Les indutries agroalimentaires en Tunisie
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Les indutries agroalimentaires en Tunisie Document Transcript

  • 1. 1
  • 2. SOMMAIREI. INTRODUCTION 3II. CARACERISTIQUES GLOBALES DU SECTEUR 5 II.1. ENTREPRISES DU SECTEUR, EMPLOI ET PARTENARIAT 5 II.2. PRODUCTION ET VALEUR AJOUTEE 8 II.3. INVESTISSEMENTS 9 II.4. ECHANGES EXTERIEURS 10III. CARACTERISTIQUES PAR BRANCHE 14 III.1. HUILES ET CORPS GRAS 14 III.2. CEREALES ET DERIVES 20 III.3. CONSERVES ALIMENTAIRES 27 III.4. INDUSTRIE LAITIÈRE 33 III.5. INDUSTRIE DU SUCRE ET DERIVES 39 III.6. INDUSTRIE DES BOISSONS 43 III.7. INDUSTRIE DES VIANDES 48IV. CONCLUSIONS 52ANNEXE INSTITUTIONS D’APPUI 54 2
  • 3. I. INTRODUCTIONLe secteur des Industries Agroalimentaires (IAA) compte 1 033 entreprises industrielles employant 10 personnes etplus . Parmi elles, 164 produisent totalement pour l’exportation.Les entreprises dont l’effectif est supérieur ou égal à 10 emploient 66 870 personnes dont 15 340 pour les entreprisestotalement exportatrices et 51 530 pour les entreprises non totalement exportatrices, représentant ainsi 13% del’ensemble des emplois du secteur manufacturier.Le secteur Agroalimentaire compte 107 entreprises réalisées en partenariat dont 23 unités à capitaux 100% étrangers.La valeur de la production de ce secteur, à prix courant, est passée de 6 784 MTND en 2004 à 9 927 MTND en 2 008enregistrant un taux de croissance annuel moyen de 10%.Le taux de la valeur ajoutée générée par ce secteur se situe autour de 26%.La valeur ajoutée des IAA a enregistré, à partir des années 80 et par rapport à la croissanceobservée durant les trois précédentes décennies, une croissance plus accélérée. Ceci s’expliqueprincipalement par : 1) l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages ; 2) les changements des habitudes alimentaires qui s’orientent davantage vers la consommation de produits industrialisés ; 3) l’accroissement des exportations des produits transformés ; 4) le développement de nouveaux produits de plus en plus élaborés.Les investissements annuels réalisés sont passés de 225 millions de dinars en 2004 à 300 millions de dinars en 2008,représentant 23% des investissements réalisés dans les industries manufacturières.Les importations du secteur Agroalimentaire sont en hausse, elles ont atteint 2 599 millions de dinars en 2008 contre1037 millions de dinars en 2004. Les huiles de graines, le sucre et dérivés et les céréales représentent 83% desimportations du pays en 2008.Pour cette même année, L’Argentine et le Brésil ont été les deux premiers fournisseurs de la Tunisie en produitsAgroalimentaires (34% du volume des importations) suivis des Etats-Unis (13%) et de la France (7%).Les exportations du secteur sont passées de 1227 millions de dinars en 2004 à 1850 millions de dinars en 2008, soitune croissance moyenne de l’ordre de 15%. Pour l’année 2008, l’huile d’olive a représenté 41% des exportationsdu secteur, les produits de la mer 13% et les dattes 11%. En 2008, l’Italie était le premier client de la Tunisie enproduits Agroalimentaires (40% du volume des exportations) suivie de l’Espagne et de la Libye (34% du volume desexportations).Dans le cadre du programme de mise à niveau des entreprises industrielles, on a assisté depuis le lancement duprogramme et jusqu’à fin 2008, à par le COPIL1 a approuvé de 364 unités Agro-alimentaires. Les investissementscorrespondants ont été de l’ordre de 961 millions de dinars correspondant à près de 19% du total des investissementsapprouvés par le COPIL dans les industries manufacturières.Sur les 1033 entreprises opérant dans le secteur (dont 164 off-shore et 107 opérant dans le cadre d’un partenariat), 87ont une ou plusieurs des certifications suivantes : ISO 9001, ISO 22000, ISO 14001, HACCP, BRC et IFS sur un totalde 554 pour l’ensemble des Industries Manufacturières.1.COPIL : Comité de Pilotage du Programme National de Mise à Niveau 3
  • 4. TAB./1 TABLEAU RECAPITULATIF DES PRINCIPAUX INDICATEURS DU SECTEUR AGROALIMENTAIRE (ANNEE 2008)Indicateurs ENTREPRISES TE* ENTREPRISES ATE** (Emplois ≥ 10) (Emplois ≥ 10)Branches Nombre Nombre Nombre Nombre Partena- Investisse- Expor- Importa- d’entre- d’emplois d’entre- d’emplois riat ment tation tion prises prises (Emploi (MTND) (MTND) (MTND) ≥ 10)Industrie des huiles 13 623 306 7767 14 55 1043 710et corps grasIndustrie des cé- 8 270 226 11393 14 25 208 1461réales et dérivésIndustrie des fruits 19 2717 47 6863 10 10 71 19et légumesIndustrie du lait et - - 34 6291 13 9 42 80dérivésIndustrie du sucre 3 127 24 3343 3 17 58 182et dérivésIndustrie des 10 547 52 8061 19 73 49 -boissonsEntreposage 63 8820 99 4047 15 - - -FrigorifiqueIndustrie du poisson 36 2101 38 2503 16 30 248 86Industries des - - 28 1709 4 20 - 27viandesAutres Industries 22 1948 63 6354 26 61 - -Agroalimentaires Source : API-INS* TE : Totalement exportatrices** NTE : Non totalement exportatrices NB : une même entreprise pouvant avoir plusieurs activités à la fois 4
  • 5. II. CARACERISTIQUES GLOBALES DU SECTEURII.1. ENTREPRISES DU SECTEUR, EMPLOI ET PARTENARIATII.1.1. PRESENTATION DES BRANCHESLa présente monographie s’intéresse principalement aux branches suivantes :–– Huile et corps gras ;–– Céréales et dérivés ;–– Conserves alimentaires ;–– Industrie laitière ;–– Industrie du sucre et dérivés ;–– Industrie des boissons ;–– Industrie des viandesII.1.2. ENTREPRISESLes entreprises du secteur Agroalimentaire sont constituées, en grande majorité, de petites et moyennes entreprises.Elles sont réparties sur tout le territoire national et se caractérisent par une certaine concentration au niveau dulittoral pour des raisons de proximité des grands centres de consommation.Les capacités installées sont globalement en rapport avec les volumes de la production agricole et la demande desproduits alimentaires transformés de première et seconde transformation. Toutefois, on enregistre des surcapacitésdans certaines filières comme les céréales et dérivés, lait et dérivés et boissons. Le taux d’utilisation des capacitésvarie pour certaines branches en fonction de la fluctuation de la production agricole d’une année à l’autre (en raisondes conditions climatiques). 1033 entreprises industrielles employant 10 personnes et plus opèrent dans ce secteurdont 164 d’entre-elles sont orientées totalement vers l’exportation.II.1.2.1. RÉPARTITION PAR BRANCHELe tableau suivant résume la répartition du nombre d’entreprises par branche d’activité : TAB./2 REPARTITION DES ENTREPRISES AGROALIMENTAIRES PAR ACTIVITE (SITUATION DU 01/11/2009) Activité .Entreprises T.E Entreprises Total N.T.E Industrie des huiles et corps gras 13 306 319 Industrie des céréales et dérivés 8 226 234 Industrie des fruits et légumes 19 47 66 Industrie du lait et dérivés - 34 34 Industrie du sucre et dérivés 3 24 27 Industrie des boissons 10 52 62 Entreposage frigorifique 63 99 162 Industrie du poisson 36 38 74 Industrie des viandes - 28 28 Autres industries alimentaires 22 63 85 Source : APINB. : Une même entreprise pouvant avoir plusieurs activités 5
  • 6. II.1.2.2. RÉPARTITION PAR GOUVERNORATLe tableau suivant résume la répartition du nombre d’entreprises par gouvernorat : TAB. /3 REPARTITION DES ENTREPRISES AGROALIMENTAIRES PAR GOUVERNORAT (SITUATION DU 01/11/2009) Gouvernorat Entreprises T.E Entreprises N.T.E Total Ariana 3 18 21 Béja 5 27 32 Ben Arous 14 67 81 Bizerte 6 36 42 Gabès 6 19 25 Gafsa - 19 19 Jendouba 2 34 36 Kairouan 4 39 43 Kasserine - 14 14 Kébili 6 9 15 Le Kef - 19 19 Mahdia 2 22 24 Manouba 3 21 24 Médenine 3 73 76 Monastir 6 32 38 Nabeul 36 107 143 Sfax 23 127 150 Sidi Bouzid 2 18 20 Siliana 1 24 25 Sousse 5 52 57 Tataouine - 5 5 Tozeur 24 11 35 Tunis 11 41 52 Zaghouan 2 35 37 Total 164 869 1 033 Source : APIII.1.3. EMPLOI Les entreprises dont l’effectif est supérieur ou égal à 10 emploient 66 870 personnes (dont 15 340 pour les entreprisestotalement exportatrices et 51 530 pour les entreprises NTE), soit 13 % de l’ensemble des emplois du secteur desindustries manufacturières.II.1.3.1. RÉPARTITION PAR BRANCHELe tableau suivant présente la répartition des emplois des entreprises agroalimentaires selon le régime et l’activitépour les unités employant 10 personnes et plus: 6
  • 7. TAB./4 REPARTITION DE L’EMPLOI PAR ACTIVITE (SITUATION DU 01/11/2009) Activités Entreprises T.E. Entreprises N.T.E. Total Industrie des huiles et corps gras 623 7 767 8 390 Industrie des céréales et dérivés 270 11 393 11 663 Industrie des fruits et légumes 2 717 6 863 9 580 Industrie du lait et dérivés - 6 291 6 291 Industrie du sucre et dérivés 127 3 343 3 470 Industrie des boissons 547 8 061 8 608 Entreposage frigorifique 8 820 4 047 12 867 Industrie du poisson 2 101 2 503 4 604 Industrie des viandes - 1 709 1 709 Autres industries alimentaires 1 948 6 354 8 302 Source : APIII.1.3.2. RÉPARTITION PAR GOUVERNORATLe tableau suivant résume la répartition du nombre d’emploi par gouvernorat : TAB./5 REPARTITION DU NOMBRE D’EMPLOI PAR GOUVERNORAT (SITUATION DU 01/11/2009) Gouvernorat Entreprises T.E. Entreprises N.T.E. Total Ariana 1271 1 686  559 Béja 507 1 482 1 989 Ben Arous 1 394 6 453 7 847 Bizerte 351 1 169 818 Gabès 356 790 1 146 Gafsa - 397 397 Jendouba 117 954 1 071 Kairouan 255 2 424 2 679 Kasserine - 394 394 Kébili 317 308 625 Le Kef - 875 875 Mahdia 112 1 383 1 495 Manouba 269 2 653 2 922 Médenine 89 2 406 2 495 Monastir 317 814 1 131 Nabeul 4 645 9 805 14 450 Sfax 1 504 4 296 5 800 Sidi Bouzid 275 1 338 1 613 Siliana 275 537 812 Sousse 272 3 071 3 343 Tataouine - 163 163 Tozeur 2 986 398 3 384 Tunis 1 152 7 539 8 691 Zaghouan 20 673 693 Total 15 340 51 530 66 870 Source : API 7
  • 8. II.1.4. PARTENARIAT :Le secteur compte 107 entreprises réalisées en partenariat (participation étrangère au capital). Les principales marquesétrangères présentes en Tunisie sont : Coca-Cola, Danone, Candia, Yoplait, Mamie-Nova, Nestlé, Président, Heinz,Orangina, Nabisco, Alsa, Knorr, Maïzena, Reynolds, Chambourcy, Emmi.etc,…Le tableau suivant présente la répartition par nationalité des projets réalisés en partenariat : TAB/6 RÉPATITION DES PROJETS RÉALISÉS EN PARTENARIAT PAR ACTIVITÉ ET PAR NATIONALITÉ (SITUATION DU 01/11/2009) Activités France Italie Suisse Grande Bretagne Autres Total 14 Industrie des huiles et corps gras 2 4 - - 8 10 Industrie des fruits et légumes 5 3 - - 2 15 Entreposage frigorifique 5 2 1 - 7 16 Industrie du poisson 2 13 - - 1 14 Industrie des céréales et dérivés 5 5 - 1 3 Industrie des boissons 5 3 1 1 9 19 Industrie du lait et dérivés 5 1 1 1 5 13 Industrie du sucre et dérivés 1 - - - 2 3 4 Industrie des viandes 1 - - - 3 Autres industries alimentaires 7 4 5 - 10 26 Source : APINB : une même entreprise pouvant avoir plusieurs activitésII.2. PRODUCTION ET VALEUR AJOUTEELa valeur de la production du secteur, à prix courant, est passée de 6 784 MTND en 2004 à 9 927 MTND en 2 008enregistrant un taux de croissance annuel moyen de 10%.De même, la valeur ajoutée (prix du marché) du secteur qui était de 1 836 MTND en 2004 est passée à 2 660 MTNDen 2008, soit un TCAM de 8%.L’évolution de la production et de la valeur ajoutée du secteur Agroalimentaire au cours de (2004-2008) se présentecomme suit : TAB./7 EVOLUTION DE LA PRODUCTION ET DE LA VALEUR AJOUTEE DU SECTEUR AGROALIMENTAIRE (2004-2008) Unité : MTND Années 2004 2005 2006 2007 2008 Valeur de la production (prix courant) 6 784 7 060 7 888 8 615 9 927 Valeur ajoutée prix du marché) 1 836 1 912 2 122 2 310 2 660 Part de la valeur ajoutée 27% 27% 27% 27% 27% Source : MDCI** MDCI: Ministère du Développement et de la Coopération Internationale 8
  • 9. FIG./1 EVOLUTION DE LA PRODUCTION ET DE LA VALEUR AJOUTEE DU SECTEUR AGROALIMENTAIRE (2004-2008)Les résultats observés au niveau du secteur, laissent apparaître une croissance globale quasi régulière toute sur leplan de la production que de la valeur ajoutée, et ce, en dépit des variations annuelles de certaines productions, duesaux fluctuations des conditions climatiques.En effet, la production enregistrée dans la branche Huile d’Olive a baissé de 280 000 tonnes pour l’année 2004 à 200 000tonnes pour l’année 2008. Quant aux vins et les produits vinicoles, la production est passée de 375 000 hl en 2004 à300 000 hl pour l’année 2008.Le tableau suivant résume l’évolution de la production des principaux produits agroalimentaires durant la période2004-2008. TAB./8 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DES PRINCIPAUX PRODUITS ALIMENTAIRES (2004-2008) Produits alimentaires 2004 2005 2006 2007 2008 Lait de boissons 336 347 368 382 421 (Millions de litres) Farine et semoule (1.000 tonnes) 1 325 1 345 1 325 1 434 1 521 Pâtes alimentaires et couscous (1.000 T) 231 242 250 263 290 Huile d’olive (1.000 tonnes) 280 130 210 180 200 Huile végétale (1.000 tonnes) 172 180 185 250 270 Concentré de tomate (1.000 tonnes) 126 125 79 98 138 Sucre en poudre (1.000 tonnes) 130 128 136 136 143 Vins et produits vinicoles (1.000 hl) 375 330 414 196 300 Eaux minérales (Millions de bouteilles) 347 394 456 502 609 Aliments de bétail (1.000 tonnes) 1 400 1 450 1 415 1 500 1 575 Boissons gazeuses (1.000 hl) 4 100 4 200 4 250 4 333 4 292 Source : MDCIII.3. INVESTISSEMENTSII.3.1. REPARTITION DES INVESTISSEMENTS PAR BRANCHELes investissements réalisés au cours de la période 2004 - 2008 dans le secteur Agroalimentaire onttotalisé 1 265 MTND.Le tableau suivant présente l’évolution des investissements par branche d’activité : 9
  • 10. TAB./9 EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS (2004-2008) Unité : MTND Branches 2004 2005 2006 2007 2008 Total Huile et corps gras 26 59 83 64 55 287 Sucre et dérivés 18 9 10 7 17 61 Conserves alimentaires 41 40 46 50 40 217 Lait et dérivés 10 7 10 28 9 64 Boissons 35 34 19 33 73 194 Céréales et dérivés 34 24 24 25 25 132 Viandes 13 4 4 13 20 54 Autres Branches 48 53 44 50 61 256 Total 225 230 240 270 300 1 265 Source : MDCI FIG./2 LES INVESTISSEMENTS CUMULÉS REALISES DANS LE SECTEUR AGROALIMENTAIRE PAR BRANCHE (2004 -2008)L’analyse du tableau n°9 montre que la moyenne des investissements réalisés durant la période 2004 - 2008 est de253 MTND par an.II.3.2. INVESTISSEMENTS DE MISE A NIVEAU:Depuis le lancement du programme de mise à niveau des entreprises industrielles et jusqu’à fin 2008, le COPIL aapprouvé 364 dossiers relatifs au secteur Agro-alimentaires. Les investissements correspondants ont été de 961 millionsde dinars représentant 19% du total des investissements approuvés par le COPIL dans les industries manufacturières.II.4. ECHANGES EXTERIEURSII.4.1. IMPORTATIONSLes importations du secteur agroalimentaire totalisent 2 599 millions de dinars en 2008 contre1 037 millions de dinars en 2004. Les huiles de graines, le sucre et dérivés et les céréales et dérivés représentent enmoyenne 90% des importations du pays en 2008. 10
  • 11. FIG./3 REPARTITION DES IMPORTATIONS DES PRINCIPAUX PRODUITS ALIMENTAIRES : ANNEE 2008Pour l’année 2008, l’Argentine et le Brésil ont été les deux premiers fournisseurs de la Tunisie en produitsAgroalimentaires (34% du volume des importations) suivis des Etats-Unis (13%) et de la France (7%).II.4.2. EXPORTATIONSLes exportations du secteur sont passées de 1 227 millions de dinars en 2004 à 1 850 millions de dinars en 2008, soitun taux de croissance annuel moyen de 11%. Pour l’année 2008, l’huile d’olive en constitue 41%, les produits de lamer 13% et les dattes 11%.En 2008, l’Italie est le premier client de la Tunisie en produits Agroalimentaires (40% du volume des exportations)suivie de l’Espagne 21% et de la Libye 13%. FIG./4 REPARTITION DES EXPORTATIONS DES PRINCIPAUX PRODUITS ALIMENTAIRES : ANNEE 2008 11
  • 12. II.4.3. TAUX DE COUVERTUREEn 2008, le taux de couverture enregistré est de 71 % contre respectivement 118% et 112% pour les années 2004et 2005. Cela explique à quel point joue la fluctuation de la production agricole dans la couverture des échanges dupays en la matière.Le tableau suivant résume l’évolution des échanges commerciaux et le taux de couverture durant la période 2004-2008 : TAB./11 EVOLUTION DES ECHANGES COMMERCIAUX DU SECTEUR AGROALIMENTAIRE (2004-2008) Unité : MTND Années 2004 2005 2006 2007 2008 Exportations 1 227 1 233 1 599 1 616 1 850 Importations 1 037 1 098 1 322 2 041 2 599 Taux de couverture (%) 118 112 121 79 71 Source : INS** INS: Institut National de la Statistique FIG./5 EVOLUTION DE LA BALANCE COMMERCIALE DU SECTEUR AGROALIMENTAIRE (2004-2008)II.5. NORMALISATION-CERTIFICATION Développé en 1997 par une vingtaine de sociétés européennes opérant dans la grande distribution, le référentielEurepGap (Euro Retail Produce) est devenu aujourd’hui une condition incontournable pour exporter des produitsalimentaires sur le marché européen, l’objectif étant de protéger la santé du consommateur et de sauvegarderl’environnement.L’adoption de ce référentiel au niveau de la production tunisienne se présente comme une obligation sans alternativepour continuer l’exportation sur le marché européen qui est la principale cible des exportateurs tunisiens.Les exigences des consommateurs pour une alimentation saine ont amené à développer les systèmes de managementde la qualité et de la sécurité alimentaire, connus sous le nom systèmes HACCP.En 2001, l’organisme ISO a développé un nouveau standard international au niveau des systèmes de managementde la sécurité alimentaire. Il s’agit du système référentiel international de certification ISO 22000. Ce standard viseà définir les exigences de management de la sécurité alimentaire dans le monde entier et qui couvre tous les besoinsdu consommateur et du marché. Il constitue un atout de taille pour les exportateurs tunisiens.Egalement, le système de la traçabilité est une nécessité qui s’impose aujourd’hui. La directive européenne 178/2002relative à la traçabilité des produits définit cette notion comme étant « la capacité de retracer à travers toutes les étapesde la production, de la transformation et de la distribution le cheminement d’une denrée alimentaire d’un alimentpour animaux, d’un animal producteur de denrées alimentaires ou d’une substance destinée à être incorporée oususceptible d’être incorporée dans une denrée alimentaire ou un aliment pour animaux ».En interdisant l’accès aux marchés européens de tous les produits non conformes aux règles de la traçabilité, la 12
  • 13. directive européenne protège à la fois le marché et le consommateur. Un système qui pour certains est une chancealors que pour d’autres, il serait un grand handicap.Pour l’entreprise tunisienne, il s’agit donc d’une nouvelle exigence, aux côtés de la qualité, des prix compétitifs et dela maîtrise des circuits de distribution, qui se traduit bien entendu par un investissement supplémentaire influant leprix final.Sur les 1033 entreprises opérant dans le secteur (dont 164 off-shore et 107 opérant dans le cadre d’un partenariat),87 sont certifiées ISO 9001 et/ou ISO 22000, ISO 14001, HACCP, BRC et IFS sur un total de 554 pour l’ensemble desIndustries Manufacturières. Le nombre d’entreprises agroalimentaires qui ont adhéré au Programme National dePromotion de la Qualité (PNPQ) a atteint 97 sur un total de 530, soit 18%. 13
  • 14. III. CARACTERISTIQUES PAR BRANCHEIII.1. HUILES ET CORPS GRASIII.1.1. ENTREPRISES, EMPLOI ET PARTENARIATIII.1.1.1. ENTREPRISES Cette branche compte 319 entreprises industrielles employant 10 personnes et plus . Parmi elles, 13 produisenttotalement pour l’exportation.La trituration des olives est assurée, aujourd’hui, par 1 660 huileries contre 1 180 unités en 1991 et 1 441 unités en1998.Il est à noter, également, qu’environ la moitié des huileries sont, aujourd’hui, équipées d’un système continu. Ceciconstitue une véritable rénovation du parc qui n’en comptait pas plus de 15% en 1998.Par ailleurs, la capacité théorique de trituration (tout système confondu) a connu, également, une évolutionremarquable en passant de 19 250 T/24h en 1993, à 22 620T/24h en 1998 pour atteindre, aujourd’hui, 32 000 T/24h.L’augmentation de la capacité, qui a engendré une réduction de la durée d’attente des olives, et la modernisation deséquipements, ont permis une amélioration sensible de la qualité moyenne des huiles d’olives, atout essentiel pourl’exportation.III.1.1.2. EMPLOI Les entreprises dont l’effectif est supérieur ou égal à 10 emploient 8 390 personnes (dont 623 pour les entreprisestotalement exportatrices et 7 767 pour les entreprises ATE). Ils représentent ainsi 13% de l’ensemble des emplois dusecteur des Industries Agroalimentaires.III.1.1.2. PARTENARIAT La branche des Huiles et Corps gras compte 14 projets réalisés en partenariat, soit 13% de l’ensemble desentreprises créées en partenariat dans le secteur des IAA. Ils emploient 560 personnes. L’Italie détient la premièreplace avec 4 entreprises et 187 emplois.III.1.2. PRODUCTION- VALEUR AJOUTEEIII.1.2.1. HUILE D’OLIVES L’évolution de la production d’huile d’olive durant les cinq dernières années se présente comme suit : TAB./12 EVOLUTION DE LA PRODUCTION D’HUILE D’OLIVES (2004-2008) Année 2004 2005 2006 2007 2008 Production (1000 tonnes) 280 130 210 180 200 Valeur (MTND) 781 494 1 050 810 980 Source : MDCI 14
  • 15. FIG. /6 EVOLUTION DE LA PRODUCTION D’HUILE D’OLIVES (2004-2008)On peut distinguer deux phases différentes concernant la collecte de l’huile d’olives :1. une première phase allant de la campagne 85/86 à celle de 93/94. Au cours de cette période, les quantités d’huile collectées par l’ONH ont représenté une moyenne de plus de 65% de l’ensemble de la production nationale. Le reste était écoulé sur le marché local.2. une deuxième phase à partir de la campagne 94/95, au cours de laquelle la part des quantités d’huiles collectées par l’ONH n’a pas dépassé une moyenne de 23% de l’ensemble de la production. Au cours de cette même période, les quantités collectées par l’office ont atteint, pendant trois campagnes successives (de 2000 à 2003), des niveaux très faibles (moins de 300 T au cours de 2001/2002 et 2002/2003).Cette chute observée au niveau de la part des quantités collectées par l’ONH s’explique principalement par :–– l’ouverture du secteur à la concurrence, et ce, suite à la promulgation du décret du 23 mai 1994 définissant notamment les conditions de commercialisation de l’huile d’olives tunisienne par des personnes physiques et morales. Cette décision a mis fin à la situation de monopole qu’occupait l’ONH jusqu’à la date susmentionnée.–– La politique des prix pratiquée par l’ONH après la libéralisation du secteur s’est caractérisée par un manque de flexibilité pour pouvoir concurrencer les opérateurs privés.III.1.2. 2. HUILE DE GRIGNONSa/ IMPLANTATION DES UNITÉSAu cours des années 70, il y avait 22 unités d’extraction d’huile de grignons. Il n’en existe actuellement qu’unedizaine d’unités fonctionnelles implantées pour la plupart au Sahel (Sousse, Monastir et Mahdia) et à Sfax avec unecapacité installée de l’ordre de 2.000 T/jour.b/ PRODUCTION D’HUILE DE GRIGNONSLes unités d’extraction acquièrent de préférence les grignons des huileries traditionnelles, étant moins épuisées, etqui peuvent donner jusqu’à 2% d’huile de grignons.Les produits issus de l’extraction sont les grignons épuisés et l’huile de grignons, destinés soit à d’autres industries(savonneries par exemple), soit, après raffinage, au mélange à l’huile d’olive vierge ou à l’huile de graines.Au cours des 5 dernières années, la production d’huile de grignons a évolué comme suit: TAB./13 EVOLUTION DE LA PRODUCTION D’HUILE DE GRIGNONS (2004-2008) Unité : tonne Années 2004 2005 2006 2007 2008 Quantité d’huile de grignons 16 000 8 700 11 000 9 400 10 500 Source : MDCI 15
  • 16. FIG./7 EVOLUTION DE LA PRODUCTION D’HUILE DE GRIGNONS (2004-2008)III.1.2.3. RAFFINAGE D’HUILE Le pays dispose actuellement de 13 unités de raffinage d’huile ayant une capacité globale de 900 tonnes/jour, soit270.000 tonnes par an. Le taux moyen d’utilisation de cette capacité est de 60% environ.Les huiles soumises au raffinage peuvent être des huiles d’olives vierges (de qualité lampante), des huiles de grignonset des huiles de graines locales (huile de colza) ou des huiles de graines importées à l’état brut.Les produits obtenus sont les huiles d’olives raffinées, les huiles de grignons raffinées et les huiles de graines raffinées.Les huiles raffinées sont conditionnées, soit en bouteilles en verre ou en plastique, soit en bidons métalliques. Leshuiles raffinées destinées au mélange sont logées en fûts métalliques.III.1.2.4. LE CONDITIONNEMENT D’HUILEa/ IMPLANTATION DES UNITÉSLe conditionnement d’huile d’olive pour la consommation locale et l’exportation, et d’huile de graines pourla consommation locale est réalisé dans environ 35 unités de conditionnement. Les unités spécialisées dansle conditionnement d’huile d’olives sont au nombre de 24 représentant une capacité installée de l’ordre de15 000 tonnes/ an qui reste faiblement exploitée.b/ CAPACITÉ DE TRANSFORMATIONPour l’ensemble des huiles alimentaires (huile de graines et huile d’olives), les quantités conditionnées sont passéesde 125 000 tonnes en 2004 à 280 000 tonnes en 2008, soit un taux de croissance annuel moyen de 22%.Cependant, il est à prévoir le développement de cette branche d’activité avec l’amélioration du niveau de vie, sachantque les huiles conditionnées pour le marché intérieur représentent actuellement prés de 50% des huiles consommées.Par ailleurs, un effort important est entrepris en vue d’augmenter la part, dans les exportations, d’huile d’olivesconditionnée sous label tunisien.III.1.2.5. LA MARGARINE ET LA GRAISSE VÉGÉTALEIl existe en Tunisie 4 unités qui produisent des graisses végétales et des margarines (à tartiner ou pâtissières).La production de margarines et graisses végétales a atteint 71 000 tonnes en 2008, contre 52 000 tonnes en 2004, soitun taux de croissance annuel moyen de 8%, due au lancement de nouveaux produits qui ont remplacé en partie lebeurre dans la consommation des ménages.Le tableau suivant résume l’évolution de la production de la margarine et de la graisse végétale au cours de la période2004-2008 : 16
  • 17. TAB./14 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE LA MARGARINE ET DE LA GRAISSE VEGETALE (2004-2008) Unité : tonne Années 2004 2005 2006 2007 2008 Margarine et graisse végétale 52 000 55 000 60 000 65 700 71 300 Source : MDCI FIG./8 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE LA MARGARINE ET DE LA GRAISSE VEGETALE (2004-2008)III.1.3. INVESTISSEMENTS III.1.3.1. EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS Les investissements réalisés au cours de la période 2004 - 2008 dans la branche Huile et Corps gras onttotalisé 287 MTND.Le tableau suivant présente l’évolution des investissements réalisés dans cette branche : TAB./15 EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS REALISES DANS LA BRANCHE HUILE ET CORPS GRAS (2004-2008) Unité : MTND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Modernisation des huileries 7 14 13 12 10 Modernisation des raffineries 2,5 3,7 4,5 2 1,5 Renouvellement unités huile grignon 1 - - - - Renouvellement conditionnement huile 0,7 2 8 3 1,5 Création huilerie 8 33 42 20 15 Création conditionnement huile 4 5 10 10 4 Création raffinage huile - - - - - Création extraction huile grignon - 0,5 2 1 - Total huile 23,2 58,2 82,7 63,1 53,7 Renouvellement unités graisse végétale 3 0,5 0,5 1 1 Total Huile et corps gras 26,2 58,7 83,2 64,1 54,7 Source : MDCIIII.1.3.2. INVESTISSEMENTS DE MISE À NIVEAU Dans le cadre du programme de mise à niveau des entreprises industrielles, il a été enregistré depuis le lancement duprogramme et jusqu’à fin 2008, l’approbation par le COPIL de 78 unités relevant de la branche « huiles et corps gras ».Les investissements correspondants ont été de 65 millions de dinars dont 7 millions de dinars comme Investissementsimmatériels. Il est à noter que le nombre total des entreprises du secteur des industries agroalimentaires approuvépar le COPIL pour la même période a été de 364 unités nécessitant une enveloppe d’investissements de 961 MTND.La branche des huiles et corps gras a ainsi contribué à près de 7% du total des investissements approuvés par leCOPIL dans les industries Agroalimentaires. 17
  • 18. III.1.4. ECHANGES EXTERIEURS III.1.4.1. LES N.S.H. La Nomenclature du Système Harmonisé (N.S.H) qui est à la fois une nomenclature tarifaire et statistique est codifiéeà 11 chiffres pour les besoins douaniers et à 10 chiffres pour les besoins statistiques.Les NSH de la branche Huile et Corps Gras sont réparties comme suit :–– Huile d’Olives : 1509–– Huile de grignons : 1510–– Huile de graines : 1507 - 1512 - 1513 - 1515–– Graisse végétale et animale : 1506 - 1516 - 1518–– Margarine : 1517III.1.4.2. EXPORTATIONS Actuellement, plus de 120 opérateurs privés ont été agréés pour l’exercice de la fonction d’exportateur d’huile d’olives.Pour le marché de l’huile d’olives tunisien, nous pouvons distinguer trois niveaux de prix :–– un prix à la production : il s’agit d’un prix minimum que garantit l’Office National de l’Huile aux producteurs qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas pu avoir une meilleure offre que celle de ce minimum garanti pour écouler leur production. Deux prix sont alors annoncés dont un qui concerne la qualité extra et l’autre pour la lampante.–– un prix commercial ou de marché : il s’agit du prix réel pratiqué par l’ONH pour acheter l’huile d’olives auprès des producteurs. Jusqu’à la campagne 2000-2001, l’ONH pratiquait un prix fixe durant toute la campagne. Durant la période 2001-2003, l’ONH a introduit plus de souplesse dans sa politique d’achat en adoptant des prix mensuels variables selon les cours du marché international. A partir de la campagne 2003- 2004, l’Office a adopté une nouvelle politique de prix assimilable à celle des opérateurs privés afin de remédier aux problèmes de collecte qu’il a rencontrés dans les campagnes précédente–– Observatoire national des prix à l’export : Son rôle consiste à contrôler les prix pratiqués à l’export et éviter que certains opérateurs appliquent, pour des raisons diverses, des prix « bradés » qui risquent d’avoir une incidence négative sur la valorisation des exportations tunisiennes de manière générale. Il est à noter que les interventions de l’observatoire sont de moins en moins fréquentes avec l’évolution de la maturité du secteur privé d’exportation d’huile d’olives.a/ EVOLUTION DES PRINCIPAUX PRODUITS EXPORTÉS L’évolution des exportations tunisiennes en matière d’huile et corps gras sur la période 2004-2008 se présente comme suit : TAB./16 EVOLUTION DES EXPORTATIONS D’HUILE ET CORPS GRAS (2004-2008) Année 2004 2005 2006 2007 2008 Qté huile d’olives (1000 tonnes) 211 109 169 173 169 Valeur huile d’olives (MTND) 708 477 835 696 759 Qté huile de graines et corps gras (1000 tonnes) 2 72 129 115 137 Valeur huile de graines et corps gras (MTND) 4 105 205 194 284 Total Huile et corps gras (MTND) 712 582 1 040 890 1 043 Source : INS 18
  • 19. FIG./9 EVOLUTION DES EXPORTATIONS D’HUILE D’OLIVES (2004-2008) !En 2008, les exportations d’huile d’olive ont atteint un volume de 169 000 T pour une valeur de 759 MTND enregistrant,par rapport à 2004, une croissance de 8% en terme de valeur et une régression de 5% en terme de quantité.Nous constatons à l’examen du tableau précédent qu’il existe une grande fluctuation au niveau du volume desexportations (respectivement de la valeur des exportations) d’une année à une autre. Cette fluctuation est principalementgénérée par les aléas de la production agricole.Plus de 80% des exportations sont réalisées par l’huile vierge extra et l’huile lampante.Néanmoins, au cours des deux dernières campagnes, nous avons assisté à une amélioration et une stabilisation de lapart de l’extra ce qui pourrait refléter une meilleure maîtrise des aspects techniques influant sur la qualité de l’huile.b/ PRINCIPAUX CLIENTS Les principaux clients de la Tunisie en matière d’huile et corps gras, en 2008, sont répartis en terme de valeur comme suit :–– L’Italie : 51%–– L’Espagne : 21%–– La Libye : 16%–– Les Etats-Unis : 7%–– Autres : 5%98% de nos exportations se font en vrac et 2% en conditionné.Notons aussi que l’Union Européenne accorde à la Tunisie un quota d’exportation de 56 000 tonnes.III.1.4.3. IMPORTATIONS a/ EVOLUTION DES PRINCIPAUX PRODUITS IMPORTÉS L’évolution des importations tunisiennes en matière d’huile et corps gras sur la période 2004-2008 se présente comme suit : TAB./17 EVOLUTION DES IMPORTATIONS D’HUILE ET CORPS GRAS (2004-2008) Années 2004 2005 2006 2007 2008 Qté huile de graine (1000 tonnes) 256 272 360 296 360 Valeur huile de graine (MTND) 208 232 287 289 561 Source : INSb/ PRINCIPAUX FOURNISSEURS Les principaux fournisseurs de la Tunisie en matière d’huile et corps gras, en 2008, sont répartis en terme de valeur commesuit :–– Les Etats-Unis : 40%–– L’Argentine : 30% 19
  • 20. –– Le Brésil : 9%–– L’Allemagne : 7%–– L’Espagne : 3%–– Autres : 11%III.1.4.4. TAUX DE COUVERTURE L’évolution du taux de couverture de la branche huile et corps gras sur la période 2004-2008 se présente comme suit : TAB./18 EVOLUTION DU TAUX DE COUVERTURE DE LA BRANCHE HUILE ET CORPS GRAS (2004-2008) Année 2004 2005 2006 2007 2008 Exportations (MTND) 712 582 1 040 890 1 043 Importations (MTND) 208 232 287 289 561 Taux de couverture 342% 250% 390% 300% 190% Source : INSIII.1.5. CERTIFICATION La pratique de la certification est en cours de développement, surtout que l’UE exige des certificats de traçabilité desproduits agroalimentaires depuis janvier 2005.A la fin de 2008, la branche des huiles et corps gras compte 7 entreprises certifiées ISO et HACCP, sur un total de 87 pourl’ensemble du secteur des IAA, soit 8%.III.1.6. PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENTIl existe d’importantes potentialités de valorisation de l’huile d’olive tunisienne. Plusieurs initiatives ont été prisespour permettre l’essor du secteur. En effet, une stratégie de développement de la branche a été adoptée et a permisde réaliser rapidement un certain nombre d’objectifs, tels que :–– l’augmentation du quota d’exportation vers l’UE de 46 000 tonnes à 56 000 tonnes en 2005 ;–– des possibilités au secteur privé de commercialiser sur le marché de l’UE, 4000 tonnes d’huile d’olives conditionnées « biologique » et comportant l’origine tunisienne ;–– la suppression des taxes à l’exportation sur l’huile d’olives qui était supportée par les opérateurs privés.L’examen de la structure des exportations fait ressortir que 2% seulement des quantités d’huile d’olive exportéessont conditionnés. A cet effet, un fonds de promotion de l’huile d’olive conditionnée a été mis en place . Cefonds, alimenté d’ores et déjà par un pourcentage de 0,5% de la valeur des quantités exportées en vrac, commenceà prendre forme et à arrêter ses programmes d’actions. Il a encaissé en effet, sur la saison 2005/2006, 4,5 millionsde dinars, puisque les entrées étaient à hauteur de 830 MTND.L’objectif de ce fonds est clair : résoudre définitivement le problème du vrac en créant un label pour l’huile d’olivetunisienne conditionnée, en explorant de nouveaux marché, Chine, Inde, Russie, et en défendant une grandequalité.Lors de la nouvelle stratégie du secteur Agroalimentaire, il a été principalement décidé la création d’un prix nationalpour la meilleure huile d’olive conditionnée, la création d’un consortium d’exportation d’huile d’olive conditionnéeet d’un label qualité et la mise en œuvre en collaboration avec l’Agence de Promotion des Investissements Extérieursd’un programme de démarchage des principales sociétés multinationales en vue de les inciter à investir en Tunisie.III.2. CEREALES ET DERIVESIII.2.1. ENTREPRISES, EMPLOI ET PARTENARIATIII.2.1.1. ENTREPRISES La transformation des céréales et dérivés est une activité importante du secteur agroalimentaire dans la mesure oùelle traite un produit de première nécessité et procure de nombreux emplois. 20
  • 21. Il est à remarquer que l’activité de cette branche est en évolution constante quelque soient lesperformances de l’agriculture, puisque le déficit céréalier éventuel causé par les années de sécheresse est, de toutefaçon, comblé par l’importation.Cette branche compte 234 entreprises industrielles employant 10 personnes et plus . Parmi elles, 8 produisenttotalement pour l’exportation.III.2.1.2. EMPLOI Les entreprises dont l’effectif est supérieur ou égal à 10 emploient 11 663 personnes (dont 270 pour les entreprisestotalement exportatrices et 11 393 pour les entreprises ATE). Ils représentent ainsi 9 % de l’ensemble des emplois dusecteur des Industries Agroalimentaires.III.2.1.3. PARTENARIAT La branche des Céréales et dérivés compte 14 projets réalisés en partenariat, soit 13% de l’ensemble des entreprisescréées en partenariat dans le secteur des IAA. Ils emploient 2 214 personnes. La France et l’Italie détiennent lapremière place avec 5 entreprises pour chaque pays.III.2.2. PRODUCTION - VALEUR AJOUTEEa) MINOTERIES ET SEMOULERIESIl existe actuellement 28 moulins (contre 21 en 1994) d’une capacité de transformation de 110 000 quintaux/jour,soit près de 33 millions de quintaux par an, sur la base de 300 jours de travail contre 18 millions de quintaux audébut des années 90, soit un quasi doublement des capacités en 10 ans. Ces unités approvisionnent un marché localdont le niveau de consommation tend à plafonner au niveau de 20 millions de quintaux. Ceci se traduit par des tauxd’exploitation moyens inférieurs à 60% de la capacité actuelle de production..Le tableau suivant résume l’évolution de la production des différents produits de la filière trituration des blés durantla période 2004 - 2008. TAB./19 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DES DIFFERENTES INDUSTRIES CEREALIERES (2004-2008) Unité : 1000 tonnes Année 2004 2005 2006 2007 2008 Farine boulangère 675 683 635 725 684 Farine pâtissière 116 116 118 133 165 Semoule 534 546 572 576 672 Total 1 325 1 345 1 325 1 434 1 521 Source : MDCI FIG./10 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DES DIFFERENTES INDUSTRIES CEREALIERES (2004-2008) 21
  • 22. b) PÂTES ALIMENTAIRES ET COUSCOUSL’activité pâtes alimentaires et couscous compte une vingtaine d’unités dont 16 seulement sont en état de production(9 fabriquent des pâtes, 3 fabriquent le couscous et 4 unités mixtes).La capacité de production des unités en activité est évaluée à 214 000 tonnes de pâtes et 77 000 tonnes de couscous.Cette capacité est exploitée à raison de 60 %. Ces unités procurent environ 1.000 emplois permanents (700 pour laproduction de pâtes alimentaires et 300 pour la fabrication de couscous). En 2008, la production de pâtes alimentaireset de couscous a atteint 290.000 tonnes.Cinq unités, intégrées à des semouleries, fournissent 80% de la production de pâtes et 50% de celle du couscous.La fabrication de pâtes fraîches, dans certains établissements artisanales du type traiteur et pizzeria, est endéveloppement.La production des pâtes alimentaires et de couscous a évolué durant les cinq dernières années passant respectivementde 179.000 et 52.000 tonnes en 2004 à 223.000 et 67.000 tonnes en 2008. TAB./20 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DES PATES ALIMENTAIRES ET DU COUSCOUS (2004-2008) Unité : 1000 tonnes Année 2004 2005 2006 2007 2008 Pâtes alimentaires 179 186 190 202 223 Couscous 52 56 60 61 67 Total 231 242 250 263 290 Source : MDCI FIG./11 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DES PATES ALIMENTAIRES ET DU COUSCOUS DURANT LA PERIODE 2004-2008c) LA BOULANGERIELa capacité de production du pain est de l’ordre de 1,5 millions de tonnes/an, ce qui correspond au double de laconsommation nationale de ce produit. En 2008, la production du pain a atteint 817.000 tonnes contre 777.000 tonnesen 2004, soit un taux de croissance annuel moyen de 1%.Le tableau suivant présente l’évolution de la production de pains durant la période 2004-2008 : TAB./21 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE PAINS (2004-2008) Unité : 1000 tonnes Année 2004 2005 2006 2007 2008 Production de pains 777 788 798 807 817 Source : MDCI 22
  • 23. FIG./12 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE PAINS (2004-2008)d) LA BISCUITERIEL’industrie de la biscuiterie en Tunisie compte une douzaine d’unités qui peuvent être subdivisées en3 catégories selon l’aspect et la composition du produit fini :–– biscuits secs à pâte sèche ou dure, fourrée et enrobée ;–– biscuits à pâte molle aux œufs ;–– biscuits à pâte liquide.La production de biscuits au cours de la période 2004-2008 a évolué comme suit : TAB./22 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE BISCUITS (2004-2008) Unité : tonne Année 2004 2005 2006 2007 2008 Production 55 000 63 000 63 600 67 800 71 200 Source: MDCI FIG./13 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE BISCUITS (2004-2008)e) ALIMENTS CONCENTRÉSLa branche des aliments concentrés a connu au cours des dernières années un développement important. La capacitéde production est estimée à environ 2,6 millions de tonnes par an répartie à raison de 49% au Nord, 40% au Centreet 11 % au Sud. Le taux d’utilisation de la capacité est de 35% seulement.Suite aux conditions climatiques défavorables notamment dans les régions du centre et du sud du pays, la productiondes aliments concentrés a presque doublé de 1997 à 2001. Elle est passée de 886 000 tonnes en 1997 à prés de 1 552000 tonnes en 2001. En 2008, la production a atteint 1 575 000 tonnes:  23
  • 24. TAB./23 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DES ALIMENTS CONCENTRÉS (2004-2006) Unité : 1000 tonnes Année 2004 2005 2006 2007 2008 Production 1400 1450 1415 1500 1575 Source : MDCIIII.2.3. INVESTISSEMENTSIII.2.3.1. EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS :Les investissements réalisés dans la branche des céréales et dérivés sur la période 2004 - 2008 figurent dans le tableausuivant : TAB./24 EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS REALISES DANS LA BRANCHE CEREALES ET DERIVES (2004-2008) Unité : 1000 TND Années 2004 2005 2006 2007 2008 Minoteries 10 000 5 000 3 000 5 000 5 000 ° Renouvellement 10 000 5 000 3 000 5 000 5 000 ° Créations nouvelles 0 0 0 0 0 Pâtes alimentaires + Couscous 5 000 5 000 6 000 5 500 5 000 ° Renouvellement 5 000 5 000 6 000 5 500 5 000 ° Créations nouvelles 0 0 0 0 0 Boulangerie 7 000 5 900 5 400 5 000 4 500 ° Renouvellement 3 500 3 000 2 700 2 500 2 500 ° Créations nouvelles 3 500 2 900 2 700 2 500 2 000 Biscuiterie 4 000 3 000 3 300 4 500 6 000 ° Renouvellement 4 000 2 500 1 600 2 000 3 000 ° Créations nouvelles 0 500 1 700 2 500 3 000 Aliment concentré 7 500 5 500 6 500 4 500 4 500 ° Renouvellement 4 000 3 000 5 000 2 500 2 000 ° Créations nouvelles 3 500 2 500 1 500 2 000 2 500 Total 33 500 24 400 24 200 24500 25000 Source : MDCIIII.2.3.2. INVESTISSEMENTS DE MISE À NIVEAU Dans le cadre du programme de mise à niveau des entreprises industrielles, on a assisté depuis le lancement duprogramme et jusqu’à fin 2008 à l’approbation par le COPIL de 73 unités relevant des Industries des céréaleset dérivés. Les investissements correspondants ont été de l’ordre de 260 millions de dinars dont 21 millions dedinars comme Investissements immatériels. Il est à noter que le total des entreprises du secteur des industriesAgroalimentaires approuvé par le COPIL pour la même période a été de 364 unités nécessitant une envelopped’investissements de l’ordre de 961 MTND. La branche des céréales et dérivés a ainsi contribué à prés de 27% dutotal des investissements approuvés par le COPIL dans les industries Agroalimentaires. 24
  • 25. III.2.4. ECHANGES EXTERIEURS III.2.4.1. LES N.S.H. Les NSH de la branche Céréales et Dérivés sont réparties comme suit :–– Froment (blé) dur et tendre : 101–– Orge : 1003–– Mais : 1005–– Riz : 1006–– Sorgho : 1007–– Produits de la minoterie (farine et semoule) : 1101-1102-1103-1106–– Autres : 1108–– Mélange de farine lactée : 1901–– Pâte alimentaire : 19021-19022-19023–– Couscous : 19024–– Autres préparations à base de maïs : 1904–– Biscuit : 1905III.2.4.2. EXPORTATIONS a/ EVOLUTION DES PRINCIPAUX PRODUITS EXPORTÉS L’évolution des exportations tunisiennes en matière de Céréales et Dérivés sur la période 2004-2008 se présente commesuit : TAB./25 EVOLUTION DES EXPORTATIONS DE CEREALES ET DERIVES (2004-2008) Année 2004 2005 2006 2007 2008 Produits de la minoterie (1000 tonnes) 14 84 37 44 13 Valeur produits minoterie (MTND) 6 34 6 14 25 Préparations à base de blés (1000 tonnes) 55 77 74 64 74 Valeur Préparations à base de blés (MTND) 50 75 73 78 113 Total Céréales et Dérivés (MTND) 56 109 87 103 119 Source : INSb/ PRINCIPAUX CLIENTS Les principaux clients de la Tunisie en matière de céréales et dérivés, en 2008, sont répartis en terme de valeurs commesuit :–– La Libye : 43%–– L’Algérie : 10%–– Le Nigéria : 9%–– La France : 7%–– Le Cote d’Ivoire : 4%–– L’Italie : 2%–– Autres : 25%III.2.4.3. IMPORTATIONS a/ EVOLUTION DES IMPORTATIONSL’évolution des importations tunisiennes en matière de céréales et dérivés sur la période 2004-2008 se présente commesuit : TAB./26 EVOLUTION DES IMPORTATIONS DE CEREALES ET DERIVES (2004-2008) Année 2004 2005 2006 2007 2008 Volume des Céréales et dérivés (1000 tonnes) 1 976 2 435 2 632 3 138 3 026 Valeur des Céréales et dérivés (MTND) 428 481 590 1 184 1 461 Source : INS 25
  • 26. b/ PRINCIPAUX FOURNISSEURS Les principaux fournisseurs de la Tunisie en matière de céréales et dérivés, en 2008, sont répartis en terme de valeurscomme suit :–– LUkranie : 26%–– La France : 13%–– Les Etats-Unis : 11%–– La Russie : 9%–– Le Canada : 8%–– L’Allemagne : 5%–– La Bulgarie : 4%–– La Syrie : 3%–– Autres : 21%III.2.4.4. TAUX DE COUVERTURE L’évolution du taux de couverture de la branche «Céréales et dérivés» sur la période 2004 - 2008 se présente comme suit : TAB./27 EVOLUTION DU TAUX DE COUVERTURE DE LA BRANCHE CEREALES ET DERIVES (2004-2008) Année 2004 2005 2006 2007 2008 Exportations (MTND) 56 109 87 103 119 Importations (MTND) 428 481 590 1 184 1 461 Taux de couverture 13% 22% 15% 9% 8% Source : INSIII.2.5. CERTIFICATION La pratique de la certification est en cours de développement, surtout que l’UE exige des certificats de traçabilité desproduits agroalimentaires depuis janvier 2005.A la fin de 2008, la branche des Céréales et dérivés compte 15 entreprises certifiées ISO et HACCP, sur un total de 87 pourl’ensemble du secteur des IAA, soit 17%.III.2.6. PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT DE LA BRANCHEAu niveau du travail des céréales, il y a lieu de distinguer la 1ère et la 2ème transformation. Lesusines de 1ère transformation assurent les besoins du pays en farine et semoule. Ces unités sont bienréparties dans le pays. Elles traitent les matières premières locales et importées, pour assurer l’autosuffisance.Quant à l’industrie de 2ème transformation (unités de pâtes alimentaires et de couscous, biscuiteries, biscotteries etboulangeries), elle connaît un accroissement moyen de la consommation de 3,5% pour les produits de base, tels queles pâtes alimentaires, le couscous et le pain, et de 2% pour les autres produits : biscuit, biscotte, pâtisserie. Cetteévolution, presque équivalente à l’accroissement démographique, est considérée comme modérée, et elle s’expliquepar la saturation du marché local.Il est attendu que la branche relative à l’activité des pâtes alimentaires et à celle du couscous connaisse uneaugmentation de la production de 5% pour les pâtes et de 3% pour le couscous, étant entendu que les entreprisessont appelées à poursuivre leurs programmes de mise à niveau en consolidant leurs acquis en matière d’assurancequalité et en renforçant le courant d’exportation développé au cours des dernières années.La surcapacité doit être maîtrisée en optimisant l’exploitation des capacités disponibles.Il est en outre prévu de :–– revoir la question de la politique des prix ;–– engager une étude sectorielle approfondie tendant à reconsidérer la gestion actuelle de la filière et à libéraliser par étapes ses différentes composantes ;–– généraliser la livraison en vrac des semoules destinées aux fabriques de pâtes et de couscous ;–– maîtriser l’augmentation des capacités et les investissements en matière de création de nouvelles unités de production ;–– encourager les actions tendant à améliorer la qualité des produits ;–– encourager le partenariat et l’exportation 26
  • 27. Il existe des perspectives de partenariat dans cette branche. Ce partenariat concernera des produits non subventionnés,variés et à haute valeur ajoutée et pouvant être exportés (biscuiteries, pâtes spéciales, couscous prêt à l’emploi etc.,…).Le XIème Plan prévoit une enveloppe d’investissement dans la branche des céréales et dérivés de190 MTND, contre 160 MTND réalisés au courant du Xème Plan.III.3. CONSERVES ALIMENTAIRESIII.3.1. ENTREPRISES, EMPLOI ET PARTENARIATIII.3.1.1. ENTREPRISES Cette branche comporte l’Industrie des fruits et légumes, l’Entreposage frigorifique et l’Industrie des poissons. Ellecompte 302 entreprises industrielles employant 10 personnes et plus . Parmi elles, 118 produisent totalement pourl’exportation.III.3.1.2. EMPLOI Les entreprises dont l’effectif est supérieur ou égal à 10 emploient 27 051 personnes (dont 13 638 pour les entreprisestotalement exportatrices et 13 413 pour les entreprises NTE). Ils représentent ainsi 40 % de l’ensemble des emploisdu secteur des Industries Agroalimentaires.III.3.1.3. PARTENARIAT La branche des Conserves compte 41 entreprises réalisées en partenariat, soit 37% de l’ensemble des entreprisescréées en partenariat dans le secteur des IAA. Ces entreprises emploient 4 353 personnes. L’Italie détient la premièreplace avec 18 entreprises et 1209 emplois, suivie de la France avec 12 entreprises et 995 emplois.III.3.2. PRODUCTION - VALEUR AJOUTEEIII.3.2.1. CONSERVES DE FRUITS ET LÉGUMESa/ TRANSFORMATION DES TOMATES La Tunisie est parmi les 10 premiers pays transformateurs de tomates dans le monde et occupe la sixième placeau niveau des pays de l’AMITOM. En terme d’utilisation du DCT, la Tunisie occupe la première place à l’échellemondiale avec une consommation moyenne de 50 kg/an/hab. La même consommation ne dépasse pas 35 kg aux USAet 24 kg en Italie.Le conserve de tomate représente environ 90% de l’activité de conserves de fruits et de légumes avec une moyenneannuelle de transformation, de 600 mille tonnes de tomates fraîches.En terme de diversification, la production reste focalisée sur un seul produit à savoir le DCT. D’autres variétés deproduits telles que le simple concentré de tomate, le triple concentré de tomate (32/36%), les tomates pelées, etautres produits dérivés de tomates (Ketchup, coulis de tomates, tomates séchées, tomates en poudre, sauces à base detomate,...) sont fabriqués à très faibles quantités.La transformation de tomate en 2008 a été assurée par 28 unités contre 32 en 2005. Les quantités traitées au termede la campagne ont atteint 807 mille tonnes de tomates fraîches avec une production de DCT se situant à 138 milletonnes.Le tableau suivant présente l’évolution de la filière de la tomate d’industrie durant la période (2004 - 2008) : TAB 28 : EVOLUTION DE LA FILIERE TOMATE D’INDUSTRIE EN TUNISIE (2004 – 2008) Campagne 2004 2005 2006 2007 2008 Quantité transformée de tomate fraîche (T) 743 000 735 000 463 000 559 000 807 000 Production DCT (T) 126 000 125 000 79 000 97 500 138 000 Source : GICA 27
  • 28. Notons que l’utilisation de l’irrigation de goutte à goutte a commencé en 1995 avec seulement une superficie de200 Ha, soit moins de 1% du total des superficies emblavées. Ce mode d’irrigation a permis de remédier à la faibleproductivité en portant le rendement de l’hectare de 22 T/Ha en 1994 à environ 44 T/Ha actuellement. Toutefois,ce rendement reste relativement faible si nous le comparons à celui des pays producteurs de tomate dans le bassinméditerranéen (Exemple : Italie, France, Grèce, 70 T/ha).Le prix de cession des tomates fraîches destinées à la transformation se situe à 105 millimes/kg. Ce niveau est aussirelativement élevé si nous le comparons à celui pratiqué dans certains pays tels que la Turquie ou la Chine. Parailleurs et compte tenu des subventions accordées aux agriculteurs en Europe, le prix de vente des tomates fraîchesdestinées à la transformation est sensiblement moins élevé que celui pratiqué en Tunisie.b/ HARISSA :La production de l’Harissa a évolué positivement au cours des cinq dernières années. TAB 29 : EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE L’HARISSA (2004 – 2008) Unité : Tonne Année 2004 2005 2006 2007 2008 Production de piments 180 700 180 000 175 000 180 000 190 000 Quantité transformée 40 000 38 600 43 000 45 600 47 000 Production d’harissa 18 700 18 000 21 100 22 500 24 400 Source : GICALa production de l’harissa est passée de 18 700 tonnes en 2004 à 24 400 tonnes en 2008. La production de l’harissaindustrielle est à base de piment rouge à l’état frais dont la disponibilité au stade agricole conditionne de manièreimportante les quantités fabriquées au niveau industriel. Le rendement industriel est de l’ordre de 2 à 2,2 kg depiment rouge frais pour 1 kg d’harissa.Le rapport transformation / production agricole varie en général entre 10 et 14% selon la disponibilité et le prix despiments frais.En 2008, la transformation a été assurée par 24 unités ayant une capacité de transformation totale de l’ordre de 1.000tonnes/ jour.c/ AUTRES CONSERVES DE LÉGUMES :Les principaux produits concernés par cette activité sont le petit pois et l’haricot. La production des autres conservesde légumes a enregistré une stagnation au cours des dernières années à environ 700 tonnes/an.La production de petits pois et des haricots, constituant les principaux produits de la branche, a enregistré unerégression au cours des dernières années pour les raisons suivantes :–– La concurrence des produits importés : Ces produits restent compétitifs sur le marché tunisien malgré des droits de douane élevés de l’ordre de 73%.–– L’indisponibilité des matières premières à des prix compétitifs. Sur ce plan, l’industrie des conserves est concurrencée par la consommation en frais.–– L’orientation en général du consommateur tunisien vers les produits frais.––d/ CONSERVES DE FRUITS :Il existe trois unités spécialisées dans la production de conserves de fruits. 29 autres unités traitent les fruits en tantqu’activité secondaire. La capacité théorique de l’ensemble de ces unités est de l’ordre de 21.000 tonnes par an. Lesprincipaux fruits concernés par la transformation sont le coing, l’abricot, la figue et la fraise (voir tableau suivant). 28
  • 29. TAB 30 : EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE CONFITURE DES PRINCIPAUX FRUITS (2004– 2008) Unité : Tonne Année 2004 2005 2006 2007 2008 Coing 1 900 1 695 2 983 2 400 2 940 Abricot 735 757 860 1 370 1 400 Figue 845 838 990 950 1 150 Fraise 232 760 1 317 1 200 1 260 Source : GICALa transformation des fruits est axée sur la production des confitures. Près de 90% du tonnage produit est emballédans des boîtes métalliques. Le reste est conditionné dans des bocaux en verre.III.3.2.2. SEMI-CONSERVES DE LÉGUMESLa transformation des semi-conserves est assurée par 26 unités industrielles. La capacité de transformation est estiméeà 10.500 tonnes par an. Elle correspond à la capacité des unités industrielles de transformation d’olives de table.Les principaux produits sont les olives de table et en plus petites quantités les piments, les variantes (macédoine delégumes), les cornichons, les câpres, les citrons, etc.Le secteur industriel représente environ 40% de la production d’olives de table avec près de 6.000 tonnes traitées paran. Plus de 10.000 tonnes d’olives sont traitées par le secteur artisanal.L’évolution du tonnage transformé des principaux produits est donnée par le tableau suivant : TAB 31 : EVOLUTION DE LA TRANSFORMATION DES SEMI-CONSERVES INDUSTRIELLES (2004 – 2008) Unité : Tonne Année 2004 2005 2006 2007 2008 Olives de table 4 940 6 425 4 430 4 550 5 525 Artichauts 165 506 463 334 60 Câpres 120 124 72 53 68 Source : GICAIII.3.2.3. CONSERVES DE POISSONSa/ SARDINES :La moyenne des quantités de conserves de sardines produites au cours des 5 dernières années se situe à environ 4 200tonnes. En 2008, 9 unités ont transformé 6 540 tonnes de matières premières donnant lieu à 4 670 tonnes de produitsfinis. La capacité de transformation s’est située en 2008 à 68 T/jour.Nous présentons, dans le tableau ci-dessous l’évolution des quantités de sardines traitées sur la période 2004-2008 : TAB 32 : EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE SARDINES (2004 – 2008) Unité : Tonne Année 2004 2005 2006 2007 2008 Quantité transformée de sardine fraîche 3 260 4 705 7 470 7 476 6 540 Production de conserves de sardines 2 322 3 183 5 271 5 555 4 670 Source : GICA / GIPPL’insuffisance des matières premières reste la principale contrainte pour développer la production des sardines enconserves. En effet, plusieurs unités ont une activité très irrégulière à cause de ce problème. 29
  • 30. b/ THON :Actuellement, la capacité installée de transformation de thon est de 135 T/jour. Les matières premières sont constituéesà plus de 95% par le thon importé. En effet, une grande partie du thon rouge tunisien est exporté en frais vers despays comme le Japon. TAB 33 : EVOLUTION DE LA PRODUCTION DU THON (2004 – 2008) Unité : Tonne Année 2004 2005 2006 2007 2008 Quantité transformée de Thon frais 15 647 17 890 20 506 16 870 16 230 Dont Thon d’origine tunisienne 322 450 344 98 66 Production de conserves de thons 6 271 6 910 7 500 6 715 6 260 Source : GICA / GIPPLes quantités transformées de thon en 2008 ont atteint environ 16 230 tonnes, dont 66 tonnes de thon local, contreenviron 16 870 tonnes (dont 98 tonnes de thon local) pour l’année 2007. Ces quantités ont permis de produire 6 260tonnes de conserves de thon en 2008 contre 6 715 tonnes en 2007.III.3.3. INVESTISSEMENTSIII.3.3.1. EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS :Les investissements réalisés dans la branche des Conserves Alimentaires au cours des années 2004-2008 figurent dansle tableau suivant : TAB./34 EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS REALISES DANS LA BRANCHE CONSERVES ALIMENTAIRES (2004-2008) Unité : 1000 TND Années 2004 2005 2006 2007 2008 Renouvellement Conserveries 8 000 5 000 8 000 7 000 8 000 Créations nouvelles Conserveries 3 000 3 000 5 000 8 000 2 000 Créations froid et congélation 30 000 32 000 33 000 35 000 30 000 Total 41 000 40 000 46 000 50 000 40 000 Source : MDCIIII.3.3.2. INVESTISSEMENTS DE MISE À NIVEAU :Dans le cadre du programme de mise à niveau des entreprises industrielles, on a assisté depuis le lancement duprogramme et jusqu’à fin 2008 à l’approbation par le COPIL de 90 unités relevant des Industries des conservesalimentaires. Les investissements correspondants ont été de l’ordre de 135 millions de dinars dont 15 millions dedinars comme Investissements immatériels. Il est à noter que le total des entreprises du secteur des industriesAgroalimentaires approuvé par le COPIL pour la même période a été de 364 unités nécessitant une envelopped’investissements de l’ordre de 961 MTND. La branche des conserves alimentaires a ainsi contribué à prés de 14%du total des investissements approuvés par le COPIL dans les industries Agroalimentaires.III.3.4. ECHANGES EXTERIEURS :III.3.4.1. LES N.S.H. :Les NSH de la branche Conserves Alimentaires sont réparties comme suit :–– Poissons, crustacés,… : 0302-0303-0304-0305-0306-0307–– Conserve de sardine : 160413–– Conserve de thon : 160414–– Conserve d’anchois : 160416–– Dattes : 08041 30
  • 31. –– Agrumes : 0805–– Semi-conserve de légumes : 2001-20021-2004905-2004909-2005-2006–– Concentré de tomate : 20029–– Câpre : 20049030-20059030–– Confiture : 2007-2008–– Harissa : 0904209001III.3.4.2. EXPORTATIONS :a/ EVOLUTION DES PRINCIPAUX PRODUITS EXPORTÉS :L’évolution des exportations tunisiennes en matière de Conserves Alimentaires sur la période 2004-2008 se présentecomme suit : TAB./35 EVOLUTION DES EXPORTATIONS DE CONSERVES ALIMENTAIRES (2004-2008) Unité : MTND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Produits de la mer 153 202 229 233 238 Dattes 105 131 117 211 209 Agrumes 14 15 16 14 25 Conserves de fruits et légumes 25 29 45 31 48 * dont Concentré de tomate 17 20 38 19 39 Harissa 14 13 14 20 23 Total Conserves Alimentaires 311 390 421 509 543 Source : INSb/ PRINCIPAUX CLIENTS :Les principaux clients de la Tunisie en matière de conserves alimentaires, en 2008, sont répartis en terme de valeurscomme suit :–– L’Italie : 24%–– L’Espagne : 20%–– La France : 15%–– La Libye : 9%–– Le Japon : 7%–– Le Maroc : 6%–– L’Algérie : 2%–– L’Allemagne : 2%–– La Grèce : 2%–– Autres : 13%III.3.4.3. IMPORTATIONS :a/ EVOLUTION DES PRINCIPAUX PRODUITS IMPORTÉS :L’évolution des importations tunisiennes en matière de conserves alimentaires sur la période 2004-2008 se présente commesuit : TAB./36 EVOLUTION DES IMPORTATIONS DE CONSERVES ALIMENTAIRES (2004-2008) Unité : MTND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Produits de la mer 35 48 62 67 86 Conserves de fruits et légumes 6 7 12 25 19 Total Conserves Alimentaires 41 55 74 92 105 Source : INS 31
  • 32. b/ PRINCIPAUX FOURNISSEURS :Les principaux fournisseurs de la Tunisie en matière de conserves alimentaires, en 2008, sont répartis en terme de valeurscomme suit :–– L’Inde : 24%–– L’Espagne : 20%–– La France : 13%–– L’Italie : 9%–– L’Oman : 4%–– Le Taiwan : 4%–– La Thaïlande : 4%–– La Libye : 3%–– L’Argentine : 3%–– Autres : 16%III.3.4.4. TAUX DE COUVERTURE :L’évolution du taux de couverture de la branche conserves alimentaires sur la période 2004-2008 se présente comme suit : TAB./37 EVOLUTION DU TAUX DE COUVERTURE DE LA BRANCHE CONSERVES ALIMENTAIRES (2004-2008) Années 2004 2005 2006 2007 2008 Exportations (MTND) 311 390 421 509 543 Importations (MTND) 41 55 74 92 105 Taux de couverture 706% 700% 570% 550% 510% Source : INSIII.3.5. CERTIFICATION :La pratique de la certification est en cours de développement, surtout que l’UE exige des certificats de traçabilité desproduits agroalimentaires depuis janvier 2005.A la fin de 2008, la branche des Conserves Alimentaires compte 23 entreprises certifiées ISO et HACCP, sur un total de 87pour l’ensemble du secteur des IAA, soit 26%.III.3.6. PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT DE LA BRANCHE DES CONSERVES Le XIème plan (2007 – 2011) prévoit, pour la Branche des Conserves Alimentaires, un taux de croissance annuel de 5%,réparti par type d’activités comme suit :–– Pour la production d’Harissa, le Plan prévoit un taux de croissance de 6,4%. Il est prévu de mettre en place au cours de 2007 un Label de qualité pour l’Harissa.–– Le XIème plan prévoit, respectivement, pour la production des conserves des légumes et fruits des taux de croissance de 11,4% et 2,8%.–– Concernant la production des semi-conserves, il est prévu un taux de croissance de 5,7%.–– Le Plan prévoit un taux de croissance remarquable de 18% pour la production de conserves de sardines contre 2% pour les conserves de Thon. Pour les produits de la mer congelés, le taux de croissance annuel ne dépasse pas 8%.Afin d’atteindre ces objectifs, il est recommandé d’augmenter la valeur ajoutée en diminuant les coûts de productionà travers, la mise en place de contrats de culture surtout pour la tomate et la diversification de la production.Par ailleurs, il est prévu que les investissements dans la branche des Conserves Alimentaires sur toute la période duXIème plan (2007 – 2011) atteignent 183 MTND. Ces investissements seront répartis comme suit : 32
  • 33. –– renouvellement et mise à niveau  de conserveries de fruits et légumes : 33 MTND–– nouvelles créations de conserveries de fruits et légumes : 12 MTND–– renouvellement et mise à niveau  de conserveries de poissons : 17 MTND–– nouvelles créations de conserveries de poissons : 9 MTND–– nouvelles créations des unités de congélation des produits de la mer : 49 MTND–– renouvellement et mise à niveau des unités de congélation des produits de la mer : 63 MTNDIII.4. INDUSTRIE LAITIÈREIII.4.1. ENTREPRISES, EMPLOI ET PARTENARIATIII.4.1.1. ENTREPRISES :La branche de lait et dérivés compte 34 entreprises industrielles, toutes ATE employant 10 personnes et plus.III.4.1.2. EMPLOI :Les entreprises dont l’effectif est supérieur ou égal à 10 emploient 6 291 personnes. Ils représentent ainsi 9% del’ensemble des emplois du secteur des Industries Agroalimentaires.III.4.1.3. PARTENARIAT :La branche de lait et dérivés compte 13 projets réalisés en partenariat, soit 12% de l’ensemble des entreprises crééesen partenariat dans le secteur des IAA. Ils emploient 4 524 personnes. La France détient la première place avec 5entreprises et 1 613 emplois, suivie des USA avec 2 entreprises et 309 emplois.III.4.2. PRODUCTION - VALEUR AJOUTEELa branche laitière occupe une position stratégique au sein de l’industrie agroalimentaire tunisienne. Elle toucheà la sécurité alimentaire du pays, en plus elle constitue un créneau économique important (élevage, collecte,transformation, autosuffisance, …).L’industrie laitière regroupe les branches citées ci-après par ordre d’importance :–– Le lait boisson, pasteurisé, stérilisé ou UHT avec ses trois degrés d’écrémage : écrémé, demi-écrémé et entier.–– Le yaourt et les produits frais tels que les laits fermentés (raieb, leben), les desserts lactés, etc….–– Le beurre, produit de l’écrémage du lait frais ou à partir de MGLA (Matière Grasse de Lait Anhydre) importé.–– Les fromages : frais, pressés, fondus.–– La poudre et autres concentrés de lait–– Les crèmes glacéesLe graphique suivant montre la part en volume produit (équivalent litres de lait) de chacune de ces familles deproduits : FIG./14 - RÉPARTITION EN VOLUME DES DIFFÉRENTES FAMILLES DE PRODUITSIl est à remarquer que le beurre ne figure pas sur le graphique (en volume) car c’est un sous produit : le volume delait ne change pratiquement pas lorsqu’on en aura extrait le beurre, totalement ou partiellement. 33
  • 34. III.4.2.1. INDUSTRIE DU LAIT DE BOISSONCette industrie est de loin la plus importante, puisqu’elle détient environ 75% de la capacité del’industrie laitière du pays.Jusqu’en 1992, l’industrie du lait de boisson se basait en grande partie (plus de 80%) sur larégénération de la poudre de lait importée. Les dernières années ont connu un accroissement rapide de la transformationdu lait frais, produit localement, en lait de boisson et ceci grâce aux mesures prises et relatives à la taxation de lapoudre de lait importée, à la subvention accordée pour la transformation du lait frais et surtout au renforcementdu réseau de collecte du lait frais. Ces mesures ont incité les éleveurs à fournir de grands efforts pour augmenter laproduction.Au cours des dernières années, l’évolution de la production nationale de lait de boisson a été comme suit : TAB./38 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE LAIT DE BOISSON (2004-2008) Unité : Millions de litres Année 2004 2005 2006 2007 2008 Lait Frais 336 347 368 382 421 % lait frais/production 100% 100% 100% 100% 100% Source : MDCIDes progrès importants ont été réalisés dans le domaine de l’élevage de vaches laitières (sélection des races etadoption de nouvelles méthodes d’exploitation).Ainsi, le volume de lait frais transformé en lait de boisson a atteint 421 millions de litres en 2008. Actuellement, laTunisie a atteint l’autosuffisance en matière de lait de consommation. La poudre de lait, utilisée comme complémentdans la fabrication de yaourt (4.000 tonnes) et dans d’autres fabrications (5.000 tonnes) est produite en Tunisie parune unité industrielle.STRATÉGIE DE LA FILIÈRE LAIT La stratégie nationale relative à la filière, mise en place en 1989 et révisée en 1994, a permis d’atteindre en 1999l’autosuffisance en lait, soit 2 années avant l’échéance prévue, grâce à une série de mesures incitatives dont les plusimportantes sont :–– la fixation périodique de prix planchers du lait à la production déterminés en vue d’adapter le revenu des éleveurs aux coûts de l’élevage , actuellement de 355 millimes par litre de lait non réfrigéré chez l’éleveur ;–– l’instauration de primes pour l’accroissement des ressources fourragères et l’introduction de cheptel de races hautement productives ;–– la mise en place d’une subvention pour la collecte du lait frais et son refroidissement et sa révision périodique. Actuellement, elle est de 40 millimes par litre ;–– l’encouragement des opérateurs privés et des coopératives de services à l’investissement en centres de collecte et en matériel de transport du lait en octroyant une prime de 7% du montant de l’investissement ;–– l’instauration d’une prime du lait frais transformé, valable pour le lait demi-écrémé, actuellement de 30 millimes par litre ;–– la révision des prix à la consommation du lait boisson demi-écrémé dont la dernière augmentation remonte à novembre 2007 faisant passer le prix du lait stérilisé de 660 à 710 millimes et le prix du lait UHT de 700 à 750 millimes.En 1998, les pouvoirs publics ont complété la stratégie tracée à la lumière de l’autosuffisance imminente par lesdécisions qui ont porté sur :–– l’encouragement de la production locale de génisses de race pure au lieu de les importer ;–– l’incitation des agriculteurs à élever des bovins de race à production mixte (viande et lait) ;–– l’organisation des activités dans la filière et spécialement au niveau de l’élevage et de la collecte : loi sur l’élevage, organisation des colporteurs… ;–– l’instauration des mécanismes permettant d’exploiter le surplus de lait produit par rapport à la consommation pendant la période de haute lactation (avril -septembre) :o par la constitution de stock régulateur au niveau de chaque centrale laitière en fonction de sa part de marché ;o par l’agrément d’une unité de séchage du lait ; 34
  • 35. –– l’encouragement de l’activité de conseil et d’encadrement des éleveurs ;–– la mise en place d’un programme spécifique de sauvegarde du cheptel en période difficile ;–– l’orientation des efforts de vulgarisation, de formation et d’encadrement vers l’amélioration de la productivité et de la qualité. Le 20 Septembre 2006, une nouvelle stratégie présidentielle pour la promotion du secteur des IAA a été mise enplace.Pour ce qui est du lait et ses dérivés, cette stratégie recommande pour l’essentiel :–– l’augmentation des volumes transformés et la promotion de la qualité ;–– l’utilisation des primes octroyées aux centrales laitières pour les inciter à participer activement dans la concrétisation de la politique de la promotion de la qualité du lait ;–– l’adoption du principe de la libre exportation et de la libéralisation des prix de vente sur le marché local dans les années qui suivent ;–– La mise en place d’une norme qualité spécifique au lait et ses dérivés conforme aux standards internationaux figue aussi parmi les dispositions de la nouvelle stratégie.III.4.2.2. INDUSTRIE DU YAOURTLa production de yaourt a connu durant les années 90 un très fort développement en raison del’intérêt de plusieurs investisseurs privés à cette industrie et de l’accroissement rapide de la consommation nationale.Des nouvelles usines se sont implantées dans les zones de production de lait frais.L’industrie du yaourt se caractérise actuellement par des installations relativement récentes, une bonne maîtrise de latechnologie, des produits de qualité acceptable, une concurrence loyale et un marché local en forte croissance.Le tableau suivant résume l’évolution de la production de yaourt durant la période 2004-2008 : TAB./39 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE YAOURT (2004-2008) Unité : millions de pots Année 2004 2005 2006 2007 2008 Production 830 884 944 1 190 1 020 Source : MDCILa capacité installée pour la fabrication de yaourt est d’environ 5 millions de pots par jour,répartie entre 9 centrales laitières et 9 unités spécialisées dans la production de yaourt. La production de yaourt aatteint 1 020 millions de pots en 2008, contre 830 millions de pots en 2004, soit une augmentation de l’ordre de 18%.Cette performance est due aux facteurs suivants :–– extension de la capacité de plusieurs centrales intégrées avec adoption de technologies évoluées ;–– partenariat avec des entreprises étrangères ayant permis d’introduire sur le marché de nouveaux produits (crème dessert, yaourt à boire, etc.) ainsi que des méthodes de marketing puissantes.Il est à signaler que :–– l’emballage utilisé pour le yaourt est de deux types : le pot préformé en polystyrène, en régression, comptant pour 40% des emballages et les pots du type «  form and seal » avec des banderoles et des opercules de type « mixpap » ;–– le yaourt et les produits frais ne sont pas soumis à la fixation des prix par l’administration et ne sont pas subventionnés et supportent une TVA de 18%III.4.2.3. INDUSTRIE DU FROMAGEL’activité fromagère en Tunisie est ancienne ; elle était détenue par de petits ateliers fabriquant des fromages frais oupressés de type local, ce qui a permis, peu à peu l’émergence d’une industrie du fromage.La capacité installée pour la production de fromage est de 356 000 litres de lait frais par jour (110 millions de litrespar an) répartie entre 27 fromageries.La capacité en exploitation est de 270 000 litres soit 84 millions de litres par an.Ces unités produisent des fromages frais, des fromages à pâte pressée et des fromages à pâte molle et fondue. 35
  • 36. A côté de ces unités, plusieurs fromageries artisanales produisent essentiellement des fromages frais.Il est à signaler l’existence de 4 unités de production de fromages fondus fabriqués à partir des écarts de fromagesimportés ayant une capacité totale de 8000 tonnes par an.La production de fromages a connu une évolution de 52% passant de 14 800 tonnes en 2004 à 31 300 tonnes en 2008.L’évolution de la production fromagère au cours des dernières années a été comme suit : TAB./40 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE FROMAGE (2004-2008) Unité : tonne Année 2004 2005 2006 2007 2008 Production 14 800 17 000 20 000 24 100 31 300 Source : MDCIToutefois, malgré cette évolution, la production fromagère est encore timide. Des mesures d’encouragement ont étéprises à tous les niveaux pour développer davantage cette activité qui souffre en réalité de plusieurs handicaps dontles plus importants sont:–– un prix à la consommation relativement élevé, dû essentiellement à une forte taxation ;–– une qualité bactériologique du lait frais instable ;–– une technologie encore mal maîtrisée.III.4.2.4. INDUSTRIE DU BEURRELa capacité actuelle de production de beurre à partir du lait frais local est estimée à 9.000 tonnes/an, alors que lacapacité de production de beurre à partir de la matière grasse laitière anhydre importée (MGLA) est de l’ordre de2.400 tonnes/an.. Ces capacités sont installées, principalement, dans les centrales laitières.La production moyenne (2004 - 2008) de beurre est de l’ordre 7 000 tonnes.III.4.2.5. LA POUDRE DE LAITL’unité de séchage de lait appartenant à la société « Centrale Laitière de Tunisie » a une capacité de 13 tonnes depoudre de lait par jour soit 4500 tonnes par an correspondant à la transformation de 150 000 litres de lait par jour.Elle produit de la poudre à 0% matière grasse pour les besoins des yaourteries, pâtisseries, chocolateries et usines decrèmes glacées ainsi que la crème fraîche.En 2008, on n’a pas enregistré une production de lait en poudre.Compte tenu de la pauvreté du lait en extrait sec (entre 7,5 à 8%), l’usine consomme environ 14 litres de lait pour 1kg de poudre. Elle bénéficie d’une subvention de 0,750 TND par kg de poudre vendu.III.4.3. INVESTISSEMENTSIII.4.3.1. EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS :Les investissements réalisés dans la branche de Lait et Dérivés au cours des années 2004-2008 figurent dans letableau suivant : TAB./41 EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS REALISES DANS LA BRANCHE LAIT ET DERIVES (2004-2008) Unité : 1000 TND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Renouvellement Centrales laitières 7 000 7 000 9 500 27 000 8 000 Créations nouvelles 3 000 400 700 1 000 1 200 Total 10 000 7 400 10 200 28 000 9 200 Source : MDCI 36
  • 37. III.4.3.2. INVESTISSEMENTS DE MISE À NIVEAU :Dans le cadre du programme de mise à niveau des entreprises industrielles, on a assisté depuis le lancement duprogramme et jusqu’à fin 2008 à l’approbation par le COPIL de 34 unités relevant des Industries de lait et dérivés.Les investissements correspondants ont été de l’ordre de 181 millions de dinars dont 21 millions de dinars commeInvestissements immatériels. Il est à noter que le total des entreprises du secteur des industries Agroalimentairesapprouvé par le COPIL pour la même période a été de 364 unités nécessitant une enveloppe d’investissements del’ordre de 961 MTND. La branche de lait et dérivés a ainsi contribué à prés de 18% du total des investissementsapprouvés par le COPIL dans les industries Agroalimentaires.III.4.4. ECHANGES EXTERIEURS :III.4.4.1. LES N.S.H. :Les NSH de la branche Lait et Dérivés sont réparties comme suit :–– Lait non concentré : 0401–– Lait concentré: 0402–– Yaourt : 04031–– Fromage : 0406–– Beurre : 0405–– Glace : 2105–– Babeurre : 04039–– Lactosérum : 0404III.4.4.2. EXPORTATIONS :a/ EVOLUTION DES PRINCIPAUX PRODUITS EXPORTÉS :L’évolution des exportations tunisiennes en matière de Lait et Dérivés sur la période 2004-2008 se présente comme suit : TAB./42 EVOLUTION DES EXPORTATIONS DE LAIT ET DERIVES (2004-2008) Unité : 1000 TND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Lait de boisson non concentré 1 400 1 470 2 200 4 100 1 900 Lait concentré 4 500 7 600 2 500 3 600 3 500 Fromages 6 000 12 400 22 200 41 400 36 400 Total Lait et Dérivés 11 900 21 470 26 900 49 100 41 800 Source : INSb/ PRINCIPAUX CLIENTS :Les principaux clients de la Tunisie en matière de Lait et Dérivés, en 2008, sont répartis en terme de valeurs comme suit :–– La Libye : 95%–– Autres : 5%III.4.4.3. IMPORTATIONS :a/ EVOLUTION DES PRINCIPAUX PRODUITS IMPORTÉS :L’évolution des importations tunisiennes en matière de Lait et Dérivés sur la période 2004-2008 se présente comme suit : 37
  • 38. TAB./43 EVOLUTION DES IMPORTATIONS DE LAIT ET DERIVES (2004-2008) Unité : MTND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Lait de boisson non concentré 11 0 0 3 8 Lait concentré 25 23 21 29 42 Fromages 12 16 14 16 24 Beurre 5 5 1 1 6 Total Lait et Dérivés 53 44 36 49 80 Source : INSb/ PRINCIPAUX FOURNISSEURS :Les principaux fournisseurs de la Tunisie en matière de Lait et Dérivés, en 2008, sont répartis en terme de valeurs commesuit :–– La France : 28%–– La Nouvelle Zélande : 18%–– Le Brésil : 10%–– La Pologne : 6%–– L’Argentine : 4%–– Les USA : 4%–– La Suisse : 4%–– La Lettonie : 4%–– L’Allemagne : 3%–– L’Egypte : 3%–– L’Espagne : 2%–– Autres : 14%III.4.4.4. TAUX DE COUVERTURE :L’évolution du taux de couverture de la branche Lait et Dérivés sur la période 2004-2008 se présente comme suit : TAB./44 EVOLUTION DU TAUX DE COUVERTURE DE LA BRANCHE LAIT ET DERIVES (2004-2008) Année 2004 2005 2006 2007 2008 Exportations (MTND) 12 21 27 49 42 Importations (MTND) 53 44 36 49 80 Taux de couverture 23% 48% 75% 100% 52% Source : INSIII.4.5. CERTIFICATION :La pratique de la certification est en cours de développement, surtout que l’UE exige des certificats de traçabilité desproduits agroalimentaires depuis janvier 2005.A la fin de 2008, la branche Lait et Dérivés compte 9 entreprises certifiées ISO et HACCP, sur un total de 87 pour l’ensembledu secteur des IAA, soit 10%.III.4.6. PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENTDans le cadre de la révision du système des incitations aux investissements, l’Administration aaccordé, un traitement spécifique au secteur de l’Agroalimentaire, en particulier à la branche laitière. En effet, le nouveaucode d’incitations aux investissements (Loi 93-120 du 27/12/1993) a accordé à la transformation du lait frais dans les zonesde production (à l’exclusion de la production de yaourt), les mêmes avantages que ceux accordés aux investissements dansle secteur de l’agriculture et de la pêche. 38
  • 39. Cette législation favorable à l’investissement dans la branche a visé à accroître le taux d’intégration entre l’agricultureet l’industrie Agroalimentaire, et à terme a permis d’assurer un accroissement important au niveau de l’offre.Le XIème Plan prévoit pour la branche une enveloppe d’investissements de 65 millions de dinars, soit un accroissementde près de 16% par rapport au niveau de l’investissement réalisé durant le Xème plan. Les besoins du pays devraient ainsiêtre assurés totalement par la production nationale.Le principal objectif du XIème Plan est l’augmentation des quantités de lait transformées en passant de 60% actuellementà 70% à la fin du Plan et l’amélioration de la qualité de lait.III.5. INDUSTRIE DU SUCRE ET DERIVESIII.5.1. ENTREPRISES, EMPLOI ET PARTENARIATIII.5.1.1. ENTREPRISES :La branche du sucre et dérivés compte 27 entreprises industrielles employant 10 personnes et plus . Parmi elles,trois entreprises produisent totalement pour l’exportation.III.5.1.2. EMPLOI :Les entreprises dont l’effectif est supérieur ou égal à 10 emploient 3 470 personnes (dont 127 pour les entreprisestotalement exportatrices et 3 343 pour les entreprises ATE). Ils représentent ainsi 5% de l’ensemble des emplois dusecteur des Industries Agroalimentaires.III.5.1.3. PARTENARIAT :La branche du sucre et dérivés compte 3 projets réalisés en partenariat avec la Hollande, la France et la Syrie, soit 3%de l’ensemble des entreprises créées en partenariat dans le secteur des IAA. Ils emploient 93 personnes.III.5.2. PRODUCTION- VALEUR AJOUTEEIII.5.2.1. INDUSTRIE DU SUCRESuite aux décisions prises lors du CIM du 15/09/1997 relatives à la non obligation des agriculteurs d’introduire laculture de la betterave dans son assolement, l’année 2000 s’est caractérisée par une absence totale de production.Afin de remédier à cette situation il y a eu recours à l’importation du sucre brut pour être traité au niveau ducomplexe sucrier.En ce qui concerne les industries transformatrices de betterave à sucre, 02 unités couvrent cette activité. La SociétéTunisienne du Sucre (STS) implantée à Béja, d’une capacité de transformation de 100 000 tonnes par an et le ComplexeSucrier de Tunisie (CST) implanté à Ben Béchir, dans le gouvernorat de Jendouba, d’une capacité de transformationde 300.000 tonnes par an. Ces deux unités assurent désormais, la transformation de la betterave (avant l’année 2000),le raffinage de sucre brut importé et la production d’une partie de la levure boulangère.Le taux actuel d’utilisation de la capacité de transformation de ces deux unités est d’environ 65%.Le tableau suivant résume l’évolution de la production de sucre de betterave et de sucre raffiné pour la période 2004-2008 : TAB./45 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE SUCRE (2004-2008) Unité : tonne Année 2004 2005 2006 2007 2008 Sucre raffiné 130 000 128 000 136 000 136 000 143 000 Source : MDCIIII.5.2.2. INDUSTRIE DE LA CONFISERIEL’évolution de la production de confiserie, durant les années 2004-2008 se présente comme suit : 39
  • 40. TAB./46 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE CONFISERIE (2004-2008) Unité : tonne Année 2004 2005 2006 2007 2008 Production 41 000 43 000 45 000 48 000 50 000 Source : MDCI FIG./15 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE CONFISERIE (2004-2008)La quasi-totalité de la production de confiserie est écoulée sur le marché local. Cependant, onsignale quelques opérations d’exportation qui ont concerné la Halwa chamia, le bonbon, le“chewing-gum” et la tahina à destination de la Libye, la France, la Russie, les pays du Golfe, l’Algérie et l’AfriqueCentrale, représentant 1 à 2% de la production.III.5.2.3. INDUSTRIE DE LA CHOCOLATERIELa branche de la chocolaterie regroupe actuellement 7 unités industrielles. Le tableau suivant résume l’évolution de la production de chocolat pour la période 2004-2008 : TAB./47 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE CHOCOLAT (2004-2008) Unité : tonne Année 2004 2005 2006 2007 2008 Production de chocolat 12 000 13 000 12 300 12 600 14 400 Source : MDCI FIG./16 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE CHOCOLAT (2004-2008)La production de chocolat en Tunisie s’est fortement développée en passant de 12 000 tonnes en 2004 à 14 400tonnes en 2008, soit une croissance de 20%. La concurrence des produits importés reste fortement ressentie. 40
  • 41. III.5.3. INVESTISSEMENTSIII.5.3.1. EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS :Les investissements réalisés dans la branche de Sucre et Dérivés au cours des années 2004-2008 figurent dans letableau suivant : TAB./48 EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS REALISES DANS LA BRANCHE SUCRE ET DERIVES (2004-2008) Unité : 1000 TND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Renouvellement Sucrerie « STS » 2 240 2 000 1 200 700 1 000 Renouvellement confiseries 4 000 5 000 4 500 3 000 5 000 Renouvellement chocolaterie 1 500 1 000 1 400 2 000 3 000 Création confiseries 10 000 1 100 2 200 850 - Création chocolaterie 500 - 500 700 8 000 Total 18 240 9 100 9 800 7 250 17 000 Source : MDCIIII.5.3.2. INVESTISSEMENTS DE MISE À NIVEAU :Dans le cadre du programme de mise à niveau des entreprises industrielles, on a assisté depuis le lancement duprogramme et jusqu’à fin 2008 à l’approbation par le COPIL de 19 unités relevant des Industries de sucre et dérivés.Les investissements correspondants ont été de l’ordre de 113 millions de dinars dont 5 millions de dinars commeInvestissements immatériels. Il est à noter que le total des entreprises du secteur des industries Agroalimentairesapprouvé par le COPIL pour la même période a été de 364 unités nécessitant une enveloppe d’investissements del’ordre de 961 MTND. La branche de sucre et dérivés a ainsi contribué à prés de 11% du total des investissementsapprouvés par le COPIL dans les industries Agroalimentaires.III.5.4. ECHANGES EXTERIEURS :III.5.4.1. LES N.S.H. :Les NSH de la branche Sucre et Dérivés sont réparties comme suit :–– Sucre : 1701–– Glucose: 1702 - 1703–– Confiserie : 1704–– Chocolaterie : 1805 - 1806III.5.4.2. EXPORTATIONS :a/ EVOLUTION DES PRINCIPAUX PRODUITS EXPORTÉS :L’évolution des exportations tunisiennes en matière de Sucre et Dérivés sur la période 2004-2008 se présente comme suit : TAB./49 EVOLUTION DES EXPORTATIONS DE SUCRE ET DERIVES (2004-2008) Unité : MTND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Confiserie 11 16 12 11 21 Chocolaterie 7 39 27 31 37 Autres 1 2 4 - - Total Dérivés de Sucre 19 57 43 42 58 Source : INS 41
  • 42. b/ PRINCIPAUX CLIENTS :Les principaux clients de la Tunisie en matière de Sucre et Dérivés, en 2008, sont répartis en terme de valeurs comme suit :–– La Libye : 70%–– L’Algérie : 15%–– La France : 2%–– Autres : 13%III.5.4.3. IMPORTATIONS :a/ EVOLUTION DES PRINCIPAUX PRODUITS IMPORTÉS :L’évolution des importations tunisiennes en matière de Sucre et Dérivés sur la période 2004-2008 se présente comme suit : TAB./50 EVOLUTION DES IMPORTATIONS DE SUCRE ET DERIVES (2004-2008) Unité : MTND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Sucre et Glucose 111 130 200 159 162 Confiserie 1 2 16 18 20 Chocolaterie 3 3 20 23 26 Total Sucre et Dérivés 115 135 236 200 208 Source : INSb/ PRINCIPAUX FOURNISSEURS :Les principaux fournisseurs de la Tunisie en matière de Sucre et Dérivés, en 2008, sont répartis en terme de valeurs commesuit :–– Le Brésil : 50%–– L’Espagne : 13%–– La France : 8%–– L’Italie : 7%–– L’Allemagne : 6%–– La Belgique : 4%–– Le Portugal : 4%–– La Pologne : 3%–– Le Maroc : 3%–– Autres : 2%III.5.4.4. TAUX DE COUVERTURE :L’évolution du taux de couverture de la branche Sucre et Dérivés sur la période 2004-2008 se présente comme suit : TAB./51 EVOLUTION DU TAUX DE COUVERTURE DE LA BRANCHE SUCRE ET DERIVES (2004-2008) Année 2004 2005 2006 2007 2008 Exportations (MTND) 19 57 43 42 58 Importations (MTND) 115 236 135 200 208 Taux de couverture 16% 20% 42% 21% 28% Source : INSIII.5.5. CERTIFICATION :La pratique de la certification est en cours de développement, surtout que l’UE exige des certificats de traçabilité desproduits agroalimentaires depuis janvier 2005. 42
  • 43. A la fin de 2008, la branche des Sucre et Dérivés compte 4 entreprises certifiées ISO et HACCP, sur un total de 87 pourl’ensemble du secteur des IAA, soit 4%.III.5.6. PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENTLa branche de la Confiserie-Chocolaterie mérite d’être développée davantage, son taux de croissance reste faiblemalgré une importante capacité installée.Les causes principales de cette faiblesse sont l’exiguïté du marché local, le manque de diversification de la gamme etles difficultés d’exportation.L’amélioration de la qualité des intrants et la réduction des taxes donneront un essor à cette branche au niveau dumarché local et même à l’exportation.Le XIème Plan prévoit une enveloppe d’investissement dans la Branche Sucre et Dérivés de l’ordre de 82 MTND. Cesinvestissements ont accusé une régression par rapport à ceux réalisés au niveau du Xème, soit 87 MTND.III.6. INDUSTRIE DES BOISSONSIII.6.1. ENTREPRISES, EMPLOI ET PARTENARIATIII.6.1.1. ENTREPRISES :La branche des Boissons compte 62 entreprises industrielles employant 10 personnes et plus . Parmi elles,10 entreprises produisent totalement pour l’exportation.III.6.1.2. EMPLOI :Les entreprises dont l’effectif est supérieur ou égal à 10 emploient 8 608 personnes (dont 547 pour les entreprisestotalement exportatrices et 8 061 pour les entreprises NTE). Ils représentent ainsi 13% de l’ensemble des emplois dusecteur des Industries Agroalimentaires.III.6.1.3. PARTENARIAT La branche des Boissons compte 19 projets réalisés en partenariat, soit 18% de l’ensemble des entreprises crééesen partenariat dans le secteur des IAA. Ils emploient 4 051 personnes. La France détient la première place avec5 entreprises mixtes et 2 016 emplois.III.6.2. PRODUCTION- VALEUR AJOUTEEIII.6.2.1. BOISSONS GAZEUSESLa Tunisie compte 18 unités industrielles de production de boissons gazeuses et un certain nombre de petites unitésproduisant des marques peu connues, dites “locales”.Ces unités offrent une capacité de l’ordre de 130.000 litres/heure et produisent des boissons derenommée internationale outre leurs propres marques locales.Le taux d’utilisation de la capacité installée est variable et dépend de la saison d’activité ; il est de 100% durant lahaute saison (été) et de 40% seulement durant la basse saison (hiver).La branche des boissons gazeuses a enregistré une évolution de la production comme le montre le tableau suivant : TAB./52 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE BOISSONS GAZEUSES (2004-2008) Unité : 1000 hl Année 2004 2005 2006 2007 2008 Production 4 100 4 200 4 250 4 333 4 292 Source : MDCIIII.6.2.2. FABRICATION DE JUS DE FRUITSL’industrie tunisienne des jus de fruits est une industrie relativement récente ; la tradition tunisienne est plutôt laconsommation des boissons gazeuses.Les premiers fabricants de jus de fruits étaient les conserveurs qui conditionnaient les jus de fruits (occasionnellement) 43
  • 44. dans les petites boites en métal.La première unité tunisienne de fabrication de jus de fruits, est la S.F.C.J.F qui a été créée en 1982, uniquementpour fabriquer des jus de fruits et des boissons aux jus de fruits.Depuis cette date, alors que la production de boissons gazeuses continuait sa progression, plusieurs unités defabrication de jus ont été créées et beaucoup ont avorté.Nous assistons, depuis moins de huit ans à la création de nombreuses entreprises dont la production s’accroît trèsrapidement.Remarquons tout d’abord que l’activité « jus de fruits » était une activité peu importante comptabilisée globalementavec les statistiques de la branche des boissons. Ce n’est que récemment que son développement s’est affirmé etqu’elle a été comptabilisée à part.Pour définir au préalable les produits de cette activité, rappelons que les principales catégories de ces produits sont :–– les purs jus de fruits : 100% de jus de fruits–– les nectars de fruits : 25% à 50% teneur en fruits–– les boissons au jus : 10% et plus de fruitsLes années 2002 et 2003 ont enregistré une augmentation significative de production de jus de fruits, passant de 3,2millions de litres en 1999 à 29,5 millions de litres en 2003 et à 32 millions de litres en 2004. Celle-ci est due àl’augmentation des capacités existantes (création et extension).Le tableau suivant présente l’évolution de la production de jus de fruits (2004-2008) : TAB./53 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE JUS DE FRUITS (2004-2008) Unité : 1000 litres Année 2004 2005 2006 2007 2008 Production de jus de fruits 32 000 35 000 38 500 42 000 48 000 Source : MDCIMalgré l’augmentation de la production de jus ces dernières années, la Tunisie continue à importer de jus pourcouvrir la demande nationale en ce produit.III.6.2.3. EAUX MINERALESLa branche des eaux minérales, longtemps dominée par la SOSTEM, entreprise publique, a pris son essor depuisl’ouverture aux privés en 1989, qui a eu pour effet immédiat de multiplier le nombre d’unités de production par 2 etl’augmentation de la production de 60 millions de litres d’eau en 1988 à 140 millions en 1994 et 394 millions en 2004pour atteindre 609 millions de bouteilles en 2008.Actuellement, on dénombre 12 unités opérant dans l’embouteillage de l’eau. La gamme des produits actuellementmise sur le marché par les différentes entreprises est riche et variée aux plans de la marque et du design, de la qualité(classification, composition, et gazéification de l’eau), du type d’emballage (verre ou plastique), de la contenance del’emballage et du prix.La capacité de production installée est passée de 103.200 bouteilles/heure en 1995 à 200 000bouteilles/heure actuellement, suite à l’entrée en production de deux nouvelles unités (de capacité de l’ordre de20.000 bouteilles/heure), et à l’augmentation de la capacité de production des deux unités : SAFIA et KSOUR (descapacités additionnelles de l’ordre de 12.000 bouteilles/heure).La production des eaux conditionnées a évolué au cours de la période 2004-2008 comme suit : TAB./54 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DES EAUX CONDITIONNEES (2004-2008) Unité : millions de bouteilles Année 2004 2005 2006 2007 2008 Production 347 394 456 502 609 Source : MDCI 44
  • 45. FIG./17 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DES EAUX CONDITIONNEES (2004-2008)III.6.2.4. PRODUCTION DE BOISSONS ALCOOLISES (VIN, BIERE, BOUKHA ET LIQUEURS) :La production de Vin, Bière, Boukha et Liqueurs a évolué au cours de la période 2004-2008 comme suit : TAB./55 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE VIN, BIERE, BOUKHA ET LIQUEURS (2004-2008) Unité : 1000 hl Année 2004 2005 2006 2007 2008 Vin 375 330 414 196 300 Bière 1 050 1 100 1 036 1 104 1 175 Boukha et Liqueurs 12 13 13 14 15 Total 1 437 1 443 1 463 1 314 1 490 Source : MDCIL’analyse de ce tableau montre que la production de vin a passé de 196 000 hl en 2007 à 300 000 hl en 2008, soitune évolution de l’ordre de 68%. La production de bière est restée stagnante durant la période 2004-2008 avec unemoyenne de 1 093 000 hl.III.6.3. INVESTISSEMENTSIII.6.3.1. EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS :Les investissements réalisés dans la branche des Boissons au cours des années 2004-2008 figurent dans le tableausuivant : TAB./56 EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS REALISES DANS LA BRANCHE BOISSONS (2004-2008) Unité : 1000 TND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Renouvellement « Boissons gazeuses » 6 000 7 000 2 500 5 000 7 500 Renouvellement « Jus de fruits » - 2 500 2 000 2 000 3 000 Renouvellement « Vinification » 5 000 5 000 2 000 5 000 5 500 Création « Vinification » 4 000 3 000 2 300 13 820 45 000 Total « Vinification » 9 000 8 000 4 300 18 820 50 500 Renouvellement « Eaux minérales » 5 000 6 000 4 700 3 200 6 000 Création « Eaux minérales » 15 000 10 000 5 100 4 000 6 000 Total « Eaux minérales » 20 000 16 000 9 800 7 200 12 000 Total Branche 35 000 33 500 18 600 33 020 73 000 Source : MDCI 45
  • 46. III.6.3.2. INVESTISSEMENTS DE MISE À NIVEAU Dans le cadre du programme de mise à niveau des entreprises industrielles, on a assisté depuis le lancement duprogramme et jusqu’à fin 2008 à l’approbation par le COPIL de 32 unités relevant des Industries des Boissons.Les investissements correspondants ont été de l’ordre de 123 millions de dinars dont 11 millions de dinars commeInvestissements immatériels. Il est à noter que le total des entreprises du secteur des industries Agroalimentairesapprouvé par le COPIL pour la même période a été de 364 unités nécessitant une enveloppe d’investissementsde l’ordre de 961 MTND. La branche des Boissons a ainsi contribué à prés de 12% du total des investissementsapprouvés par le COPIL dans les industries Agroalimentaires.III.6.4. ECHANGES EXTERIEURS III.6.4.1. LES N.S.H. Les NSH de la branche des Boissons sont réparties comme suit :–– Boisson gazeuse (non alcoolique) : 22029–– Eaux minérales : 2201 - 22021–– Vin : 2204 - 2205 - 2206 - 2208–– Alcool : 2207–– Vinaigre : 2209III.6.4.2. EXPORTATIONS a/ EVOLUTION DES PRINCIPAUX PRODUITS EXPORTÉS L’évolution des exportations tunisiennes en matière de Boissons sur la période 2004-2008 se présente comme suit : TAB./57 EVOLUTION DES EXPORTATIONS DE BOISSONS (2004-2008) Unité : MTND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Vin 17 42 22 26 31 Boissons gazeuses 20 33 30 24 16 Eaux minérales 3 4 6 5 3 Total Boissons 40 79 58 55 50 Source : INSb/ PRINCIPAUX CLIENTS Les principaux clients de la Tunisie en matière de Boissons, en 2008, sont répartis en terme de valeurs comme suit :–– La France : 16%–– Le Sénégal : 10%–– La Libye : 8%–– La Belgique : 5%–– La Burkina Fasso : 4%–– La Côte d’Ivoire : 3%–– L’Allemagne : 2%–– La Russie : 2%–– Autres : 50%––III.6.4.3. IMPORTATIONS a/ EVOLUTION DES PRINCIPAUX PRODUITS IMPORTÉS L’évolution des importations tunisiennes en matière de Boissons sur la période 2004-2008 se présente comme suit : 46
  • 47. TAB./58 EVOLUTION DES IMPORTATIONS DE BOISSONS (2004-2008) Unité : MTND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Vin 5 7 5 6 5 Boissons gazeuses 1 2 2 2 1 Jus de fruit 4 5 5 8 9 Alcool 3 4 4 5 5 Total Boissons 13 18 16 21 20 Source : INSb/ PRINCIPAUX FOURNISSEURS Les principaux fournisseurs de la Tunisie en matière de Boissons, en 2008, sont répartis en terme de valeurs comme suit :–– Le Royaume Uni : 26%–– Le Maroc : 24%–– La France : 20%–– L’Autriche : 10%–– L’Allemagne : 3%–– Autres : 17%III.6.4.4. TAUX DE COUVERTURE L’évolution du taux de couverture de la branche de Boissons sur la période 2004-2008 se présente comme suit : TAB./59 EVOLUTION DU TAUX DE COUVERTURE DE LA BRANCHE BOISSONS (2004-2008) Année 2004 2005 2006 2007 2008 Exportations (MTND) 40 79 58 55 50 Importations (MTND) 13 18 16 21 20 Taux de couverture 300% 430% 360% 262% 250% Source : INSIII.6.5. CERTIFICATION :La pratique de la certification est en cours de développement, surtout que l’UE exige des certificats de traçabilité desproduits agroalimentaires depuis janvier 2005.A la fin de 2008, la branche des Boissons compte 17 entreprises certifiées ISO et HACCP, sur un total de 87 pour l’ensembledu secteur des IAA, soit 20%.III.6.6. PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENTEn ce qui concerne les perspectives de développement de la branche des boissons gazeuses,la stratégie mise en œuvre vise essentiellement la modernisation des équipements de production,le renforcement de l’autocontrôle, l’amélioration des conditions d’hygiène, de l’étiquetage et desconditions de stockage des produits finis.Afin de développer davantage cette branche, il est recommandé de :–– Réviser les taxes (TVA et taxes à la consommation).–– Procéder à la mise en œuvre du Programme de Mise à Niveau des entreprises qui n’ont pas y adhéré.–– Former des spécialistes en contrôle de qualité dans le cadre du programme tuniso-européen pour la promotion de la qualité à l’intérieur de l’entreprise, en vue d’assurer à celle-ci la possibilité d’acquérir l’expérience nécessaire lui permettant une maîtrise de la technologie et même de faire face à la concurrence extérieure.–– Uniformiser les droits de douane frappant les intrants importés, quelque soit leur origine.–– Les principaux problèmes dont souffre la branche du jus de fruit sont : 47
  • 48. –– Prix élevé des fruits destinés à la transformation.–– Inexistence de variétés d’agrumes produites spécialement pour la transformation.–– Les prix du jus de fruits sont élevés par rapport à ceux des boissons gazeuses (jusqu’à 5 fois).–– Préférence du consommateur pour les jus frais.Ainsi, pour stimuler l’essor des industries de fabrication de jus, les mesures suivantes sontrecommandées :–– introduction de variétés d’agrumes pour la transformation industrielle (contrat de culture) ;–– maîtrise de nouvelles technologies pour l’amélioration des produits ;–– mise à niveau de la branche et encadrement des industriels ;–– formation professionnelle des ouvriers ;–– application des normes de qualité et d’hygiène ;–– instauration du système qualité totale au sein de l’entreprise ;–– abaissement des taxes.Le XIème Plan prévoit une enveloppe d’investissement dans la branche des Boissons de238 MTND, contre 165 MTND réalisés durant le Xème Plan, soit une croissance de l’ordre de 30%.III.7. INDUSTRIE DES VIANDESIII.7.1. ENTREPRISES, EMPLOI ET PARTENARIATIII.7.1.1. ENTREPRISES La branche des Viandes compte 28 entreprises industrielles non totalement exportatrices, employant 10 personneset plus.III.7.1.2. EMPLOI Les entreprises dont l’effectif est supérieur ou égal à 10 emploient 1 709 personnes. Ils représentent ainsi 2% del’ensemble des emplois du secteur des Industries Agroalimentaires.III.7.1.3. PARTENARIAT La branche des Viandes compte 4 projets réalisés en partenariat, soit 4% de l’ensemble des entreprises créées enpartenariat dans le secteur des IAA. Ils emploient 94 personnes.III.7.2. PRODUCTIONLa production des Viandes a évolué au cours de la période 2004-2008 comme suit : TAB./60 EVOLUTION DE LA PRODUCTION DE VIANDES (2004-2008) Unité : MTND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Production 1 005 1 079 1 076 1 201 1 392 Source : MDCIL’analyse de ce tableau montre que la production de viandes est passée de 1 005 MTND en 2004 à 1 392 MTNDen 2008, soit une augmentation de 27 %. Les viandes volailles ont représenté, en 2008, 26% de la production totale,suivies des viandes ovines avec 25%, puis des viandes de bovines avec 20% et des viandes de dindes avec 14%.III.7.3. INVESTISSEMENTSIII.7.3.1. EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS Les investissements réalisés dans la branche des Viandes au cours des années 2004-2008 figurent dans le tableausuivant : 48
  • 49. TAB./61 EVOLUTION DES INVESTISSEMENTS REALISES DANS LA BRANCHE DE VIANDES (2004-2008) Unité : 1000 TND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Valeur des exportations 0,7 0,7 0,3 - - Source : MDCIIII.7.3.2. INVESTISSEMENTS DE MISE À NIVEAU Dans le cadre du programme de mise à niveau des entreprises industrielles, on a assisté depuis le lancement duprogramme et jusqu’à fin 2006 à l’approbation par le COPIL de 20 unités relevant des Industries des Viandes.Les investissements correspondants ont été de l’ordre de 58 millions de dinars dont 7 millions de dinars commeInvestissements immatériels. Il est à noter que le total des entreprises du secteur des industries Agroalimentairesapprouvé par le COPIL pour la même période a été de 364 unités nécessitant une enveloppe d’investissements del’ordre de 961 MTND. La branche des Viandes a ainsi contribué à prés de 6% du total des investissements approuvéspar le COPIL dans les industries Agroalimentaires.III.7.4. ECHANGES EXTERIEURS III.7.4.1. LES N.S.H. Les NSH de la branche des Viandes sont réparties comme suit :–– Viandes et abats comestibles : 02–– Préparations de viandes : 1601 - 1602III.7.4.2. EXPORTATIONS a/ EVOLUTION DES PRINCIPAUX PRODUITS EXPORTÉS Les exportations tunisiennes en matière de Viandes sur la période 2004-2008 sont très négligeables : TAB./62 EVOLUTION DES EXPORTATIONS DE VIANDES (2004-2008) Unité : MTND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Renouvellement et Extension 5 000 1 300 2 100 12 300 13 000 Création 8 000 3 000 1 800 1 000 7 000 Total 13 000 4 300 3 900 13 300 20 000 Source : INSb/ PRINCIPAUX CLIENTS Les principaux clients de la Tunisie en matière de Viandes, en 2008, sont répartis en terme de valeurs comme suit :–– L’Italie : 60%–– Le Bénin : 10%–– La Guinée : 6%–– La France : 3%–– Autres : 21%III.7.4.3. IMPORTATIONS a/ EVOLUTION DES PRINCIPAUX PRODUITS IMPORTÉS L’évolution des importations tunisiennes en matière de Viandes sur la période 2004-2008 se présente comme suit : 49
  • 50. TAB./63 EVOLUTION DES IMPORTATIONS DE VIANDES (2004-2008) Unité : MTND Année 2004 2005 2006 2007 2008 Valeur des importations 34 36 26 19 27 Source : INSb/ PRINCIPAUX FOURNISSEURS Les principaux fournisseurs de la Tunisie en matière de Viandes, en 2008, sont répartis en terme de valeurs comme suit :–– L’Allemagne : 60%–– Le Brésil : 20%–– L’Argentine : 7%–– L’Irlande : 7%–– L’Australie : 4%–– Autres : 2%III.7.4.4. TAUX DE COUVERTURE L’évolution du taux de couverture de la branche de Viandes sur la période 2004-2008 se présente comme suit : TAB./64 EVOLUTION DU TAUX DE COUVERTURE DE LA BRANCHE VIANDES (2004-2008) Années 2004 2005 2006 2007 2008 Exportations (MTND 0,7 0,7 0,3 - - Importations (MTND) 34 36 26 19 27 Taux de couverture 2% 2% 1% - - Source : INSIII.7.5. CERTIFICATION La pratique de la certification est en cours de développement, surtout que l’UE exige des certificats de traçabilité desproduits agroalimentaires depuis janvier 2005.A la fin de 2008, la branche des Viandes compte 6 entreprises certifiées ISO et HACCP, sur un total de 87 pour l’ensembledu secteur des IAA, soit 7%.III.7.6. PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT Le XIème plan (2007 – 2011) prévoit, pour la Branche des Viandes, un taux de croissance annuel de 3,5%, réparti partype d’activités comme suit :–– Pour la production de viandes blanches, il est prévu un taux de croissance annuel de 3,7%, contre 3%, réalisé au cours du Xème Plan.–– Pour la production viandes rouges, le Plan prévoit un taux de croissance de 4,5%, contre une régression de 1,1% enregistrée au cours du Xème Plan.La mise en œuvre de la stratégie nationale de développement de la branche des Viandes Rouges, vise essentiellement,le renforcement de la production locale pour couvrir les besoins de consommation nationale et la mise à niveau descircuits de distribution des produits agricoles et de pêche.Afin de développer davantage cette branche au cours du XIème Plan, il est prévu de :–– diversifier les produits à base de viandes afin d’augmenter la valeur ajoutée.–– constituer un stock régulateur de viande afin de maîtriser la production locale. 50
  • 51. –– instaurer des systèmes d’assurance qualité au niveau de toute la filière « viandes ».–– augmenter le contrôle sanitaire au niveau des abattoirs et des points de vente au détail.–– encourager la création de laboratoires à proximité des lieux de production.–– adopter le système d’agréage technique pour l’ouverture de nouveaux abattoirs.–– poursuivre l’assistance aux unités de la filière « viandes » à travers la collaboration avec le PACKTEC, le CTAA et les centres de recherche agricoles.Le XIème Plan prévoit une enveloppe d’investissement dans la branche des Viandes de121 MTND, répartie entre 91 MTND pour l’abattage ‘viandes rouges’ et 30 MTND pour l’abattage ‘viandes blanches’contre 68 MTND réalisée durant le Xème Plan, soit une croissance de l’ordre de 45%. 51
  • 52. IV. CONCLUSIONSLa stratégie de développement de l’Industrie Agroalimentaire, mise en œuvre en 1999, a été axée sur lapromotion et la réalisation d’activités capables d’accélérer la croissance du secteur, et ce en incitant les entreprises à :–– être plus compétitives sur le marché local et international,–– élaborer des produits de qualité, comportant plus de valeur ajoutée,–– offrir des produits spécifiques avec des labels tunisiens–– développer l’exportation.Cette stratégie repose sur les axes suivants :–– La libéralisation progressive du commerce des intrants et des produits finis.–– L’augmentation et la diversification de la production agroalimentaire, afin d’accroître l’utilisation de la capacité industrielle installée, d’augmenter la valeur ajoutée du secteur et de satisfaire les besoins du marché aussi bien local qu’international.–– La modernisation et la restructuration du secteur par la mise à niveau des entreprises Agroalimentaires, l’introduction de nouvelles technologies, la promotion de la qualité, la traçabilité, la certification et l’adaptation de la démarche HACCP.Dans ce cadre, il est à signaler qu’un fonds de restructuration du secteur a été créé, en vue d’aider les industriels àmoderniser et mieux gérer leurs entreprises Agroalimentaires. Ce fonds est intégré dans le Fonds de Développementde la Compétitivité (FODEC).–– Le développement du partenariat technique et commercial.–– Le développement des moyens de stockage adéquats de la matière première agricole pour la préserver contre toute détérioration et contre tout effondrement de prix.D’autres mesures ont été prises par l’Etat, permettant l’amélioration de la compétitivité, de laqualité et du respect des standards normatifs reconnus à l’échelle internationale et particulièrement defaire fructifier les avantages comparatifs qu’offre ce secteur et d’en tirer profit. Ces nouvelles décisionsrentrent dans le cadre de l’instauration d’une stratégie dynamique prospective pour le secteurAgroalimentaire, visant l’amélioration de la contribution de ce secteur dans la réalisation desobjectifs et des priorités nationales notamment en matière de sécurité alimentaire et de promotion des exportations.Compte tenu des potentialités que présente l’Industrie Agroalimentaire en matière de production, d’exportation, decompétitivité et de valeur ajoutée, une nouvelle stratégie de promotion du secteur a été arrêtée lors du CMR du 20septembre 2006 et a visée quatre axes :–– Le renforcement de la qualité et de la sécurité des aliments ;–– La maîtrise de l’organisation des campagnes de transformation ;–– L’encouragement de la production et de l’exportation ;–– La promotion du partenariat, du développement technologique et de la mise en réseau7 produits ont été concernés par des mesures spécifiques: l’huile d’olive, les produits de la mer, les dattes, les vins,les conserves de tomates, les semi-conserves, le lait et ses dérivés.–– Il a été principalement décidé la création d’un prix national pour la meilleure huile d’olive conditionnée, la création d’un consortium d’exportation d’huile d’olive conditionnée et d’un label qualité et la mise en œuvre en collaboration avec l’Agence de Promotion des Investissements Extérieurs d’un programme de démarchage des principales sociétés multinationales en vue de les inciter à investir en Tunisie. L’objectif est de relever les exportations de l’huile d’olive à 700 millions de dinars à l’horizon 2011, dont 10% conditionnées.–– Concernant les produits de la mer, parmi les nouvelles mesures prises, on notera l’obligation pour les entreprises industrielles du secteur d’avoir une certification sanitaire d’ici la fin de l’année 2009, l’appel aux unités industrielles de mettre en place des systèmes certifiés d’assurance qualité (HACCP , ISO 22000) et la mise en place d’un système d’information en vue de faciliter l’approvisionnement des unités de transformation en sardines et ce à travers l’établissement d’une liaison électronique entre les conserveries et les ports de 52
  • 53. production concernés.–– Pour les dattes, il a été décidé de donner une approbation technique pour chaque unité de transformation conformément aux cahiers de charges, la continuation de la recherche scientifique et l’élaboration d’un programme de diversification de la production.–– En vue de porter les exportations des conserves de tomates de 18 millions de dinars à 50 millions de dinars en 2011, la nouvelle stratégie préconise la promotion de l’investissement dans le domaine de la production en aseptique du triple concentré de tomate.–– Les semi-conserves seront aussi de la partie, avec une promotion de la qualité et des exportations, à travers notamment la soumission des unités de transformation à des cahiers de charges, la création d’un label pour «la Harissa» et la promotion de l’investissement.–– Pour ce qui est du lait et ses dérivés, la stratégie élaborée recommande pour l’essentiel l’augmentation des volumes transformés et la promotion de la qualité, l’utilisation des primes octroyées aux centrales laitières pour les inciter à participer activement dans la concrétisation de la politique de la promotion de la qualité du lait et l’adoption du principe de la libre exportation et de la libéralisation des prix de vente sur le marché local dans les années qui suivent. La mise en place d’une norme qualité spécifique au lait et ses dérivés conforme aux standards internationaux figure aussi parmi les dispositions de la nouvelle stratégie.  Concernant les mesures verticales qui concernent l’ensemble des 7 produits, on retiendra la mise à niveau du maillonde collecte conformément aux exigences de cahiers des charges spécifiques, l’élaboration et la diffusion des contratsde production types et l’organisation du transport et de l’approvisionnement des unités de transformation des produitsagricoles.En matière de décisions prises en faveur de la promotion du partenariat, du développement technologique et deréseautage, une société privée a été créée et ce pour l’aménagement et le développement du pôle de développementde Bizerte qui sera opérationnel en 2008. Par ailleurs, il a été décidé de mettre en réseau 100 entreprises activesactuellement avec un ensemble de laboratoires et d’établissement de formation nationaux et étrangers.Pour promouvoir les exportations du secteur et faire face aux pénuries de production en cas de changement climatique,une nouvelle mesure a été prise et qui concerne l’autorisation des industriels à recourir à l’importation dans le cadrede l’admission temporaire afin de promouvoir et satisfaire les demandes à l’exportation et ce à chaque fois que laproduction nationale régresse. 53
  • 54. ANNEXE INSTITUTIONS D’APPUIFEDERATION NATIONALE DE L’AGRO-ALIMENTAIRE : (FENAAL –UTICA)Adresse : UTICA – 17, Rue Abderrahman El Jaziri – 1002 TUNISTél. : 71 791 354Fax : 71 791 354Email: Fedagro@yahoo.frGROUPEPENT INTERPROFEDDIONNEL DES FRUITS : (GIF) : regroupe trois anciens groupements : GIAF, GIV, GIDAdresse : cité Mahrajène, 1002 TunisTél. : 71 787 721Fax : 71 791 482Web : www.onagri.nat.tnCENTRE TECHNIQUE DE L’AGROALIMENTAIRE : (CTAA)Adresse : 12, rue de l’Usine – Z.I.CHARGUIA II, 2035 TUNIS CARTHAGETél. : 71 940 198 / 71 940 081Fax : 71 941 080E-mail : CTAA@Email.ati.tnCENTRE TECHNIQUE DE L’EMBALLAGE ET DU CONDITIONNEMENT : (PACKTEC)Adresse : Cité El Khadra, par la rue Alain Savary – BP. 64 – 1003 TunisTél. : (216) 71 772 755Fax : (216) 71 772 68E-mail : packtec@email.ati.tnSite Web : www.packtec.ind.tnCENTRE SECTORIEL DE FORMATION EN INDUSTRIES AGROALIMENTAIRESAdresse : Rue 8451, Alain Savary – 1003 cité El Khadra –BP24Tél. : 71 809 086 / 71 288 869Fax : 71 809 086Email : CFF.AGRO@.Email.ati.tnCENTRE DE PROMOTION DES EXPORTATIONS : (CEPEX)Adresse : Centre Urbain Nord — 1080 TUNISTél. : 71.234.200Fax : 71.237.325 et 71.237.114E-mail : info@cepex.nat.tnWeb : www.cepex.nat.tnAGENCE DE PROMOTION DE L’INDUSTRIE ET DE L’INNOVATION : (API)Adresse : 63, rue de Syrie, 1002 Tunis Belvédère -TunisieTél. : (216) 71 792 144Fax : (216) 71 782 482E-mail: api@api.com.tnSite web: www.tunisieindustrie.nat.tnINSTITUT NATIONAL DE LA NORMALISATION ET DE LA PROPRIETE INDUSTRIELLE : (INNORPI)Adresse : BP 23- 1012 TunisTél. : 71 785 922Fax : 71 781 563E-mail : Inorpi@email.ati.tn 54
  • 55. INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE : (INS)Adresse : 70 rue Echcham - Tunis BP 265 cedexTél. : 71891 002 Fax: 71 792 559Site web: www.ins.nat.tnCFFICE NATIONAL DE L’HUILE : (O.N.H)Adresse du siège : 10, avenue Mohamed V, 1001 Tunis.Tél. : 71 339 093Fax : 71 351 883E-mail : info@onh.com.tnSite Web : www.onh.com.tnGROUPEMENT DES INDUSTRIES DE CONSERVES ALIMENTAIRES : (GICA)Adresse : Avenue Taieb M’hiri- Tuinis-1002- TunisTél. : 71 782 633Fax : 71 782 206E- mail : Gica@planet.tnAGENCE DE PROMOTION DES INVESTISSEMENTS AGRICOLES : (APIA)Adresse : Rue Alain Savary -1002 TunisTél. : 71 773844Fax : 71 770007Email : www .tunisie . com /apiaAGENCE TUNISIENNE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE : (ATFP)Adresse: 21, rue de Libye, 1002 TUNISTél. : 71 789 287Fax: 71. 832.462E-mail: ATFP@Email.ati.tn 55