se fera dans des pays qui ont déjà du nucléaire civil et donc une autorité de sûreté installée et des électri- ciens nucléaires existants. 95 % de ces électriciens sont « NOTRE RÔLE : TRANSFORMER vieillissantes. La production d’électricité dépend actuelle- déjà clients d’AREVA. Et il y a 20 % de nouveaux entrants, ment des énergies fossiles pour plus des deux tiers. Ces comme la Jordanie, la Pologne, les Émirats arabes unis. LE SUCCÈS GÉOLOGIQUE EN SUCCÈS combustibles émettent beaucoup de CO2, se raréfient et Ces pays doivent tout organiser. Ils ont besoin d’un accord ÉCONOMIQUE. » deviennent de plus en plus chers. Afin de donner plus d’indépendance énergétique aux diférents pays et de sta- de la communauté internationale, d’accords bilatéraux, d’une autorité de sûreté nationale qualifiée et indépen- biliser puis de réduire les émissions de gaz à effet de serre, dante, d’un opérateur de centrales électriques expérimen-« Dans le sud de l’Afrique, les équipes d’exploration d’AREVA sont présentes dans trois pays : les technologies qui n’émettent pas de CO2 vont devoir té et d’un fournisseur pour le réacteur et le combustible. en Namibie, en République centrafricaine et en Afrique du Sud. Mon rôle depuis l’Afrique du être développées massivement. Dans ce contexte, l’éner- C’est, dans ce cas, le rôle d’AREVA. Parce que la renais- Sud est de définir et de superviser le travail des géosciences pour l’acquisition de données. gie nucléaire dispose de sérieux atouts. sance du nucléaire ne se traduit pas partout de la même Ces informations sont fondamentales pour la suite. Non seulement nous devons déterminer si l’uranium est présent, et en quelles quantités, mais nous identifions aussi le type de PRÉVENTION ET MAÎTRISE DES RISQUES TECHNOLOGIQUES minéralisation, les structures géologiques du gisement… Des données qui serviront ensuite aux équipes des projets, de la direction industrielle et de la direction de la stratégie pour Le système de contrôle-commande de sûreté d’AREVA approuvé par déterminer les conditions d’exploitation du gisement : le type de mine, le traitement chimique la NRC. L’autorité de sûreté nucléaire américaine (Nuclear Regulatory Commission) a autorisé début 2010 adéquat. Notre rôle ne s’arrête pas là, car nous défrichons l’accès au gisement, aux l’installation du système numérique de contrôle-commande de sûreté d’AREVA sur un réacteur nucléaire américain.ressources en eau et en énergie, le potentiel uranifère autour du gisement… Ces informations Baptisé TELEPERM XS™, c’est, à ce jour, le seul système numérique de contrôle-commande approuvé par la NRC. Le groupe pourra permettent de hiérarchiser nos cibles en fonction du tonnage potentiel et des conditions désormais proposer ce produit de référence à l’ensemble de l’industrie nucléaire américaine. Outre au réacteur EPR™, TELEPERM XS™ économiques. L’exploitation du gisement ne peut se faire dans de bonnes conditions est également destiné aux projets de modernisation et d’augmentation de puissance des centrales nucléaires en service. Cinquante-cinq techniques, économiques, de sûreté, que si l’exploration géologique a été bien faite. » systèmes TELEPERM XS™ ont été livrés ou commandés dans le monde depuis la première installation réalisée il y a plus de dix ans. 44 AREVA / Rapport de croissance responsable 45
    • l’excellence technologique Manutention d’un générateur de vapeur pour le réacteur EPR™ d’Olkiluoto 3. RÉACTEUR EPR™ Olkiluoto 3 : une étape majeure est franchie. Le 6 septembre temps forts 2009, la construction du réacteur EPR™ finlandais est entrée dans une nouvelle phase avec la pose du dôme du bâtiment réacteur. Ce composant en acier de près de 47 m de diamètre pesant fév. AREVA signe une lettre d’intention avec 210 tonnes a été soulevé par l’électricien indien NPCIL pour l’étude et la réalisation de deux centrales de type EPR™, deux des plus puissantes grues sur le site de Jaitapur, dans l’État du au monde, pour être installé Maharashtra. Les deux unités devraient être à environ 44 m de hauteur. mises en service respectivement en 2017 Il recouvre désormais toute et en 2018. la partie interne du bâtiment réacteur. Pour assurer est un facteur clé du modèle d’AREVA. Grâce à des avril AREVA remporte deux contrats de plus de l’étanchéité de celui-ci, le dôme 150 millions d’euros, portant sur la fourniture investissements considérables réalisés dans l’usine sera entièrement soudé et de 18 pompes primaires destinées à l’électricien française de Chalon Saint-Marcel (Saône-et-Loire), le recouvert de 7 000 tonnes chinois CNPEC. groupe dispose des capacités de production nécessaires de béton. L’opération marque pour faire face à la nouvelle demande de réacteurs et la transition des travaux de génie AREVA et la société russe VNIIAES signent un maintenir les centrales en exploitation au plus haut niveau mai civil à la phase de montage accord de coopération portant sur les systèmes de sûreté et de sécurité. Leader mondial du marché du et d’électromécanique. Cette de contrôle-commande de sûreté destinés remplacement des composants lourds des réacteurs, centrale est une première dans à quatre réacteurs de type VVER qui seront AREVA a déjà procédé au remplacement de plus de le monde occidental et une construits dans le cadre du programme 140 générateurs de vapeur, de 80 couvercles de cuve et de développement du parc nucléaire russe. grande fierté pour AREVA. de 2 pressuriseurs dans le monde. L’usine de ChalonPose du dôme Saint-Marcel a été récompensée au mois de septem- juin L’électricien Korea Hydro & Nuclear Power Co.du bâtiment réacteur manière, le groupe propose à ses clients une gamme diver- génération de réacteurs nucléaires aux États-Unis ». bre 2009 par l’American Nuclear Society pour la mise en (KHNP) a attribué à AREVA et à son partenaired’Olkiluoto 3. sifiée de réacteurs qui offre des combinaisons de niveaux AREVA est déjà leader du nucléaire sur le marché améri- œuvre de technologies industrielles avancées. coréen Daelim Industrial Co. le contrat de de puissance (1 100 à 1 650 MWe) et d’approches techno- cain, où il emploie 6 000 collaborateurs. remplacement des six générateurs de vapeur logiques adaptées à chaque besoin. Le réacteur EPR™, le La demande de certification de l’US-EPR™ est en OPTIMISER L’EXPLOITATION destinés aux réacteurs 1 et 2 de la centrale plus puissant, s’adresse aux pays qui ont d’importants cours. Six grands électriciens américains ont déjà DES INSTALLATIONS nucléaire d’Ulchin. besoins en électricité et un réseau électrique adapté. Les manifesté leur intérêt pour cette technologie. La Outre la fourniture de ces pièces majeures, AREVA Les équipes réacteurs ATMEA 1™ et KERENA™, d’une puissance infé- Grande-Bretagne, à l’issue d’une consultation démo- propose une gamme de services destinée aux centrales juin AREVA, Duke Energy et UniStar Nuclear rieure, sont proposés aux pays dont les besoins en énergie cratique de deux ans, a officiellement annoncé la en exploitation. Ces opérations récurrentes représentent Energy entament des négociations afinAREVA sont moindres et l’infrastructure moins puissante. relance du nucléaire en 2008. Soutenu par 11 grands environ 80 % du chiffre d’affaires des activités nucléaires de développer un réacteur EPR™ au seinparticipent L’EPR™ est aujourd’hui en construction en Finlande électriciens britanniques, AREVA espère équiper la du groupe. Qu’il s’agisse de la planification et de l’organi- d’un parc industriel situé dans l’Ohiochaque année (Olkiluoto), en France (Flamanville) et en Chine (deux unités majorité du nouveau parc nucléaire. Le groupe est en sation du déroulement de l’ensemble des activités d’un consacré aux énergies propres.à plus de à Taishan). En visite officielle en Chine au mois d’avril, le pré- avance sur ses concurrents dans l’obtention de la arrêt de tranche, des techniques de réparation et d’ins-100 arrêts sident de la République, Nicolas Sarkozy, s’est félicité « (...) certification de son réacteur EPR™. pection avancées, des solutions de surveillance, de la déc. AREVA signe une lettre d’intention avec le consortium californien Fresno Nuclear Energyde tranche. de l’avancement du chantier du premier EPR, à Taishan », et a qualifié « (...) d’exemplaire la collaboration d’AREVA et de AREVA compte également jouer un rôle majeur dans les grandes ambitions de l’Inde et de la Chine où six nou- chimie de l’eau, de la radioprotection, de l’assainisse- ment… AREVA dispose d’une solution éprouvée sur Group (FNEG) qui marque le début d’une son partenaire chinois ». veaux réacteurs sont déjà en cours de construction ou chacun des éléments de l’exploitation d’une centrale. Les coopération pour le développement d’un ou deux réacteurs EPR™ dans la Central Valley EDF prévoit la construction d’un second EPR™ sur le site font l’objet d’appels d’offres, dont deux réacteurs EPR™. équipes du groupe participent chaque année à plus de (Californie, États-Unis). Cette coopération est de Penly (Seine-Maritime). Une enquête publique a été ouver- Outre son expertise dans les réacteurs, AREVA fournit 100 arrêts de tranche. De nombreuses prestations d’amé- confirmée en avril 2010 par la signature d’un te. AREVA enregistre ainsi sa 101e commande de réacteurs, également les équipements et les services nécessaires au lioration des installations proposées par AREVA s’accom- protocole d’accord pour le développement soit environ le quart de la puissance électronucléaire installée fonctionnement, à la maintenance, à l’amélioration ou à la pagnent de modifications sur les systèmes et composants d’un parc d’énergies sans CO2. mondiale. modernisation de tous types de centrales nucléaires. auxiliaires, notamment le contrôle-commande. En effet, la Aux États-Unis, le démarrage de nouvelles tranches sûreté d’une installation et sa disponibilité exigent une ins- devrait commencer d’ici deux ans. Dans son discours de COMPOSANTS LOURDS : trumentation et des systèmes stables et fiables en toutes l’Union, prononcé en janvier 2010 à Washington devant les AU CŒUR DE LA PERFORMANCE circonstances. AREVA propose donc aujourd’hui une offre membres du Congrès, le président Barak Obama a claire- La production des composants lourds de centrales (géné- unique pour améliorer la disponibilité, les performances et ment évoqué la nécessité de construire « une nouvelle rateurs de vapeur, couvercles de cuves de réacteur…) la sûreté des centrales. —46 AREVA / Rapport de croissance responsable 47
    • l’excellence technologique / ÉCLAIRAGELa gamme de réacteurs 2GIII+ AREVAAREVA propose à ses clients une gamme diversifiée de réacteurs qui offre descombinaisons de niveaux de puissance et d’approches technologiques adaptéesà chaque besoin. UNE GRANDE SOUPLESSE D’EXPLOITATION LE RÉACTEUR ATMEA 1™ souplesse d’exploitation. Le réacteur ATMEA 1™ est conçu et développé conjointement par Mitsubishi Heavy Industries et AREVA, au sein de leur 2 L e réacteur ATMEA 1™ est un modèle à eau sous pression de 1 100 MWe destiné en particulier aux réseaux élec- tion III+. Il possède des caractéristiques semblables en termes de sûreté et de protection environnementale. Il offre société commune, ATMEA. Il bénéficie des compétences et de l’expérience des deux sociétés, qui comptabilisent triques de moyenne puissance. À l’ins- une haute compétitivité grâce à des ensemble près de 130 centrales mises tar du réacteur EPR™, le modèle coûts de production de l’électricité en service dans le monde depuis cin- ATMEA 1™ appartient à la généra- réduits et se caractérise par une grande quante ans. 1LA TRÈS HAUTE PUISSANCE LA TECHNOLOGIE DE L’EAU BOUILLANTE 3LE RÉACTEUR niveau de sûreté atteint et des gains économiques en exploitation qu’il procure EPR™ : un modèle de sûreté. Le réacteur EPR™ a été LE RÉACTEUR KERENA™EPR™ par rapport aux modèles antérieurs. Sur le plan de la sûreté, le réacteur EPR™ offre conçu pour répondre à des critères de très haute sûreté. Il résiste aux un niveau sans pareil avec une réduction agressions externes telles que 1 L e réacteur EPR™ est un réacteur à eau sous pression. Avec une drastique des probabilités d’accidents graves ainsi que de leurs conséquences pour l’environnement. En outre, il est la chute d’un avion gros porteur grâce à une robuste coque en béton. 3 L e réacteur KERENA™ enrichit la gamme d’AREVA. C’est un réac- teur à eau bouillante d’une puissance Il accroît la compétitivité des électri- ciens grâce à des coûts de production d’électricité réduits. L’électricien E.ON La double enceinte du bâtiment capacité de production électrique de plus particulièrement résistant à tout incident de 1 250 MWe. Il convient donc à des et AREVA sont associés dans le déve- réacteur et un compartiment de 1 650 MWe, il se positionne parmi les externe (chute d’avion…). Sur le plan exploitants qui ont développé un savoir- loppement du réacteur KERENA™. spécifique isolent le cœur en cas plus puissants au monde. Directement économique, il permet d’atteindre un faire opérationnel dans ce domaine. Le E.ON en fera sa technologie de réfé- d’accident de fusion. La sûreté est issu des générations précédentes de niveau de compétitivité optimisé, grâce à réacteur KERENA™ appartient lui aussi rence pour ses projets de centrales renforcée par un quadruple système réacteurs fabriqués par AREVA, le réacteur des coûts de production d’électricité à la génération III+. Il possède des nucléaires de puissance intermédiaire. de sauvegarde redondant. EPR™ repose sur des principes et des réduits d’au moins 10 % par rapport aux caractéristiques semblables aux autres technologies éprouvés. Il est qualifié de centrales actuelles. Il produit également modèles de la gamme AREVA en termes réacteur de génération III+ en raison du moins de déchets. de sûreté et d’impact environnemental.48 AREVA / Rapport de croissance responsable 49
    • Nos solutions dans le nucléairel’approvisionnement Opérateur en zone contrôléel’excellence technologique à l’usine MELOX (France).la sûretéle recyclage et les déchetsl’acceptabilitéla non-proliférationUne priorité absolue :la sûreté LA TRANSPARENCE DES PROCESS PRÉVENTION ET MAÎTRISE DES RISQUES Les principes de la Charte En 2009, à la suite de la demande formulée par l’ASN de sûreté nucléaire. La Charte de en 2008, la Direction sûreté, santé, sécurité, environne- sûreté nucléaire d’AREVA précise les engagements ment a établi un « Rapport sur le management de la sûre- du groupe dans les domaines de la sûreté nucléaire et de la té et de la radioprotection » au sein d’AREVA, qui sera radioprotection, afin de garantir le même niveau d’exigence examiné par le groupe permanent d’experts en charge tout au long de la vie des installations. Elle doit permettre des laboratoires et usines. Ce document très détaillé pré- à chacun, dans l’exercice de ses missions, de s’engager sente la prise en compte de la sûreté à tous les niveaux vis-à-vis de cette exigence pour lui-même, pour l’entreprise de l’entreprise. Il inclut les directions fonctionnelles et l’en- et pour l’ensemble des parties prenantes. Ces engagements semble des installations nucléaires dont l’exploitant est reposent sur des principes d’organisation et d’actions et sur une entité d’AREVA. une parfaite transparence. Ils s’appuient sur une culture La sûreté commence par la prise de conscience de l’exis- de sûreté partagée par l’ensemble du personnel, et entretenue tence de risques liés à la mise en œuvre de matières par des formations renouvelées périodiquement. Ils sont mis radioactives et la définition de l’ensemble des dispositions en œuvre dans les systèmes de management sûreté – sécurité permettant de les prévenir et d’assurer la protection des – environnement. Ces engagements visent, au-delà d’un strict personnes et des biens. Elle s’applique tout au long de la respect des lois et règlements en vigueur dans les pays où opère vie des installations, de leur création jusqu’à leur mise à le groupe, à développer une démarche de progrès continu, pour l’arrêt et leur démantèlement. Elle concerne aussi le trans- améliorer en permanence la performance globale du groupe. port de substances radioactives naturelles ou artificielles et les activités de service chez les clients. La sûreté requiert un large éventail de compétences, qui passe par la compréhension de toutes les phases deGARANTIR LE PLUS conception, de construction et de fonctionnement des ins- LA PRISE EN COMPTE DES FACTEURSHAUT NIVEAU DE SÛRETÉ tallations nucléaires. Elle s’appuie sur des connaissances ORGANISATIONNELS ET HUMAINS scientifiques allant de la physique nucléaire, la chimie, la La sûreté relève à la fois de facteurs culturels (formation métallurgie jusqu’à la biologie et l’écologie. Elle est évo- du personnel, règles d’exploitation, organisation, compor-Pour AREVA, la sûreté est non négociable. Ce principe repose de sûreté sur l’ensemble de ses installations. C’est-à-dire lutive et anticipe autant que possible les changements tements…) et de facteurs techniques. La stratégie de sûretésur une vigilance permanente dans tous les domaines d’acti- toujours renforcer la vigilance et la rigueur en matière de réglementaires. développée en France est basée sur la notion de « barriè- sûreté, dans tous les domaines d’activités, et dans chacun La sûreté prend également en compte les attentes des res ». Elle consiste à interposer entre les produits radioactifsvités du groupe et sur tous les continents. des métiers exercés au sein du groupe. C’est dans cette parties prenantes. En 2009, l’élaboration du « Rapport et les personnes et l’environnement une série de barrières. optique qu’a été créée en 2009 la Direction sûreté, santé, sur le management de la sûreté et de la radioprotec- Certaines sont techniques (voir « Éclairage » pages 54-55). sécurité, environnement, qui regroupe toutes les compé- tion » a été l’occasion pour le groupe de procéder à une D’autres relèvent de facteurs organisationnels et humains L a renaissance de l’industrie nucléaire se traduit pour AREVA par une forte croissance de ses activités et de ses perspectives de développement. Cela implique tences dans ces domaines, et permet de les traiter de manière homogène sur l’ensemble des sites opération- nels. Cette organisation témoigne de la volonté de donner étude générale sur la sûreté dans l’ensemble de ses ins- tallations, laquelle a permis de définir un plan d’actions d’amélioration, en cours de déploiement sur toutes les (organisation du travail, procédures opératoires, compéten- ces, raisonnements et comportements). Une situation inci- dentelle ne survient que dans le cas de deux défaillances également pour le groupe de maintenir un excellent niveau plus de visibilité et de clarté sur ces questions centrales. entités nucléaires. de barrières indépendantes et simultanées.50 AREVA / Rapport de croissance responsable 51
    • la sûreté /ACTEURS Toute défaillance fait l’objet d’une analyse à chaud qui L’ÉCHELLE INES JEAN RIOU permet de la classer ou non sur l’échelle INES. Qu’il soit Inspecteur général sûreté d’AREVA classé ou non, tout incident, même sans impact sur la Sept niveaux selon trois critères d’impact. L’importance des événements nucléaires « EN 2009, NOUS N’AVONS PAS santé ou l’environnement, constitue un signal à prendre en compte pour éviter toute dérive du niveau de sûreté. et radiologiques pour la sûreté est évaluée au moyen d’une échelle, RELEVÉ D’ÉVÉNEMENTS METTANT Une seconde phase d’analyse permet de définir plus pré- cisément les causes de l’événement et d’en tirer expé- comme on utilise l’échelle de Richter pour les tremblements de terre. Cette échelle, appelée INES (international nuclear event EN CAUSE LA SÛRETÉ rience, au niveau de l’entité et du groupe. scale, ou échelle internationale des événements nucléaires), est destinée à apporter une information compréhensible par le public. DE NOS INSTALLATIONS. » DES CONNAISSANCES PARTAGÉES Les événements sont classés par l’Autorité de sûreté nucléaire Le maintien de la culture de sûreté est un élément essen- (ASN) sur l’échelle selon sept niveaux : les niveaux 1 à 3 tiel pour l’amélioration des performances industrielles. correspondent aux incidents, les niveaux 4 à 7 aux accidents. « Depuis la loi Transparence et sécurité nucléaire de 2006, le cadre réglementaire est devenu L’analyse approfondie des événements de ces dernières Les événements sans importance pour la sûreté sont appelés très strict et, parallèlement, l’attente sociétale plus forte. L’un des rôles de l’Inspection années a montré que le facteur humain est en cause deux « écarts » et sont classés au niveau 0 de l’échelle ou hors échelle. générale est de s’assurer que l’ensemble des exploitants du groupe prend parfaitement fois sur trois. Parce que « l’amont de l’amont », c’est la L’application de l’échelle INES aux installations nucléaires de base en compte les prescriptions réglementaires et dispose d’une organisation et de processus formation, AREVA en a fait une de ses priorités. Ainsi, le (INB) se fonde sur trois critères de classement : en adéquation avec leurs obligations en termes de sûreté. En 2009, nous nous sommes compagnonnage est une pratique répandue pour former – les conséquences à l’extérieur du site, tels les doses absorbées focalisés sur ce que l’on appelle l’“analyse préalable avant évolution”. Il s’agit, avant chaque les nouveaux opérateurs au sein des installations nucléai- ou les rejets radioactifs pouvant toucher les travailleurs ou le public ; modification d’une installation, d’effectuer en amont une analyse exhaustive des conditions res du groupe. Des techniciens volontaires expérimentés – les conséquences à l’intérieur du site, tels les contaminations dans lesquelles cette évolution doit s’effectuer. Nous avons à ces occasions recommandé se voient confier une tâche pédagogique, à savoir le trans- d’installations et les débits de dose anormaux ; un certain nombre d’actions de nature à améliorer les processus mis en œuvre par les différents fert de leurs pratiques et de leurs compétences à un – les dégradations des lignes de défense en profondeur établissements inspectés. Ces recommandations visent particulièrement les aspects “facteurs nouvel arrivant. de l’installation. organisationnels et humains”. En 2010, nous allons notamment vérifier que nos opérateurs De plus, de nombreuses formations internes sont mises en œuvre pour maintenir et améliorer le niveau de compé- disposent bien de l’ensemble des prescriptions nécessaires et les appliquent à chaque tences en sûreté de l’ensemble des acteurs. Il s’agit tout instant. Nous conduirons ainsi, comme en 2009, entre 30 et 40 inspections. » autant de formations de généralistes en sûreté pour accompagner les évolutions professionnelles de mana- gers, que de la mise à niveau régulière des radioprotec- tionnistes, ou encore d’actions plus spécifiques comme la formation à l’analyse des événements et « presque évé- PIERRE-YVES SONNERY nements » mise en place depuis deux ans. Responsable de production de l’atelier DIEC (Direction industrielle extraction concentration) T2 LE NIVELLEMENT PAR LE HAUT « LE COMPAGNONNAGE Présent sur tous les continents, AREVA est en perma- - EST UN MOYEN TRÈS SÛR DE nence confronté à une diversité de cultures. Si les grands principes de sûreté nucléaire sont globalement s t TRANSMETTRE UN SAVOIR. » identiques dans tous les pays, des différences existent dans leur application, notamment du fait de réglementa- t - tions différentes. Dans ses sites implantés hors de e « Ingénieur chimiste, je travaille sur le site AREVA de La Hague depuis France, AREVA applique les exigences les plus fortes s PROGRÈS CONTINU juillet 2008. J’ai été intégré par le compagnonnage. Cette pratique permet à (liées aux réglementations les plus contraignantes, ou chacun de prendre la mesure des enjeux de sécurité et de sûreté de son poste. relatives à des objectifs internes spécifiques). Il en va de « Êtes-vous sûr ? ». AREVA progresse J’ai la responsabilité d’un atelier dans lequel travaillent 5 équipes de même lorsque le personnel du groupe est amené à tra- sans cesse dans sa culture de sûreté. Ainsi, en 2009, vailler au sein d’un établissement appartenant à une un nouveau support de management visuel baptisé 11 personnes. Chaque nouvel opérateur bénéficie d’une période entreprise cliente. En matière de radioprotection, AREVA « Êtes-vous sûr ? » est publié mensuellement. Il s’appuie de compagnonnage dont la durée varie en fonction de sa formation initiale, s’est fixé pour objectif de ramener à 20 mSv/an la dose sur des événements perçus comme particulièrement instructifs de la nature de son poste, etc. Le principe du compagnonnage repose individuelle maximale reçue par les travailleurs exposés et vise à faciliter le partage d’expérience dans l’ensemble sur trois personnes : le “tutoré” (celui qui apprend), le formateur, qui transmet du groupe. L’exploitation du retour d’expérience est une démarche aux rayonnements ionisants, qu’ils fassent partie du les informations, et le tuteur, qui s’assure qu’elles sont bien comprises. groupe ou d’entreprises sous-traitantes présentes sur systématique pratiquée par les exploitants de chacun des sites, À l’issue de cette formation, nous délivrons une “autorisation d’exercer”. ses sites dans le monde entier. Cet objectif a été atteint mais aussi une préoccupation majeure dans l’ensemble du groupe. Cela signifie que l’opérateur a la capacité de conduire un poste de travail. en 2009. — C’est une pratique essentielle pour le maintien d’un très haut Le compagnonnage n’est pas le seul moyen de se former, mais il est essentiel niveau de sûreté. Ce support constitue également une base de pour transmettre un savoir-faire dans le cadre de notre métier très technique. » réflexion pour tout futur projet.52 AREVA / Rapport de croissance responsable 53
    • la sûreté / ÉCLAIRAGELa sûreté des centrales Les réacteurs de génération III+ toujours plus sûrs La gamme de réacteurs de génération III+ d’AREVA, EPRTM, ATMEATM et KERENATM, bénéficienucléaires d’un niveau de sûreté très élevé grâce à des avancées technologiques significatives qui permettent de prévenir et de réduire les risques d’incidents. Trois barrières et une défense en profondeur Pendant le fonctionnement du réacteur, une grande quantité de produits radioactifs s’accumule dans le combustible. Il existe une succession de « barrières » résistantes, étanches et indépendantes pour les confiner. Pour assurer la tenue de ces barrières, toute menace à leur intégrité est en premier identifiée afin de définir les lignes de défense successives qui garantiront leur efficacité : c’est le concept de « défense en profondeur », qui est à la base de la conception des réacteurs nucléaires. 1 Bâtiments de sauvegarde Enceinte étanche COMBUSTIBLE QUATRE BÂTIMENTS DE SAUVEGARDE UN BARRAGE À LA RADIOACTIVITÉ La première barrière à 3 INDÉPENDANTS Dans le cas très hypothétique d’un accident, la troisième l’intérieur d’une centrale Quatre systèmes de sauvegarde, indépendants et autonomes, barrière du réacteur comprend non seulement une peau de type REP (réacteur à eau ENCEINTE DE sont chacun capables d’assurer le refroidissement de secours métallique qui fait barrage aux produits radioactifs, mais aussi une zone annulaire dans la double enceinte pressurisée) est la gaine CONFINEMENT déclenché en cas d’accident. qui permet de filtrer tout élément radioactif résiduel. métallique qui enferme les L’enceinte de crayons combustibles. confinement constitue Elle empêche que des la troisième barrière. substances radioactives Selon les réacteurs, s’échappent dans le fluide elle peut être simple de refroidissement. (en béton armé avec peau d’étanchéité) ou double (enceinte interne en béton précontraint, 2 enceinte externe en ENVELOPPE DE 3 2 1 béton armé). CIRCUIT PRIMAIRE La deuxième barrière de sûreté est l’enveloppe du circuit de refroidissement Coque externe en béton armé Zone de rétention du corium primaire, dont la cuve, où se trouve le combustible, UNE RÉSISTANCE UNE ZONE DE RÉTENTION constitue une part essentielle. AUX AGRESSIONS EXTERNES EN CAS DE FONTE DU CŒUR Elle comprend aussi les Pour répondre aux agressions externes les plus variées, En cas de fusion du cœur et de la cuve, toute portion pompes primaires des du cœur fondu sera récupérée dans un compartiment situé jusqu’à la chute d’un avion commercial gros porteur, générateurs de vapeur et le en bas du bâtiment réacteur. Le cœur fondu (ou corium) une coque en béton armé protège les principaux bâtiments pressuriseur. y sera refroidi et confiné. sensibles.54 AREVA / Rapport de croissance responsable 55
    • Nos solutions dans le nucléaire le recyclage et les déchets / ÉCLAIRAGEl’approvisionnementl’excellence technologiquela sûretéle recyclage et les déchets Le recyclage des matièresl’acceptabilitéla non-prolifération nucléaires valorisablesLe nucléaire, 4 % déchets ultimes 1% plutonium conditionnement uranium appauvriune énergie recyclable combustible MOX mbustible 95%URT* uranium appauvri hi ric en m iu anGÉRER LE CYCLE DU COMBUSTIBLE urPOUR GARANTIR LA PÉRENNITÉ combustible UO2 mbustibleDE L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE ENRICHISSEMENT Oxyde d’uraniumAREVA dispose d’une avance technologique et industrielle technologique et industrielle indiscutable. Le groupe est combustible usé b iblindiscutable dans le recyclage du combustible usé, facteur de aujourd’hui l’acteur de référence du recyclage à l’échelle ur internationale.durabilité du nucléaire. an iu m ap UNE GESTION OPTIMALE pa uv DES COMBUSTIBLES USÉS ri L e devenir des combustibles nucléaires usés fait l’objet de débats. Deux stratégies différentes s’opposent. Soit on les considère comme des déchets Si l’on choisit de recycler les combustibles usés, il faut d’abord les « traiter », c’est-à-dire séparer les matières valorisables (l’uranium et le plutonium) des matières non ultimes et on les stocke. C’est la voie choisie, par exem- valorisables, les autres produits de fission et les actinides Stocks stratégiques uranium appauvri ple, par la Suède, la Finlande et le Canada. Soit on les mineurs. Ces derniers constituent les déchets radioactifs. uranium naturel d’uranium appauvri recycle sous forme de nouveaux combustibles. Cette Ils sont compactés, vitrifiés dans l’usine AREVA de seconde option constitue un facteur de durabilité du La Hague puis renvoyés par AREVA à l’électricien pro- nucléaire. Un procédé qui permet non seulement d’éco- priétaire de ces matières. C’est alors à chaque État de nomiser les ressources naturelles d’uranium et d’accroî- mettre en œuvre sa propre stratégie de stockage. tre l’indépendance énergétique des pays qui y ont Le plutonium récupéré dans le combustible usé pour recours, mais qui préserve aussi l’environnement par la recyclage contient beaucoup d’énergie potentielle : la * Uranium de recyclage issu du traitement des combustibles usés. réduction du volume et de la toxicité des déchets ulti- fission d’un gramme de plutonium fournit plus d’énergie mes. AREVA dispose dans ce domaine d’une avance que la combustion complète d’une à deux tonnes de56 AREVA / Rapport de croissance responsable 57
    • le recyclage et les déchets LE COMBUSTIBLE MOX (mixed mot- oxide fuel) est un mélange d’uranium clé et de plutonium issu de combustible nucléaire usé ou du recyclage du plutonium militaire. En France, 20 réacteurs de 900 MW fonctionnent temps pétrole. Ce plutonium, en mélange avec de l’uranium appau- vri, est recyclé en un nouveau combustible, appelé MOX. En avec un cœur chargé à 30 % de combustible MOX. Alors que les réacteurs chargés en uranium produisent forts Europe, la France, l’Allemagne, la Suisse et la Belgique utili- du plutonium, les réacteurs fonctionnant sent du combustible MOX depuis plus de trente-cinq ans. Au au MOX le « brûlent » et l’éliminent. Japon, AREVA a remporté de nombreux contrats en 2009 Ils constituent une réponse aux risques avril AREVA signe un contrat pour pour la fourniture de combustible MOX fabriqué dans l’usine de prolifération nucléaire liés au l’approvisionnement d’assemblages de française MELOX (Gard), et issus de combustibles usés plutonium. Actuellement construit combustible MOX destinés à la future centrale japonais recyclés à l’usine de La Hague. Les États-Unis en Finlande, en Chine et en France, nucléaire d’Ohma, qui sera exploitée par construisent, en partenariat avec AREVA, l’usine MFFF (MOX le réacteur EPR™ pourra fonctionner l’électricien japonais Electric Power intégralement avec le combustible Development en 2014. fuel fabrication facility) sur le site de Savannah River (Caroline recyclé MOX. du Sud). Cette installation, qui duplique en grande partie INNOVATION l’usine MELOX d’AREVA, permettra d’éliminer l’excès de plu- sept. AREVA remporte un contrat pour la fourniture tonium militaire américain en le recyclant en combustible Un saut technologique : le creuset froid de 40 assemblages de combustible MOX MOX, utilisé dans les réacteurs civils à eau légère. Cette opé- destinés au réacteur no 2 de la centrale Après le recyclage de combustible nucléaire usé, japonaise de Shimane, appartenant ration est favorable à la non-prolifération. il subsiste 4 % de déchets ultimes, à haute activité et à vie à l’électricien Chugoku EPCo. DES STOCKS STRATÉGIQUES D’URANIUM longue. Pour confiner leur radioactivité dans une matrice Selon la stratégie de l’électricien, l’uranium de recyclage étanche, ils sont calcinés puis incorporés à du verre dans oct. Les travaux de terrassement d’un nouveau issu du traitement des combustibles usés, également appelé un four chauffé à quelque 1 100 °C. Depuis plus de trente hall d’entreposage des déchets vitrifiés URT, après avoir été réenrichi, peut être recyclé sous forme ans, les opérations de vitrification qui ont lieu à l’usine français débutent sur le site AREVA de La Hague. Le hall, qui ajoutera 4 212 alvéoles de combustible dit URE ou entreposé sous forme stable, AREVA de La Hague sont faites en creuset « chaud », supplémentaires aux 12 500 existantes, constituant ainsi l’équivalent d’un stock d’uranium. Plusieurs LE DEVENIR DES DÉCHETS : c’est-à-dire que le creuset – la paroi du four dans lequel sera exploité à partir de 2012. Il représente pays européens, comme la France, la Belgique, l’Allemagne DES STRATÉGIES SOIGNEUSEMENT ÉVALUÉES le verre est fondu avec son contenu de déchets – est un investissement de 70 millions d’euros. ou la Suisse, et le Japon produisent de l’électricité à partir de Chaque année, l’industrie chimique produit 100 kg de directement en contact avec le verre en fusion. L’usine 120 personnes vont travailler pendant combustible URE. déchets toxiques par Français. L’industrie nucléaire n’en- quatre ans sur ce chantier. s’est dotée d’un creuset « froid », dans lequel le verre est La technologie de diffusion gazeuse, utilisée dans l’usine gendre, elle, que 1 kg de déchets radioactifs, dont 10 g chauffé par induction directe. actuelle GB I, n’est pas adaptée au réenrichissement de de déchets de haute activité. Les déchets de haute acti- déc. La centrale de Genkai, exploitée par Le verre en fusion est ainsi isolé des parois du four l’uranium de recyclage. La technologie de l’ultracentrifuga- vité et à vie longue représentent 7 % du volume total des l’électricien japonais Kyushu, produit tion, utilisée par la nouvelle usine d’enrichissement GB II, déchets mais concentrent 98 % de leur radioactivité. Le par une couche de verre solide, qui protège le creuset de l’électricité à pleine puissance à partir permettra à AREVA de réaliser cette opération sur son site reste, c’est-à-dire la quasi-totalité (ils sont dits « de faible et évite ainsi sa corrosion. Ce dispositif permet de vitrifier de combustible MOX fourni par AREVA. de Pierrelatte. et moyenne activité à vie courte »), voit sa radioactivité les déchets à des températures très élevées, de plus AREVA avait effectué sa première livraison de 1 200 °C, contre 1 100 °C maximum avec l’ancienne d’assemblages de combustible MOX L’uranium de recyclage issu du traitement des combustibles diminuer de moitié tous les trente ans en moyenne pour au Japon en mai. Le chargement des usés et le plutonium constituent d’excellents combustibles devenir rapidement inoffensif. technique. Cette première mondiale a nécessité vingt-cinq assemblages de MOX dans le cœur pour les futurs réacteurs de quatrième génération. En France, l’Andra est chargée de la gestion de l’en- années de recherche, la mobilisation de 500 personnes du réacteur no 3 de la centrale de Genkai, semble des déchets radioactifs. Des solutions définitives et un investissement de 200 millions d’euros. Ce procédé en octobre 2009, avait été suivi d’une série sont déjà opérationnelles pour les déchets de très faible et augmente la durée de vie du creuset et permet de doubler de tests de production et d’une montée de faible ou moyenne activité à vie courte. Ils sont stockés en puissance achevée le 2 décembre. la capacité de production de l’usine de La Hague en surface dans deux centres situés dans l’Aube et dans et de vitrifier des déchets plus corrosifs, et de composition la Manche. 96 % C’est le pourcentage de matières recyclables Aujourd’hui, le débat porte essentiellement sur la ges- tion à long terme des déchets à vie longue, hautement plus diverse. radioactifs. La loi du 28 juin 2006 indique que le stockage contenues dans un combustible usé. en formation géologique profonde est la solution de réfé- rence. Il est prévu qu’une nouvelle loi soit votée au plus tard en 2015 pour définir les conditions de la réversibilité. 17 % de l’électricité française est produite Tout en privilégiant le stockage géologique profond, la loi de 2006 prévoit d’examiner de manière plus approfondie les deux autres voies possibles : l’entreposage des Fabriqué en 2008 à l’usine MELOX, dans le Gard (France), le combustible MOX utilisé à Genkai (Japon) contient à partir de combustible recyclé (MOX et URE). déchets en surface et en subsurface, et la diminution de du plutonium de recyclage provenant des combustibles usés leur radioactivité par la séparation-transmutation. — japonais traités par l’usine AREVA de La Hague.58 AREVA / Rapport de croissance responsable 59
    • Nos solutions dans le nucléairel’approvisionnementl’excellence technologiquela sûretéle recyclage et les déchetsl’acceptabilitéla non-proliférationL’acceptabilité, publique et de débat public, la loi de 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire a intro- DIALOGUE ET CONCERTATION Un nouveau site Web pourune condition de la durabilité duit le droit d’accès à l’information nucléaire. Il permet à chacun de demander directement aux exploitants d’installations nucléaires et aux responsables de transport de matières radioactives des informations. Et ce, qu’il plus d’information et de dialogue. AREVA a lancé début 2010 le nouvel areva.com. Encore plus complet, interactif s’agisse des risques liés à l’exposition aux rayonnements et pédagogique, il accompagne la démarche d’AREVA ionisants ou des mesures de sûreté et de radioprotection en matière de transparence et de dialogue. Grâce à prises pour les prévenir ou les réduire. Cette démarche des contenus riches et variés, AREVA souhaite sensibiliserUNE POLITIQUE est favorisée par l’industrie nucléaire. Les études mon- le grand public à ses problématiques en lui donnant accèsDE DIALOGUE CONTINU trent que plus le public est informé, plus le débat devient à une information toujours plus claire sur ses activités rationnel et plus son opinion évolue positivement en faveur et son actualité. Les internautes pourront aussi poser du nucléaire. toutes leurs questions à des collaborateurs du groupe,Les questions énergétiques en général et le nucléaire en LE CHOIX DE LA TRANSPARENCE En France, les informations sont disponibles sur les qui répondront sur leur domaine d’expertise, et échangerparticulier constituent de véritables sujets de société. Comme toute source d’énergie, le nucléaire présente sites Internet des institutions ou des entreprises. Sur avec une communauté intéressée par ses activités des avantages et des limites. À cet égard, la sûreté des celui de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), tous les et les enjeux énergétiques présents et futurs. installations est un enjeu majeur sur lequel les populations événements, fussent-ils les plus banals, sont mention- L a filière nucléaire doit, encore plus que toute autre activité industrielle, se montrer exemplaire en matière de transparence, d’information et d’ouverture au débat. demandent toujours plus d’information. Or aucun site industriel n’est autant observé et contrôlé qu’une installa- tion nucléaire. C’est sans doute l’une des raisons de notre nés. Une échelle de classification des incidents et acci- dents a été mise en place au niveau international en 1991. Comportant sept niveaux, elle est fondée sur les consé- En 2004, le groupe a confié au Comité 21, une instance de référence du développement durable en France, la La pérennité et, a fortiori, le développement des activités performance en matière de sûreté et de sécurité. Une quences de l’événement, à l’extérieur comme à l’intérieur conception et l’animation d’une démarche de concerta- nucléaires requièrent l’acceptation de la population. Le autre source d’inquiétude concerne le devenir des du site. Les événements concernant la sécurité nucléaire tion avec un panel de parties prenantes baptisée temps est révolu où une majorité gouvernementale pou- déchets. Une approche objective du sujet montre qu’il sont déclarés sous 24 heures à l’ASN. À partir du « Stakeholders’ Session ». Elle prend la forme de vait procéder, seule, à des choix aussi déterminants pour s’agit davantage d’une question d’acceptation publique niveau 2, les incidents doivent faire l’objet de communica- rencontres entre AREVA et les représentants d’ONG un pays que peut l’être celui d’une option énergétique. que d’une question technique. tion à la presse, même en l’absence de toute consé- de tous types (protection de l’environnement, défense De nos jours, le public aspire légitimement à être associé En matière d’information, la France est en avance par quence sanitaire ou environnementale. AREVA va plus des consommateurs, organisations syndicales…). La aux décisions susceptibles d’influer sur l’avenir collectif. rapport à d’autres pays : outre les procédures d’enquête loin encore en rendant publiques les anomalies de niveau 1. première concertation a été organisée en deux réunions successives en septembre 2004 et février 2005. La UNE DÉMARCHE deuxième concertation a eu lieu en décembre 2006 et en DE CONCERTATION STRUCTURÉE janvier 2007, la troisième, en octobre 2008. Ces échan- DIALOGUE ET CONCERTATION Ce n’est qu’en institutionnalisant une communication ges permettent de vérifier l’adéquation des informations transparente que les acteurs de l’industrie nucléaire peu- fournies par AREVA par rapport aux attentes des parties Des « cartographies » des parties prenantes autour des sites. vent répondre aux interrogations des populations. prenantes et de recueillir leurs avis ainsi que leurs propo- La concertation et le dialogue commencent au niveau local, autour des sites du groupe. AREVA L’engagement de dialogue et de concertation pris par sitions pour actualiser les enjeux et enrichir la réflexion déploie, depuis 2004, une méthodologie de cartographie des parties prenantes locales. Cette AREVA envers les parties prenantes (administrations, stratégique du groupe.démarche consiste à comparer les perceptions internes et externes des enjeux de l’activité du site et à évaluer la qualité de citoyens, élus locaux, médias, monde associatif…) est Afin de renforcer la dimension internationale de cettesa relation avec son environnement via des interviews d’associations, de riverains, d’élus locaux, d’administrations, de médias… l’un des axes stratégiques de la politique de développe- démarche, AREVA a organisé pour la première fois aueffectuées par un tiers indépendant. Cet exercice, dont la restitution est pilotée par le consultant, permet aux responsables du site ment durable du groupe. Ces échanges constituent pour mois de décembre 2009 une concertation de ce typed’identifier les priorités et d’élaborer des plans d’actions afin de renforcer, réorienter ou développer les actions de progrès jugées l’entreprise un véritable baromètre des préoccupations aux États-Unis entre sa filiale AREVA Inc. et ses partiesles plus appropriées. Fin 2009, 41 cartographies avaient été réalisées dans sept pays (France, Belgique, Grande-Bretagne, citoyennes et lui permettent d’en tenir compte dans ses prenantes. La quatrième session de ces rencontres s’estAllemagne, Canada, États-Unis, Inde). axes de progrès. tenue à Paris les 19 et 20 mai 2010. —60 AREVA / Rapport de croissance responsable 61
    • Nos solutions dans le nucléaire PROLIFÉRATIONl’approvisionnement mot- NUCLÉAIRE.l’excellence technologique clé La prolifération nucléairela sûreté désigne à l’origine la volontéle recyclage et les déchets d’États de parvenir à la maîtrise de l’armement nucléaire.l’acceptabilité Ce concept s’étend égalementla non-prolifération au détournement et à la tentative d’acquisition de blocs de technologie pouvant contribuer à un programme militaire.Le développement Inversement, la non-prolifération désigne les moyens politiques, réglementaires ou techniques mis en œuvre pour combattredu nucléaire civil accroît-il la prolifération.le risque de prolifération ? deux étapes du cycle du combustible sont « sensibles » au regard des risques de prolifération : l’enrichissement de l’uranium et le traitement des combustibles usés. GOUVERNANCE Eurofab : une contribution à la limitation de l’armement nucléaire. Ces deux technologies, hautement complexes, sont maîtrisées par un nombre restreint de pays. Les installa- La charte des valeurs AREVA. En ce qui tions existantes d’enrichissement ou de retraitement à concerne les activités nucléaires, le groupe ne fournit des biens,L’HISTOIRE DE CES TRENTE DERNIÈRES ANNÉES MONTRE vocation industrielle sont distinctes des installations mili- services et technologies qu’aux États et entreprises de ces États se conformant aux dispositions internationales en vigueur en matièreQU’AUCUNE DES TENTATIVES DE PROLIFÉRATION CONNUES taires. Elles sont en nombre limité et localisées dans les cinq pays déjà dotés d’armes nucléaires (États-Unis, de non-prolifération, de garanties de l’AIEA et de contrôle à l’exportation.N’A EU LIEU DANS LE CADRE DU DÉVELOPPEMENT D’UN Russie, Royaume-Uni, Chine, France) ainsi qu’au Japon, qui a signé un protocole additionnel avec l’AIEA et placé Il s’interdit de travailler dans toute autre condition. Il respecte les prescriptions nationales régissant les exportations des pays où il est implanté.PROGRAMME DE NUCLÉAIRE CIVIL. toutes ses installations sous garantie (full scope safe- guards).La croissance du nombre de centrales nucléai- PRÉVENTION ET MAÎTRISE DES RISQUES TECHNOLOGIQUES res dans le monde ne signifie nullement l’accroissement MOX for Peace : transformer des L es États n’ont pas détourné des matières ou des ins- tallations sous contrôle de l’AIEA, mais ont recouru à déchets, la responsabilité civile, ainsi qu’une autorité de sûreté nationale indépendante sont les conditions sine qua du nombre d’installations sensibles. Posséder une ou plusieurs centrales nucléaires n’implique pas de devoir armes nucléaires en source des filières illégales et occultes en violation de leurs enga- non de tout programme nucléaire civil. Les obligations et disposer de l’ensemble de la chaîne industrielle du cycle d’énergie civile. En 2000, les États-Unis et la Russie gements. Les conditions qui encadrent l’accession à l’éner- réglementations qui encadrent l’industrie nucléaire rendent nucléaire pour les faire fonctionner. signent un accord bilatéral stipulant que chaque pays s’engage à éliminer gie nucléaire civile sont strictes. Tout État s’engageant dans impossible la prolifération via un programme nucléaire civil. Le marché du cycle du combustible répond efficace- 34 tonnes de plutonium militaire excédentaire. En 2002, l’administration cette voie doit souscrire des engagements en matière de ment et avec souplesse à la demande globale. Les américaine choisit de recycler son plutonium militaire en combustible MOX sûreté, de sécurité et de non-prolifération, au premier rang UNE VOLONTÉ POLITIQUE grands fournisseurs mondiaux des services d’enrichis- pour produire de l’électricité. Dans le cadre de ce projet, baptisé « Eurofab », desquels l’adhésion au traité de non-prolifération (TNP), et PLUS QU’UN RISQUE TECHNOLOGIQUE sement et de recyclage (dont AREVA) se sont organisés AREVA se voit confier la fabrication en France de quatre assemblages la mise en place avec l’AIEA d’un accord de contrôle de La décision de développer le nucléaire militaire est de afin de disposer des capacités pour accompagner la combustible tests chargés en 2005 dans une centrale américaine pour ses installations. Un cadre juridique rigoureux, couvrant la nature politique et indépendante de la décision de se croissance du parc mondial de réacteurs et proposent y produire de l’électricité. Forts de cette expérience réussie, les États-Unis sûreté, la sécurité, la radioprotection, la gestion des doter d’un réacteur civil. D’un point de vue technologique, des contrats de longue durée, à des coûts compétitifs. décident la construction sur leur territoire d’une usine de fabrication de MOX Toutes les livraisons de combustible font l’objet d’un utilisant la technologie AREVA. Shaw AREVA MOX Services, coentreprise suivi des matières tout au long de leur utilisation. créée par AREVA et le groupe américain Shaw, réalise actuellementGÉOPOLITIQUE ce chantier sur le site de Savannah River, en Caroline du Sud. UNE RÉFLEXION NOUVELLELe traité de non-prolifération (TNP). Signé en 1968 et entré en vigueur en 1970 pour une durée SUR LA NON-PROLIFÉRATION été engagées par l’AIEA et les pays membres afin dede vingt-cinq ans, le TNP vise à préserver la situation géopolitique et militaire de l’époque en ne reconnaissant que cinq puissances Le souci des nouveaux accédants d’être assurés d’un garantir la fourniture des services d’enrichissement sur lenucléaires, appelées, les « pays dotés » (États-Unis, URSS puis Fédération de Russie, Grande-Bretagne, France, Chine). Les autres approvisionnement de combustible sans rupture est légi- long terme aux pays souhaitant se doter de réacteurs,pays signataires s’engagent à ne pas se doter d’armes nucléaires et à accepter les contrôles appropriés. En échange, les puissances time. Il doit être pris en compte au même titre que le grâce à des mécanismes et à des engagements multila-nucléaires acceptent de négocier leur désarmement, de promouvoir l’accès des autres membres au nucléaire civil et de faciliter souhait des pays soucieux de non-prolifération de ne pas téraux. AREVA participe au débat sur les propositionsun échange aussi large que possible d’informations, d’équipements et de matières pour une utilisation pacifique de cette source d’énergie. assister au développement des tentatives de parvenir à de multilatéralisation du cycle du combustible et y estLe rôle de contrôleur de l’utilisation pacifique des matières nucléaires a été confié à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la maîtrise de la technologie de l’enrichissement. C’est favorable, dans le respect des règles actuelles du mar-créée par l’ONU en 1957. Le TNP a été indéfiniment étendu en 1995. Étoffé par les contrôles de l’AIEA, il est aujourd’hui le garant de pourquoi différentes pistes de réflexion sur des appro- ché qui a fait ses preuves en matière de non-proliférationl’utilisation pacifique du nucléaire civil et la référence en matière de garantie et de contrôle des activités existantes. ches multilatérales de la fourniture du combustible ont et de sécurité d’approvisionnement. —62 AREVA / Rapport de croissance responsable 63
    • Mise en place des éoliennes du parc éolien Alpha Ventus, mer du Nord. Le développement responsable PAGE 78 REGARDS CROISÉS / Quelle part pour les énergies renouvelables dans le mix énergétique ? PAGE 66 La compétitivité et l’efficacité PAGE 74 La demande croissante PAGE 70Nos solutionsdans lesrenouvelables64 AREVA / Rapport de croissance responsable 65
    • REGARDS CROISÉS__ Anil Srivastava Directeur du business group Énergies renouvelables d’AREVA Quelle part L’éolien et le solaire sont les deux sources d’énergie pour les P lusieurs facteurs permettent renouvelable les plus prometteuses aujourd’hui. Elles peuvent d’ores et déjà être déployées sur une énergies de déterminer le mix idéal : contraintes macroéconomiques, grande échelle et sont viables sécurité de l’approvisionnement et sur le plan économique. objectifs de réduction des émissions de gaz carbonique. Il faudra faire renouvelables appel aux renouvelables, au nucléaire et aux combustibles fossiles (avec davantage de gaz que de charbon). Les nouvelles centrales à charbon vont se faire rares, et elles devront dans le mix utiliser de nouvelles technologies. Malheureusement, le captage et le stockage du carbone (CSC) ne se généraliseront pas avant au moins dix ans.Les énergies renouvelables mieux aux pays situés plus au nord. énergétique ?_ se rapprochent de la taille critique Le vent est une ressource inépuisable nécessaire à leur rentabilité. Alors que et l’énergie éolienne continuera de les grands groupes ne s’intéressent se développer. Même si la récession vraiment à l’éolien que depuis 2003, a entraîné une baisse des la taille des turbines éoliennes avait investissements, les États-Unis ont déjà doublé en 2008. Les coûts ajouté 9 GW à leur puissance éolienne ont naturellement diminué. Les installée en 2009. L’éolien en mer énergies renouvelables ont créé se développe rapidement en Allemagne, 400 000 emplois en Allemagne au au Royaume-Uni et en Scandinavie. cours des cinq à six dernières années. À eux seuls, l’Allemagne et le Au Danemark, l’éolien représente Royaume-Uni vont augmenter leur Anil Srivastava Michael Liebreich 20 % de l’énergie totale. L’énergie puissance éolienne en mer de 40 GW Directeur du business group PDG Bloomberg solaire est particulièrement bien d’ici à 2020. La discussion portant sur Énergies renouvelables New Energy Finance adaptée aux régions où une transition le caractère intermittent du vent reste d’AREVA vers le développement durable est toutefois pertinente, compte tenu indispensable, notamment en du risque auquel les exploitants sont Amérique latine, en Asie du Sud et du exposés. C’est la raison pour laquelle Sud-Est, et dans la région Pacifique. les économies de nos pays reposent Le solaire thermique est rentable dans sur un mix énergétique. L’énergie ces pays, alors que l’éolien convient nucléaire permet de répondre66 AREVA / Rapport de croissance responsable 67
    • REGARDS CROISÉS__ Michael Liebreich PDG Bloomberg New Energy Finance parfaitement à la demande de base, Comme toutes les nouvelles Il serait techniquement possible Des incitations sont nécessaires pour tout en assurant la stabilité des industries, les renouvelables ont appuyer les efforts de R&D consacrés réseaux. Le solaire thermique, avec besoin de subventions. Mais d’autres de produire la totalité de notre aux technologies nouvelles. Ces plusieurs heures de stockage, filières énergétiques, y compris les énergie à partir de sources incitations peuvent prendre la forme pourrait répondre aux besoins combustibles fossiles, bénéficient elles de financements des laboratoires en électricité de base. La biomasse aussi de subventions pour des raisons renouvelables. Mais la et des incubateurs, de crédits de non alimentaire offre également des possibilités à cet égard. socio-économiques, par exemple pour préserver l’emploi ou maintenir diversification est indispensable R&D, et de soutien au capital-risque. Une taxe carbone ou des quotas se Il faut donc combiner ces diverses l’électricité à un prix artificiellement pour des raisons de sécurité justifieraient davantage dans les pays sources de manière intelligente, par bas. Le déploiement intelligent des disposant de technologies plus exemple en offrant des centrales subventions tout comme le système de l’approvisionnement. avancées. La nature intermittente hybrides « solaire + bio » en Afrique. réglementaire doivent encourager de certaines énergies renouvelables D’autres combinaisons faisant appel la chaîne des fournisseurs et les faire se traduit par une augmentation à la biomasse, à l’éolien et au solaire bénéficier d’une partie des flux de leurs coûts, mais les réseaux sont également possibles. Ces financiers. Les consommateurs intelligents, les solutions de stockage systèmes nécessitent toutefois la mise finaux ne doivent pas être les seuls et d’autres technologies permettent en œuvre de méthodes de gestion bénéficiaires si l’on souhaite que de résoudre ce problème. Le réseau intelligentes, afin de prévoir le mix évolue réellement. L’approche électrique de l’avenir sera un véritable la demande, d’adapter l’offre, et suivie doit créer un environnement électrique en 2020. Je pense que généralement mal comprise. écosystème formé de différentes d’acheminer l’électricité efficacement stable, justifiant les mécanismes cet objectif sera atteint. Il le sera en Les combustibles fossiles et le composantes énergétiques. Il sera au moment où le besoin se manifeste. de remboursement des subventions. tout cas d’ici à 2030. Les renouvelables nucléaire reçoivent des subventions contrôlé par des logiciels élaborés, Tout ceci est parfaitement faisable. Je pense sincèrement que l’UE représentent déjà 50 % de la importantes. Au Venezuela, par permettant d’intégrer facilement La cogénération renouvelables/fossiles atteindra ses objectifs pour 2020. production électrique de certaines exemple, l’électricité est quasiment la production renouvelable. est une autre option. Il est ainsi La Chine pourrait dépasser les siens. régions, au Danemark et en gratuite dans certaines régions, tout Le concept d’électricité de base possible de construire des unités solaires couplées aux centrales à charbon en mettant en commun D’ici une vingtaine d’années, le développement des énergies renouvelables sera un objectif U n volume très important d’énergie pourrait être produit grâce aux renouvelables. Mais la Espagne par exemple. Le coût des renouvelables va nécessairement diminuer avec le développement comme le pétrole en Arabie saoudite. Ailleurs, c’est le charbon qui est subventionné pour préserver l’emploi. et d’électricité de pointe va évoluer. L’objectif est de disposer d’un système qui fournisse l’énergie les turbines et les alternateurs. fondamental pour 80 % à 90 % diversification est indispensable pour de leur utilisation, que le système Des budgets militaires considérables quand et où elle est nécessaire. Le solaire permet d’accroître la de la planète. — des raisons de sécurité de notre adopté soit entièrement fondé sur sont affectés à la protection du détroit Il nous incombe d’examiner les production de vapeur dans la journée, approvisionnement. Le mix devra les renouvelables ou que celles-ci d’Ormuz, afin que la route du pétrole différentes options de production et de réduire ainsi la consommation de inclure une part de nucléaire, une part y jouent un rôle essentiel. Leur reste ouverte. Les subventions et et de considérer la gestion de la charbon. Des pilotes de démonstration de gaz naturel, et beaucoup rentabilité économique future est le soutien aux combustibles fossiles demande comme l’une des solutions. sont déjà en service au Queensland d’énergies renouvelables. Le charbon donc certaine. Malgré des fluctuations dans les pays non membres de Mais quel que soit le scénario retenu, (Australie) et en Californie (États-Unis). devra être exclu, sauf couplé au à court terme, la tendance montre l’OCDE représentent environ la quantité d’énergie nécessaire captage et au stockage du carbone. que les coûts des renouvelables 300 milliards de dollars, contre pour alimenter une mégapole Aujourd’hui, le rôle des renouvelables étaient beaucoup plus élevés seulement 50 milliards de dollars au restera considérable. Les ressources est loin d’être marginal. il y a vingt ans qu’ils ne le sont niveau mondial pour les renouvelables. renouvelables, la maîtrise des Grande hydraulique comprise, aujourd’hui. Ce n’est pas le cas Les investissements consacrés aux technologies et les priorités socio- elles représentent déjà 23 % de la des combustibles fossiles, dont les énergies renouvelables ont atteint économiques varient de pays à pays. production électrique. L’objectif de prix augmentent au fur et à mesure 162 milliards de dollars en 2009, C’est donc à chaque nation qu’il l’UE pour les renouvelables modernes de l’épuisement des réserves. dont 130 milliards provenant du appartient d’optimiser l’utilisation est fixé à 20 % de la production La question des subventions est secteur privé. de son potentiel. —68 AREVA / Rapport de croissance responsable 69
    • Nos solutions dans les énergies renouvelablesla demande croissante La centrale biomasse construite par AREVAla compétitivité et l’efficacité à Imbituva (Brésil).le développement responsableRépondre CLÉS EN MAINà une demande Leader sur le marché brésilien de la biomasse.croissante AREVA est actuellement leader dans la conception et la construction de centrales de biomasse clés en main au Brésil, avec 40 % du marché. 4 000 MWe de capacités sont déjà installées sur le territoire brésilien. 3 800 MWe supplémentaires y seront AREVA développe un portefeuille établis d’ici à 2012. de solutions énergétiques efficaces et sans CO2. sements mondiaux dans l’installation de turbines éoliennes BIOMASSE. Ensemble étaient de 45 milliards d’euros en 2009. Et d’après le GWEC, cette industrie emploie désormais un demi-million 100 mots- clés des matériaux d’origine végétale ou animale pouvant être utilisés pour de personnes dans le monde. L’AIE estime que ce marché C’est le nombre de centrales bioénergies la production d’électricité pourrait être multiplié par quatre d’ici à 2020. Un dyna- construites par AREVA ou de chaleur, ou encore misme qui se retrouve dans d’autres technologies renou- servir à fabriquer du velables : la production d’électricité à partir de la biomasse à travers le monde, carburant. a doublé en dix ans. représentant plus de 3 500 MWe de capacités. BIOCOMBUSTIBLES. Quant à la production d’électricité d’origine solaire, elle a Combustibles d’origine été multipliée par 13 sur la même période, d’après le baro- végétale (agricole ou mètre EurObserv’ER. Ces tendances correspondent aux forestière), animale ouL’ESSOR nouvelles orientations des politiques énergétiques, partout organique, permettant dans le monde. Le développement des renouvelables est renouvelables figurent parmi les priorités du groupe. L’année la production d’énergieINCONTOURNABLE (chaleur et/ou électricité). désormais inscrit dans les objectifs à moyen et long terme 2009 marque une véritable accélération dans ce domaine de l’Union européenne, qui vise 20 % d’énergies renou- avec la création d’un business group dédié pour renforcerDES ÉNERGIES BIOCARBURANT. velables à l’horizon 2020, dans ceux de la Chine et de l’offre d’AREVA et conjuguer tous les efforts dans le déve- Matière solide, liquide plusieurs États des États-Unis. loppement et la commercialisation de ces technologies. ou gazeuse, d’origineRENOUVELABLES DE FORTES PERSPECTIVES AREVA, CHAMPION végétale ou animale, utilisée pour produire DE CROISSANCE DE L’ÉOLIEN OFFSHORE de l’énergie destinéeDopé par les politiques énergétiques, le marché des renouvelables connaît une croissance exponentielle. AREVA, qui a depuis longtemps pris la mesure de ce défi, Depuis l’acquisition en 2007 de Multibrid, société alle- aux transports.AREVA s’engage résolument dans ce secteur. développe depuis 2005 des offres renouvelables, notam- mande pionnière dans les éoliennes offshore de forte puis- D ans le mix énergétique, la forte progression des énergies renouvelables est une réalité. Ainsi, sur l’année 2009, 38 GW de capacités éoliennes supplémen- Europe, en Chine et aux États-Unis. En Europe, l’installation de turbines éoliennes a même dépassé, en nombre, la construction de centrales gaz. Au total, la planète compte ment dans l’éolien, qui participent à la constitution d’un portefeuille de solutions de production d’électricité efficaces et sans CO2. Parce qu’elles représentent une réponse sance, AREVA est désormais leader dans cette techno- logie qui présente un potentiel de développement impor- tant, notamment en Europe, en Chine et sur la côte Est des taires ont été installées dans le monde, selon le bilan du 158 GW installés à partir d’éoliennes. Ces constructions durable face à la demande croissante en énergie et aux États-Unis, où les vents réguliers, la faible profondeur marine Global Wind Energy Council (GWEC), majoritairement en constituent un véritable marché industriel : les investis- objectifs de préservation de l’environnement, les énergies et la proximité de zones densément peuplées permettent70 AREVA / Rapport de croissance responsable 71
    • la demande croissante Les nouvelles éoliennes M5000 du parc éolien offshore Alpha Ventus, en mer du Nord. temps forts mars AREVA signe un protocole d’accord d’un montant de plus de 700 millions d’euros avec Wetfeet Offshore Windenergy GmbH pour la fourniture de 80 éoliennes M5000 destinées au parc éolien AREVA met forte croissance au cours de la prochaine décennie. La offshore Global Tech I (400 MW), en mer du Nord. en service capacité installée pourrait en effet atteindre 20 GW d’ici L’accord a été conclu en décembre avec son premier parc à 2020, avec une augmentation annuelle moyenne de la signature de contrats comprenant également éolien offshore. 20 %. AREVA, qui entend bien devenir l’acteur de réfé- les services de maintenance. Le groupe a installé et mis en rence sur ce marché en plein essor, va renforcer les service les six premières éoliennes équipes d’Ausra afin que les nouvelles activités solaires juil. AREVA conclut un partenariat stratégique avec Astonfield Renewable Resources pour M5000 d’Alpha Ventus, le premier d’ARE VA montent en puissance rapidement. Depuis la construction en Inde de centrales biomasse parc éolien offshore allemand, en mer mars 2010, Ausra est devenue AREVA Solar. d’une capacité de production cumulée de du Nord, à 45 km au large de l’île 100 MW. Le montant global de l’investissement de Borkum. Elles ont déjà produit plus DES RESSOURCES LOCALISÉES, s’élève à près de 100 millions d’euros. de 60 millions de kWh. Des conditions DES TECHNOLOGIES ADAPTÉES climatiques exceptionnelles dans Pour répondre aux besoins mondiaux en énergies août AREVA signe un accord avec Prokon Nord la seconde quinzaine du mois renouvelables, AREVA développe quatre activités : Energiesysteme GmbH portant sur l’acquisition de novembre leur ont permis de l’éolien offshore, les bioénergies, le solaire à concentra- de PN Rotor GmbH, un fabricant allemand fonctionner à pleine puissance (30 MW), tion et l’hydrogène et le stockage d’énergie. Ces tech- de pales de haute technologie pour les turbines produisant ainsi près de 10 millions éoliennes offshore. nologies permettent d’apporter une réponse à la de kWh avec un taux de disponibilité demande de consommation électrique et de valoriser supérieur à 98 %. les ressources renouvelables des hémisphères Nord et jan. AREVA remporte trois contrats d’un montant 2010 global de 260 millions d’euros dans le domaine Sud. Comme les ressources fossiles, les ressources de la bioénergie. Au Brésil, le groupe installera, renouvelables ne sont pas réparties de manière égale pour le groupe Bertin, une flotte de 11 centrales de valoriser au mieux le gisement éolien. Selon une étude ciblées. Dans le solaire, le groupe s’est concentré sur les sur la planète. L’éolien offshore est la source renouve- biomasse alimentées par du bois d’eucalyptus, de Capgemini, la capacité de l’offshore aura dépassé celle technologies utilisant des procédés fiables, performants lable la plus importante de l’hémisphère Nord, alors que spécifiquement dédié. Au nord-est du pays, de l’onshore en 2020. Et à l’horizon 2015, la croissance et compétitifs. AREVA a ainsi acquis à 100 % Ausra l’énergie solaire est abondamment exploitable dans les AREVA rénovera l’unité de production d’électricité de la capacité annuelle installée sera de 3 GW à 5 GW, début 2010. Basée à Mountain View, en Californie (États- pays du Sud. de la sucrerie Seresta. En Thaïlande, le groupe contre 1,5 GW aujourd’hui. Unis), cette société propose des solutions de production fournira deux centrales biomasse à l’électricien Buasommai Electricity Generating. Elles produiront d’électricité et de vapeur industrielle par concentration DES ACTIVITÉS COMPLÉMENTAIRES chacune 10 MWe à partir de balles de riz. UN DÉVELOPPEMENT CIBLÉ de l’énergie solaire. La compétence des équipes et la POUR UNE OFFRE INTÉGRÉE DANS LE SOLAIRE technologie éprouvée d’Ausra permettront à AREVA de Par nature, les renouvelables fournissent une énergie fév. AREVA acquiert 100 % d’Ausra. Basée AREVA l’avait annoncé en 2009, sa stratégie dans les devenir un leader mondial sur le marché de l’énergie intermittente, abondante quand l’ensoleillement ou le 2010 à Mountain View, en Californie (États-Unis), énergies renouvelables passe par des acquisitions solaire à concentration. Celui-ci devrait connaître une vent sont à leur maximum, mais limitée à d’autres cette société propose des solutions de moments. AREVA développe par ailleurs des solutions production d’électricité et de vapeur industrielle pour produire de l’hydrogène par électrolyse de l’eau et par concentration de l’énergie solaire. générer de l’électricité à partir de piles à combustible. MIX ÉNERGÉTIQUE Combinées à l’éolien et au solaire, ces technologies permettent de disposer de sources d’énergie de petite Les renouvelables en première ligne dans la lutte contre puissance disponibles et propres. À l’image de la stra- le changement climatique. L’Agence internationale de l’énergie estime dans son tégie développée dans le nucléaire, AREVA envisage de scénario de stabilisation à 450 ppm des émissions de gaz à effet de serre que nous devrons changer proposer dans les cinq à dix années à venir des offres radicalement notre mix énergétique pour y parvenir. La part du nucléaire et des énergies renouvelables devrait passer intégrées, qui combineront les technologies renouvela- de 20 % à 40 % du mix énergétique global d’ici à 2030. Sur cette période, selon les projections de l’Agence, il faudrait bles les plus efficaces pour répondre aux besoins doubler la production du nucléaire et celle des énergies renouvelables. locaux.—72 AREVA / Rapport de croissance responsable 73
    • Nos solutions dans les énergies renouvelables la compétitivité et l’efficacitéla demande croissantela compétitivité et l’efficacitéle développement responsableAugmenterla compétitivité et l’efficacitéde nos technologies DANS L’ÉOLIEN, UNE TECHNOLOGIE PIONNIÈRE CONÇUE SPÉCIALEMENT POUR L’OFFSHORE La nouvelle turbine M5000, entièrement mise au point par AREVA, s’appuie sur un système très compact, qui permet de loger dans une nacelle relativement réduite, de 350 tonnes, tous les éléments d’une éolienne de très INNOVATION grande puissance (5 MW). L’autre priorité des concep- Des miroirs pour concentrer teurs a été la fiabilité du système, garantie par des cap- teurs et des systèmes auxiliaires. La M5000 résiste aussi le rayonnement. AREVA vise une croissance parfaitement aux conditions difficiles de l’offshore, en dans les technologies solaires thermiques à concentration. particulier à la corrosion. Ces solutions, qui consistent à concentrer le rayonnement solaire pour chauffer à haute température un fluide UN GRAND SAVOIR-FAIRE caloporteur, actionnant à son tour des turbines, ont déjà DANS LES BIOÉNERGIES prouvé leur fiabilité sur de très grandes centrales, comme Le développement des bioénergies constitue l’autre celles d’une puissance de 354 MW dans le désert de Mojave, grande priorité du groupe, qui est numéro un mondial, en Californie (États-Unis). Parmi les technologies envisagées, avec plus de 3 500 MWe installés, dans ce secteur à fort la CLFR (compact linear Fresnel reflector, générateur de vapeur potentiel, notamment sur des marchés décentralisés. à réflecteurs Fresnel compacts linéaires) repose sur desUNE VÉRITABLE rangées de miroirs plats réfléchissant les rayons solaires vers AREVA s’appuie sur une expérience importante et le savoir-faire de ses ingénieurs, capables de mettre au pointFORCE INDUSTRIELLE un récepteur linéaire monté sur mâts au-dessus du champ de des centrales à biomasse clés en main optimisées pour miroirs. Le fluide caloporteur, en l’occurrence l’eau, estDANS LES RENOUVELABLES chaque filière : bagasse, déchets forestiers, balles de riz, chauffé jusqu’à évaporation en vapeur saturée ou surchauffée, matières organiques d’origine animale. Des techniques en fonction de l’application souhaitée. La vapeur alimente adaptées permettent d’obtenir les meilleurs rendements ensuite une turbine, générant de l’électricité.AREVA met à profit son expertise industrielle dans le nucléaire de croissance et de rentabilité. Des filières dans lesquel- énergétiques. Fort de son expérience au Brésil, où il estet développe des technologies innovantes. les AREVA vise la première place, tant au niveau des leader, AREVA entend désormais se développer dans résultats financiers que dans les performances et la fia- d’autres régions, en Asie et en Europe, où la biomasse L es énergies renouvelables sont en plein essor, et le carnet de commandes d’AREVA devrait doubler dans les trois prochaines années. Le groupe vise bilité des technologies mises en œuvre. Le groupe comp- te déjà un centre de Recherche & Innovation dédié aux énergies renouvelables à Aix-en-Provence, dans le sud offre du potentiel. AREVA optimise également des procé- dés permettant de valoriser toute l’énergie contenue dans la biomasse, notamment pour la valorisation des déchets : 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Pour AREVA, les de la France, et place l’innovation au cœur de son déve- la pyrolyse, c’est-à-dire la transformation des déchets en énergies renouvelables représentent des filières indus- loppement industriel, y consacrant un budget correspon- combustibles sous l’effet de la chaleur, mais sans passer trielles à part entière, qui offrent de fortes opportunités dant à 7 % de son chiffre d’affaires. par la combustion, et la production de biogaz.74 AREVA / Rapport de croissance responsable 75
    • la compétitivité et l’efficacité la compétitivité et l’efficacité / ACTEURS INNOVATION TECHNOLOGIQUE Augmenter la disponibilité LUIZ OTAVIO-KOBLITZ des technologies Fondateur et directeur d’AREVA Koblitz « vertes ». AREVA développe « LE CONTRAT OBTENU AVEC des solutions de stockage de l’énergie, fondées sur des systèmes associant des électrolyseurs, des LE GROUPE BERTIN VA REPRÉSENTER solutions de stockage et des piles 30 % DE NOS ACTIVITÉS SUR à combustible stationnaires, capables de transformer l’énergie LES QUATRE PROCHAINES ANNÉES. » en hydrogène et de la restituer à la demande. Cette solution, « Le groupe Bertin nous a confié en 2009 la construction de 11 centrales biomasse alimentées la Green Energy Box, est en cours au bois d’eucalyptus spécifiquement dédié provenant de plantations situées dans des zones de développement à AREVA. dégradées de la forêt amazonienne. Ces ressources renouvelables n’empiètent pas surINNOVATION Elle constitue un excellent moyen le territoire de la forêt, mais contribuent au contraire à sa renaissance. 381 MW de capacités de pallier l’intermittence des énergies seront installées dans le nord du Brésil. Nous avons commencé la construction de la premièreAREVA Solar : une solution performante solaires et éoliennes en rendant centrale et nous en construirons ensuite une tous les quatre mois. Soit, au total, quatre ans possible le stockage de l’énergie auqui préserve la ressource en eau moment où elle est produite pour de travail, puisque nous menons ces projets de la conception jusqu’à la mise en serviceLa conception et le mode opératoire inédits développés la restituer lors des pics de de la centrale. Au final, ces capacités viendront se substituer aux groupes électrogènespar AREVA Solar se traduisent par une nette amélioration consommation. AREVA pense fonctionnant au diesel. Avec, à la clé, un avantage important pour les populations alimentéesdu facteur capacité et par une production de vapeur disposer de solutions commerciales en énergie par ces centrales : au Brésil, à l’heure actuelle, la biomasse coûte quatre fois moinssurchauffée stable, qui assure une meilleure conversion dès 2011. Dans la même optique, cher que le diesel. »« solaire-électricité ». Ces deux facteurs réduisent AREVA envisage également de proposer des offres associantle coût de l’électricité de 10 % à 15 %. des centrales biomasse disponiblesDe plus, la technologie utilisée repose sur un système à la demande à des énergiesde refroidissement par air et non par eau. Il est ainsi possible renouvelables intermittentes.de réduire de près de 100 fois la consommation d’eau, De telles offres, conjuguant électricitépositionnant cette technologie comme la meilleure solution MICHAEL MUNDER-OSHIMEK de base et intermittente et stockage, Directeur service, AREVA Multibridpour préserver les ressources en eau dans le monde et, permettront d’augmenternotamment, comme la mieux adaptée dans les régionsdésertiques. considérablement la disponibilité des systèmes et donc leur rentabilité. « PERSONNE N’AVAIT ENCORE ANCRÉ DES ÉQUIPEMENTS AUSSI PUISSANTS D’IMPORTANTES SYNERGIES TECHNOLOGIQUES PAR UNE TELLE PROFONDEUR. » AREVA a acquis Ausra, société spécialisée dans l’éner-gie solaire thermodynamique, ou énergie solaire thermi- « 2009 a été pour nous une année de “premières”. Nous avons installé des turbinesque à concentration (CSP). Une solution qui a déjà prouvé M5000 à une profondeur de 45 m. Une profondeur à laquelle personne n’avait encoresa fiabilité sur des projets de très grande échelle. Cette ancré des turbines aussi puissantes. Elles ont été connectées au réseau et testées intechnologie utilise, tout comme les centrales biomasse ou situ. Le tout en un temps très court. Les six éoliennes ont été installées avant la finles centrales nucléaires, un turboalternateur alimenté par de l’année au large des côtes allemandes, et elles sont entrées en phase dede la vapeur d’eau à haute température. Un système pour démarrage, avec un taux de disponibilité record, supérieur à 98 %. Les mois à venirlequel les ingénieurs d’AREVA possèdent déjà une exper- vont nous permettre d’entamer les séries de tests et de continuer à acquérir detise importante. Le groupe a lancé des programmes de l’expérience sur ces turbines. Un dysfonctionnement lié à des matériaux non conformesR&D pour mettre à profit ses compétences dans le a été identifié et est en cours de résolution. Notre prochaine étape est maintenant denucléaire et les appliquer au développement de solutions monter en puissance sur nos capacités industrielles afin d’être en mesure de produiretechniques innovantes pour les renouvelables. Le poten- nos M5000 en série et de fournir 100 turbines par an à l’horizon 2012. »tiel de cette technologie est important. 90 TWh devraientêtre produits par la CSP en 2020, selon l’Agence interna-tionale de l’énergie. Le marché est estimé à 7 milliardsd’euros à l’horizon 2012. —76 AREVA / Rapport de croissance responsable 77
    • Nos solutions dans les énergies renouvelables Centrale solaire installée par Ausra à Liddell, en Australie.la demande croissantela compétitivité et l’efficacitéle développement responsableConstruire les basesd’un développement localet responsable INNOVATION INTÉGRATION DANS LES TERRITOIRES Deux pas en avant franchis Redynamiser les zones dans les bioénergies portuaires. L’éolien offshore, qui progresse fortement en Europe, contribue à AREVA a obtenu une licence sur une technologie de grille pérenniser des emplois menacés en diversifiant des activitésAREVA RÉDUIT de combustion dite « à marches ». Cette technologie en mer et en redynamisant les zones portuaires. permettra de brûler des déchets agricoles actuellement En Allemagne, le port de Bremerhaven connaît uneL’IMPACT DE SES SOLUTIONS sans utilisation possible du fait de leur fort contenu en chlore. Le transfert de cette technologie est en cours, diversification économique réussie grâce à l’éolien offshore. Une capacité industrielle importante y a été développéeÉNERGÉTIQUES RENOUVELABLES et AREVA définit les programmes de développement qui conduiront à produire plus d’électricité à partir avec la construction d’équipements de tests, de sites de démonstration et de recherche, et d’un port dédié. AREVA, via sa filiale Multibrid, y a implanté l’étudeAnalyse du cycle de vie des installations, préservation des biomasse comme les éoliennes offshore proposées par de biomasse sans concurrence avec l’alimentation. Par et la construction des éoliennes M5000 destinéesressources alimentaires : le groupe surveille de près l’em- AREVA apportent donc des gains nets d’émissions sur ailleurs, le groupe étudie la possibilité d’utiliser des huiles de au parc éolien offshore Global Tech I. une longue période. pyrolyse pour la production d’électricité. Il s’agit de mieuxpreinte environnementale des technologies renouvelables Les entreprises de ce port ont déjà créé 700 nouveaux Inscrit dans une démarche d’amélioration continue, lequ’il développe. valoriser énergétiquement les déchets forestiers et donc emplois ces trois dernières années, chiffre qui devrait groupe surveille l’empreinte environnementale de ses tech- d’optimiser leur apport dans la lutte contre l’effet de serre. encore augmenter. nologies renouvelables afin d’identifier et d’actionner les leviers L es énergies renouvelables concourent au dévelop- pement durable. Mais il ne suffit pas de recourir à une centrale biomasse ou à une éolienne pour réduire potentiels pour minimiser son impact sur l’environnement. DES FILIÈRES ÉTUDIÉES À LA LOUPE SATISFACTION DES CLIENTS mécaniquement les émissions de gaz à effet de serre. Les 100 centrales bioénergies construites par AREVA à La gestion des crédits AREVA est particulièrement attentif à la mise en œuvre travers le monde permettent d’éviter l’émission de plus carbone. Dans le cadre du protocole de ses solutions énergétiques et à l’impact global et local de trois millions de tonnes de CO2 par an, sans faire de de Kyoto, la production d’électricité à partir de ses procédés. concurrence à la production agricole. Aux États-Unis, des centrales bioénergies peut générer des crédits Les analyses de cycle de vie des solutions bioénergies AREVA et l’énergéticien Duke Energy ont créé une joint- carbone. AREVA propose à ses clients, notamment et éoliennes offshore montrent qu’en moyenne, pour venture, baptisée « ADAGE ». Chaque centrale ADAGE en Asie et en Amérique du Sud, des services pour les chacune de ces deux technologies, la neutralité carbone de 50 MW devrait permettre la création de plus de aider à obtenir ces crédits. Le groupe les accompagne est atteinte au bout de deux ans. C’est-à-dire que les 400 emplois durant la période de construction, puis de pendant toute la durée de vie du projet, depuis l’étude émissions engendrées par l’exploitation de ces procédés 40 postes permanents. Chacune fournira en électricité de faisabilité jusqu’à la vente des crédits, et, pour la sont compensées par les économies d’émissions au environ 40 000 foyers et évitera l’émission annuelle de première fois en 2009, une partie des crédits carbone bout de deux ans de fonctionnement. Censées produire 400 000 tonnes de CO2 par rapport à l’exploitation du issus de cette activité a contribué à la démarche de de l’énergie pendant au moins vingt ans, les centrales charbon. — compensation du groupe.78 AREVA / Rapport de croissance responsable 79
    • Site AREVA, « Perspective Défense », Colombes, France. Le recrutement et la formation PAGE 93 DÉBAT / La mixité est-elle une réalité dans l’entreprise d’aujourd’hui ? PAGE 82 La diversité et l’égalité des chances PAGE 90 La santé et la sécurité PAGE 86Nos ressourceshumaines80 AREVA / Rapport de croissance responsable 81
    • DÉBAT__ La mixité est-elle continuent à éliminer une grande A. W.-C. : La législation est bonne en une réalité dans partie de 60 % des diplômés, elles France, mais nous avons un problème risquent bien de ne pas recruter les de compréhension des enjeux meilleurs. économiques et de l’accès des femmes au pouvoir. Aujourd’hui, le sujet n’est Philippe Vivien : Il était courant, même pas l’accès des femmes aux l’entreprise il y a quelques années, de parler de entreprises puisqu’elles y sont, mais la « guerre des talents ». Comme si celui de leur évolution une fois qu’elles les entreprises se battaient entre elles y sont et de leur accès au pouvoir. pour attirer uniquement des hommes diplômés et jeunes. Or la vraie P. V. : Je suis un tout petit peu moins question n’était pas seulement celle optimiste sur l’idée selon laquelle d’aujourd’hui ?_ des talents, mais celle de la diversité. « les femmes seraient déjà dans l’entreprise ». Aujourd’hui, elles A. W.-C. : J’ai du mal avec le mot occupent 30 % à 40 % des postes « diversité », car une personne qui qui permettent d’accéder au pouvoir. parle de « diversité » se place comme Nous n’en sommes donc qu’à « non diverse », comme si c’était une ébauche de parité. L’enjeu est toujours l’autre qui était « divers ». l’égalité des chances : donner à Or on ne peut pas parler de 51 % chacun la même opportunité d’aller des talents comme d’une « diversité » au bout de ses possibilités. Or on sait à gérer. bien que la durée de la carrière des femmes n’est pas celle de la carrière Avivah Wittenberg-Cox, Avivah Wittenberg-Cox : P. V. : Depuis maintenant trois à cinq des hommes, car durant la période où Présidente de 20-first et Fondatrice Nous sommes à un grand tournant ans, le monde anglo-saxon a adopté elles prennent des congés maternité, et Présidente d’honneur de European de l’histoire. Nos entreprises une démarche beaucoup plus ouverte, elles passent leur tour à un moment Professional Women’s Network du XXe siècle savent gérer des talents en travaillant sur l’égalité des chances, d’accélération de la vie professionnelle essentiellement masculins, or nous la parité et la mixité. Ce n’est pas pour masculine. Pour cette raison, on a mis et Philippe Vivien, rien que nous avons signé en 2007 en place des « revues de personnel » entrons dans un XXIe siècle où 60 % Directeur des ressources des diplômés sont des femmes un accord sur l’égalité professionnelle vigilantes, en traitant la situation humaines d’AREVA et où la majorité des couples mènent au niveau européen, avec les des femmes avant de traiter celle une double carrière. Si les entreprises syndicats européens. des hommes. 82Page_38 AREVA / Rapport de croissance responsable 83 Page_39
    • DÉBAT__ Avivah Wittenberg-Cox Présidente de 20-first et Fondatrice et Présidente d’honneur de European Professional Women’s Network Les entreprises commencent à comprendre qu’une certaine mixité parmi leurs dirigeants apporte une meilleure performance. Et pour la première fois, nous avons P. V. : Nous sommes toujours dans la ne sont pas dans le « vouloir du lesquels les femmes ne vont pas P. V. : Cela dit, l’Allemagne a bougé A. W.-C. : L’entreprise du XXIe siècle des noms de femmes qui sortent logique où, pour accéder au pouvoir, pouvoir ». Elles ne vont pas gérer leur naturellement ont fourni des efforts très rapidement, notamment sur devra savoir tirer le meilleur parti des aux premier et deuxième niveaux il faut être jeune. Sur le marché du carrière sur les sites internes d’offres extraordinaires pour les attirer. la parentalité. hommes et des femmes pour mieux d’encadrement. travail interne, nous avons en d’emploi, ni demander une Cela a commencé par le high-tech, servir celles et ceux qui sont leurs permanence plusieurs centaines de promotion, mais elles croient en la et c’est vrai aujourd’hui de l’énergie. A. W.-C. : C’est le thème majeur : clients. Elle devra jouer la A. W.-C. : La discrimination positive, postes ouverts, mais le pourcentage méritocratie. Or ce n’est pas la les femmes ne deviendront pas leaders complémentarité des deux sexes. de fait, existe aujourd’hui et elle de candidatures féminines est logique du marché du travail actuel : P. V. : Les différences se remarquent tant que les entreprises ne permettront Après avoir privilégié le côté masculin privilégie les hommes. Tous les jours, inférieur à celui des hommes. ceux qui demandent et se rendent encore dans les sous-ensembles : pas aux hommes d’être pères. à outrance, l’entreprise gagnera dans tous les comités, on préfère les Les femmes sont moins dans la visibles avancent, mais ce nous recrutons facilement des énormément à jouer des deux côtés. façons d’être et de faire des hommes, compétition mais plus centrées sur ne sont peut-être pas les meilleurs. femmes chimistes, mais c’est plus P. V. : Le changement dans Ceux qui apprendront à danser leurs cursus de carrière, leurs écoles, leurs objectifs. Les entreprises commencent à difficile en mécanique. Idem pour l’éducation est effectivement un enjeu ensemble seront ceux qui gagneront. etc. C’est la norme et ceux qui sont comprendre qu’une certaine mixité les postes sciences de la vie, plus majeur. Notre travail consistera hors normes sont inconsciemment A. W.-C. : Ceux qu’on est en train de parmi leurs dirigeants apporte une faciles à pourvoir que ceux en à rendre cette entreprise à la fois éliminés. Or ce n’est pas de la promouvoir, aujourd’hui, consciemment meilleure performance. sciences physiques dures. Nous très intégrative et, a contrario, discrimination positive que de ou pas, sont ceux qui veulent le travaillons à faire passer le message très ouverte sur le monde. s’occuper de la moitié de la population pouvoir. Et on ne s’est jamais posé P. V. : Il y a un autre élément auquel dès le collège pour expliquer qu’il y a qui, jusqu’à présent, n’a pas eu la question : « Est-ce que la meilleure il faut faire attention, c’est la crise des métiers féminins dans l’ensemble toute l’attention qu’elle méritait. preuve de pouvoir exercer le pouvoir, économique. Elle peut engendrer des sciences et que ces métiers C’est une logique très économique. c’est d’en vouloir ? ». Or les femmes un repli dans le domaine de la mixité, ne se résument pas seulement aux car les grandes entreprises, sciences de la vie. qui reçoivent un CV toutes les deux minutes, disposent aujourd’hui A. W.-C. : Il faut quand même d’un nombre de candidats dire que la France est assez extraordinairement élevé. exceptionnelle du point de vue de la mixité. Le modèle français a créé un L’enjeu est l’égalité des A. W.-C. : 2010 sera l’année des équilibre culturel avec deux parents qui travaillent à plein-temps et ont chances : donner à chacun la départs en retraite de la génération du baby-boom et il y aura environ beaucoup d’enfants. Il y a peu même opportunité d’aller au bout 25 millions de jobs de cols blancs de pays au monde où cette réalité ouverts en Europe dans les dix est aussi bien vécue et acceptée, de ses possibilités. prochaines années. Les entreprises y compris dans les pays nordiques, Philippe Vivien qui se portent bien recrutent et où la législation est extraordinaire. Directeur des ressources humaines d’AREVA rééquilibrent leurs effectifs, parce Certes, l’Europe germanophone est qu’elles croient à l’amélioration encore en retard, avec de grosses de la performance. Contrairement lacunes en infrastructures, et des aux idées reçues, les secteurs vers écoles qui ferment à midi.84 AREVA / Rapport de croissance responsable 85
    • Nos ressources humaines TAUX DE FRÉQUENCE. Il représentela santé et la sécurité mots le nombre d’accidents avec arrêt de travailla diversité et l’égalité des chances -clés supérieur à un jour, survenus au cours des douze derniers mois, multiplié par 1 000 000le recrutement et la formation et divisé par le nombre d’heures travaillées sur la période. TAUX DE GRAVITÉ. Il représente le nombre de jours d’arrêt de travail, survenus au cours des douze derniers mois, multiplié par 1 000 et divisé par le nombre d’heuresGarantir la santé travaillées sur la période. SIEVERT (Sv). Unité de mesure de l’énergie apportée par un rayonnement ionisant Saisie de données médicales lors de la phase de préparation des observatoires.et la sécurité et reçue par 1 kg de matière vivante, en prenant en compte les effets liés à la nature de ce rayonnement sur l’organe concerné.des collaborateurs MILLISIEVERT (mSv). Un millième de Sievert. placé sous la direction du Directeur médical, s’articule autour de trois axes principaux : – la maîtrise des risques pour la santé et la sécurité des INTÉGRATION DANS LES TERRITOIRES salariés du groupe et de ses sous-traitants présents sur ses sites ; Un système de veille – l’amélioration de la qualité de vie au travail ; sanitaire à l’échelle – la santé des populations riveraines. internationale. AREVA et les associations Sherpa et Médecins du monde ont conclu OBJECTIF « ZÉRO ACCIDENT » en juin 2009 un accord qui porte, d’une part, sur la création En matière de sécurité au travail, AREVA vise bien sûr d’observatoires de la santé autour de sites miniers exploités le zéro accident. En 2009, le groupe avait déjà dépassé par AREVA, d’autre part, sur la création d’un groupe ses objectifs pour 2010 : un taux de fréquence inférieur pluraliste d’observation de la santé. Les observatoires de à 3 et un taux de gravité inférieur à 0,15. Ce résultat est la santé ont pour objet l’étude, en France comme à l’étranger, d’autant plus significatif qu’il se situe dans un contexte de l’impact potentiel des activités minières sur la santéUNE DÉMARCHE CONSTANTE de forte croissance. Celle-ci se traduit par le démarrage des travailleurs et des populations riveraines. Si des casDE PROGRÈS CONTINU de grands chantiers industriels (Georges-Besse II, de maladies s’avéraient imputables à cette activité, les soins Comurhex II). Sur ces chantiers, les risques sont plus correspondants seraient pris en charge par AREVA au complexes, notamment du fait de nombreuses situa- niveau de la couverture médicale française. En cours deEn plaçant son niveau d’exigence au-delà des standards lations et de l’environnement. L’exigence première est de tions de coactivités. Pour prévenir ces risques, AREVA déploiement, les observatoires locaux tripartites (associations,internationaux, AREVA fait de la santé et de la sécurité de rechercher le plus haut niveau de sécurité dans l’ensem- déploie de nombreux outils et moyens d’accompagne- autorités locales et AREVA) organisent la veille sanitaire ble de ses activités. Pour répondre à cet objectif, le ment. 2009 a été marquée par un accroissement de régionale et le suivi professionnel et post-professionnelses collaborateurs des priorités absolues. groupe applique une démarche de progrès continu et l’offre de formation. Des actions fortes visant à initier des collaborateurs. Enfin, un groupe pluraliste, présidé renforce, année après année, ses critères en matière de des partenariats avec les sous-traitants ont également par le Directeur médical d’AREVA, composé d’experts P our AREVA, la performance économique d’une entreprise n’a de sens que si elle s’accompagne d’une action déterminée pour garantir la santé et la santé et de sécurité. Pour améliorer ses performances dans toutes ses acti- vités, le groupe a mis en œuvre un processus transverse été menées, notamment sur les grands chantiers. Enfin, une directive « Maîtrise de la sécurité du travail avec les contractants », cosignée par la Direction des achats du médicaux et scientifiques, choisis à parité par les associations et par l’entreprise, établit des analyses, fondées sur les travaux des observatoires locaux de la santé, qui seront sécurité de ses collaborateurs, la protection des popu- qui couvre santé et sécurité. Ce dispositif volontariste, groupe et la Direction sécurité, a été mise en place. rendues publiques.86 AREVA / Rapport de croissance responsable 87
    • la santé et la sécurité la santé et la sécurité / ACTEURS Contrôle réglementaire « mains-pieds » à l’usine française de traitement des combustibles usés de La Hague. RADIOPROTECTION : LA MÊME RÈGLE POUR TOUS En matière de radioprotection, outre l’application duprincipe Alara (limiter à un niveau aussi bas que raison-nablement possible l’exposition des travailleurs auxrayonnements ionisants), AREVA applique la limite maxi- Dr ALAIN ACKERmale de 20 mSv par homme et par an reçue par les Directeur médical d’AREVAtravailleurs exposés aux rayonnements ionisants (person-nel du groupe et sous-traitants intervenant sur ses sites). « NOUS AVONS POURSUIVICette règle s’applique dans tous les pays d’implantationdu groupe, y compris dans ceux où la réglementation est NOS ACTIONS AUTOURmoins contraignante, dans toutes les installations et pourtoutes les activités, y compris les activités de services DES SITES MINIERS. »chez les clients. Cet objectif a été respecté en 2009 surl’ensemble des entités du groupe. AREVA poursuit les « La Direction médicale a continué à déployer sa politique enefforts engagés. Le maintien d’un haut niveau de qualifi- 2009 autour de deux axes : l’amélioration de la santé et descation et l’amélioration permanente des compétences conditions de vie au travail du personnel d’AREVA, et la promo-des équipes de radioprotection restent des priorités. tion d’actions de santé publique pour les riverains de ses sites Le groupe poursuit sa démarche d’amélioration conti- en France et dans le monde. Les produits chimiques dangereuxnue pour la santé et la sécurité de ses collaborateurs au ont été recensés sur l’ensemble des sites du groupe, aux fins desein des installations, notamment en favorisant la pré- remplacement par des substances moins nocives. En France,sence des managers sur le terrain. La formation (y com- des dispositifs d’écoute pour aider les salariés rencontrant despris celle destinée aux sous-traitants), le management de difficultés personnelles ou professionnelles ont été progressive-proximité, l’entraînement à gérer des situations dégra-dées sont autant de leviers qui permettent de maintenir ment déployés sur la plupart des sites.la vigilance et d’accroître l’implication de chacun. — Le dialogue engagé depuis 2007 avec les États et les ONG a permis d’avancer dans la mise en place des observatoires de la santé. Nous avons poursuivi nos actions essentiellement autour des sites miniers au Niger et au Gabon. Au Gabon, les salariésSur le chantier de l’usine pouvant bénéficier d’un suivi médical à la fin de leur activité ontGeorges-Besse II. été recensés et un registre des maladies traitées au sein de l’hôpital proche de l’ancien site minier de Mounana a été établi. Cela représente environ 850 000 consultations qui vont permettre IMPLICATION SOCIALE de suivre l’état de santé des populations riveraines. Au Niger, une La sécurité en partage. AREVA partage avec étude épidémiologique sur les anciens mineurs va être lancée. Ils ses sous-traitants ses objectifs de progrès en matière de santé vont aussi pouvoir bénéficier d’un suivi médical après la fin de leur et de sécurité pour l’ensemble des personnels. Sur le vaste chantier activité professionnelle. de l’usine Georges-Besse II, l’ambition était de diviser par deux le taux de En 2010, nous allons renforcer nos processus de prévention et de fréquence des accidents du travail entre 2008 et 2009. Résultat : lors de la maîtrise des risques pour la santé et la sécurité des salariés et signature de la Charte sécurité par l’ensemble des intervenants sur le chantier sous-traitants, et engager des actions pour améliorer la qualité de fin janvier 2009, celui-ci était de 25,80. Fin 2009, il est passé à 13,80. vie au travail. »88 AREVA / Rapport de croissance responsable 89
    • Nos ressources humainesla santé et la sécurité Près de 23 % IMPLICATION SOCIALE AREVA favorisela diversité et l’égalité des chances C’est la proportion de femmes parmi les cadres d’AREVA fin 2009. la parentalité. Depuis sa création enle recrutement et la formation (incluant T&D) 2001, AREVA investit dans des projets favorisant un environnement de travail où les salariés parents peuvent mieux concilier leurs vies personnelle et professionnelle. par la signature en 2006 de l’accord européen de l’égalité Le groupe compte déjà 10 crèches en France, dont des chances) et développe des conventions de partenariat 3 exclusivement dédiées aux salariés d’AREVA. avec des organismes et des associations spécialisées. Le Deux crèches ont également été ouvertes en AllemagnePromouvoir partage des bonnes pratiques entre les entités du groupe est valorisé et la culture des résultats diffusée, en cohé- rence avec la politique de développement durable et de progrès continu. et 3 nouveaux projets sont en cours en France. AREVA a adhéré au Club Crèches & Entreprises, créé le 16 février 2010, sous l’égide du ministère du Travail,la diversité et l’égalité FAIRE DE LA MIXITÉ UNE RÉALITÉ CONCRÈTE des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville. Ce club réunit les entreprises exemplaires en matière de création de places de crèches ou de financement de berceaux en faveur des enfantsdes chances Le 29 septembre 2009, le groupe a organisé sa pre- mière journée européenne de sensibilisation à la mixité professionnelle femmes-hommes, sur l’ensemble de ses sites européens. Cet événement s’inscrit dans une série de leurs salariés. Le groupe est par ailleurs signataire de la Charte de la parentalité et membre de l’Observatoire de la parentalité, créé en novembre 2008 en France. d’actions de progrès qui sollicitent l’implication de tous. Les résultats sont là. Alors que les jeunes femmes ne représentent en moyenne que 17 % de la totalité des ingé- nieurs diplômés, le taux de recrutement de femmes ÉGALITÉ DES CHANCES d’AREVA atteint 32 %. Le groupe, dont le management se féminise progressivement, s’est fixé l’objectif de 20 % de AREVA obtient le label femmes parmi les membres de ses comités de direction. Diversité. Suite à la réunion de la Commission de labellisation, AREVA FAVORISER LA DIVERSITÉ s’est vu attribuer le 5 mars 2010 le label Diversité pour SOCIALE, ETHNIQUE ET CULTURELLE l’ensemble de ses implantations en France. Cette AREVA affirme également sa conviction de refléter le labellisation témoigne de la réalité de son engagement monde dans lequel il évolue à travers trois objectifs en matière de prévention des discriminations, d’égalité majeurs : des chances et de promotion de la diversité. Elle intervient — recruter des personnes issues de la diversité sociale, à l’issue d’un audit de l’Afnor conduit en décembre 2009 ethnique et culturelle et veiller à leur évolution profes- et janvier 2010, sur un échantillon de 12 sites représentatifs sionnelle ; des filiales, des business units, des métiers, des — sensibiliser et motiver sur les enjeux de la diversité en catégories socioprofessionnelles et des bassins d’emploi du groupe.UN AXE CLÉ réalisant des actions concrètes en interne ; — afficher en externe la volonté d’AREVA d’être une entre-DE LA POLITIQUE prise multiculturelle. En 2008, le groupe a notamment adhéré au planDE RESSOURCES HUMAINES IMPLICATION SOCIALE Espoir Banlieues. Des partenariats ont été renforcés avec le service public de l’emploi (missions locales, Des ateliers pour la mixité.Enjeux sociétaux majeurs, la diversité et l’égalité des chances Enjeux sociétaux majeurs et richesse pour l’entreprise, délégation à l’emploi) et des associations actives dans À l’occasion de la première journée européenneconstituent pour AREVA une richesse humaine et un levier de la diversité, l’égalité des chances et la lutte contre les le domaine de la diversité. de la mixité professionnelle femmes-hommes,réussite économique. discriminations constituent un axe clé de la politique AREVA a réaffirmé son engagement en organisant de ressources humaines d’AREVA. Elle se décline autour INSÉRER LES SALARIÉS de nombreuses animations sur tous ses sites en Europe. de quatre engagements prioritaires : EN SITUATION DE HANDICAP Dans une ambiance conviviale et souvent ludique, les E n mars 2006, AREVA a adhéré à la Charte de la diversité, qui favorise l’ouverture du recrutement à tous les profils et le pluralisme dans la gestion des car- — la mixité et l’égalité professionnelle femmes-hommes ; — la diversité sociale ethnique et culturelle ; — l’emploi des personnes en situation de handicap ; Le groupe est attentif à l’insertion et au maintien dans ses effectifs des personnes en situation de handicap. Depuis 2006, des progrès significatifs ont été accomplis, collaborateurs ont pu dépasser les stéréotypes en participant par exemple à l’atelier « Mission impossible », au cours duquel les hommes avaient la dure tâche de préparer rières. Cette adhésion est un acte important de la politi- — la diversité des âges et la gestion des seniors. en termes tant de recrutement que d’intégration. Nos un repas équilibré alors que les femmes s’attelaient au que du groupe, qui a besoin de tous les talents pour Afin de déployer sa démarche, le groupe met en place engagements ont été formalisés dans le cadre d’un accord bricolage. Les participants, nombreux, ont eu également soutenir sa croissance et ressembler au monde dans une politique de contractualisation avec ses partenaires triennal AREVA France. Désormais, le taux d’emploi des l’occasion d’échanger avec des femmes occupant des lequel il évolue. sociaux, au niveau tant français qu’européen (notamment personnes handicapées s’élève 3,44 % en 2009, contre « métiers d’hommes », comme ingénieur du son ou pompier.90 AREVA / Rapport de croissance responsable 91
    • la diversité et l’égalité des chances Nos ressources humaines la santé et la sécurité la diversité et l’égalité des chances le recrutement et la formation Recruter et former aux métiers de l’énergie sans CO2 Le groupe affirme sa volonté de refléter le monde dans lequel il évolue. 3,33 % en 2008 et 2,79 % en 2006. De nombreuses de transmission des connaissances. Le lien entre le groupe actions de mobilisation interne, visant à faire évoluer le et ses collaborateurs seniors ne se coupe pas forcément regard porté sur le handicap, ont aussi été menées, avec le départ en retraite. Pour continuer à bénéficier de notamment lors de la 13e Semaine pour l’emploi des leurs précieuses compétences et de leur expertise, AREVA personnes handicapées, qui s’est déroulée du 16 au peut leur proposer de prolonger une collaboration sous la 22 novembre 2009, ainsi que lors de la journée euro- forme de contrats de conseil. Concrètement, en 2009, péenne le 17 novembre 2009. après le lancement du plan d’actions, près d’une centaine d’entretiens de carrière et de nombreuses démarches de ENCOURAGER L’EMPLOI transfert de compétences ont été menées dans des enti- DES PLUS EXPÉRIMENTÉS tés pilotes. Près de 70 consultants seniors continuent à En 2009, AREVA a poursuivi les actions engagées sur intervenir au sein du groupe, essentiellement dans les l’employabilité des seniors. La démarche du groupe s’ap- domaines techniques (ingénierie, maintenance, concep- puie sur un double processus de gestion des carrières et tion/fabrication, géoscience, mécanique, etc.). — ANTICIPER LES BESOINS EN RESSOURCES HUMAINES IMPLICATION SOCIALE Employeur recherché par les jeunes diplômés, AREVA recrute et gère les talents dans une vision de long terme, misant sur la formation pour anticiper l’évolution de ses métiers. Égalité des chances : AREVA inscrit la démarche ODEO dans la durée. En avril 2010, AREVA et la Fédération européenne de métallurgie (Fem), avec le Bureau du Comité de groupe européen (CGE), ont reconduit l’accord européen en faveur de l’égalitédes chances, au sein du groupe AREVA en Europe. À cette occasion, les signataires l’ont enrichi d’un avenant qui formaliseofficiellement la démarche ODEO (open dialogue through equal opportunities). Pour consolider et pérenniser les actions déjà mises P our répondre à la forte croissance de la demande en énergies sans CO2 et renouveler ses effectifs, AREVA poursuit depuis quatre ans une politique de res- AREVA figure en France en 2009 au quatrième rang des entreprises favorites des futurs diplômés des écoles d’ingénieurs.en œuvre, AREVA s’est engagé à mettre en place trois étapes annuelles : 1. une auto-évaluation réalisée avec les responsables sources humaines dynamique, partout dans le monde : Ces recrutements sont en adéquation avec les besoinsressources humaines et les représentants du personnel, pour mesurer et suivre les progrès de chaque site ; 2. le suivi des actions 53 000 collaborateurs ont été recrutés en cinq ans. Une du groupe, identifiés par l’observatoire des métiers,inscrites au plan annuel ; 3. un groupe de travail européen réunissant les représentants du personnel et la Direction des ressources politique qui fait du groupe l’un des plus grands recru- créé en 2005 en France. Cette structure d’échange ethumaines d’AREVA, pour échanger sur les bonnes pratiques identifiées. teurs mondiaux du nucléaire et l’un des plus convoités. d’information permet d’anticiper les évolutions majeures.92 AREVA / Rapport de croissance responsable 93
    • le recrutement et la formation le recrutement et la formation / ACTEURS L’observatoire a ainsi identifié, pour la période 2009-2011, sept métiers techniques dont les besoins en recru-tement sont supérieurs à 200 personnes. Parmi eux,l’ingénierie, la production et la gestion de projets repré-senteront 50 % des embauches en France dans les troisans à venir. Désireux d’étendre ce système, AREVA vaimplanter un projet similaire en Allemagne en 2010. CHRISTIAN SCHÖNFELDER INNOVATION Responsable du centre de formation technique d’AREVA à Offenbach INTÉGRER ET ACCOMPAGNER (Allemagne) LE DÉVELOPPEMENT DES COLLABORATEURS Un Campus pour intégrer Cinq business groups, mais une même entreprise et une les nouveaux collaborateurs « NOUS COMBLONSmême vocation, proposer des solutions pour la productiond’électricité sans CO2. Quel que soit le métier qu’ils exerce- En janvier 2009, AREVA a ouvert à Aix-en-Provence L’ÉCART QUI SÉPAREront au sein d’AREVA, les collaborateurs peuvent s’appuyersur un socle commun de connaissances et intégrer les (France) un campus dédié à la formation de ses cadres et de ses ingénieurs. Le Campus a reçu 1 000 nouveaux LE DESIGN D’UN RÉACTEURvaleurs du groupe, grâce à une formation dispensée sur le ingénieurs et cadres dans le parcours d’intégration. DE SA MISE EN EXPLOITATION,campus AREVA lors des premiers mois passés dans le Les sessions font appel à des méthodes pédagogiquesgroupe. variées, comme le travail en groupe, les études de cas EN AIDANT LES INGÉNIEURS Pour optimiser la gestion des talents, AREVA s’est dotéd’un outil de pilotage managérial, AGORA, qui couvre et l’e-learning. Elles comportent une visite de site. Un dirigeant du groupe parraine chaque « promotion ». À COMPRENDRE LESl’ensemble des processus de gestion de carrière. Déjàadopté par 12 000 collaborateurs, il sera déployé sur Les nouveaux ingénieurs et cadres bénéficient ainsi OPÉRATIONS SPÉCIFIQUESl’ensemble des activités nucléaires d’ici à 2011. d’un socle commun de connaissances et peuvent commencer à se constituer un réseau interne. Dans AU FONCTIONNEMENT UN IMPORTANT VOLUME DE FORMATION le même esprit, des sessions spécifiques aux métiers D’UNE CENTRALE. » Le groupe affiche aussi de fortes ambitions dans la for- des réacteurs ont été organisées sur ce campus auprèsmation professionnelle de ses salariés. Doté depuis 2008 d’environ 500 collaborateurs. Le Campus AREVA est « Avec le nouvel essor du nucléaire, depuis cinq ans, le nombred’une direction dédiée, qui crée des offres de formation devenu le lieu privilégié de la formation du groupe. d’inscriptions dans le centre de formation d’Offenbach ne cessenovatrices, adaptées à l’international, AREVA dispense d’augmenter. L’an dernier nous avons enregistré 3 700 inscriptions àen France en moyenne 33 heures de formation par an 300 sessions. Ce besoin de formation sur le fonctionnement et la conduiteet par collaborateur, et 30 heures dans le monde. Un des réacteurs vient évidemment de l’interne d’AREVA, mais aussi de nosnombre d’heures élevé, qui permet le développementdes compétences des salariés et favorise leur mobilité et clients – les électriciens –, des organisations qui opèrent dans le nucléaire,leur progression professionnelle. PARTAGE DES SAVOIRS des autorités de sûreté… Ces “étudiants” externes représentent presque Pour disposer des formations les plus pointues dans la moitié des participants (45 %). Ils viennent à Offenbach pour suivre deschaque domaine, AREVA met en place, via des partena- Former les pays candidats à programmes techniques. Mais pas seulement. La sûreté est aussi présenteriats avec des instituts et des universités prestigieux, des l’énergie nucléaire à la gestion dans toutes nos formations, ainsi que les réglementations nucléaires etparcours internationaux de formations techniques et de la filière. AREVA partage son expertise, la façon, à chaque poste, de faire face aux incidents et accidents sur unemanagériales. Le groupe dispose d’une dizaine de cen- via des formations spécifiques, avec les pays nouveaux centrale. Notre rôle, via ces formations, est de combler l’écart qui séparetres de formation en France, en Europe et aux États-Unis. entrants dans l’énergie nucléaire. Ces sessions sont le design d’un réacteur de sa mise en exploitation, en aidant les ingénieursChaque année, la Direction de la formation propose aux destinées aux pays ne possédant pas de centrale à comprendre les opérations spécifiques au fonctionnement d’une centrale.collaborateurs des programmes dans les domaines du nucléaire et souhaitant s’en doter, comme par exemple Concrètement, cela se traduit par des sessions internationales spécifiques,management et dans les domaines techniques, en colla- la Pologne, la Jordanie, le Koweït… La formation à la demande de certains de nos clients. Nous avons ainsi élaboréboration avec les centres de formation du groupe. Une s’adresse à des publics variés, des décideurs aux opérateurs sur site, tout au long du développement une formation de 50 semaines pour notre client finlandais TVO dansexpertise qui est aussi mise au service des clients dugroupe ou de ses partenaires. — d’un programme nucléaire. En 2009, AREVA a notamment le cadre de la construction du réacteur EPR à Olkiluoto. Il sera complété formé des professeurs d’universités polonaises. par des enseignements pratiques, à la mise en route de la centrale. »94 AREVA / Rapport de croissance responsable 95
    • Méthodologiede reporting L es indicateurs publiés dans ce rapport permettent de mesurer les principaux impacts et enjeux de dévelop- pement durable (DD) liés aux activités du groupe AREVA. filiales et toutes ses entités opérationnelles ou fonction- nelles présentes au 31 décembre 2009 et pour lesquelles la participation d’AREVA est supérieure ou égale à 50 %. personnes impliquées à tous les niveaux d’élaboration et de reporting des données. Il est mis à jour au premier trimestre. Il est consultable sur le site Internet du groupe (areva.com). de solvant organique donné ne sont incluses dans le reporting DD que si le site concerné utilise au moins 100 kg de ce type de solvant par an. Un guide de gestion Élaborés par un groupe d’experts représentant les diffé- La méthode de consolidation retenue est l’intégration des composés organiques volatils a été élaboré et dif- rentes fonctions et métiers du groupe, ils intègrent notam- globale (les données des filiales majoritaires sont inté- En 2009, des travaux de rationalisation du protocole ont fusé aux entités afin d’aider les sites à identifier et à ment les recommandations du GRI version 3 (1) et du grées à 100 %). Par « activités », on entend les activités conduit à la suppression de 13 indicateurs, à la création de quantifier leurs COV en vue de caractériser et limiter les WBSCD (2) ainsi que les divers textes de loi applicables, de l’ensemble des sites industriels ainsi que des établis- 2 nouveaux, à la modification de périmètre ou de formule de risques associés. comme la loi française sur les nouvelles régulations écono- sements tertiaires de plus de 1 000 m² de surface. 4 autres et à la modification de la définition de 11 indicateurs. miques. Le groupe AREVA, constitué en septembre 2001, Ces modifications répondent à la volonté de concentrer le Pour certains sites, lorsque les documents de suivi pré- a commencé à mettre en place des indicateurs en 2002, Pour l’exercice 2009, les principales évolutions du péri- reporting sur les enjeux les plus pertinents des activités du cisant la quantité exacte de déchets évacués n’étaient pas première année de plein exercice. mètre concernent les points suivants : groupe AREVA. Les indicateurs du domaine « Diversité » disponibles à la date de finalisation des données, le repor- • sortie du périmètre consolidé du site de Pondichéry sont intégrés progressivement dans le reporting de la ting intègre des données estimées. Les indicateurs présentés dans ce document concernent – Inde (43 personnes) ; Direction des ressources humaines du groupe AREVA, ce les exercices 2008 et 2009. La période de reporting rete- • entrée dans le périmètre consolidé des sites de qui explique la suppression par ailleurs de certains indica- L’incertitude globale sur la mesure des émissions totales nue est l’année civile (du 1er janvier au 31 décembre). Les Tampere – Finlande (212 personnes) et de Guardamiglio teurs du reporting relatif au développement durable. de gaz à effet de serre reste inférieure à 10 %. Cette valeur indicateurs de dosimétrie sont collectés semestriellement – Italie (254 personnes) ; se base sur les estimations des incertitudes par type de et concernent une période de référence de douze mois • changement de rattachement de Mécagest, de la BU Les impacts des émissions de composés organiques process industriel et par type de gaz à effet de serre effec- consécutifs, avec prise en compte d’un retard de six mois Recyclage à la BU Logistique. volatils (COV) sont de deux types : environnemental (gaz tuées par le groupe AREVA selon les « Recommandations lié à l’acquisition des résultats dosimétriques (ainsi, pour la à effet de serre) et sanitaire (toxique). L’objectif de l’indi- du GIEC (4) en matière de bonnes pratiques et de gestion campagne annuelle réalisée en janvier 2010 les données MÉTHODOLOGIE cateur du reporting de développement durable relatif aux des incertitudes pour les inventaires nationaux ». Les indi- saisies concernent la période de juillet 2008 à juin 2009). Les méthodes de calcul des indicateurs environnemen- COV est d’identifier et de gérer le seul risque environne- ces de pouvoir de réchauffement global ont été mis à jour taux, sociaux et de sécurité ainsi que les procédures de mental. Le risque sanitaire quant à lui nécessite un inven- sur la base du rapport IPCC 2007. PÉRIMÈTRE reporting associées sont formalisées dans un protocole de taire plus complet, qui est pratiqué par ailleurs grâce à Le périmètre couvre l’ensemble des activités du groupe mesure et de reporting développement durable et progrès une procédure particulière, l’étude de risques sanitaires Les quantités d’eau d’exhaure provenant des activités dans le monde. Par « groupe », on entend AREVA, ses continu AREVA. Ce protocole est diffusé à l’ensemble des (ERS). Les émissions de COV liées à l’utilisation d’un type minières sont comptabilisées dans l’indicateur « Volume (1) Global Reporting Initiative (www.globalreporting.org). (4) GIEC : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. (2) World Business Council for Sustainable Development (www.wbcsd.org). (3) Une entité a le contrôle opérationnel d’une source d’impact lorsqu’elle a le pouvoir de décision sur les procédures opérationnelles à l’origine de ces impacts ou missions, c’est-à-dire si la responsabilité des impacts ou des émissions est explicitement mentionnée dans des termes et conditions du contrat régissant le droit pour elle d’opérer la source concernée et/ou si elle possède une autorisation d’exploiter cette source délivrée par l’administration (ou l’équivalent hors de France). REMARQUE Les unités dont la cession était engagée irréversiblement au cours de l’année 2009 ont été exclues du périmètre, Les établissements tertiaires de surface globale inférieure à 1 000 m2 doivent au minimum reporter les indicateurs à l’exception des entités AREVA T&D. Pour l’activité minière, un critère complémentaire est retenu : l’implication des domaines de la sécurité, de la santé, de l’emploi et de la dosimétrie (si applicable) et si possible les autres opérationnelle du groupe (3). Cela conduit à intégrer dans les indicateurs environnementaux, de sécurité et de santé domaines du protocole si l’enjeu est majeur. L’objectif est de couvrir la totalité du groupe. Pour différentes raisons relatifs au groupe les données des filiales minoritaires COMINAK (Niger) et AMC (Soudan). Par ailleurs, en ce qui matérielles, cela n’est pas toujours possible, notamment quand il s’agit d’inclure les petits établissements ne concerne les activités de réaménagement de sites miniers et d’exploration, seuls les indicateurs sociaux (relatifs possédant qu’une structure administrative légère. Pour apprécier les écarts par rapport à cet objectif, l’exhaustivité aux effectifs et à la sécurité) sont reportés. Une étude des enjeux de chaque activité est en cours pour examiner du reporting est mesurée en pourcentage des effectifs concernés : les taux de couverture (TC) correspondant l’opportunité et la faisabilité d’étendre dans ce cas l’étendue du reporting aux indicateurs environnementaux. à chaque indicateur sont indiqués dans le tableau récapitulatif des données (voir page 102).96 AREVA / Rapport de croissance responsable 97
    • Méthodologie de reporting Rapport des commissaires aux comptes d’eau prélevé en nappe souterraine ». Elles ne sont pas accidents entraînant une absence inférieure à une jour- Rapport des commissaires aux comptes portant sur certains indicateurs incluses dans l’indicateur « Consommation totale d’eau née, des rechutes liées à un seul et même accident, des de performance environnementale, sociale et de sécurité (hors refroidissement Eurodif et hors géothermie) », à accidents de trajet travail-domicile, des maladies pro- l’exception de la part utilisée sur le site concerné. En fessionnelles et des accidents de travail mortels. Exercice clos le 31 décembre 2009 effet, on considère que ces quantités (moins la part uti- lisée) sont restituées au milieu naturel. Le calcul de la dosimétrie interne et externe s’appuie Ces indicateurs sont complétés par des indicateurs spécifiques sur les accidents mortels, les accidents de trajet, et les accidents sans arrêt pour les salariés, les À la demande du groupe AREVA (« le groupe »), en notre qualité de commissaires aux comptes, nous avons effectué des travaux visant à nous permettre d’ex- I. CHAMP, NATURE ET ÉTENDUE DES TRAVAUX Nous avons effectué nos travaux selon la doctrine sur des méthodologies élaborées par AREVA confor- travailleurs d’entreprises extérieures et les intérimaires. primer une assurance sur certains indicateurs de perfor- professionnelle applicable. mément aux réglementations applicables. Les modali- mance environnementale, sociale et de sécurité sélection- tés pratiques de mesure peuvent être différentes selon L’indicateur « Taux de femmes parmi les cadres et les nés par le groupe. DONNÉES SUJETTES À PROCÉDURES les sites. Celles qui concernent la dosimétrie externe non-cadres » ne concerne que les salarié(e)s en contrat CONDUISANT À UNE ASSURANCE MODÉRÉE font actuellement l’objet d’analyses comparatives en à durée indéterminée. Les données relatives à ces indicateurs ont été préparées Nous avons mis en œuvre les diligences suivantes vue d’une harmonisation progressive, en fonction des sous la responsabilité de la Direction du développement conduisant à une assurance modérée que les données contraintes des réglementations locales. Pour le repor- VÉRIFICATION EXTERNE durable et du progrès continu conformément au proto- identifiées par le signe ✓ en page 102 du rapport de ting 2009, l’indicateur « Somme des doses externes » Les procédures de reporting ont fait l’objet d’une véri- cole interne de mesure et de reporting consultable auprès croissance responsable 2009 ne comportent pas d’ano- comprend a minima l’ensemble des expositions supé- fication externe par les commissaires aux comptes de cette direction (ci-après « le protocole ») et sous la malies significatives pour les 12 entités sélectionnées (1) rieures au seuil défini dans la réglementation nationale. (Deloitte & Associés, Mazars) pour une sélection des responsabilité de la Direction des ressources humaines du sur la base notamment de l’importance de leur contribu- Dans le protocole 2009, la notion de salarié exposé a principaux indicateurs environnementaux, sociaux et de groupe. tion aux données et pour refléter également la diversité été précisée : elle concerne les salariés à qui a été attri- sécurité 2009. Ces indicateurs sont repérés par ✓ ou ✓ ✓ du groupe. bué un dosimètre, quelle que soit la durée du port de dans le tableau (voir page 102). La note en pages 96 à 98 du rapport de croissance cet appareil. responsable 2009 apporte des précisions sur les métho- Une assurance de niveau supérieur ou une conclusion La nature des travaux réalisés et les conclusions de dologies de collecte des données utilisées pour calculer portant sur les données groupe aurait nécessité des Le calcul de la dose moyenne (interne et externe) intè- ces travaux sont présentées en pages 99-101. les indicateurs publiés. Il nous appartient, sur la base de travaux plus étendus. gre l’ensemble des personnes surveillées, y compris nos travaux, d’exprimer une conclusion sur les données • Conformément aux dispositions de la doctrine profes- celles dont la dose reçue est nulle ou non détectable. EXHAUSTIVITÉ sélectionnées, telles que définies ci-après. Les conclu- sionnelle, nous avons apprécié le protocole au regard de Pour des raisons de confidentialité, la dosimétrie interne Le présent document vise à préciser les principaux sions formulées dans notre rapport portent sur ces seu- sa pertinence, de sa fiabilité, de son objectivité, de son entrant dans le calcul de la dose moyenne résultant de enjeux globaux de développement durable de nos les données et non sur l’ensemble du rapport de crois- caractère compréhensible et de son exhaustivité. l’exposition professionnelle aux rayonnements ionisants métiers et à présenter une analyse des performances sance responsable. • Des entretiens ont été conduits avec des personnes des salariés du groupe n’a pas fait l’objet d’une revue sociales et environnementales de ces derniers. Il n’évo- concernées par l’application du protocole, au sein des par les commissaires aux comptes. Pour cet indicateur, que pas dans le détail les impacts locaux des différents Directions du développement durable et du progrès la revue porte donc uniquement sur la somme des sites, qui sont abordés dans des rapports spécifiques continu, de l’environnement, de l’hygiène et de la sécu- doses individuelles externes résultant de l’exposition progressivement publiés pour ce qui concerne les sites rité, de la sûreté nucléaire, des ressources humaines ainsi professionnelle aux rayonnements ionisants des salariés à enjeux environnementaux significatifs. — que dans les 12 business units (2) concernées par les enti- du groupe. tés sélectionnées. (1) ARC Canada, Comurhex Pierrelatte en France, Comurhex Malvési en France, • Des tests relatifs à l’application du protocole ont été réa- SOCATRI en France, Cezus Jarrie en France, Chalon en France, Saint-Marcel Pour ce qui concerne les indicateurs de sécurité (taux en France, AREVA NC La Hague en France, PNS Polinorsud en France, lisés dans les entités sélectionnées. Nous avons vérifié la de fréquence et de gravité) la définition d’un « accident Villeurbanne en France, Aix-les-Bains en France, Oberenfelden en Suisse. remontée des données sélectionnées au niveau de ces (2) BU Mines, Chimie, Enrichissement, Combustible, Services nucléaires, de travail avec arrêt » a été précisée. Les accidents non entités et des différents niveaux de consolidation et testé Équipements, Recyclage, Assainissement, Produits, Systèmes, Services comptabilisés ont été explicitement cités : il s’agit des et Automation. les calculs par sondage.98 AREVA / Rapport de croissance responsable 99
    • Rapport des commissaires aux comptes LA CONTRIBUTION DES ENTITÉS SÉLECTIONNÉES DONNÉE SUJETTE À PROCÉDURES une meilleure homogénéité des calculs effectués sur les III. CONCLUSION AUX DONNÉES DU GROUPE EST LA SUIVANTE : CONDUISANT À UNE ASSURANCE sites. Un renforcement des contrôles portant sur les don- RAISONNABLE nées consolidées au niveau groupe a également été ASSURANCE MODÉRÉE INDICATEURS ENVIRONNEMENTAUX Pour l’indicateur « Émissions directes de gaz à effet de opéré. Sur la base de nos travaux, nous n’avons pas relevé Volume d’eau consommée (hors refroidissement serre – hors transport », identifié par le signe ✓ ✓ en Sur la base des travaux que nous avons réalisés en 2009, d’anomalies significatives de nature à remettre en cause le fait Eurodif et hors géothermie) (m3) 34 % page 102 du rapport de croissance responsable 2009, le les axes d’amélioration suivants ont été identifiés. Le groupe que les données identifiées par un signe ✓ ont été établies, Tonnage global de déchets conventionnels (t) 43 % degré de précision de la mesure et la mise en œuvre de prévoit de les prendre en compte en 2010 dans le cadre de pour les entités sélectionnées, conformément au protocole. diligences de même nature mais plus approfondies que sa politique de progrès continu : Énergie consommée (hors Eurodif) (MWh) 37 % pour l’assurance modérée, et en particulier en ce qui concer- • dans le prolongement des actions d’amélioration décrites ASSURANCE RAISONNABLE Émissions de composés organiques volatils (COV) (t) 14 % ne le nombre de sondages, nous permettent d’exprimer une ci-dessus, quelques sites résiduels ont été identifiés pour À notre avis, l’indicateur « Émissions directes de gaz assurance raisonnable sur les données du groupe. lesquels la quantification des émissions de COV fera l’objet à effet de serre – hors transport », identifié par le signe ✓ ✓ , INDICATEURS RELATIFS À LA SÉCURITÉ d’un suivi particulier en 2010. Les incertitudes liées à l’esti- a été établi, dans tous ses aspects significatifs, conformé- Nombre d’accidents du travail avec arrêt chez Pour établir nos conclusions, nous nous appuyons éga- mation des émissions dans ces sites ne sont toutefois pas ment au protocole. les travailleurs d’entreprises extérieures intervenant lement sur les résultats des travaux réalisés depuis quatre de nature à remettre en cause l’évaluation au niveau conso- dans le cadre d’une activité effectuée pour ans par le collège des commissaires aux comptes sur les lidé de l’indicateur COV au 31 décembre 2009 ; Sans remettre en cause les conclusions de nos travaux le compte du groupe sur ses sites ou sites clients sites significatifs du groupe et sur les actions d’amélioration • les reprises des données d’effectifs dans le système de exprimées ci-dessus, nous attirons votre attention sur le (hors intérimaires) 19 % mises en œuvre par AREVA conformément à sa politique reporting dédié aux ressources humaines à partir des sys- paragraphe « Remarque » de la note « Méthodologie de Somme des doses individuelles externes résultant de progrès continu. tèmes de paye des entités feront l’objet de contrôles renfor- reporting » figurant à la page 96 et qui expose les points de l’exposition professionnelle des salariés cés afin d’assurer une meilleure traçabilité et compréhension suivants : du groupe aux rayonnements ionisants sur les Nous avons fait appel, pour nous assister dans la réalisa- des évolutions d’effectifs au niveau consolidé. Les contrôles • bien que la cession des entités d’AREVA T&D soit irréver- douze mois consécutifs (H.mSv) 24 % tion de ces travaux, aux experts environnement et déve- complémentaires sont déjà définis et programmés dans le siblement engagée au 31 décembre 2009, ces entités Taux de fréquence des accidents du travail loppement durable de nos cabinets. système de reporting. Ils seront mis en œuvre dès 2010 ; demeurent incluses dans le périmètre de reporting de des salariés du groupe 12 % ( 3) • dans le prolongement de l’observation précédente, l’ajout l’année 2009 en raison du caractère significatif des don- Taux de gravité des accidents du travail avec arrêt II. COMMENTAIRES au reporting des entités en matière de ressources humaines nées qu’elles représentent ; des salariés du groupe 12 % (3) SUR LE PROTOCOLE de commentaires qualitatifs permettant de justifier les prin- • l’opportunité et la faisabilité d’étendre le reporting aux indi- Dans le cadre de sa politique de progrès continu, le groupe cipales variations de certaines données d’effectifs d’une cateurs environnementaux sont à l’étude pour les activités INDICATEUR SOCIAL a poursuivi en 2009 les actions d’amélioration et de fiabilisa- période sur l’autre contribuerait également à renforcer le de réaménagement de sites miniers et d’exploration. Pour Pourcentage de femmes parmi les ingénieurs tion du processus de reporting et des données initiées lors contrôle interne. L’adaptation des bases de données du ces sites, seuls les indicateurs sociaux sont donc reportés et cadres (hors cadres dirigeants) et parmi de l’exercice précédent : reporting a été mise à l’étude par le groupe. au 31 décembre 2009. les non-cadres 12 % (4) • le travail d’amélioration continue du reporting engagé en 2009 et visant à adapter et mieux focaliser la liste des indi- cateurs de performance clés a été poursuivi ; Fait à Paris-la Défense et Neuilly-sur-Seine, le 28 mai 2010 • des clarifications complémentaires ont été apportées à la Les commissaires aux comptes définition de certains indicateurs ainsi qu’à quelques aspects du protocole pour en faciliter sa mise en œuvre et Mazars Deloitte & Associés accroître la fiabilité du reporting lorsque jugé nécessaire ; • un guide d’application de ce protocole en matière d’émis- (3) Pour ces indicateurs, la contribution des entités sélectionnées sions de COV générées par l’utilisation de solvants a été aux données du groupe est calculée sur la base des heures travaillées. (4) Pour ces indicateurs, la contribution des entités sélectionnées rédigé par la Direction de l’environnement, de l’hygiène et aux données du groupe est calculée sur la base des effectifs. de la sécurité. Sa diffusion dans les entités a débouché sur Jean-Luc Barlet Juliette Decoux Étienne Jacquemin Patrice Choquet100 AREVA / Rapport de croissance responsable 101
    • Chiffres 2009Chiffres 2009 ayantfait l’objet d’unevérification sur site *par les commissaires aux comptes Deloitte & Associés et Mazars ✓ ✓ ✓ ✓ ✓ ✓ ✓ ✓ ✓ ✓ ✓ ✓ ✓* L’avis des commissaires aux comptes, publié p. 99-101, ne porte que sur les entités sélectionnées qui sont listées p. 99. ** En % de l’effectif total du groupe AREVA.102
    • Engagements Objectifs Échéance Progrès Résultats/actions 2009 Prochaines étapes Élaboration de versions locales en chinois et en français du module d’e-learning. La formation internationale en ligne à l’éthique et aux valeurs du groupe est désormais disponible en anglais, en chinois, en allemand et en français. Poursuivre la formation à l’éthique et aux valeurs du groupe. 2009 Poursuite de la formation à l’éthique et aux valeurs du groupe pour les dirigeants. En 2009, la formation des dirigeants à l’éthique et aux valeurs du groupe organisée par le déontologue du groupe et l’Université s’est tenue comme prévu. Intégrer une étude de cas incorporant des aspects relatifs aux droits de l’homme dans la formation des dirigeants. GOUVERNANCE Conception, avec Entreprises pour les droits de l’homme, d’un stage de sensibilisation des managers aux droits de l’homme (stage interentreprises). Création administrative d’Entreprise pour les droits de l’homme (EDH), dont AREVA assure la vice-présidence. Effectuer le lancement avec les autres entreprises d’EDH de la session no 1 interentreprises courant 2010. 2009 Élaboration du cahier des charges du module de formation managériale. Choix du prestataire, initiation de la phase de test ; session de validation réalisée en décembre 2009. Validation et test en interne de la matrice BLIHR, outil de cartographie des droits de l’homme dans les activités de l’entreprise. Participation active d’AREVA à la mise au point du prototype de la version informatisée de la matrice BLIHR. Un test préliminaire sur les politiques corporate Poursuivre le test du prototype de la version informatisée, et en parallèle se familiariser avec d’autres outils au sein d’EDH. 2009 a démontré la nécessité d’un prototype plus poussé du logiciel par l’éditeur. Renforcer la prise en compte opérationnelle de l’initiative ITIE (Initiative de transparence des industries extractives). Intégration de l’ITIE (Initiative de transparence des industries extractives) dans la procédure de reporting éthique annuelle du BG Mines, pour assurer une Accompagner les efforts des pays mettant en œuvre l’ITIE et qui visent une validation pour 2010 et 2011 (nombreuses demandes de report de dates). Récurrent remontée systématique et cohérente des informations sur les paiements effectués par le BG Mines aux gouvernements mettant en œuvre cette initiative. AREVA, membre du board d’ITIE, est aussi devenue membre du comité de gouvernance.LE DÉPLOIEMENT Vérifier, à partir d’un échantillon, la qualité des rapports éthiques annuels des entités. 2009 Une dizaine de rapports éthiques annuels d’entités du groupe a été auditée sur la recommandation du déontologue. Planifier une série d’audits de même nature en 2010. Rendre systématiquement applicable la signature de l’« Engagement de développement durable fournisseurs » pour tout nouveau partenaire commercial. L’engagement de développement durable applicable aux fournisseurs a été signé par l’ensemble de nos nouveaux partenaires commerciaux en 2009. Poursuivre l’application systématique de ces engagements auprès de tout nouveau partenaire commercial. Récurrent À fin 2009, 85 % du volume des achats du groupe est fait auprès de fournisseurs signataires.DE NOTRE PERFORMANCE ÉCONOMIQUE 20 audits développement durable seront menés en 2009. Dépassement de l’objectif initial programmé pour 2009 avec 25 audits menés par une société tierce parmi nos fournisseurs dans 10 pays différents. Adapter les audits à l’évolution du périmètre AREVA (sortie de T&D, accroissement des activités ENR). 2009 Des actions d’accompagnement des fournisseurs sont mises en place pour contribuer à corriger les non-conformités détectées lors des audits. Le programme d’accompagnement des fournisseurs, pour contribuer à corriger les non-conformités détectées lors des audits, a été tenu.DÉMARCHE Former 20 % de la population des acheteurs du groupe en 2009. Intégrer le module Développement Durable dans le parcours de professionnalisation des acheteurs, dans une optique de progrès continu. 2009 Depuis 2009, un module de formation aux achats responsables d’une demi-journée est dispensé dans le cadre du parcours de professionnalisation achats : en 2009, 126 acheteurs ont suivi cette formation, qui comporte de nombreux situations et cas concrets illustrés. Poursuivre le programme de formation et l’adapter au nouveau périmètre AREVA.DÉVELOPPEMENT Déployer un label fournisseur AREVA. Prise en compte de différents critères (respect des exigences RSE, qualité, coût, délais) pour mettre en avant les fournisseurs les plus méritants. Poursuivre le programme de labellisation et l’adapter au nouveau périmètre AREVA. Récurrent 434 fournisseurs labellisés, en particulier en France, en Allemagne et aux États-Unis.DURABLE Mettre en place et manager le programme d’amélioration de la performance opérationnelle du groupe. Afin d’augmenter les synergies au sein du groupe, AREVA a fait évoluer son organisation pour la rendre plus transverse. Un programme d’amélioration de la Renforcer l’efficacité du programme par un contrôle périodique des gains résultant des moyens et méthodologies déployées performance groupe a été construit dans le but de mettre en place des améliorations qualité et performance sur le terrain, visant des résultats durables. Il vise avec la mise en place d’un nouveau tableau de bord qualité performance AREVA. Récurrent également à utiliser des standards industriels internationaux et à diffuser une dynamique commune qualité et performance au sein d’AREVA. Mettre en place la structure du standard méthodologique AREVA (« cook book ») sur la période 2010-2011. Systématiser l’utilisation de la méthode Design to Cost sur l’ensemble des projets du groupe AREVA. Délivrer un chiffre d’affaires supérieur à 12 milliards d’euros (périmètre activités Nucléaire et Renouvelabes – T&D, en cours de cession). Le carnet de commandes est de 43,3 milliards d’euros à fin 2009 et le chiffre d’affaires 2009 est de 8,5 milliards d’euros, également en progression par rapport Pour l’année 2010, le groupe anticipe : 2012 à 2008. – une croissance significative du carnet de commandes et du chiffre d’affaires. Conscient des responsabilités que lui confèrent Générer une marge opérationnelle à deux chiffres. Le résultat opérationnel avant et après complément de provision sur OL3 atteint respectivement 647 millions d’euros et 97 millions d’euros. En outre, 700 millions Pour l’année 2010, le groupe anticipe : son statut de leader et la place du nucléaire 2012 d’euros d’économies ont été réalisés en 2009, par rapport au budget initial, dont 500 millions d’euros de performance sur achats et 130 millions d’euros sur les frais généraux. – une progression du résultat opérationnel et une forte progression du résultat net part du groupe. dans les enjeux énergétiques de la planète, Atteindre un niveau de cash-flow opérationnel libre significativement positif d’ici à 2012. 2012 Le cash-flow opérationnel avant investissement a augmenté de 145 millions d’euros, pour s’établir à 375 millions d’euros en 2009. Après investissements nets Renforcer la profitabilité et la génération de trésorerie. Le groupe a engagé un programme pluriannuel de réduction des coûts, avec notamment un objectif (1,3 milliard d’euros), le cash-flow opérationnel ressort à – 919 millions d’euros, traduisant ainsi l’effort d’investissement du groupe tel qu’annoncé précédemment. de performance sur achats supérieure à 5 % par an et un programme d’optimisation des investissements. le groupe inscrit le développement durable Renouveler le processus d’écoute client et préparer une nouvelle enquête pour l’ensemble du groupe. Les plans d’actions issus de l’enquête de satisfaction 2008 ont été analysés et suivis. Ils ont contribué à la mise en place d’une nouvelle organisation du groupe, Poursuivre la mise en œuvre des actions de progrès définies, en intégrant le nouveau périmètre du groupe. dans sa stratégie de développement SATISFACTION CLIENT Piloter l’avancement des plans d’actions. Récurrent permettant une meilleure clarté de l’interface commerciale, une nouvelle structure Ingénierie et projets permettant de mieux servir nos clients. Rechercher et optimiser les points de convergence entre AREVA et ses clients sur le développement durable. Nous avons renforcé la communication sur nos meilleures pratiques et nos expériences locales et internationales. et l’amélioration continue de la performance Développer la mise en place de systèmes de management certifiés et intégrés (environnement, qualité, sécurité au travail). Récurrent Le nombre d’entités tricertifiées augmente de plus de 90 %, sachant que le nombre de certificats ISO 14001 et OHSAS 18001 progresse respectivement de 30 % et 20 %. Poursuivre la politique de tricertification et de certification par ensemble d’entités (diminution du nombre de systèmes de management). de ses opérations. IMPLICATION Atteindre pour les accidents du travail un taux de fréquence moyen < 3 et un taux de gravité < 0,15 en anticipant de dix-huit mois l’horizon 2010 préalablement annoncé. 2010 Objectif atteint avec dix-huit mois d’avance : TF = 2,21 ; TG = 0,09 (avec T&D TF = 2,04, TG = 0,08). Définir les objectifs de progrès sur quatre ans. SOCIALE Confirmer notre capacité à limiter la dosimétrie individuelle du personnel à 20 mSv sur douze mois consécutifs. Aucun salarié AREVA ou d’entreprise extérieure n’a reçu une dose individuelle supérieure à 20 mSv. Moins de 17 % des salariés du groupe et de 7 % des salariés Poursuivre le renforcement de notre maîtrise de la dosimétrie individuelle. Pour que ce choix se traduise dans Récurrent des entreprises sous-traitantes ont reçu des doses individuelles supérieures à 2 mSv. La dose individuelle maximale enregistrée parmi les salariés AREVA est de 16,01 mSv. la réalité, AREVA intègre son approche La dose individuelle maximale enregistrée parmi les salariés sous-traitants est de 15,99 mSv. du développement durable dans Préparer en 2009 une nouvelle politique santé-sécurité AREVA. Rédaction et validation de la nouvelle politique santé-sécurité effectuées, en vue d’une présentation à l’EXCOM. La présentation en EXCOM de la politique santé-sécurité est prévue début 2010 avec des objectifs de progrès sur quatre ans et en lien avec les politiques environnement et sûreté nucléaire. 2009 la stratégie et la gestion de l’entreprise Une Inspection de la santé et sécurité au travail est intégrée à l’Inspection générale de la sûreté nucléaire. Un programme de revues et d’audits sera déployé sur les sites les plus contributifs aux enjeux santé-sécurité du groupe. à travers une démarche de progrès continu. Déployer des observatoires de la santé auprès des principaux sites miniers, en priorité au Niger et au Gabon. Accord signé avec Sherpa et Médecins du monde en juin 2009. Création d’un groupe pluraliste d’observation de la santé au Niger et au Gabon : deux réunions Déployer opérationnellement les observatoires de la santé au Gabon et au Niger et mettre en place l’ensemble des commissions prévues dans le cadre depuis sa mise en place avec 10 experts reconnus dans les domaines de la radioprotection, de la santé au travail et de l’épidémiologie.Le processus du protocole de fonctionnement signé en juin 2009. 2009 de reconnaissance et d’organisation des observatoires locaux au Gabon et au Niger vient d’être relancé auprès des gouvernements concernés ; les modalités Poursuivre l’évaluation de l’extension des observatoires de la santé au Canada et au Kazakhstan. techniques de mise en place sont consolidées et prêtes à être déployées. Déployer des indicateurs complémentaires de performance sûreté testés en 2007. Amélioration des définitions des indicateurs effectuée. 2009 Établissement d’un tableau de bord spécifique. PRÉVENTION ET MAÎTRISE DES RISQUES Déployer la démarche « Facteurs organisationnels et humains » (FOH) pour l’ensemble du groupe. Publication de la note d’organisation de la mission FOH, d’un standard de diagnostic FOH et d’une méthode d’analyse des activités sensibles. Poursuivre le déploiement de la démarche FOH, en visant notamment l’amélioration de la prise en compte des FOH dans les projets. TECHNOLOGIQUES Récurrent Développement des compétences : sessions de sensibilisation des acteurs corporate et coordinateurs BU (trois thèmes abordés : « Fondamentaux des FOH », Mettre à jour la grille de caractérisation des événements sous l’angle des FOH. « Pourquoi prendre en compte les FOH », « Fiabiliser les activités sensibles »). Déployer la formation aux analyses d’événements en intégrant l’étude du facteur humain. 2 011 Révision du contenu de la formation. Deux sessions organisées. Développer la participation des partenaires sociaux à la formation (organisation éventuelle de sessions spécifiques à l’adresse des membres de CHSCT). Réaliser ou réactualiser sur l’ensemble des sites à enjeux environnementaux significatifs (EES) une analyse des risques accidentels. 2011 72 % d’analyses de risques accidentels ont été actualisées au périmètre groupe en 2009. Poursuivre le déploiement pluriannuel.Les objectifs ou échéances intermédiaires sont tenus. Réaliser ou réactualiser sur l’ensemble des sites à enjeux environnementaux significatifs (EES) les études des risques sanitaires. 2011 62 % d’études de risques sanitaires ont été actualisées en 2009. Poursuivre le déploiement pluriannuel.Les actions sont en cours mais les objectifs prévus ne sont pas encore atteints.Les échéances ne sont pas tenues. Disposer sur l’ensemble des sites à enjeux environnementaux significatifs (EES) d’un diagnostic actualisé de l’état des sols. La plupart de nos sites disposent maintenant d’un diagnostic de l’état des sols et des eaux souterraines. Poursuivre la mise en place des plans de gestion définis et des surveillances de l’environnement sur les sites identifiés. 2011 Un diagnostic EHS est réalisé lors des acquisitions et ventes de sites industriels. 103 104
    • Engagements Objectifs Échéance Progrès Résultats/actions 2009 Prochaines étapes Poursuivre le déploiement de la politique environnement 2008-2011. Trois sessions de formation ont eu lieu en 2009. À fin 2009, plus de 180 personnes ont été formées. Renforcer la sensibilisation des sous-traitants et fournisseurs dans le domaine environnemental. Récurrent Sensibiliser les sous-traitants et fournisseurs dans le domaine environnemental. La sensibilisation de sous-traitants et de fournisseurs dans le domaine environnemental a été poursuivie en 2009. Déployer le guide « AREVA EHS MASTERWAY » reprenant les standards du groupe à appliquer en matière d’environnement, de santé et de sécurité au travail. RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT Réaliser une centaine de revues environnementales thématiques. 2009 Dépassement de l’objectif initial avec 115 revues réalisées en 2009. Poursuivre les revues environnementales et inclure dans le cadre de l’Inspection générale les thématiques environnementales. Biodiversité : réaliser un kit de déploiement pédagogique pour l’interne. Mise en place d’un outil d’évaluation des interactions entre les activités des sites AREVA et la biodiversité (les interactions avec la biodiversité ont été développées Déployer l’outil sur les sites et définir les plans d’actions. Récurrent en deux grandes catégories : les mécanismes d’érosion et l’utilisation des services). Poursuivre la réduction des émissions de GES, notamment SF6, N2O et CO2, en cohérence avec l’engagement de neutralité carbone du groupe. 59 % de réduction des émissions directes de GES par rapport à 2004. Poursuivre notre réduction des émissions directes de GES. 2011 Première acquisition de crédits pour la compensation carbone auprès d’AREVA. Bioénergies en complément des achats déjà engagés auprès d’EcoAct. Poursuivre les travaux d’identification et de mesure des émissions de « scope 2 » et « scope 3 ». En 2009, 100 % des émissions directes résiduelles ont été compensées. Mettre en place le procédé permettant d’éliminer les émissions de N2O sur le site de Comurhex Malvési. 2010 Projet lancé : mise en opération du procédé décalée de 2009 à 2010. Mettre le procédé en opération. Améliorer l’écoefficacité du groupe afin de réduire l’empreinte environnementale en concentrant les efforts sur les contributeurs majeurs. 2011 Évolution à la baisse de toutes les consommations à CA constant (voir graphe page 19) (2009 versus 2004). Poursuivre l’amélioration pluriannuelle, conformément à la politique environnement 2008-2011. C’est pourquoi, chaque année, Structurer un plan type de gestion des passifs environnementaux. Diffusion et mise en œuvre de la procédure et du guide en 2009. 2009 Une procédure de réalisation de l’état initial des sols est parue en 2009 ; le guide qui lui est associé doit paraître en 2010. Diffuser et déployer le guide. la communication de nos résultats Poursuivre la démarche de gestion exhaustive des déchets historiques et des matières en attente de filière, afin de disposer Des démarches de gestion exhaustive des déchets et matières ont permis de créer de nouvelles filières de traitement menant à des campagnes d’évacuation Mettre à jour et optimiser des « zonages déchets » dans les installations. Récurrent est structurée autour de nos des éléments nécessaires pour préciser les objectifs de progrès. de déchets entreposés (FBFC Romans, AREVA NC Pierrelatte). Étudier les possibilités de recyclage des déchets TFA au sein de la filière nucléaire. Approfondir la stratégie dans le domaine des énergies renouvelables. Élargissement de l’offre Énergies renouvelables du groupe : acquisition (février 2010) de la société Ausra, spécialisée dans l’énergie solaire thermique Assurer l’intégration d’Ausra au sein du business group Énergies renouvelables. 10 engagements développement INNOVATION Récurrent à concentration (CSP). Renforcement du positionnement d’AREVA dans l’éolien. durable et étayée par des faits Augmenter la disponibilité des technologies « vertes ». Le développement des solutions de stockage de l’énergie, à l’aide de systèmes associant des électrolyseurs, des solutions de stockage et des piles Assurer la phase d’association des sources de production « vertes » et des solutions de stockage pour lancer des offres commerciales à l’horizon 2011. et des chiffres. 2011 à combustible stationnaires s’est poursuivi. Soutenir, via AREVADELFI, une quinzaine de projets de développement. 11 projets ont été approuvés par le Comité d’engagement en 2009. Ils représentent plus de 260 emplois directs à trois ans et incluent des dossiers Poursuivre l’identification et le développement de projets (y compris Bure et projets « handicap »). INTÉGRATION Fournir une assistance active à la BU Mines en Afrique. Récurrent d’entrepreneurs handicapés. Poursuivre l’accompagnement du business group Mines dans le cadre de sa politique de développement économique sur ses lieux d’implantation. Dans cette édition, les enjeux DANS LES TERRITOIRES Au Niger, le partenariat avec Sinergi, société de capital-risque créée avec des partenaires français et locaux, se poursuit. de développement durable sont Accompagner le développement économique des départements abritant le centre de stockage de Bure. 2009 Pour la zone de Bure, l’action engagée en 2008 s’est poursuivie. Le parc industriel de Saint-Dizier est devenu opérationnel en 2009. complètement intégrés dans le bilan Poursuivre les actions de mécénat de solidarité en impliquant les collaborateurs. Récurrent Collecte de dons Sidaction et Pères Noël verts. Création de panneaux retours d’expérience missions de solidarité. Soutien de 32 salariés dans leurs actions de bénévolat de compétence (congés solidaires 2009.) Poursuivre en interne des actions de sensibilisation sur les programmes Sidaction et Secours populaire. Poursuivre le déploiement des « Rendez-vous bénévoles ». Organisation de « Rendez-vous bénévoles » à la Défense et à La Hague. Diffuser en interne le retour d’expérience des missions de solidarité 2009. de nos activités. Néanmoins, nous Valoriser en interne et en externe la politique, les actions de mécénat et la Fondation AREVA. Réactualisation complète des informations mécénat sur intranet et Internet. Augmenter le nombre de rencontres avec les ONG afin d’identifier de nouveaux projets. tenions à rendre compte de l’état Récurrent Article de présentation du mécénat dans le magazine clients. Poursuivre la sensibilisation interne concernant les activités de la Fondation et du mécénat. d’avancement de nos principaux Réaliser 10 cartographies en 2009. 2009 8 exercices ont été finalisés en 2009 (dont 3 nouveaux sites), portant à 41 le nombre de cartographies réalisées depuis 2004. Réaliser de 6 à 8 exercices de cartographie en 2010, y compris les reports 2009. chantiers, que vous trouverez dans DIALOGUE Poursuivre la mise en œuvre des plans d’actions suite aux exercices de cartographie et suivre leur avancement. 69 % des sites ayant fait une cartographie (entre 2004 et 2009) ont renouvelé leurs plans d’actions. Poursuivre la mise en œuvre des plans d’actions suite aux exercices de cartographie. ET CONCERTATION Récurrent 100 % des sites cartographiés en 2009 ont élaborés un plan d’actions. le tableau ci-contre. Concevoir et organiser une session de concertation spécifique aux États-Unis. Concertation US intitulée « AREVA Low Carbon Energy Future Stakeholder Dialogue », organisée le 2 décembre 2009 par AREVA Inc. sous l’égide de BSR Réaliser en 2010 une 4e consultation avec nos parties prenantes. 2009 (Business for Social Responsability). Examiner la possibilité d’organiser une deuxième session US fin 2010.Plus de chiffres Poursuivre le déploiement des autoévaluations AREVA Way sur l’ensemble de nos sites. L’ensemble des entités et des BU AREVA de plus de 50 personnes a réalisé une autoévaluation (214 entités en 2009 contre 212 en 2008) ; l’autoévaluation des Maintenir le taux de réalisation des autoévaluations. Réaliser une autoévaluation dans tous les sites du business group Énergies renouvelables. Récurrent sites du BG Énergies renouvelables et de son nouveau périmètre a été reportée. Faire passer de 10 % à 12 % le nombre de personnes participant directement aux exercices d’autoévaluation. PROGRÈS CONTINU Réaliser un benchmark sur certains niveaux de pratiques AREVA Way par le business group Mines, sur une trentaine de critères. 2009 Ce benchmark a été réalisé à 90 %. Il a permis d’identifier, dans une dizaine d’entités, les bonnes pratiques sur les critères choisis par le business group Mines. Terminer le benchmark (mars 2010) et en tirer les enseignements pour le business group Mines. Retrouvez une analyse plus Packager ce processus de benchmark pour le groupe. détaillée de nos résultats chiffrés sur le site Préparer les évolutions de la démarche AREVA Way et la révision du référentiel pour 2011. Les bases de la réflexion sur l’évolution de la démarche sont posées. Mettre en place l’organisation et mettre en œuvre les actions = révision du processus complet : 2010-2011 – révision du référentiel avec la participation des entités fonctionnelles et des entités opérationnelles en vue d’une nouvelle version en 2011. areva.com Professionnaliser le réseau performance. Dans le cadre de sa réorganisation, AREVA a mis en place au sein de sa Direction qualité et performance une équipe de « Operational Performance Leaders ». Poursuivre le développement du réseau et adapter les profils de compétences à la dynamique de croissance industrielle du groupe. Ils apportent : Récurrent – un support méthodologique au programme construit avec les BG/BU (lean manufacturing, 6sigma, 5 S, Design to Cost/supply chain…) ; – une expertise transverse lors des diagnostics de performance des entités du groupe pour un objectif de résultat durable. Diffuser les méthodologies. Poursuite et intensification des cycles de formation Project Management Initiative pour les managers des grands projets. Poursuivre les actions de support et de formation de l’équipe corporate (Operational Performance Leaders) et de la filière. Récurrent 7 sessions de formation ont été dispensées dans le cadre de l’Université AREVA. Intensifier les retours d’expérience à travers le réseau qualité performance mis en place dans chaque business unit. 47 projets ont été menés à bien et clôturés, 98 projets sont en cours au 31 décembre 2009. Former l’ensemble du réseau de qualité performance des business units à l’utilisation des standards du « cook book ». Développer la mise en place de systèmes de management certifiés et intégrés (environnement, qualité, sécurité au travail). Récurrent Le nombre d’entités tricertifiées augmente de plus de 90 %. De plus, le nombre de certificats ISO 14001 et OHSAS 18001 progresse respectivement de 30 % et 20 %. Poursuivre la politique de tricertification et de certification par ensemble d’entités. Atteindre 200 BIP diffusées à fin 2009. Récurrent L’objectif de 200 Bonnes Idées et Pratiques (BIP) diffusées n’a pas été atteint. 173 BIP sont diffusées et consultables sur la base d’échanges. Atteindre 225 BIP diffusées à fin 2010. Les objectifs ou échéances intermédiaires sont tenus. Les actions sont en cours mais les objectifs prévus ne sont pas encore atteints. Les échéances ne sont pas tenues.
    • AREVA Société anonyme à Directoire et Conseil de surveillance au capital de 1 346 822 638 euros – RCS Paris B 712 054 923 Siège social : 33, rue La Fayette – 75009 Paris – France – Tél. : 33 (0)1 34 96 00 00 – Fax : 33 (0)1 34 96 00 01 – www.areva.com. Édité par la Direction de la communication – Juillet 2010 Conception et réalisation : Photos et illustrations : AREVA : Adéquation, Nil Bastida, Paivi Bourdon, Georges Carillo, Cyrille Dupont, Yann Geoffray,Isabelle Goldberg, Image & Process, Karambole, François Maréchal, Philip Mostert, Jan Oelken, Amandine Paradis, Claude Pauquet, Nicolas Petitot, Jean-Marie Taillat, Pierre Troyanowski, Lionel Urman, Warren Wright. Autres : AFP/Pierre Verdy, Association Dominique Lapierre, Association FXB, Mairie de Paris/Sophie Robichon, TNPJVC, TVO, H. Huovila, Secours populaire. Le présent document est imprimé Avec EcoFolio, AREVA encourage avec des encres végétales sur le recyclage des papiers. En triant du papier cocoon silk composé vos déchets, vous participez à de ĺbres 100 % recyclées certiĺées la préservation de l’environnement. FSC™. Ce papier PCF est produit www.ecofolio.fr dans une usine certiĺée ISO 14001.
    • AREVA fournit à ses clients des solutions pourproduire de l’électricité sans CO2. Le groupe possèdeune expertise et un savoir-faire qui font de lui un acteurde référence, dont le développement responsable s’inscritdans une logique de progrès continu.Numéro un mondial du nucléaire, AREVA proposeaux électriciens une offre intégrée unique qui couvretoutes les étapes du cycle du combustible, la conceptionet la construction de réacteurs nucléaires et les servicesassociés. Le groupe développe par ailleurs fortementses activités dans les énergies renouvelables – éolien,bioénergies, solaire, hydrogène énergie – pour devenird’ici à 2012 l’un des trois leaders mondiaux de ce secteur.En cultivant au quotidien les synergies entre ces deuxgrandes offres du sans CO2, les 48 000 collaborateursd’AREVA contribuent à fournir au plus grand nombreune énergie plus sûre, plus propre et plus économique. www.areva.com L’énergie est notre avenir, économisons-la ! AREVA 33, rue La Fayette – 75009 Paris – France – Tél. : 33 (0)1 34 96 00 00 – Fax : 33 (0)1 34 96 00 01