Compte Rendu congrès RSE & Leadership du 28 Mars

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Compte Rendu congrès RSE & Leadership du 28 Mars

  1. 1. Salon PRODURABLE Compte-rendu des conférences du mercredi 28 mars 20129h15/9h30 : Allocution d’ouverture, Corinne Lepage, ancienne ministre del’Environnement et ancien membre de Génération Ecologie« Nous sommes en transition, et le monde politique suivra. Très attentive au mottransition car mon programme portait le nom de transition. Nous ne sommes pas en crisemais dans un changement de monde. La crise est un moment qui évolue de l’intérieurmais pas profondément. Nous avons déjà changé de monde sauf que nous ne voulonspas le voir. Nous avons donc besoin de penser la transition, mais ce qui est le plusimportant, c’est de la réaliser. Je suis de plus en plus convaincue que c’est par la baseque le changement se fera et se fait déjà. Lors de ma pré-campagne, j’ai pu rencontrerdes collectivités qui ont fait ce choix (comme des actions en rapport avec l’autonomieénergétique), des entreprises (smartgrid, brevets de produits écologiques…).» Lapensée politique reste conventionnelle. C’est donc par la multiplication des initiatives desentreprises, des collectivités territoriales, des consommateurs qu’on pourra changer lepays. Mais il faut un minimum de puissance : montrer une capacité de développementéconomique , de création d’emploi pour atteindre cette puissance. Je suis optimiste surl’atteinte de cet objectif. Le génie français est adapté à cette logique et il faut que lesmoyens de réaliser soient donnés aux uns et aux autres. Si nous travaillons, nous nousen sortirons. Ce changement viendra car il est inéluctable pour que notre pays s’ensorte.9h30/11h00 : La transition vers l’économie verte et solidaire :lecture prospectiveTable ronde animée par Mathieu Baudin, Directeur pédagogique du CHEDDLes 3 participants représentent 3 temps : le temps long de la science, le temps dupolitique et le temps de l’Etat.Pascal Picq, Paléoanthropologue, Professeur au Collège de FranceMeilleur compréhension des connaissances par les transitions. Cela prend quelquesannées pour changer la connaissance et reconstruire la représentation. Nous sommesnourrit de mode d’interrogations du monde avec représentation duale en France depuisdes siècles. Dès que nous cherchons de notre champ de connaissance, nous nousretrouvons sur des champs communs de croyances communes. Face aux changements,il y a 2 attitudes : attendre que la crise passe et faire comme avant ou changerDans les livres de Levi Strauss « le monde est fini » ou de Darwin »Vers de terre », ilsmettent en avant que le changement est déjà avéré et la destruction de la nature estconstatée dès la fin du XIXème siècle.2009, volcan Islande, considéré comme crise : difficulté nous ne savons pas ce qui estune crise depuis les papyboomers. Nous ne sommes plus capables de comprendre cequ’est un changement. Préparer le monde de demain, ce n’est pas dire aux jeunes decontinuer, il ne faut pas moraliser mais leur donner la possibilité de choisir le mondequ’ils voudront. Compte-rendu réalisé par les étudiants du Master 2 de l’UVSQ « Médiations des connaissances environnementales »
  2. 2. La crise c’est quoi : le modèle a atteint ses limites. Quand on est en crise, on vachercher des chamanes, pour vous remettre en cohérence avec mythologie descroyances connues.Michèle Pappalardo, Conseiller Maître à la Cour des comptesTout le monde est d’accord pour dire qu’on est en crise, or dans la définition, la crise estviolente et courte. Mais pourtant, on y est depuis longtemps, donc est-on en crise ? Onn’est pas en phase de transition si on parle des changements : il y en a 2 :- pays émergents ont émergés et ont le pouvoir, la force, l’économie qui a desconséquences importantes. Ce changement a eu lieu mais on ne l’a pas intégré dansnotre manière de voir l’avenir- changement climatique : c’est pas demain mais il est en cours donc plus en transitionLa transition est que l’on est en train de comprendre que ces changements ont eu lieu, etnous y adapté. Qu’est-ce qu’on fait et quelles conséquences pour nos politiques, quelsnouveaux produits ?...On est en train de subir ces changements car on n’a pas anticipél’adaptation à ces changements. Il faut maintenant comprendre les conséquences deschangements et qu’on s’y adapte pour qu’on puisse vivre à 9milliards sur notre planète.Ca passe forcément par la base, et il faut aussi que les élus le comprennent et avancent.Corinne Lepage, Ancienne Ministre de l’EnvironnementIl est clair qu’un certain nombre de connaissances est acquise depuis très longtemps. «Nous ne croyons pas ce que nous savons » (Dupuis, philosophe). La rupture vientlorsque ce n’est plus tenable. De nombreux signes nous montrent le changement(température, manque d’eau…). Cela se passe dans un climat anxiogène, accentué parles médias. Ces questions sont passées très loin dans la priorité des français, et le reculde ces préoccupations traduit angoisse non compensée par une capacité de faire. Notretravail est de montrer qu’on peut faire, que des choses se font et marchent.MB : « Qu’est-ce qu’on doit « lâcher » et qu’aimeriez vous garder au niveau de cettetransition? »PP : « Le jeu des possible : la capacité de s’adapter est liée à la diversité.Les possibilités de s’adapter sont plus fortes quand il y a de la diversité (Darwin). Quandon parle de la biodiversité, pas seulement faire des banques de données, mais aussisauvegarder des pratiques. Nous sommes dans un monde normal ou il y a deschangements. La solution n’est pas du moralisme : les crises sont les conséquences denos succès. Sauf que M. Malthus a été oublié, pasteur, et s’aperçoit que l’idée deprogrès de Condorcet, même les plus grands progrès techniques n’arriveront pas à toutrésoudre. Aujourd’hui, on a atteint la limite sur les ressources (terres rares…). Des tasd’initiatives et d’innovations se mettent en place dans les entreprises pour résoudre leproblème.L’administration est compliquée mais il y a des constats : pas de volontariste politique. »MP : « On lâche le gaspillage, la société de consommation, mais pas évident à lâchercar on ne sait pas comment va marcher le modèle d’après. La première réaction ducitoyen, c’est qu’il faut retrouver la croissance. Donc on est déstabilisé, car on n’a pasréfléchi sur comment fonctionnait le système d’après. On s’impose des contraintes envivant aussi bien qu’aujourd’hui. Le problème est un problème de volonté, depolitiques…. Il faut qu’on l’accepte de consommer moins de matières et c’est ce qui estplus difficile. Il faut arriver à faire l’équilibre. Il faut refaire le lien entre le long terme et le Compte-rendu réalisé par les étudiants du Master 2 de l’UVSQ « Médiations des connaissances environnementales »
  3. 3. court terme. Il faut utiliser les technologies de l’information pour résoudre lesproblèmes. »CL : « Je pense qu’il faut faire le deuil d’une certaine vision du progrès, et considérer leprogrès humain. Ma génération s’est mal comportée et peut-être la pire. La 2ème chose,c’est la financiarisation de l’économie. Taux de rentabilité absurde demandé et prédationcroissance sur la nature et les humains.Il faut prôner l’humanisme, et pourtant c’est ce qui est très menacé aujourd’hui. Labataille, ça va être de maintenir l’humanisme. Il faut essayer de faire de la coopération,et recréer l’envie de progrès et de respect de l’humain. »Questions de la salle* GouvernanceLa question de la gouvernance est centrale. Pour avoir participé à Copenhague, Cancun,Durban, je doute des capacités des Etats : les égoïsmes d’état l’emportent largement etle climat n’est pas prioritaire. Ceci explique peut-être que certains jouent du climat pourse positionner. Je rêverai d’une capacité civile internationale à s’organiser. Le poids desentreprises de l’énergie est tel qu’il faut avoir une société civile suffisamment forte.* Pourquoi ne pas avoir choisi le rassemblement des partis verts européens. Ce n’estpas ma manière de faire de la politique et ce n’est pas les appareils qui décident. Mais jevote avec les verts européens généralement.* Jacques Brégeon (CHEDD) : il y a de plus en plus de responsables qui ont consciencedes enjeux de la société. La référence dans l’écologie politique n’est pas la meilleure.Comment imaginer que la société civile peut se structurer. C’est un sujet de réflexiontrès actif aujourd’hui mais je ne peux m’exprimer publiquement sur le sujet. Dans lemodèle économique, cette sensibilité-là n’a pas sa place, et certains n’ont pas lacapacité à se faire entendre. Ce qui se passe lors de la campagne présidentielle montreque soit on a une idéologie qui s’extrémise, soit une forme plus traditionnelle.MB : On parle beaucoup d’atténuation : comment s’adapter ?PP : « De quel humanisme parle-ton ? Considération de l’occident ou autre ? Il y a 2visions de l’humanisme : humanisme bourgeois, et humanisme idéologiste. Concevoir unhumanisme avec un pluralité de cultures. On est en train de quitter un modèle, maiscomment arriver à dessiner une vision de futur pour tous. Que mettons dans ce tous(1987, notre avenir à tous). Certains peuples voient détruire leur humanité. Si ons’intéresse à l’évolution de la lignée humaine, à la base, il existait 4 espèces d’hommesdifférents : le succès de l’homo sapiens passe par l’élimination des autres espèces.Nous sommes devenus un cancer (les cellules refusent de mourir).Exemple de l’agriculture : avec les OGM, nous allons nourrir la planète : on croit quec’est par cela que l’on va avancer, mais il n’y pas que cette solution. Il ne faut pas quecette pratique élimine la diversité. Retrouvons le lien entre les acteurs de la société, lespratiques…* MP : « Il faut essayer de minimiser les conséquences de nos actes. On a bien comprisqu’avec le changement climatique, il fallait réduire les émissions et, bien sûr, il fauts’adapter car on ne peut pas passer à côté. IL faut donc atténuer et adapter. Essayonsde tenir compte de nos expériences présentes et passées. Projettons nous dans unmonde à 9 milliards pour dessiner des scénarii qui auraient des chances d’aboutir. Il y aun terme sur lequel il faut insister : c’est la responsabilité. Les uns et les autres doiventcomprendre qu’on a une responsabilité dans ce qu’on fait. Si on veut arriver à une visionde partage, il faut se donner les moyens de comprendre les conséquences de nos actes. Compte-rendu réalisé par les étudiants du Master 2 de l’UVSQ « Médiations des connaissances environnementales »
  4. 4. Cela passe par l’information et par la formation. C’est complexe et les nouvellestechnologies peuvent aider, mais c’est par là qu’on doit commencer si on rêve d’unegouvernance mondiale avec objectif unique que la lignée humaine continue à vivre demanière agréable sur cette planète. Je ne crois pas que les pays abandonnent à courtterme leur volonté de puissance mais on peut essayer de bâtir des visions communes.Questions de la salle* Question Economie sociale et solidaireMP : secteur qui se développe et fait partie des pionniers et qui entraînent les autres. Ilest intéressant de regarder les expériences. Il faut arriver à faire le lien entre RSE etéconomie sociale et solidaire. Un travail est à faire, notamment à la cour des comptes,mais il faut bien les comprendre. Il est nécessaire d’avoir des gens qui ont un tempsd’avance, pour qu’après, ce soit généralisé.Réponse de PP ; Ce sont les écosystèmes qui évoluent. Certaines grandes avancéesont été faites en abandonnant des acquis, or notre société refusent de les abandonner.Exemple : un américain et un français proposent une approche de RSE à une entreprise: ce ne doit pas être un projet de la direction mais un projet de tous les individus. Enincitant les personnes à changer, de nouveaux modèles se mettent en place et cettenouvelle approche doit être associée à un plan RSE. Il n’existe pas de recueil de bonnespratiques car les entreprises ne veulent pas communiquer pour éviter d’avoir d’éventuelsproblèmes par la suite.* A-t-on le droit d’être optimiste ?PP : Atténuation : minimiser les conséquencesAdaptation : trouver d’autres possibilitésL’évolution nous enseigne que les mécanismes se répètent. Comment les sociétésdécident de dépérir ou de survivre.MP : cela dépend de quoi on parle ? Si on parle de lignée humaine, on y arrivera. Mais sion parle de nos sociétés, je serai plus prudente, car certaines sont fragiles. Certainescatastrophes sont des microphénomènes. En peu de temps, la civilisation a beaucoupchangé. C’est possible et l’objectif de passage du monde ancien au monde nouveau sefasse avec le moins de casse possible. Je suis optimiste sur l’adaptation mais à quelcoût ?Conclusion MB : La transition est acquise pour tout le monde, ce qui n’était pas le cas il ya 10 ans. Les entreprises vont donc changer. On est condamné à voir neuf et cela estune belle condamnation.11h30/13h00 : Eloge de la métamorphose : vous en rêvez, ils l’ontfait !1ère partie : Animateur : Benoit de Guillebon, Président du réseau CHEDDIl y a des entreprises qui ont choisi de ne pas subir.Romain Ferrari, Président Groupe Serge FerrariGrosse PME (ETI) franco-suisse, fabrication de bâches, textile à usage extérieur Compte-rendu réalisé par les étudiants du Master 2 de l’UVSQ « Médiations des connaissances environnementales »
  5. 5. (JO2012) et bâtiments dont 99% sont loués (bâtiments légers : facteur 4).Les matériaux sont des composites, car ils doivent être solides et résister à l’humidité : 2couches film polyesther et une couche de pvc.La logique est plutôt dans une logique de comportement plutôt que des matériaux. On acherché à remplacer le PVC mais les ACV donnaient des résultats moins bons. Il fallaitréussir à recycler à 100%. Le PVC est soluble, donc on a inventé un procédé derécupération de PVC (Texyloop) : une usine tourne depuis 2008 : 100% des matières quirentrent sortent en matières secondaires.Le coût d’acceptation de recyclage est de 450 euros la tonne, or la décharge 110 eurosla tonne.Exemple sur le cas des marchés tendus : Bachistes de camion : Frei Tag fabrique dessacs en bâche recyclée, et renvoie les pertes à Ferrari. Il n’y pas de contrat entre lesentreprises.Le réseau de collecte est basé chez le client.2 relations aujourd’hui avec le client : fournir et reprendre.En termes d’ACV, pour tous les matériaux, internes 80% est lié à la production.Utilisation 10% et fin de vie le reste. On amortit les impacts de la génération de lamatière première.L’usine produit 2 produits : fibres polyester récupérées non tissé car la fibre coupé, PVCPar accident, on a cherché à aller plus loin : technologie de carder la laine : entreprisedans le sud de la France. L’entreprise a réussi à refaire une toile noble à partir de fibrescoupées. Il y a eu alors la mise en place d’un réseau solidaire permettant de développerle marché de ce tissus.Stef Kranendijk, Président DessoLeader mondiaux des gazons naturels ou articifiels pour terrains de sportFabrication de moquettes, dalles80% des activités par les moquettes pour les entreprises, hôtels de luxe, dalles demoquettes spécifiques pour l’aviation et la marine. Vente partout en Europe. 20% del’activité représentée par l’activité sportive3 leviers d’innovation :- Créativité : mise en place de groupe de travail avec les architectes : nous sommesconnus dans le monde comme leader- Fonctionnalité- approche berceau au berceau (Craddle to Craddle) : les matériaux sont si purs que lerecyclage peut se faire à l’infini.Plusieurs développements de produits ont été réalisés :* moquette à moindre émissions de particules finesOn regarde la qualité de l’air à l’intérieur et à l’extérieur. Il a prouvé que l’air intérieur est3 à 8 fois plus pollué que l’air extérieur : donc 90% de nos activités concerne l’airintérieur. Donc on a commencé à y travailler en 2005 avec une association. Les testsmontrent que la pollution est plus élevée quand il n’y a pas de moquette. OMS : 3millions de personnes sont morts à cause de ces particules fines. Mise en place d’unemoquette qui nettoie l’air avec moindre dégagement des poussières fines.* Sound master : absorbeur de bruit –* Moquette qui reflète mieux la lumière (20% de moins d’éclairage)CtoC nous a permis de mieux traverser la crise.La plupart des entreprises parlent d’écoefficacité lorsqu’elle parle de DD. Mais Desso,même si il le fait aussi, travaille en plus sur le CtoC. Il est intéressant de la mettre enœuvre mais nécessite un travail ardu. Certains membres du personnel n’étaient pas trèsmotivés au départ quand on a voulu décliner cela dans les entreprises. En 2020, notreobjectif est que tous nos produits suivent le modèle CtoC. Compte-rendu réalisé par les étudiants du Master 2 de l’UVSQ « Médiations des connaissances environnementales »
  6. 6. Le projet a commencé en 2008. 90% des dalles de moquettes sont maintenant certifiéesCdC.Dasso a également développé d’une activité de reprise de dalles de moquettes : renvoidu textile vers le fournisseur : il dépolymérise et le transforme en monomère. Ces fibresrecyclées à 100% sont utilisées maintenant. Cela intéresse les entreprises surtout dansun contexte ou la matière est de plus en plus chère.La réaction des architectes, des clients… est positive et en plus impact tangible autravers du produit.Questions de la salle* Les clients ont-il été à l’origine de Desso ? Non. Au départ, Desso ne communiquaitpas.* Le contrat est-il nécessaire : il faut développer des contrats collaboratifs car aujourd’huicar on n’en trouve pas.2ème partie : Myriam Maestroni, Présidente Economie d’énergie animé par TeddyFollenfant, journaliste NEOPLANETEEx DG PrimagazComment voyez-vous l’avenir de la politique énergétique ?« J’ai passé 20 ans de ma vie dans l’industrie de l’énergie. Quand j’ai démarré dans lepétrole dans les années 1990, le XXème siècle était le siècle du pétrole. Le gaz pour. Lesecteur du gaz est un secteur lent mais une prise de conscience brutale fin des années2000. Chez Primagaz, les ingénieurs parlaient ce langage d’expert mais finalement ilsn’étaient pas forcément orienté clients. (…). Si on parle d’énergie. La chose le plusnaturelle est d’économiser de l’énergie. Lorsque la directive sur l’efficacité énergétiqueest sortie, le marché des quotas carbone est tombé. Le futur sera donc d’abord faitd’économie d’énergie. Le niveau de conscience par rapport à notre confort est important.6/7 utilisations de l’énergie dans une maison, lesquels ? Personne n’est capable derépondre et c’est important de s’en rendre compte. ¼ de l’énergie est utilisée pour lesnouvelles utilisations. La première piste est qu’il faut prendre donc conscience de nosconsommations, modifier nos comportements pour les réduire (très peu de maison ontun panneau pour monitorer la consommation d’énergie). »« La France est pionnière en matière d’économie d’énergie (ADEME). En 2005, laFrance a demandé aux énergéticiens d’aider leurs clients à baisser leursconsommations, ce qui a donné un coup de stress au départ. Des entreprises commeAuchan, en tant que distributeur de carburant, était impliqué par la réglementationégalement. Un partenariat avec Auchan a été engagé avec un programme spécifique.Certains clients Auchan ont ainsi une aide de 10% des travaux, et 70% d’entre eux,disent vouloir continuer les travaux d’efficacité énergétique dans leur logement. Les genssont ainsi sensibilisés à leur consommation d’énergie dans leur domicile. On pousseainsi vers l’économie des économies. »TF : Votre avenir : « Arrêtons de former des ingénieurs producteurs, formons desingénieurs consommateurs »« Il faut apprendre aux ingénieurs, en, plus de la logique rationnelle, l’intelligenceémotionnelle . Il faut leur apprendre à s’adresser à l’esprit et au cœur. »Création de 50 emplois en 8 mois. On voit un vrai changement dans les jeunes. Le CAsera doublé cette année. L’entreprise accompagne les énergéticiens avec l’ultimatum2013. L’Europe est également concernée, l’Inde et la Chine s’y intéressent aussi. Enavril 2011, le marché des certificats blancs a été mis en Inde. Il y a également toutes les Compte-rendu réalisé par les étudiants du Master 2 de l’UVSQ « Médiations des connaissances environnementales »
  7. 7. questions liées au stockage de l’électricité : de nouveaux écosystèmes de sociétés sedéveloppent pour répondre à ces nouveaux enjeux. »Question de la salleIl peut être utile de connaître et positionner sa consommation énergétique poursensibiliser les personnes sur leur positionnement en termes de consommationd’énergie, du type indicateur sur facture gaz ou électricité.« Je suis très optimiste sur les perspectives des économies d’énergie. »* Effet rebondL’effet rebond est peut-être plus psychologique que réel : certaines études le montrent.* Mesure personnelle exemplaire« Le leadership passe par le fait d’avoir une conscience sur ce que l’on fait, et j’y suissensible. »* Sensibilisation aux économies d’énergie« C’est plus facile de faire les économies en BtoC qu’en BtoB. Les CPE ont commencé àêtre mis en place dans les entreprises et pas chez les consommateurs. Il faut surveillerl’énergie mise dans le process car l’entreprise perd en compétitivité car les concurrentsle font. Il manque des outils fiables, il est vrai mais des gens sont prêts à partager lesexpériences et témoigner. »* Positionnement d’Auchan par rapport à la démarcheIl n’y a pas de prise de positionnement par rapport à la grande distribution. Pourquoi enFrance 70% des français achètent les produits dans la grande distribution ? Je voulaisjuste saluer le projet réalisé avec Auchan.Ouvrage : Les mutations énergétiques avec M. Chevalier14H00-15h30 : Au-delà de la consultation et du dialogue, vers uneco-gouvernance avec les parties prenantesTable ronde animée par ADD association des Conseils en Développement Durables etRSEElisabeth Laville, Présidente et fondatrice UtopiesAujourd’hui pour prévenir les risques, les entreprises doivent prendre le virage d’uneouverture du dialogue avec leur public : exemple du panel pour challenger chez Lafarge,engagement avec les collectivités locales (Shell). Certaines entreprises évoluent avecco-innovation chez Starbuck. Nike a fusionné sa direction innovation avec sa directionDD, co-lobbying (association avec parties prenantes), initiatives Publish what you paid,Timberland où les salariés ont 40 heures accordés par an de bénévolat.Certaines initiatives qui vont plus loin et de manière plus formelle : Paul Galdwin dit qu’ildevrait y avoir 3 chaises vides : générations futures, espèces menacées, peuplespauvres. Chez Schneider Electric, chargé de faire bilan annuel des équipes. Dans lelogement social, depuis les lois Borlo, représentants des habitants et des collectivitésintègrent les CA. Aux USA, certains états américains ont voté une loi qui parlent d’uneinitiative volontaire bi-corporation : dans les statuts, servir d’autres intérêts que celui desactionnaires, et celui qui rachèteraient l’entreprise, ne pourrait pas modifier le statut.Alexandre BRAÏLOWSKY Suez EnvironnementIdentification via une thèse comment le droit peut être au service de la mise en œuvredes relations avec les parties prenantes. Notion d’ISO26000 : due diligence et sphèred’influence. Les entreprises délèguent le respect des engagements éthiques pour laplupart. Cela signifie comment ces parties prenantes peuvent avoir un vrai statutcontractuel. 3 degrés de concertation dans la directive eau : information, consultation,implication. Compte-rendu réalisé par les étudiants du Master 2 de l’UVSQ « Médiations des connaissances environnementales »
  8. 8. Chez Suez environnement, les métiers sont basés sur une notion organisationnelle trèsforte, car partenariat entre une autorité publique, et un usager et l’opérateur. Il faut unemobilisation des 3 acteurs.L’objectif est d’être plus efficace. Pour cela, les acteurs doivent prendre possession dessolutions. Pour cela les acteurs doivent participer à la construction de la solution.La discussion sur la participation communautaire : Les gens creusent des tranchéespour les canalisations. Ça peut aller aussi jusquà la gestion par la communauté.Le mot magique c’est « appropriation », sous entendu du coté de l’usager également. Ilfaut ainsi prévoir les mécanismes de consultation de la population.Suez a été à l’initiative d’un centre international de l’eau permettant de former les acteursau niveau international.Paul-Philippe Uhel, PSA PEUGEOT CITROENEtude pour les échos sur les enjeux RH et RSE, et c’est la raison pour laquelle, PSA aété convié à cette conférencePSA est présent dans 40 pays et 130 filiales. L’objectif de l’accord est de mieux intégrerles enjeux.Trois niveaux d’intervention de la RSE : salariés, organisations syndicales internes auxgroupes et fédérations extérieures aux groupe mais qui ont un droit de regard,fournisseurs.Accord cadre mondial sur la RSE sur l’ensemble des pays (dont Chine et Inde). Il couvreles droits RH autour de 15 engagements dont le dernier intégré en 2010 qui est laprotection de l’environnement (non intégré au départ car ne dépendait pas des RH).Une démarche annuelle doit être portée par chaque entité du groupe : le plan d’actionprioritaire, défini par la direction, et tous les ans, ils sont présentés aux partenairessociaux qui donnent leur avis et sont validés. Ils sont présentés en synthèse au présidentdu directoire. Un référent est présent dans chaque pays.Tous les 3 ans, chaque filiale s’évalue selon un auto-engagement. Le corporate peutmener des audits (5 par an en interne et 20 par an chez les fournisseurs). L’ensembledes fournisseurs est impliqué jusqu’au rang 3.En termes de gouvernance, il y a un comité mondial (50 représentants et 30 pays). Al’intérieur, un comité de liaison.En termes de choix des engagements, le travail doit se faire sur le point ou on est lemoins bon, puis celui mettant en avant l’innovation, puis celui touchant le plus desalariés.3 limites aux principes de concertation :- taille de l’entité afin d’avoir une structure RH mobilisable- disparités culturelles- RSE est un outil pour les entreprises « riches » : dans le secteur automobile qui est encrise, l’essentiel est de vendre des voitures, donc il faut convaincre de l’utilité demaintenir les actions de consultation.La formalisation de la relation : il faut garder l’innovation en permanence, car si on refaitla même chose, cela n’intéresse personne.Mike Hannigan, PDG-Fondateur, Give Something backLe nom de l’entreprise « rendre quelque chose ». Secteur fournitures de bureau, btob, eten concurrence avec les gros groupes.Notre modèle d’activité est un modèle limité d’investisseurs et d’actionnaires.80% environ de nos bénéfices sont donnés à des associations caritatives, le reste estretenu pour financer notre croissance. 5% des activités proviennent de San Diego, donc5% des fonds vont être donnés à des associations de San Diego, choisis par les clients. Compte-rendu réalisé par les étudiants du Master 2 de l’UVSQ « Médiations des connaissances environnementales »
  9. 9. Le modèle repose sur la communauté et donc nous pouvons prendre des décisions quine l’auraient pas été s’il y avait eu des actionnaires. Des écoles de commerce souhaitenttravailler avec nous, en tant qu’entreprise responsable. L’argent du venture capital estinvesti : l’idée est d’investir de l’argent pour améliorer les conditions sociales. Le cadrelégislatif nous permet d’avoir une intégration institutionnelle : coopération coût-bénéfices.Il est important d’avoir des bénéfices sociaux, pour ne pas être transformé par uninvestisseur. Exemple : Ben&Jerry : il voulait vendre en gardant le côté social mais laproposition mieux disante devait être choisie. Il n’y pas beaucoup d’entreprises sociales.Quel effort et énergie et déployer pour avoir un cadre juridique ? Be Lab est uneorganisation qui certifie le comportement de l’entreprise selon de nombreux critères(environnement, formation…). On parle de cela aujourd’hui car il y a un phénomène demarché, cette certification est utile pour le consommateur. Un outil de mesure complet aété mis en place : 80/200 pour pouvoir être certifié. Le client pourra ainsi rassurer caraudit externe et sérieux. Très utile quand les investisseurs cherchent des entreprises.Une mission sociale intégrée dans les statuts permet de se protéger des investisseursqui veulent enlever cette dimension. Les responsables de ces entreprises peuvent lesvendre plus rassurés.Questions avec la salle* Certains objectifs RSE sont intégrés dans les bonus chez PSA.* Poids du social dans les décisions des entreprises :Dans les contrats de dessalement d’eau potable, avant uniquement le prix comptait etaujourd’hui, dans le prix au m3 sont maintenant intégrés des critères environnementauxet sociaux.Le problème n’est pas la cupidité mais c’est que le monde fonctionne comme cela etd’où l’utilité de créer des institutions. Il faut donc essayer de modifier les règles du jeu.* syndrome Obelix : à partir d’un certain niveau de taille, c’est difficile de remettre unemachine d’implication dans la gouvernance en marche. L’exemple de la coopérativebank, petite, qui avait cherché à dire qu’elle était comme les autres banques, etaujourd’hui, elle cherche aujourd’hui à se différencier en faisant voter les sociétaires.16h00- 17h30 : Droits de l’homme et rôle des entreprisesmultinationalesAnimée par Farid Baddache, BSRStéphane Audrand, BNP ParibasKate Cacciatore, ST MicroelectronicsYann Queinnec, SherpaRegard d’un activiste technique, utilisant le droit.Si on est victime de la société, vers qui on se tourne juridiquement ? Concernant lesoutils des victimes pour la violation des droits de l’homme, peu sont utilisés, car lessociétés transnationales ne sont pas assujetties aux règlements locaux. Si ellesrecourent sur des avocats, on tombe sur des problèmes de procédures (problème decomplicité des entreprises). La charge des preuves sur la victime est immense.Exemple : Sherpa, construction d’un pipeline en Birmanie. Preuve établie que la junteoblige des locaux à travailler. Ici problème de complicité. Naissance d’une actionjudiciaire.Obstacle de procédure : le parquetAutres éléments favorables : obliger les entreprises à respecter les droits de l’homme, laprévention des dommages, on travaille ici sur les moyens (obligation de moyens). Compte-rendu réalisé par les étudiants du Master 2 de l’UVSQ « Médiations des connaissances environnementales »
  10. 10. Michel Doucin, Ministère des Affaires EtrangèresLes intérêts publics et privés vont dans le même sens.Le premier texte international date de 1976 par l’OCDEL’enjeu éthique est accru avec les délocalisations, la mondialisation donc, et aussi lafinanciarisation.En 2000, l’OCDE cherche à être plus active en développant un accord (48 pays) visant àdénoncer les manquements, quel que soit le pays. C’est un cercle vertueux d’institutions,qui travaillent ensemble, vers l’idée qu’il y a des choses d’inacceptable.Les normes sont assez complexes, en première lecture (l’idée de diligence). Il y a desréflexions sur la diligence « raisonnable ». L’EU a travaillé dans ce sens sur l’industrieélectronique, le gaz et le pétrole.Le pacte Mondial, avec 10 principes (Kofi Hanan), c’est le minimum pour laresponsabilité des entreprises.Un partenariat avec la « danish coporation right » a été établi, de même qu’uneméthodologie d’évaluation des progrès possible a été établie. Elle comprend 7thématiques (dans le but de réduire la complexité des thèmes auxquelles fait fassent uneentreprise). Le but de cette méthodologie est de comprendre jusqu’où va laresponsabilité d’une entreprise en matière des droits de l’homme. L’évaluation se fait autravers de questions auxquelles l’entreprise répond « je sais » ou « je ne sais pas faire ».Le principe de « due diligence » est un principe qui fait partie du droit américain. Dans ledroit français il n’existe pas de compensation et c’est grâce à l’expérience de chaqueentreprise que l’on pourra adapter le principe de due diligence au droit français. C’estune démarche de construction pratique.Olivier Maurel, CNCDHLes entreprises ont intérêt à mettre en pratique le principe de « due diligence » et demieux comprendre leur responsabilité en matière de respect des droits de l’homme. Celarépond à 4 consensus :1- la Transversalité des droits de l’homme. Elle est difficile à appliquer en entreprise carle département éthique et celui de la RSE ne travaille pas ensemble, alors que le droithumain est transversal. C’est un idéal commun à atteindre pour toutes les nations. Ledroit humain est d’abord un projet de société puis une caractérisation par le droit.Le projet idéologique auquel répond la transversalité c’est de savoir si l’homme est auservice de l’économie ou bien l’inverse ? Dans les principes de la DDHC, ce qui passeen 1er c’est la dignité humaine qui passe par droit, et la RSE trouve racine dans droithumain. Ce projet idéologique passe par un management de mécanisme de conformité,la vérification des pratiques sur le terrain2- le dialogue multipartite. Dans la réalité les dialogues sont souvent menés niveau «corporate » 1 fois tous les 18 mois, mais en principe elle doit se faire sur terrain car il y ades décisions de gestion prise dans la réalité qui ne sont pas forcément représentéesdans le « corporate », en interne. La plupart des actions sont portées par les partiesprenantes sur terrain.3- la diligence raisonnable. Lorsque l’on implique les parties prenantes dans un projet,on prend le risque que les gens expriment. Mais lorsque le dialogue se noue, lacompréhension mutuelle, qui prend temps, permet de créer des choses et d’avoir unrésultat. Cela repose sur un management intelligent.Pour que l’entreprise s’engage, il faut y mettre les moyens. Si elle s’engage dans vide,autant ne pas le faire, puisque selon le principe des Nations Unies un rapport cohérentdoit être fait entre l’engagement et les moyens mis en œuvre. De plus la DirectiveEuropéenne 2006 intègre sur les pratiques commerciales trompeuses un article sur lenon-respect des engagements pris avec une sanction pénale. Ainsi autant mettre en Compte-rendu réalisé par les étudiants du Master 2 de l’UVSQ « Médiations des connaissances environnementales »
  11. 11. oeuvre tous les moyens possibles pour respecter les engagements pris. Cela est unedéclinaison normative de ce qui s’est passé dans le cas de Nike début 2000 (casjuridique avec rapport de manquement éthique)Mais en France aussi il existe des problèmes de non-respect des droits de l’homme,exemple du non- respect des droits pratiques pour les apprentisPierre Mazeau, EDFUn engagement sur les initiatives internes et collectives propre au secteur permet defaire avancer les droits de l’homme. Il faut un équilibre entre la « hard law » et la « softlaw » car les droits de l’homme sont fondamentaux en RSE, mais le respect des droitsde l’homme a d’autres attentes sur d’autres sujets.Les droits de l’homme sont impactés par la violation d’autres thématiques que cellespropres à la RSE. Le but d’une entreprise, c’est de conduire une activité et le non-respect des droits de l’homme, c’est plutôt un échec. L’entreprise peut être amenée defaçon passive à être complice pour violation des droits de l’homme. Comment anticiperce risque, l’intégrer dans le business model ?C’est plus facile à faire quand le travail est fait à plusieurs. Par exemple, 8 entreprisesfrançaises ont créé une association d’entreprises, pour réfléchir ensemble sur «comment travailler pour respecter les droits de l’homme ».Il y a tout un travail de sensibilisation à faire car c’est un sujet sur lequel le manager n’estpas familier. L’association a monté un stage qui permet de sensibiliser les managers quisont les plus concernés par le risque de violation des droits l’homme droit de l’homme.C’est un travail de « due diligence » qui passe par un engagement fort de la direction del’entreprise, mais il faut aussi mettre en place des mécanismes qui permettent de sedéployer sur le terrain et dans des situations pratiques. (Mécanisme d’appel depersonnes qui se sentent concernées par la violation des droits de l’homme parl’entreprise : il a y a tout un travail d’identification des impacts des l’activité mais aussil’identification des partie prenante pour le travail de RSE)Exemple d’actions  Négociation avec l’organisation syndicale d’un accord cadre international signé en 2005 et 2009, dans le but est de dresser un bilan tous les ans avec la « supply chain », de réaliser un audit avec les fournisseurs à risque ou dans des régions à risques, mais autant en mais autant en France qu’à l’international.  Projet avec BSR, « better coal » qui vise à s’assurer que l’approvisionnement en charbon se fait dans de bonnes conditions où un panel de parties prenantes externes est associé au dispositif  Progresser ensemble, se aire interpeller par une ONG peut nous aider à identifier les problèmes potentiels, la responsabilité juridique et réduire les risques pour notre réputationStéphane AUDRAND, chargé de mission gouvernance & processus au sein de ladélégation à la RSE, BNPLa spécificité du secteur bancaire, c’est de financer toutes les entreprises, même cellesqui ne sont pas respectueuses des droits de l’homme. Financer l’économie réelle. Nousavons les mêmes enjeux que l’entreprise traditionnelle en plus du financement del’économie réelle.Jusqu’où va la responsabilité de la banque et quelle capacité elle a d’agir sur ce sujet ?!La banque et le secteur de la fiance oscillent entre 2 visions, « ma responsabilité s’arrêtelà où commence celle du client » ou une vision plus systémique où elle est responsablede tout. Compte-rendu réalisé par les étudiants du Master 2 de l’UVSQ « Médiations des connaissances environnementales »
  12. 12. Framework RUGGIE : essaye prévenir les atteintes aux droits de l’homme y comprisdans la complicité et les relations commerciales. Le défi c’est de comprendre le mot «complicité » et l’implication légale et non légale qui peut en découler.La complicité selon la Banque c’est la matérialité de la relation de cause à effet. Faireremonter les faits de violation des droits de l’homme. Rechercher la causalité, ou est-ceque l’on se trouve par rapport chaine et est-ce que l’on est réellement complice ou pas.Il existe des cas où il n’y a pas de complicité directe, mais où l’on tire des bénéficesdirects de la violation des droits de l’homme. Ce qui est un risque pour la banque. Lesinvestisseurs ont une complicité silencieuse car il y a une traçabilité difficileDans tous les cas il faut développer une vision de maitrise du risque, car les entreprisesqui violent les droits de l’homme sont souvent celles qui ne remboursent pas leuremprunt. Il faut une maitrise des risques de crédit.Cependant pour passer des cas d’école à une logique plus généralisé dans l’approchedes risques, il manque une passerelle interdisciplinaire. Comment est-ce que l’on peutmatérialiser les impacts prévisibles de violation des droits de l’homme ? Il est possibled’intégrer des outils au processus déjà existant dans l’entreprise, mais est-ce que c’estsuffisant ?17h45 – 19h15 : Co-opération et Co-construction pour une nouvelleéconomieTable ronde animée par Alain Grumberg, Futuring PressQuand profit et non-profit se croisent, cela mène a des rapprochements de structures deprofit et de non profit.Olivier Delbard, ESCP EuropeNous pouvons noter un intérêt croissant des étudiants pour l’intérêt social et solidairenouvelle formule. L’économie sociale et solidaire d’aujourd’hui avec arrivée del’entreprenariat sociale, entraîne une évolution très nette. La logique RSE qui va plus loindoit se tourner vers cette économie, vers la co-construction. L’économie classiques’ouvre aussi, on peut parler d’hybridation.Est-ce la crise peut expliquer/ accélérer les rapprochements ? La crise bouscule desmodèles. L’innovation existe à l’interface et permet de contribuer au développement d’unnouveau modèle économique (aux USA, double-objectifs des entreprises, dont un plussocial).Les modèles dans le monde anglo-saxon sont focalisés sur des initiatives individuelles,alors que l’approche est plus collective en Europe.La culture française des entreprises fait que la règlementation reste un incitatif important.Jean-Marc Borello, groupe SOSInsertion, aide aux personnes en difficultéObjectif du groupe SOS : accession aux services fondamentaux. Notre compétence estd’assurer la base de la fondation de la pyramide (l’énergie, l’alimentaire, le transport…).Un certain nombre de partenariat sont en cours. Il faut qu’il y ait un intérêt commun pourque cela marche pour l’entreprise et pour l’association. Il faut faire rentrer des logiqueséconomiques dans un souci de pérennité.L’intérêt pour groupe SOS : logique de réparation (grande précarité) à une logiqued’accès ou de maintien. Compte-rendu réalisé par les étudiants du Master 2 de l’UVSQ « Médiations des connaissances environnementales »
  13. 13. Changement du profil des personnes recueillies : avant plutôt homme alcoolisé sansenvie de s’insérer, maintenant, on trouve des jeunes, des jeunes qui travaillent (12% detravailleurs pauvres)…Problématique de l’accès au soin, comme les étudiants.L’âge conduit à une certaine précarité. Il faut prévoir l’accès à des structures.Ce que nous construisons est un nouveau : l’entreprise du XXIème sera éthique ou nesera pas (titre d’un livre).ACHOCCA : dispositif qui favorise entreprenariat social au travers le monde.En France, la création des coopératives n’est pas récentes, l’hybridation est intéressantemais le chemin est aussi importante que le but.La différence avec une entreprise classique est que le groupe n’appartient à personne,donc pas d’actionnaire. Qui fait l’attrait des jeunes qui acceptent d’être payé 30% demoins ; il y a certainement un peu de gouvernance, de responsabilités… La mobilisationdes salariés, c’est un sujet majeur pour les entreprises, et ce sujet peut être enrichi parce qui se passe chez nous.Claire Martin, Directrice RSE RenaultOn s’est rendu compte qu’on ne servait pas le citoyen alors que la mobilité est le maillonmanquant pour le retour à l’emploi (8 millions de personnes, 950 euros par mois).Renault est allée rencontrer l’association Voiture & Co. Pour pouvoir service cettepopulation, il faut changer le modèle économique : on va apprendre (c’est ça la co-construction), mais aussi apporter la connaissance en matière de gestion de flotte.« J’ai proposé 2 scénarii de mobilité : un pour les pays en développement et un pour lespays développés. Comme on avait des chiffres en France (100 euros par mois pour letransport 40% de transport individuel), on a démontré le marché potentiel.Travail sur 2 types de service :- pour les personnes qui n’ont pas de voiture : conseil individualisé qui va décrire sesbesoins de mobilité)- pour les personnes qui ont des voitures : mise en place de tarifs très bas.Intérêts pour Renault de ce type d’approche : connaissance de ce public, moteurd’innovation en s’ouvrant à des logiques et des approches différentes (hypercontraintesobligent à être inventif), les salariés suivent sur le projet.D’autre part, Danone est remercié car il a inspiré les démarches, notamment au traversde la Chaire sur le social business. Renault est d’ailleurs en train de monter un fond.Le lancement de la gamme Dacia correspondait à un segment qu’on ne voyait pas etpourtant c’est maintenant un succès.On a l’impression de participer au développement d’un nouveau modèle économique :voir le retour en terme social, en terme économique. L’objectif est d’être rentable, maisles bénéfices seront réinvestis pour le développement de l’entreprise uniquement, etcette position a été claire dès le départ.L’attrait des jeunes n’est pas un phénomène générationnel car des gens de toutegénération veulent travailler en intégrant ces aspects.Jean-Daniel Muller, Siel BleuAutonomie des personnes âgées, importance de la mobilité et de l’alimentation. Uneétude scientifique a montré que l’activité physique pouvait faire économiser beaucoupd’argent.Le rapprochement avec Danone s’est fait pour développer de nouveaux programmes :création de Nutricia. Danone nous a donné du temps. Danone nous a permis de toucherplus de personnes, de créer des emplois locaux, de développer de nouveaux produits. Compte-rendu réalisé par les étudiants du Master 2 de l’UVSQ « Médiations des connaissances environnementales »
  14. 14. De nouveaux programmes sont co-construits (base de données d’exercices). On netravaille pas de la même façon avec des personnes qui sont dénutris (majorité dans lesEPAD), or important pour refaire du muscle et redonner une autonomie aux personnes.Depuis le partenariat avec Danone, 100 personnes de plus embauché, 25000 personnestouchées en plus, de la crédibilité par rapport aux partenariats (notamment dansl’activation de mise en place de partenariats qui « trainaient »). Danone nous amène descompétences, notamment au niveau du développement de la validité économiqued’autres projets.La vie de nos organisations devient comparable à celle des entreprises avec desplannings, des contraintes économiques… et pourtant, certaines personnes restent,vivent la structure et ne se voient pas autrement.Michel Albrecht, Nutricia DanoneDéveloppement de produits pour donner à des personnes qui ne peuvent pas manger.Quand on est vieux, on doit manger autant que quand on est jeune. Dans les maisonsde retraite, on ne porte pas assez attention à cela et pas assez efficace. La machine àmuscle fonctionne mieux quand on bouge. Notre objectif est de redonner de la mobilité.Les programmes Siel Bleu permettent de sortir des gens de leur lit, et si on rajoute lanutrition, on va plus vite et plus fort. Siel Bleu est un générateur d’idées, de nouveauté etc’est rendre un service supplémentaire à nos clients.La nutrition médicale est un produit de santé et donc les autorités médicales en veulentpour leur argent. Ce projet permet de convaincre d’utiliser des solutions simples pourprendre en charge les personnes.Siel Bleu a réussi a monté avec l’Institut Curie, un programme pour les femmes ayant euun cancer. De plus, ils mettent en place des indicateurs d’efficacité de leurs actions.Danone est intéressé par cette approche, notamment face aux développements desmaladies chroniques et du vieillissement de la population. Face à ces problèmes, on vamettre en place des solutions communes.Danone est très présent car il faut savoir ou passe l’argent : le groupe est très présent.Attente du jour ou Danone aura un retour d’investissement.Combien d’argent ? 1 million d’euros (duplication du projet en Irlande). 1/100 du montantdu fonds.Tout ce qu’on peut faire aujourd’hui pour imaginer ce qu’on fera demain est utile. Onsouhaite que les projets soient pérennes, et que les partenaires soient encore là dans 10ans, alors de le fonds n’existera plus dans 2 ans (durée du fonds de 5 ans).Beaucoup de jeunes souhaitent travailler dans le fond écosystème. On ne le conseillepas forcément aux jeunes, mais cela prouve que l’on rentre dans une société plussociale. L’entreprise est une partie de leur vie, et il y aura plus de passage.Questions de la salle* Quels leviers ?CM : Il faut du temps, être en mesure de plus mesurer l’impact social, démultiplicationdes personnes impliquées au travers du partenariat.MA : le temps car cela prend du temps de travailler ensemble et aboutit à un intérêtcommun.* Application du concept pour les PMEOD : Les PME sont dans des logiques plutôt territoriales, l’échelle est différente mais leconcept est applicable avec des partenariats novateurs qui se développent. Denouveaux modèles coopératifs se développent également.JMB : Les pôles de compétitivité peuvent aider ce type d’initiatives (exemple relance dela fabrication de la chaussure à Roman, relocalisation sous-traitance automobile). Compte-rendu réalisé par les étudiants du Master 2 de l’UVSQ « Médiations des connaissances environnementales »
  15. 15. Mot de la fin : la contamination croisée Compte-rendu réalisé par les étudiants du Master 2 de l’UVSQ « Médiations des connaissances environnementales »

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